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de la version latine de Dioscorides, par Ruel, avec des commentaires : Pedacii Dioscoridis Anazarbœi de medieinali Materia tibri ses, Lyon, 1530, in-8«. On y a ajouté les petites ligures de VIiii(oire det plantes de Fuclis , qui avait été publiée à Lyon en 1550. Ce qui nous porte à lui attribuer ce livre, c'est que , dans la dédicace , qui est adressée à François de Sl-Gelais, doyen du chapitre d'Angoulême , il dit qu'il s'occupe à mettre en latin les auteurs arabes, et à corriger les fautes qui (xtuvaient s'y être glissées, en les comparant avec les auteurs grecs et latins. 11 dit, de plus, que c'est à Angoulême, près de St-Gelais , qu'il avait rassemblé les matériaux de son Dioscorides. De là vient que son traité de Re cibaria est imprimé ù Périgucux. Il n'aura pas jugé à propos de mettre son nom à cette édition de Dioscorides, parce que , dans lo fait , il y a peu mis du sien, les commentaires étant presque entièrement copiés de ceux de Matthiolc , qui venaient de paraître. Bruyerin a aussi publié une version latine du traité d'Avicenne de Corde ejusque Faeultatibus libellus, Lyon, 1559, in-8°, et une autre d'une partie du Colliget d'Avcrrhoès; il |>arut sous ce titre : Joannei Bruyerinus Camptgius, Averrhois Colleclaneorum sectiones très, secundo, sexto, et teptimo Colliget librii respondentes, in lalinum sermonem convertit, et fut inséré dans l'édition det œuvres d'Avcrrhoès publiée à Venise, chez les Junte, en 1588, in-fol. D — P — s.
BDliYN ou BRU1N (Nicolas de), graveur, né à Anvers en 1562 , a exécuté un grand nombre de sujets dans le genre de Lucas de Leydc , qu'il cherchait à imiter, et qui sont remplis d'un travail immense et d'un soin prodigieux, qui donnent à sa manière trop de sécheresse et de maigreur; son dessin est dans le goût gothique. Son Âge d'or, d'après Abraham Bloémacrt, est sa pièce capitale; elle a été copiée et réduite par Théodore de Bry. On recherche aussi sa Vision d'Bzéchiel; une suite de sujets tirés de la vie de Jésus-Christ , et divers grands paysages et foires , d'après V inclinons. Ses compositions annoncent du génie : son dessin, quoi» que sec et un peu gothique , n'est pas dépourvu de grâce, ainsi que ses airs de tète. On ignore l'époque de sa mort. — Son père Abraham van Bruyn , qui (lorissait à Anvers entre 4500 et 4580, et dont on a des estampes d'un burin sec et dur, et des têtes et des portraits plus estimés, a laissé aussi un ouvrage en latin et en allemand, contenant cinquante-deux planches, dans lequel on remarque son talent comme dessinateur, comme graveur et comme érudit ; il est intitulé : Diversarum genliutn Armatura equestris , in-4», en latin et en allemand. Il a aussi publié une collection intitulée : Imagine* omnium jum* onUiui», 1577, in-fol. P— B.
BBL YN ( Corneille le ), peintre habile, mais plus célèbre comme voyageur, naquit à la Haye en 1652. H quitta sa patrie en 1674, pour se rendre à Rome, où il étudia son art pendant deux ans et demi ; il résolut ensuite de faire servir son talent à satisfaire son goût pour les voyages, et, après avoir visite Naplw et plusieurs autres villes d'ittdia, U
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s'embarqua pour Smyrne, parcourut l'Asie Mineure, l'Kgypte et les Iles do l'Archipel , décrivant et dessinant tout ce qui lui paraissait digne de remarque. De retour en Europe , il se fixa à Venise , fit de nouvelles études en peinture, et fut l'élève de Carlo Lotti. Il revint dans sa patrie en 4695, et publia ses voyages en 1608. Le succès de cet ouvrage réveilla en lui l'ardeur qu'il avait eue dans son jeune âge pour visiter des contrées lointaines. Il quitta donc de nouveau la Hollande, le 28 mai 1701 , passa en Russie , se rendit ensuite dans la Perse , dans l'Inde, et visita même Ceylan et quelques-unes des Iles Asiatiques. U peignit plusieurs portraits durant le cours de ce voyage , entre autres ceux de Pierre le Grand et de plusieurs princes de sa famille. En 1708, Corneille le Bruyn était de retour dans sa patrie, qu'il ne quitta plus. La rédaction de son dernier voyage, et la gravure des dessins qui en font partie, l'occupèrent pendant trois ans. Cet ouvrage , qui parut en 171 1 , eut encore plus de succès que le premier. L'auteur passa le reste de ses jours uniquement occupé de son art , et mourut à Utrccht, chef un de ses amis et protecteurs nommé van Mollem, on no dit point en quelle année. Ce voyageur instruit plus par ses dessins , qui sont très-beaux et très-fidèles , que par ses observations , la plupart superficielles , et quelquefois inexactes. I^que toutes les contrées qu'il a parcourues ont été mieux décrites depuis; cependant il a le mérite d'avoir, un des premiers , donné quelques notions sur le pays et les mœurs des Samoyèdcs. Il se vante aussi, avec raison, d'avoir dessiné et décrit avec plus d'exactitude quo Chardin et Kœmpfer les ruines de Pcrsépolis et les tombes royales des Perses. Les planches qui accompagnent la description de l'Arménie et de la Perse surpassent, pour la vérité, le caractère du dessin et la beauté de la gravure, celles qu'on trouve dans les autres relations de ces mêmes contrées publiées jusqu'à ce jour. Son premier voyage, intitulé Voyage au Levant et dam let principales parties de l'Asie Mineure, etc., parut en hollandais, à Délit, 1698 , In-fol. , et en français , dans la même ville, 1700, in-fol. U fut réimprimé ensuite à Paris, en 1704, in-fol., chez Cavelier. Dans cette traduction, ainsi que dans celle des autres voyages , le nom do l'auteur est traduit ou défiguré en celui de Corneille le Brun ; mais dans la traduction anglaise, publiée à Londres , in-fol. , 4702 , le véritable nom a été conservé. Le second ouvrage de Bruyn est intitulé : Voyage par la Moscovie, en Perse et aux Indes orientales; il parut en hollandais, à Délit et & Amsterdam, en 4711 , in-fol., et fut réimprimé dans cette dernière ville en 1714. On en publia dans la même ville une traduction française, en 1718, 2 vol. in-fol. L'abbé Banier retoucha le style de celte traduction , y ajouta des notes , et publia une édition des deux voyages à Rouen , en 1725 , 5 vol. in-4*. Cette édition est préférable à toutes les autres pour le texte, et est la moins recherchée pour les gravures. On sait que , sous ce dernier rapport , les plus anciennes éditions hollandaises sont les meilleures. Lo second voyage de Corneille le Bmyo a aussi et*
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traduit en anglais, et parut à Londres en 1 720, 3 vol. in-fol. W-b.
BRUYN (Nicolas), poêle hollandais, né en 1671 , a Amsterdam, où son père était pasteur d'une commune protestante. Nicolas Bruyn s'adonna au commerce, et fut, jusqu'à sa mort (en 1732), teneur de livres chea un marchand. Le sujet de son premier essai poétique fut le tremblement de terre qui s'était fait sentir en Hollande Pan 1002. Il publia ensuite quelques pièces sur dss sujets religieux, sous ce titre : Aandagtige Bespiegelingen. Quelques anuées après, il lit une tragédie intitulée ; l'Origine de la liberté de Rome, à laquelle il en lit succéder six autres, qui toutes eurent du succès, et sont restées au répertoire du théâtre d'Amsterdam. Trois petits voyages d'agrément qu'il lit avec ses amis lui fournirent le sujet de deux jolis poèmes, qu'il nomma Areadie de Clèvet et de Sud- Hollande, et Arcadie de Nord-Hollande; l'un et l'autre ont été public* par ses amis , avec des notes historiques. Ce cadre lui plut beaucoup , et il composa encore un Voyage le long de la rivière de Vtchte, et un autre dam le$ environs de Harlem, Bruyn a fait en outre beaucoup de pièces en vers sur différents sujets , des épigrammes , des inscriptions, des dialogues, des monologues , des mélanges , etc. Toutes ses poésies ont été recueillies en 11 vol. D— o.
BRUYN (Jean de), né à G or eu m , en 1620, fut professeur de mathématiques, de physique et de philosophie à l'université d'Utrecht. Deux sciences que l'intelligenco humaine embrasso rarement ensemble lui étaient familières : il avait ouvert un cours de droit public où il expliquait le livre de Grotius de Jure belli et pacie, et il faisait, dans le même temps, des démonstrations anatouiiques. Le célèbre Gravius, qui prononça son oraison funèbre, le dit très-habile dans cette branche de l'art médical. Jean de Bruyn mourut en 1675. H a publié diverses dissertations philosophiques dont on trouvera l'indication dans le Trajectum eruditwm de Gaspard Burmann, p. 37. Ou y remarque : Episiola ad Isaaeum Vossium, de natura et proprielale luds, Amsterdam, 1663, in-4*. Il y défend, contre Yossius, les principes du cartésianisme qu'il a soutenus aussi dans un aufre écrit : Defensio philoiopbia cartetiana contra Vogcltangum, 1670, iii-V. Bayle a consacré à Bruyn un article (I) tiré entièrement de l'oraison funèbre que Graevius prononça le 3 novembre 1675, et qui a été insérée dans le recueil des discours de ce savant, publié par Pierre Burmann (2). Jean de Bruyn avait c|K>usé Wilhclmine Bcerning, sonir de la femme de Daniel Elzévir. L — u— x.
linUYS (Pierre nx), hérésiarquo du 12* siècle. Les restes des manichéens, chassés des contrées asiatiques, étaient venus se réfugier en Lombardie, dans le 16« siècle, d'où ils se répandirent ensuite dans plusieurs provinces do France. Trouvant qu'il
(I) Dicliùmeire historique tt critique, édition de M, Deuchot, t. 4, p. ICI, uù l'ordre ali'lulM-tii['i.- s»> trouve interverti poar cet article, qoi aurait dû être l'b. o après eelui de Buptes. -
{l) J.-G. Grttrii Oratieuc* qwu Vllrijetii katoil, LcyUe, 1717, la-S*. Orét. Il,
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était trop dangereux de défendre les dogmes du
manichéisme, ils les abandonnèrent ; ils s'en prirent à tout ce qui pouvait attirer de la considération au clergé, qui ne cessait de leur faire la guerre. L'efficacité des sacrements , l'autorité de l'Église , les cérémonies sacrées, le pouvoir des évéques, devinrent surtout l'objet de leur fanatisme. Pierre de Bruys , simple laïque , chef d'une de ces bandes, tiarcourut les provinces pétulant vingt-cinq ans, saccageant les églises, aballaut les croix, détruisant les autels , rebaptisant les chrétiens , fouettant les prêtres, emprisonnant les moines. Chassé du Pauphiné par les seigneurs et les évéques réunis, il alla exercer les mêmes désordres en Provence et en Languedoc. Fier de la multitude qu'il avait séduite, il eut l'audace de se présenter sur la place de St-Gillcs, dans celte dernière province, d'y brûler publiquement un amas de croix brisées et abattues, d'autels renversés, et d'autres instruments du culte. A ce spectacle , les catholiques furieux se saisirent de sa personne, dressèrent un bûcher de leur côté, et, sans autre formalité, le firent périr dans les flammes. Cet événement est de 1147. Les protestants le reconnaissent pour un de leurs pauiarches, dont Dieu s'est servi pour perpétuer la saine doctrine. Moslteim convient cci>endant que son zèle n'était pas sans quelque mélange de fanatisme. Sa vie errante ne lui avait permis de conq>oser aucun écrit. Néanmoins , le ministre Perrin , dans son Hittoire des Vaudoiê, lui attribue un livre de l'Antéchrist, dont il fixe la composition a 112», et dont les centuriateurs de Magdebourg regrettent fortement la perte; mais Bossuet a prouvé, dans son Histoire des variations , que le livre n'est ni de Pierre de Bruys , ni d'aucun de ses disciples, et qu'il est d'une date beaucoup plus récente. Pierre le Vénérable , celui de tous les auteurs du temps qui a écrit le plus exactement sur ses erreurs , les réduit aux cinq articles suivants : 1" que le baptême est inutile aux enfants avant qu'ils soient en état de faire un acte de foi en le recevant ; 2° qu'on n'a pas besoin d'églises, et qu'il faut détruire celles qui existent, la prière étant aussi agréable à Dieu dans une taverne et sur une piacc publique , qu'au pied des autels; 3« qu'on ne doit point adorer la croix , mais briser et brûler cet instrument des souffrances du Sauveur; -S4 que l'eucharistie ne contient ni ln chair, ni le sang de Jésus-Christ, ni même la figure et apparence de son corps ; 5° que les prières, les oblations, les truvres de charité des vivants sont inutiles aux morts. Les disciples de Pierre de Bruys s'appelèrent Pétrobrusiens. Basnagc a prétendu, sans preuves, qu'ils formèrent une secte fort étendue (Foy. Henri.) T— d.
BRUYS ( François ) , né Je 7 février 1708 , au village de Serrières, dans le Màconnais, d'un père qui était marchand , fit ses humanités à Cluni , sa philosophie chez les oratoriens, ù Notre-Danie de Grâce en Forez, passa à Genève, et de là en Suisse. Le désir de voir des parents réfugiés en Hollande lo conduisit en 1728 a la Haye , où il embrassa la religion protestante, qui avait été celle de les pères.
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L'indigence le fit auteur. II entreprit un ouvrage périodique intitulé : la Critique désintéressée des journaux littéraires et des ouvrages des savants, la Haye, 1730, 3 vol. in-12. Ayant voulu y prendre parti pour Jacques Saurin, contre la Chapelle , en faveur du Mensonge officieux (I), ce journal fut supprimé par la cour de Hollande, sur la dénonciation du synode wallon , et le public n'y perdit rien, car cette production est trés-médiocre. Quel titre pouvait en effet avoir un auteur famélique de vingtdeux ans pour s'ériger en aristarque de tous les journalistes? Les chagrins et les dépenses que lui avait causés cette affaire l'obligèrent de se retirer à Emmerick, où il se inaria. Le comte de Neuwied le nomma son bibliothécaire en 4735; mais l'envie de revenir au sein de l'Église le ramena en France en 1736, et il fit son abjuration à Paris. Ses mémoires, composés depuis, attestent la sincérité de sa conversion. H se disposait à exercer la profession d'avocat ; mais le jour même où il prit ses grades en droit à Dijon, il fut attaque d'une maladie qui le conduisit au tombeau, le 21 mai 1738. Bniys est principalement connu par une Histoire des papes, depuis St. Pierre jusqu'à Benoit XIII inclusivement , la Haye, 1732 34 , 5 vol. in-4°, ouvrage qui eut d'abord quelque vogue parmi les protestants, mais qui ne tarda pas à être généralement décrié, par le ton d'emportement, de mauvaise foi contre les pontifes romains, |*ar le style grossièrement licencieux, l'arianisme et le socinianisme qui le déshonorent. L'auteur, brouillé avec ses |«rents, quand il entreprit cette compilation pour s'en faire une ressource contre l'indigence, se mit aux gages de Scbeurleer, libraire à la Haye , qui lui donnait 24 livres par feuille. Pouvait-on attendre quelque chose de mieux d'un jeune homme dans une situation aussi pénible ? Les uns attribuent Y Histoire des papes à un bénédictin (2), les autres à un cordelier, dont Hruys n'aurait fait que dénaturer le travail par des insertions calomnieuses ; mais l'abbé Joly , qui l'avait connu particulièrement, affirme qu'il est véritablement l'auteur de celte détestable compilation, et que, dans ses dernières années, il témoigna souvent et publiquement l'horreur qu'il avait d'un pareil ouvrage. ( Voy. les Nouveaux Mémoires d'histoire , etc. , de d'Artigny , et le t. 42 des Mémoires du P. Niceron.) Bruys avait déjà publié, toujours pressé par les mêmes besoins , une traduction de Tacite , avec des notes politiques et historiques, pour servir de continuation a l'ouvrage d'Amelot de la lfoussayc sur le même historien, la Haye, 1750 et 1735 , 6 vol. in-12; mais il resta bien audessous de son modèle, s'il est vrai même qu'il vit l'auteur de cette continuation : elle est annon-
(») Il a encore publie sur te sujet un ouviage Intitule : ntfletion* en [orme de lettre* adruteet au prochain *ynode qui doit t attembler à la Haye a* mou de septembre 1730. sur l'affaire de Saurin et sur celle de Uaty, par M. V. D. 0. 8. E. M. l\ I). C, I* lUje.
Kso.in-ta. n— »-iu
(2) C'est >nwi l'opinion de Barbier {Dictionnaire det outrage* anonyme*, etc.) Yow. encore le Journal det Satants, édition de Hollande, juin et août (753. Cu-s.
céc comme l'ouvrage de M. le C. de (?., et ce sont peut-être les lettres initiales du véritable auteur. On a publié depuis sa mort : Mémoires historiques, critiques et littéraires, suivis du Borboniana, ou fragments de littérature et d'histoire de Nicolas de Bourbon , et du Chevaneana , ou fragments de mélanges de Jacques- Auguste de Chavanes, Paris, 1751, 2 vol. in-12. L'éditeur est l'abbé Joly, qui a fait réimprimer avec quelques changements, en tête du premier volume, la vie et le catalogue des ouvrages de Bruys , qu'il avait déjà donnés dans le 42e vol. des Mémoires de Niceron. Ces deux volumes contiennent les Mémoires sur les Suisses, ceux aur les Hollandais , et ceux sur les Allemands; V Eloge du prince Eugène de Savoie , et l'Eloge de la comtesse de Neuxcied , etc. ( Yoy. Gcéret et Bourbon.) On attribue aussi à François Bruys : le Postillon , ouvrage historique, critique, politique, moral, philosophique, littéraire et galant, Ltrecht et INeuwied, 1733, 1756, 4 vol. in-12; et Y Art de connaître les femmes, ou Dissertation sur l'adultère, sous le pseudonyme du chevalier Plante- Amour, la Haye, 1750, petit in-8» ; Amsterdam, 1740, in-88 (2). Il a eu part aux ^mtaewni* du cœur tt de l'esprit, ouvrage périodique. T — n.
BHUYSET (Jean-Marie), naquit à Lyon, le 7 février 1740. Son père, le destinant à la librairie, lui lit faire des études régulières au collège de la Trinité de cette ville, où il obtint de brillants succès. 11 embrassa ensuite la profession à laquelle il était appelé, et devint un des premiers imprimeurslibraires de sa patrie. A l'époque du siège mémorable de Lyon (1703), il proposa et fit adopter la création du papier- monnaie, qu'on appela billets obsidionaux. pour les dépenses de la ville. Emprisonné après le siégé, il tomba malade et fut transporté dans une iiilirmcrie. Son frère Pierre-Marie, emprisonné avec lui, parut seul devant le tribunal révolutionnaire ; et, condamné pour avoir signé les billets obsidio naux qui ne l'avaient été que par Jean-Marie, il ne chercha point à se disculper, et fut conduit à l'écbafaud à la place «le son frère; acte sublime de générosité et d'amour fraternel. Celui-ci adopta les enfants de Pierre-Marie, et les traita comme les siens propres. Bruysct, ayant éprouvé des pertes dans son commerce, se relira en 1808, et quatre ans après il fut nommé inspecteur de l'imprimerie à Lyon. Il n'exerça cet emploi que |>endant un an, et vécut ensuite retiré, cultivant les leltresau sein de sa famille. Il mourut d'une attaque de goutte, le 16 avril 1817. Il était membre de plusieurs académies, notamment de celles de Lyon et de Berlin. On a de lui : V Essai sur le contral'coltybistique des anciens, et particulièrement des Romains, Lyon, 1786, br. in-4°; 2* Histoire de la dernière révolution de Suède, trad. de l'anglais «le Sbéridan, Londres (Lyon ), 1783, in 12; Paris, 1704, in-12; 3* sur la Régénération du commerce de Lyon, Lyon, 1802, in-8"; 4" Caractère de la propriété littéraire ; de la nécessité d'une administration particulière pour la librairie, Lyon, 18C8,
(t) Cel oa»ra«e a été réimprimé depuis, Pari», «8», uM*.
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in-8»; 5* Vies des grands capitaines de Cornélius ^Népos, traduites du latin avec le texte en regard, Lyon, 1812, 1 vol. in-12; 6* Abrégé de l'histoire romaine traduit de l'anglais de Goldsraith, Paris, 1812, in-12; 7° Abrégé de Ckisloire grecque, traduit de l'anglais de Goldsraith, Lyon, 1817, in-12; 2» édit., Paris, 1823, in-12. Bruysct est encore auteur de quelques brochures politiques, et il a composé beaucoup d'articles pour le dictionnaire historique de Chaudon, dont il fut éditeur en 1804. Il a laissé manuscrite une traduction de Virgile, une autre de Justin, et il en avait commencé une de Tite-Live. Il avait pour gendre Baynand-des-Échclles, auteur de quelques ouvrages classiques. Oz— m.
BRUZEN DE LA MARTINIERE. Voyez Marti m ère. .
BRY (Théodore de), graveur et libraire, prenait lui-même indifféremment les noms de Thierry ou de Théodore ( Theodoricus ou Theodorus ) : il est I plus connu sous ce dernier. Né à Liège en 1528 d'une famille riche et distinguée, il s'adonna à la ! gravure, et devint bientôt un artiste remarquable. I Les partisans de Luther ayant, en 1570, essayé d'in- I traduire la réforme à Liège, un décret bannit de j cette ville tous les fauteurs de ces opinions. De Bry, expulsé par ce décret, et privé de ses biens, se retira à Francfort-sur-lc-Mein, où il lit ressource de ses talents. Il mourut le 27 mars 1508, laissant deux fils, Jean-Israt 1, qui n'existait plus en 1612, et Jean- Théodore, qui vécut jusqu'en 1623. a Quoiqu'on « mette Théodore de Bry au rang des petits maîtres, « il a cependant, dit l'abbé de Fontenai, gravé plu- « sieurs morceaux d'histoire et d'ornements que les « amateurs recherchent avec raison » On distingue surtout parmi ses gravures . 1* l'Age d'or, d'après Abr. Bloemaert ; ï' le Bat vénitien, qui lui sert de pendant ; 3" la petite Foire de village ; 4» la Fontaim de Jouvence; 5° le Triomphe, d'après Jules Romain. Théodore a aussi gravé, avec Jean Praêl. l'ouvrage intitulé : Alphabeto et Characterer acreato mundo ad nostra tempora, Francfort, 1596, in-8% oblong; les figures du Proscenium, site Emblemata vitœ humante, Francfort. 1627, in-4». Les estampes qu'il a copiées d'après d'autres maîtres, et qu'il a réduites en petit, sont souvent plus estimées que les originaux. — Jean-Théodore, né à Liège en 1561, mort à Francfort en 1623, dont les productions sont moins renommées, fut cependant un graveur habile, lequel, suivant Ileinecken, surpassa son frère et même son père. Il a dessiné et gravé des fleurs pour le Florilegium novum, Francfort, 1612-18, 3 vol. in-fol. ; réimprimé en 1641, à Francfort, chez Mérian, sous le titre de Florilegii renovati et aucti ; et pour YAnthologia magna, 1626, ou 1692, in-fol. : ces figures ont été plus utiles aux brodeurs et aux fabricants de papiers peints qu'aux botanistes. On a aussi de Jean-Théodore et de Jean-Israc"l frères : Vna Icônes variarum gentium are incisa, cum brevi descriptione, Francfort, 1599. Jean-Théodore a gravé les figures du Thealrum anatomicum de Gasp. Bauhin, 1621 ; mais ce qui a rendu célèbre le nom de de Bry, c'est, par-dessus tout, la collection des Grands et
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des Petits Voyages. « On appelle ainsi, dit Camus, « un recueil commencé par Théodore de Bry, et « composé de plusieurs volumes in-fol. qui renfertt ment plusieurs voyages aux Indes orientales et « aux Indes occidentales. Les volumes qui concer- « nent les Indes occidentales étant d'un format un « peu plus giand que ceux qui concernent les Indes « orientales, on a donné aux premiers le nom de « Grands Voyages , aux seconds , celui de Petits « Voyages. » Dans un voyage que Théodore de Bry lit en Angleterre en 1587, Rich. Hackluyt ( voy. ce nom ) lui conseilla de former cette collection, et lui procura même des dessins d'après nature qui représentaient les habitants du nouveau monde. De Bry fit imprimer successivement les relations les plus intéressantes, soit qu'elles eussent déjà été publiées, soit qu'elles fussent encore inédites. Il les donnait tantôt dans leur entier, tantôt par extrait seulement II mit en même temps sa collection sous presse dans les trois langues française, latine et allemande (1). Le 1,T volume parut en 1590; les 6 premières parties des Grands Voyages suivirent, du vivant de Théodore de Bry. La 1" partie des Petits Voyages ne parut qu'après sa mort, par les soins de ses deux fils, qui continuèrent les deux collections. L'édition française avait été abandonnée après la première partie | quelques personnes croient à l'existence de la seconde en celle langue); à la mort de Jean-Théodore de Bry, cette collection fut partagée entre ses gendres, Matthieu Mérian et Guillaume Filzcr. Mérian, qui eut dans son lot les Grands Voyages, en donna une 13' partie en langue latine, et une 146 de l'édition allemande; Fitzer donna jusqu'à la 12e partie de l'édition latine des Petits Voyages, et jusqu'à la 13« de l'édition allemande. Ainsi, l'édition latine des Grands Voyages a une partie de moins que l'édition allemande. Il en est de même pouv les Petits Voyages. Les neuf premières parties de la collection latine des Grands Voyages avaient déjà eu plusieurs éditions, lorsque Mérian les fit réimprimer en 1634; les dernières parties n'ont probablement été imprimées qu'une fois. Les premières parties des Petits Voyages ont eu au moins deux éditions en latin ; ou a aussi réimprimé différentes parties de l'édition allemande des Grands et Petits Voyages. Cette collection est également recherchée par les amateurs et par les savants : ce qui en fait le prix, c'est la réunion de plusieurs des premiers voyages aux deux Indes, entrepris depuis la fin du 15» siècle, et la multitude de cartes et de planches dont les relations sont accompagnées. Les renseignements bibliographiques à donner sur cette collection étant très-importants, mais en même temps trop étendus, nous indiquerons les volumes où on peut les trouver. Ce sont : 1° Observations et Détails sur la collection des Grands et Petits Voyages, par l'abbé de Rothelin, 1742, in-8° de 42 p., tiré à petit nombre, mais réimprimé en grande partie, avec
(0 I.Ydiiion lalinc a pour litre : Colleflioue* Peregrituttionun In Iniiam orieultlem tl Miam occidental em, 23 /mrtitou compr* **w«, Francforhsor-le-Mein, t«KM654, in-fol. Ca-«.
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de» additions, dans l'édition de 4768, t. 1", p. 324- 861 de la Méthode pour étudier la Géographie de Lenglet Dufresnoy ; 8* Catalogue des livres de Gouttard, par G. Dcburc, 1780; 3* Catalogue des livret de Mel-St-Céran, par le même, 1780; 4° Catalogue des livres de Camus de Limare, 1 780 ; &• Catalogue de BHenne, 1792; G* Manuel du Libraire, par M. J.-C. Brunei fils ; 7° la Bibliographie instructive de Dcburc; 88 et surtout le Mémoire sur la collection des Grands et Petits Voyages, et sur la collection des Voilages de Melchisedech Thévenot, par A. -G. Camus, IttOi, in-4\ A. B — T.
BRY DE LA CLEBGER1E (Gilles), avocat au |iarlement de Paris, était (Ils de François Bry, lieutenant au bailliage du Perche. Gilles, qui y naquit & la lin du 10* siècle, était l'alné de huit enfants; il ne nous est connu que par les ouvrages suivants : ia Histoire des pays et comté du Perche et duché d' Alencon, Paris, 1620, bt-4*. « Il y a, dit le P. Lclong, « beaucoup de recherches dans cette histoire. » 2° Additions aux recherches tf Alcnçon et du Perche, Paris, 1621, ln-4° de 78 p. : c'est une suite de l'ouvrage précédent. 5« Les Coutumes des pays, comté et baillage du grand Perche, avec les apostilles de Dumoulin, 1630, in-8*, 1737, in-8«. Le Moréri de 1739 parle d'une édition donnée en 1621, à la suite des Additions. A" Les Vranct-Fiefs du Perche, 103.'i, In-4". 5° Eloge et Vers funéraux sur la mort de feu metsire Gilles de Byants, baron de Yilleray, président du parlement, Angers, 1597, in-8'. A. B— T.
BnYAN-EDWARDS. Voyes Edwards.
BH YAN ( Augustin ) , critique anglais, entreprit, vers 1723, une édition grecque et latine des Vies de Plutarque, avec des corrections et des notes de plusieurs savants; mais il mourut en 1726. Moïse du Soul (Solanus) continua son travail, et le mit au jour à Londres en 1729 , 5 vol. in-4». Celte édition est estimée; on y joint ordinairement les Apophthegtnata, Londres, 1741, in-4\ X— s.
BRYANT (sir Francis) commandait, en 1822, les troupes anglaises employées au siégede Morlaix. Il prit cette ville et la livra aux flammes ; et le comte de Surrey, son général en chef, pour reconnaître ce service, le créa sur-le-champ chevalier. Il fut envoyé, en 1328, en ambassade en France, et, l'année suivante, A Rome, pour négocier le divorce de Henri VIII. Nommé gentilhomme de la chambre de cç prince, il conserva la mémo place sous le régne d'Edouard VI. Ayant accompagné le protecteur dans son expédition contre les Ecossais, il fut créé chevalier baronnet après la bataille de Mussellwurg, où il commandait la cavalerie légère. Il Tut nommé, en 1518, gouverneur général de l'Irlande, où il épousa la comtesse d'Ormond. II mourut peu de temps après. On a de lui : 1° des lettres sur des sujets de politique; 2° le Mépris de la cour, Londres, 1548, in-8», traduit «lu français d'Allègre, qui l'avait traduit lui-même de l'original castillan de Guevara ; 3° des chansons et des sonnets, dont quelques-uns ont été imprimés avec ceux du comte de Surrey et de tir Thomas Wyalt, Londres, 1565. X-s.
BRYAJNT (Jacques), antiquaire et auteur an-
glais du 48* siècle, célèbre par son érudition, mais plus encore par des opinions qui tiennent beaucoup du paradoxe. Il fut successivement précepteur et secrétaire du lord Marlborough, (ils du grand général de ce nom, qui lui lit obtenir une place à l'amirauté. On a de lui plusieurs ouvrages en anglais, dont nous ne citerons que les principaux : 1» Observations et Recherches relatives à différentes parties de l'histoire ancienne, Cambridge, 1767, in-40, fig. 2' Nouveau Système, ou Analyse de la mythologie ancienne, Londres, 1773-76, 3 vol. in-4°. fig. , magnifiquement imprimé. C'est l'ouvrage sur lequel repose surtout sa réputation ; il y prétend que les histoires •les patriarches rapportées dans l'Ancien Testament ont été l'origine d'une grande partie de la mythologie païenne : ce qu'il dit à cet égard des mytholo^ies indiennes a été pleinement confirmé par les académiciens de Calcutta, et par VV. Jones, leur président. Ce livre a eu le plus grand succès à Londres. 3° Traité de l'authenticité de l'Écriture sainte, et de la vérité de la religion chrétienne, Londres, 1793, ln-8«. Ce dernier ouvrage a eu onze éditions dans la même année. 4- Défense de la médaille d'Ap amie (1), Londres, 1775, 1 vol. in-4°. li" Adresse au docteur Priestley sur la nécessité philosophique, in-8». 6° Observations sur les poèmes de ttoicley, où l'on établit l'authenticité de ces poèmes, 2 vol. in-8». 7" Dissertation sur la guerre de Troie, décrite par Homère, montrant que cette expédition n'a jamais été entreprise, et que cette prétendue vide de Phrygie naja* mais existé, Londres, 1796, in-4». Cet ouvrage, composé à l'occasion du Voyage dans la Troade de Lcchevalier, fit éclore un grand nombre d'écrits, |K)ur et contre co système singulier (2). Brjanl a fait Imeier dans les Mémoire» de la société des antiquaires des recherches sur la langue des Bohémiens
(1) Colle médaille, ou pour mieux dire ces médaillon*, car il j M a plusieurs, sont frappés en l'honneur de Sepumc Sévère e( de Philippe l'Arabe, dans la ville d'Apamée de Phrygie, ville qui se gloriflaii de v u ain-ten nom de Kikâlot (arche, caisse), lia présentent puur iipc l'arrhe de Noé, avec le nom de ce patriarche, gravé dans la légende, c i 1rs accessoires du corbeau, de la colombe ei du rameau d'uli»lcr. linéiques antiquaires anglais, dont les mémoires se trouvent dans le vol. 4 de VArtkèohyit, ont Write, par des ialerpn talions forcées, de mettre en .dotiio ou de taire entièrement disparaître les rapports de ce type avec l'histoire mosaïque du déluge; mais le savant Lckhel a mis hors de question l'explication que Hryant avait donnée, et il a observé que les traditions Judaïques, a l'epoqne oh ces médailles ont été gravées, étalent as»ei répandues parmi les païens pour que ceux-ci ne se rt'tuiia**cnt pas a puiser dans ces sources sacrées les idées et les faits qu'ils croyaient propres a éilainir les ténèbres de leurs antiennes origines. V— «g,
(2) L'ouvrage de Dryaul est intitulé : lH»*rri<ut»n ronce rniny Ike war of Trey, eV irrita/ by //orner ; tkewtêg thaï nat tuch expédition uas ettr undertaka», anj that mu **<•« tity of Mrygia exUled. La petite guerre littéraire 1 laquelle il donna lieu produl>lt d'abord l'ouvrage suivant : A Ymilkaiton of Monter, ansurr to /ire lue publkalions ofil. tlryanl, h> J. ti.S. Uvrritl, Londres, ITW in-4», lig. Uryjut répondit à M. Morritl dans une brochure qui a pour liire i ObtenaUoni vpon Ike Vimiicution of Homer, etc. , Londres, 4799, in4". M. Morritl ajouta enlin a sa réfutation : ,»rM*lional Uemnrki oit Ike ItpogTupky of Troy In antwer lo M. l'rymVe loti publication, Londres, 1790, la-**. Ces différentes pièces forment un volume curieux, auquel on pourrait ajouter l'ouvrage de Lerbevalier, traduit eu anglais par A. Dalicl. et imprimé également in-*1 sous ce titre : Description of the plai» pf Troy, tra»*lattd frtm ike original, and actvmpanied vil* noies and Illustration*, etc., Londres, 1791. Cu-s.
BRY
( Gyptin ) , çt sur ses rapports avec quelques langues orientales. Étant en 1804 à sa campagne, dans le comté de Berck, et travaillant dans sa bibliothèque, un volume lui tomba sur la tète, et il mourut des suites do cet accident, âgé da plus de 80 ans. X— s.
Bit Y AXIS, sculpteur grec, florissait vers la 100' olympiade, 380 ans avant J.-C. Il eut la gloire d'attacher son nom à Tune des sept merveilles du monde. Artémise, reine de Carie, le clioisit avec Seopas, Timo- HmJû et Léocare, pour élever, dans la ville d'Halicarnassc, un monument digne de sa douleur et de sa magnificence, à la mémoire do Hausole, son mari, dont les cendres furent déposées dans ce superbe tombeau. Sa longueur était de 63 pieds du coté du* midi et du nord, les faces de l'orient et de l'occident étaient un peu moins étendues. Trente-six colonnes entouraient l'édifice. Bryaxis avait décoré le côté du nord, Seopas le levant, Timothée le midi, et Léocare le couchant. Artémise mourut avant que le monument fût achevé; mais l'ardeur des quatre artistes ne se ralentit point, et ils rivalisèrent de zèle et de génie pour embellir cet admirable ouvrage. Un cinquième sculpteur se joignit à eux, et plaça un quadrige de marbre sur une pyramide qui fut construite pour couronner le mausolée. Ce dernier artiste se nommait PyUiis. Le monument avait 140 pieds dans sa plus grande élévation. Bryaxis exécuta encore plusieurs ouvrages remarquables, entre autres cinq statues colossales dans l'Ile de Rhodes, et un Apollon qui fut placé, dans la suite, à Daphné, près d'Antiochc. Julien l'Apostat voulut honorer cette statue d'un culte particulier; mais le feu consuma le (emple et le chef-d'œuvre de Bryaxis. Julien accusa les chrétiens de cet incendie, et en prit occasion de les persécuter; Cédrenus, qui rapporte ce fait, y a joint des circonstances miraculeuses. Clément d'Alexandrie assure qu'on attribuait souvent à Phidias les ouvrages de Bryaxis. L — S— K.
BRYANT ( Michel) , biographe anglais, né en 4737, à NcwcasUe, fut renommé comme connaisseur en peinture. Ayant, en 4781, accompagné son frère aîné en Flandre, il y séjourna jusqu'en 1790, et lit connaissance avec la sœur du comte de Shrcwsbury, laquelle devint plus tard sa femme. l\ visita de nouveau le continent, en 1794, pour y recueillir des tableaux, et, quatre ans après, il fut cliargé de procurer la vente de la galerie d'Orléans, qui eut pour acquéreurs le duc de Bridgewater, le marquis de StafTord et le comte de CarlUle. Bryant entreprit, en 1814, de rédiger un dictionnaire biographique et critique des peintres et des graveurs ( Dictionary of pointer $ and engraven), Londres, 1816, S vol. in-4°. Cet ouvrage reclierché, fruit d'un travail consciencieux, est souvent consulté. L'auteur mourut le SI mars 1821. — George Bryant, né à Dublin, passa fort jeune a\ix États-Unis d'Amérique, et y exerça des fonctions importantes, entre autres celles de juge delà cour suprême de Pensylvanie. Mais ce qui lui a surtouldonné de la célébrité , c'est d'avoir conçu et rédigé VAele pour l'entière abolition de l'e te lavage. G. Bryant mourut à Philadelphie, le 20 janvier 1791 . L.
BRÏOOTjJU (Joseph), jejine uuérateur po-