DUC
bourg, 1361, ln-8\ Ilisloria ttra de vila, obilu, sepultura, aecusalione hœreseos, condemnalionc, etc. Martini Buceri et Pauli Fagii, etc. T — D.
BL'CHAN (Guillacme), médecin écossais, membre dvi collège royal d'Edimbourg, né a Ancrau, dans le Roxburgshirc, en 1729, mort à Londres en 1703, âgé de 76 ans, s'est rendit célèbre par un ouvrage, en anglais, intitulé : la .Médecine domestique, ou Traité lur tel moyeni de prévenir et de guérir let maladies par le régime et let remède* communs, Edimbourg, 1770, in-8". Malgré les attaques de quelques-uns des confrères de Bucban, cet ouvrage eut un très-grand succès, et a été traduit dans la plupart des langues de l'Europe. 11 a été imprimé pour la dix huitième fois à Londres en 1863, en 1 gros volume in-8». Duplanil en a donné une traduction française, à laquelle il a joint des notes intéressantes et très-étendues. Cette traduction, imprimée en 1776, a été réimprimée en 1780. 1782 et 1T88, 5 vol. in-8*, 4* édit. ; revue sur la 10" édit. de Londres, 1T01,3vol. in-8*; 5' édit., 1802, 5vol. in-8". Duplanil, outre les notes importantes qu'il a répandnes dam les quatre premiers volumes, est le seul auteur du 5", qui contient, en forme de dictionnaire, la définition de tous les termes de médecine, etc. On doitaussi a Bucban : 2» Avis aux mères sur leur santé, H iur les moyens d'entretenir la santé, la force et la beauté de leurs enfants. Londres, 1803, 1 vol. in-80, trad. en français par Duvcroc de Prcsle, publié, à Paris en 1801. in-8', sous ce titre : le Conservateur dt la mntè des mères et des enfants, suivi d'un extrait d'un ouvrage du docteur Cadogan, sur le même sujet, revu et augmenté de notes par le docteur Mallet. 5» Un traité sur les Maladies vénériennes. — Bucban a laissé un (Ils, aussi médecin, à qui on doit des Observations pratiques sur les bains de mer et sur les bains chauds (1). X— s.
BUCHA N [EM8ABCT1I ), tille d'un aubergiste, naquit en 1738, a Fitmy-Can, dans le nord de l'Ecosse. A l'âge de vingt et un ans, elle vint à Glascow, et lit connaissance avec un ouvrier nommé Rol»ert Bucban, qu'elle épousa. Elleabandonna alors la doctrine épiscopalc, dans laquelle elle était née, pour embrasser les opinions de son mari, qui était engagé dans la secte appelée hurgherSeceders; mais en 1-779, elle se fit cbef d'une secte particulière appelée fa secte des bnckanistes, et entraîna à ses opinions le ministre d'irvine, Hugues Whyte, et d'autres ecclésiastiques. Elle ne cessa de faire des prosélytes jusqu'au moment on, en 1700, la populace d'irvine s'attroupa autour de la maison dn ministre, et en brisa toutes les vitres; ce qni força mistriss Buchan, accompagnée de ses partisans, an nombre de quarante-six, ù sortir d'irvine, et k aller s'établir dans une ferme des environs de Tbornbill. Leur doctrine était assez singulière. Ils prétendaient que la fin dn monde était proche, qu'aucun d'eux ne
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mourrait et ne serait mis en terre, mais qu'on allait bientôt entendre le son de la trompette dernière, signal de la mort de tous les méchants, qui devaient rester 1 ,000 ans dans cet état de néant, tandis quo les buchanistes, sous une forme bienheureuse, seraient ravis dans le 'ciel \wur y voir Dieu face à face, et redescendraient ensuite sur la terre, accompagnés de Jésus, qui les y gouvernerait pendant 1,000 ans. Après ces 1,000 ans, le diable, jusqu'alors enchaîné, serait délivré de ses fers, et viendrait, à la tête des méchants ressuscités, attaquer les buchanistes, qui, commandés par Jésus, les mettraient en fuite. Ces sectaires ne se mariaient point, et semblaient ne point rechercher les plaisirs des sens. Ils n'avaient qu'une bourse commune, et vivaient comme une seule et même famille, travaillant rarement, et sans vouloir accepter aucun salaire. Elisabeth Bucban mourut en 1791. Le nombre de ses prosélytes était alors bien diminué, et sa secte n'existe probablement plus aujourd'hui. S— d.
BL'CHAN ( David Stewaht Euskîmj , lord Cviumoss et comte de), savant anglais , naquit le 1" juin 1712. Sa famille était une des premières de l'Lcossc, et son père remplissait les fonctions de solliciteur {procureur) du roi ; mais les événements politiques et des circonstances particulières avaient fait perdreaux comtes de Huchun une partie de leur ancien éclat. Le jeune David fut élevé dans la maison paternelle par Jacques Buchanan, de la famille du célèbre poêle historien de ce nom ; sa mère, élève de Macblaurin, fat son professeur de m* thématiques, et son père l'initia aux notions de Hiistoire et de la politique. Envoyé un peu plus lard à l'université de Glascow , il se livra en même temps aux études sérieuses et aux arts du dessin , de la gravure et de la peinture. 11 entra ensuite au service, et reçut une commission de lieutenant dans le 32* régiment d'infanterie. Mais celte carrière lui sembla bientôt stérile , et il vint dans la capitale se livrer, sous les auspices et la direction du comte de Ctlltinm, a l'étude de la diplomatie. Quelque temps après il fut nommé secrétaire de l'ambassade anglaise en Espagne (novembre 1766). Mais la mort de son père, à la fin de 1767, le fit renoncer complètement aux affaires, et il résolut de ne plus s'occuper que de travaux littéraires. Fidèle à cette détermination , il répara |»ar une sage économie les brèches que le temps avait faites à la fortune de son père. Ses frères du second lit, Henri Erskine, célèbre jurisconsulte , et Th. Erskine , chancelier d'Angleterre, durent à son active surveillance l'excellente éducation qui fut la cause première de leurs succès. Sans être un Mécène magnifique , ce que lui défendait son plan de réforme domestique, il donna des encouragements multipliés aux sciences , aux lettres , et soutint de son patronage plusieurs jeunes aspirants à la gloire littéraire : de ce nombre furent le poète Burns , le peintre Barry, Tiller, traducteur de Callimaque, Pinkerton , si rccommandablc comme antiquaire et comme historien. Le haut collège {High-Sehool) d'Edimbourg le compte parmi ses protecteurs les plus utiles. Il
fonda, dans l'université d'Aberdeen, un prix annuel en laveur de l'élève jugé le plus Iwblle parmi ses condisciples. Enlin la société des Antiquaires d'Ecosse lui doit en quelque sorte sou origine. C'est ebee lui que se tinrent les trois assemblées préparatoires au bout desquelles la société fut constituée; il en fut nommé vice-président ; et , quelques semaines après, il y lisait une vie détaillée de Crichton. Comme tous les E.cos$ais, le comte Erskine de Bucban était trés-enthousiaslc de sa patrie. Aussi la spécialité à laquelle il se voua tout entier dans sa sphère d'antiquaire fut le rassemblement de matériaux et principalement de lettres pouvant servir à rédiger une biographie écossaise. Au reste, il n'excluait point la biographie générale ; et de plus il Bougeait à publier, par siècles, une suite de lettres caractéristiques des |>ersonnages les plus importants de F Ecosse moderne, soit sous le rapport politique, soit sous ceux des arts, des sciences, des découvertes et des applications au bien-être social. Cet enthousiasme pour l'Ecosse se retrouve aussi dans la réponse qu'il fit aux critiques lancées par Johnson sur Thomson, par l'institution d'une solennité annuelle en l'honneur du chantre des Saisont. Le premier il couronna de lauriers le buste du poète, et prononça un discours à sa louange. C'est au milieu de ces occupations paisibles, sous les ombrages de sa délicieuse retraite de Dryburg-Abbcy (comté de Roxbourgh ) , qu'il atteignit presque la longévité du nonagénaire. Il y mourut le 49 avril 48*29. S'il n'eut renoncé de bonne heure au titre de membre de la société royale de Londres , où H fut admis lors de «on noviciat diplomatique, il eu attrait sans doute été le doyen. Un trait rapporté dans les Publia Characters montre que le comte de Bucban unissait k son désintéressement et à ses goûts littéraires beaucoup de fermeté. Les ministres étaient dans l'usage, à chaque nouvelle élection, d'envoyer aux pairs d'Ecosse non reçus au parlement d'Angleterre une liste de seize membres leurs collègues, pour lesquels ils sollicitaient leur vote ; ceux-ci, toujours suivant les ministres, devaient être les représentants de la pairie et de la noblesse écossaise au parlement. Avec la fierté d'un baron des anciens jours, le comte de Bucban saisit la première occasion de déclarer publiquement que s'il recevait un semblable message d'un secrétaire d'Etat, il le contraindrait k laver cet affront de son sang. Le mot eut du retentissement, et le cabinet britannique renonça, depuis ce temps, a cette manière d'extorquer des voix , mais non pas , il est vrai , sans y substituer d'autres artifices électoraux. Ou a du comte de Bucban : I* Di$eours qu'on avait intention de prononcer à rassemblée des pairs d'Ecosse, sur f élection générale des représentants de la pairie, etc., 1780, in-4\ 2° Essai sur la vie, les caits et les invent ions de Xapier de Merehiston, 4787, in-4°. 5# Suai biographique , critique et politique sur la vie el tes écrits de Flelchcr de Saltoun el du poëte Thomson , 4704. 4a Plusieurs articles dans les Transactions de la société des Antiquaires d'Ecosse. Ce sont : Jtfémoirei sur ta vie de sir Jacques Slewarl
Denham, baronnet ; — Histoire de la paroisse d'Uphalt; — Hiiloir* 4è if<lo étleolmMU (avec une gravure exécutée par l'auteur du texte à l'époque où il étudiait à l'université de Glaseow) ; — Vie de l'oplieien Jacques Short. B« J/s Vie de Crichton, lue dans une des premières séances de la société des Antiquaires, et depuis insérée dans la Biographia Britannica. 0» Deux lettres , intitulées Remarques sur les progrès desarmes romaines en Ecosse durant la sixième campagne d'Agricula , insérées dans le Gentleman s Magazine de décembre 1784, et reproduites en 4780, avec une troisième lettre de Jamieson et 0 planches, comme 50* iv* de la Bibliotheca topograph. Britannica. 7° Divers articles dans l'Abeille et autres recueils périodiques. Sa signature ordinaire était Âlbanieus ou A. B. Sous cette dernière, il publia, en 4788, dans le Oentletnan's Magazine, un fragment de Pétrone découvert k Constantinoplc. Val. P.
BUCHANAN ( George), poète et historien célèbre, naquit en 4506, à Kilkerne, en Ecosse. Sa mère, demeurée veuve avec huit enfants, se trouva dans un état d'indigence ; un des oncles de Buchanan , frappé de ses dispositions , se chargea de son éducation , et l'envoya , à l'âge de quatorze ans , k Pari", où il fit de grands progrès; mais, au bout de deux ans, son oncle étant nwrt, il fut obligé de retourner dans son pays, où, se trouvant sans ressources, il s'engagea dans les trou|>es françaises amenées en Ecosse par le duc d'Albanie , en qualité d'auxiliaires. Mais la faiblesse de sa santé ne lui permettait pas de supporter les fatigues du service; il reprit ses éludes, et revint à Paris. Il lutta deux ans contre la misère, jusqu'à te qu'enfin il fut nommé professeur au collège de Sle-Barbe , où il demeura trois ans. 11 fut ensuite gouvorneur du jeuno comte de Cassils , qu'il suivit en Ecosse, où Jacques V le nomma précepteur de son fils naturel , le comte de Murray ; mais il ne conserva pas longtemps cette place. L'esprit de la réforme , qui commençait k s'introduire en France, ne l'avait pas disposé au respect pour les moines. Il avait déjà attaqué les franciscains dans un poème latin intitulé SomMum. Le roi , mécontent d'eux , ordonna k Buchanan de renouveler son attaque , ce qu'il fit d'abord avec quelques ménagements; le roi, peu satisfait de cette réserve, lui ordonna de frapper plus franchement; Buchanan y était très-disposé , et le roi fut servi selon son désir, dans le poème intitulé Franciscanun, dont ou a plusieurs éditions el une traduction française intitulée : le Cordelier de Buchanan, Sedan, 4599, in b°, rare. Le talent du |wéle, l'intérêt d'un tel sujet à l'époque où l'on se trouvait, procurèrent à l'ouvrage un grand succès; mais il souleva contre Buchanan tous les moines de la chrétienté. L'orage fut si violent que le roi lui-même n'osa y faire tête. Buchanan, emprisonné en 4559, sur une accusation d'hérésie, eut le bonheur de s'édiapper. Il passa d'abord en Angleterre, où il trouva que le roi Ilenri VIII , -qui croyait demeurer bon catholique en rejetant la suprématie du pape, faisait brûler des papistes et des luthériens, le même jour et