‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 2)Chapitre 9 sur 97 · BRU TS · texte numérisé non relu

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trainta de se retirer devant des forces aussi inégales. A son retour de l'Inde, en 1784, il partagea avec son général les récompenses que Louis XVI crut devoir accorder à des services mémorables, et il reçut le cordon rouge, quoiqu'il ne fût encore que capitaine de vaisseau. La révolution le priva de ses grades et de sa fortune; cependant il n'émigra pas comme la plupart des ofiiciers de la marine, et fut mis en arrestation en 1793. La chute de Robespierre seule put le soustraire à l'échafaud et le rendre a la liberté. Alors il se retira dans le château de Chalabre, chez son frère qui, plus heureux que lui, avait conservé l'ancien patrimoine de ses pères. C'est la que la restauration des Bourbons le trouva en 1814, cl que Louis XVIII lui envoya la grande croix de St-Louis. Il mourut en juillet 1821 . Z.

BRUYÈRES (le baron de), général de brigade, servait dans l'état-major de l'armée d'Italie, lorsqu'il devint aide de camp de Leclerc, qu'il accompagna en Portugal, puis à St-Domingue. Après la mort de ce général, Bruyères revint en France, et obtint le commandement d'un régiment d'infanterie, avec lequel il fit avec distinction les campagnes d'Allemagne de 1806 et 1807. A la bataille d'Eylau, il contint longtemps les colonnes russes qu'il avait en tète, et, prenant tout à coup l'offensive, il marcha contre elles et les culbuta. Cette charge eut les meilleurs résultats, et lui valut le grade de général de brigade. ISommé bientôt après par Napoléon officier de la Légion d'honneur et baron de l'empire, il fut envoyé en Espagne. Le général Bruyères se trouvait a Madrid lors des émeutes qui ensanglantèrent cette capitale; il y reçut la mort , en chargeant le peuple sur la promenade du Prado, le 3 décembre 1808. Ch— s.

BRUYERIN (Jean -Baptiste), médecin français, né a Lyon, vers le commencement du 16* siècle, était le neveu de Symphorien Champier. (Voy. ce nom.) Ses talents le firent appeler à la cour de François l«r, et il fut médecin de Henri II. llest l'auteur d'un ouvrage remarquable pour l'époque où il a été publié, de Recibaria, Périgucux, 1560, in- 8°; il paraît, par la dédicace adressée au chancelier de Lhopital , qu'il l'avait déjà composé en 1530. Cet ouvrage est divisé en vingt-deux livres , dans lesquels l'auteur passe en revue toutes les espèces d'aliments , dont chacun fait le sujet d'un chapitre. B y rassemble les avis des anciens auteurs, qu'il discute avec discernement; y compare les différents usages, surtout ceux des Français , et y ajoute beaucoup de choses de son propre fonds, sur la manière de vivre et les mœurs de ses contemporains; en sorte qu'on le lit encore avec plaisir. Otlion Casmann en donna une édition très-augmentée, à Francfort, en 1600, in-8», et une troisième en 1606, sous ce titre : Dipnoiophia et Sitologia revisa et indice locupUlata. Le catalogue de la bibliothèque Bodléienne donne le titre d'un autre ouvrage moins connu, que Bruyerin avait déjà publié en 1537, Collectanea de sanitatù functionibus, de sanitate luenda, et de curandis morbis, ex Àvcrrhoe sumpta, Lyon, in-4°. Tout porte à croire uue c'est à Bruyerin que l'on doit une édition

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