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sur les trames bûchers. S'y jugeant peu en sûreté, il passa en France ; mais son persécuteur, le cardinal Beaton , était alors à Paris. Four échapper à de nouveaux périls, Buchanan se retira à Bordeaux, sur l'invitation d'André Govea , savant portugais, principal d'un collège nouvellement établi en cette ville. 11 y professa trois ans, et lit, pour l'usage des écoliers, qu'il voulait dégoûter des allégories alors à la mode, deux tragédies latines : Jean-Baptiste, traduit en vers français par Brissct (1) dans ses Œuvres poétiques (voy. Brisset ; et Jephlé (2). Il traduisit en latin pour le même objet la Bléde'c et YAlceste d'Euripide. La peste qui se déclara à Bordeaux , en 4545 , le força , dit-on , à sortir de celte ville ; ce qui ne s'accorderait pas cependant avec un passage de la Vie de Montaigne écrite par Coste, où il est dit que Montaigne fut envoyé à l'âge de six ans au collège de Bordeaux , dirigé alors par les meilleurs régents, entre autres par Buchanan. 0 Montaigne, né en 1538, n'atteignit l'âge de six ans qu'en 1544. Il est plus vraisemblable, d'après ce titre de précepteur domestique que donne Montaigne à Buchanan , que celui-ci fut quelque temps précepteur de Montaigne avant sou entrée au collège, ce qui le placerait naturellement de 1543 à 1544, époque où Buchanan se rendit à Paris. Il avait trouvé moyen de conjurer, du moins pour un temps, les effets de l'inimitié du cardinal Beaton, car il parait qu'il vécut trois ans tranquille dans cette ville, comme régent de seconde au collège de Bourbon , où la troisième était alors tenue par Muret, et la première par Adrien Turnébc, que Montaigne place, ainsi que Bèze et Llîopital, au même rang que Buchanan, parmi les grands poêles du temps; mais Buchanan l'a emporté de bien loin dans l'opinion de la postérité, et passe pour le premier des poêles latins modernes. On a plusieurs éditions de ses poésies , dont la plus estimée c»t celle de Leyde : G. Buehani Poe ma la qua exslant, Leyde, Elzévir, 1628. in-10. Buchanan écrivait en prose avec la même élégance , el il n'a rien écrit qu'en latin. En 1547, il alla en Portugal, sous les auspices d'André Govea, que le roi de Portugal avait chargé de lui amener un certain nombre d'hommes instruits pour en composer l'université de Coïmbre ; mais, au bout d'un an, Govea mourut, et Buchanan se trouva de nouveau e*|>osé aux persécutions des moines, qui le firent enfermer dans un monastère. Ayant obtenu sa liberté quelque temps après, il quitta le Portugal, malgré les instances et les offres du roi pour le retenir. Il passa en Angleterre , de la en France, son pays favori ; ensuite en Piémont, où le maréchal de Brissac , à qui il avait dédié sa tragédie de Jephlé, en 1554, l'appelait pour être le
(«) On irouTe une autre Induction de la tragédie de Jean-ttaptUle, ou la Calomnie, dans le t. 3 de la Bibliothèque étrangère publiée [*r Aim»n, Paris. tMS-S*, in-«». 0 - «— ».
(1) La tragédie de Jepktt a été tradaitc en y ers français, 1* |ur Cl. Vesel, Pari», Robert EsUenne, t5S«, in«»; a* par r'iorem Chniien, Orléans, {SVt, \o4"; réimprimée a la suite des tragédies de Detmasures (Parts 15*7. io-12) ; 5«cuUn t«ar Pierre Briwnm. Roua, mU*, UM3. 0-«.
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| précepteur de son fils Timoleon de Cessé. Il quitte cet emploi en 1560, et repassa en Kcosse, où il professa publiquement la religion réformée ; il revint encore en France , et enlin se fixa définitivement en Ecosse, où la reine Marie, qui lui destinait l'emploi de gouverneur de son (ils , même avant qu'il fût né, l'avait nommé principal du collège de St- Léonard. Cependant, lors des (roubles qui s'élevèrent peu de temps après, Buchanan embrassa le parti des ennemis de Marie avec une violence qu'on n'a point accusée de mauvaise foi , mais qu'on a regardée comme une suite de sa facilité à se laisser entraîner aux opinions de ceux avec lesquels il vivait. S'étant attaché au comte Murray , régent d'Écosse , il eut , par ses écrits et par les emplois dont il fut chargé, une grande part aux affaires de ce temps. 11 fut nommé tiar les états précepteur du jeune roi Jacques VI. Quand on lui reprochait d'en avoir fait un pédant , il répondait que c'était tout ce qu'il avait pu en faire de mieux. La mort du comte Murray, assassiné en 1570, ne l'empêcha pas d'occuper encore quelques grandes places ; mais il ne les posséda pas sans doute longtemps ; car on le voit ensuite recevant de la reine Elisabeth une pension de 100 livres sterling. Il (tarait cependant avoir conservé l'emploi de gouverneur du roi, auquel il dédia, en 1579, son traité de Jure regm apud Scotos (Edimbourg, 1580, in-4', et 1581, in-8°). Cet ouvrage a été critiqué ou loué avec ex- <•<•>, selon le parti de ceux qui l'ont jugé ; mats on peut toujours regarder comme honorable au précepteur d'un roi d'y avoir soutenu les droits du peuple. Il s'occupa, les douze ou treize dernières années de sa vie, de son histoire d'Écosse : Rervm Scoticarum Hisloria , ouvrage où Ton trouve de nombreuses imitations de Tivc-Li vc, et qui , selon Bo> bertson, mériterait d'être placé au premier rang des compositions de ce genre, si l'impartialité et l'exactitude de l'historien y répoudaient au talent supérieur de l'écrivain. C'est surtout i l'égard de Marie Sluart qu'il s'est montré d'une injuste partialité. Elle avait été sa bienfaitrice, et il lui avait montré d'abord uu grand dévouement; mais, dominé ensuite par son attachement au comte Murray, il oublia ce qu'il devait a la reconnaissance et a la vérité, devint un de ses plus violents accusateurs, et ne rougit pas d'écrire contre elle un pamphlet intitulé : de Maria, regma Scolor., totaque ejus contra regem Conspiralione (I). 11 se retira do la cour pour achever son histoire d'Ecosse, el mourut l'année même de sa publication, à Edimbourg, le 28 septembre 1582. Au moment de sa mort, il
(I) Il a <-ic traduit m anglais sous ce litre: Deteetioun ofthe duinge* vf Marlc.elc., sans indication de lieu ni de Ai c, in-4* guih. , puis en françiis |iar Camni : Hittoire de Marie, reine d'tcoue, tombant la conjuration faite contre le roi, el l'adultère romain ares U comte de Botkwell, histoire marnent tragique, Edimbourg, «571, petit in 8". Celle btMuire a été réfutée dan* l'écrit suivant, attribué a Rellefnrest par la t r«ix du Maine : V Innocent* de la Irei-iliustre, tre*-ch**te il débonnaire prineeute madame Marie, rnfne a" f~.ro***, oé tout amplement réfutée» le* calomnie* publiée» par uu livre *ccretement dlrulgue eu France l'an IS7S, touchant la mort du i«~ : gnemr Demie», tm époux, eu. (P«m), U7Ï, te*». Ci-».
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demanda à son domestique le compte de ce qu'il lui restait d'argent, et, comme il se trouva qu'il n'y en avait pas assez pour le faire enterrer, il ordonna de le distribuer aux pauvres. La ville d'Édimbourg le chargea des frais de l'enterrement. Sa pauvreté parait devoir écarter de sa conduite politique le soupçon d'aucune vue intéressée, et il semble s'être montré toujours indépendant, sinon des passions et des préventions, au moins de la crainte et de l'espérance. Les merurs de sa jeunesse passent pour n'avoir pas été sans reproche, et la licence de quelques-unes de ses poésies pourrait confirmer ce soupçon. On a même prétendu que, comme les hommes qui ont éprouvé d'extrêmes besoins et couru beaucoup de fortunes diverses, il ne s'était pas toujours montré fort sévère sur les moyens de pourvoir à sa subsistance. Les catholiques le représentent comme un athée, les protestants comme un homme supérieur A toute superstition. Ils lui attribuent sur l'avenir l'indifférence du stoïcien, qui pourrait bien avoir été quelquefois l'insouciance du poêle. Buchanan, dans ses ouvrages, s'est montré plus poète que philosophe ; sa poésie même est plus remarquable par l'harmonie de la versification et la richesse du style, que par les élans de l'imagination. Sa traduction des Psaumes en latin offre des beautés du premier ordre : Paraphrasis Psalmorum Davidit Vue ù m , Paris, Robert Estienne, sans date, in -8° ; Strasbourg , 1566, in-12; Leyde, Elzévir, 1621, in-16, rare; Paris, 1729, 2 vol. in-12; Glascow, 1750, petit in-8». Son poème de la Sphère, en 5 livres, parut en 1585, et fut souvent réimprimé. Il a composé des poésies dans presque tous les genres, poèmes didactiques, odes, épigrammes, satires, etc. On a publié deux éditions de ses œuvres complètes, la première à Édimbourg, 1715, 2 vol. in-fol. ; la seconde à Leyde, 1725, 2 vol. in-4", et c'est la plus estimée. L'une et l'autre sont précédées d'une sa vante préface de P. Burmann. S — D.
BUCHANAN (Claude), ecclésiastique anglais, distingué par son zélé pour la propagation de l'Évangile, était né à Cambuslung, près de Glascow, en 1766. Il partit, en 1796, pour les Indes orientales, et remplit pendant plusieurs années les fonctions de vice-prévôt du collège de Fort-William au Bengale. Voulant avoir une idée exacte de l'état du christianisme et des superstitions de l'Asie, les surintendants de ce collège étaient entrés en correspondance avec des hommes intruits dans chaque pays, même en Chine, et de toutes parts, ils reçurent des notices qui les encourageaient à continuer. Toute- Ibis comme ces renseignements, fournis par différentes personnes, offraient des dissemblances concernant l'état réel des indigènes et des chrétiens. Buchanan forma le projet de consacrer une des deux dernières années qu'il devait passer dans l'Orient à l'examen des localités ; en conséquence il parcourut par terre toute la presqu'île de l'Inde depuis Calcutta jusqu'au cap Comorin ; il visita trois fois l'île de Ceylan où il alla en partant de Ramisséram pour Jafuapatnam. 11 reconnut dans ce voyage qu'un anglais peut passer sa vie au Bengale , et ne pas plus
connaître les autres contrées de l'Inde, par exemple le Travancor, Ceylan, Goa, Madouré, ou .leurs nMFurs, leurs usages, leurs coutumes et leur religion, que s'il n'avait jamais quitté sa patrie. Après cette pérégrination , dans laquelle Buchanan visita les temples les plus célèbres des Indous, ainsi que les églises, les bibliothèques des chrétiens romains, syriaques et protestants, et constata l'état actuel et l'histoire récente des juifs du Malabar, il revint à Calcutta, où il resta encore neuf mois. Ensuite il visita de nouveau les juifs et les chrétiens syriens du Malabar et du Travancor ; enfin il alla passer An mois à Poulo-Pinang (Ile du prince de Galles, sur la côte occidentale de la presqu'île Malafc, afin de counattre les progrès des traductions de la Bible dans la langue des Malais. En 1808 il était de retour en Angleterre. Durant son séjour dans l'Inde il avait fait don à l'université de Cambridge d une somme de 200 guinées pour un prix destiné à la meilleure dissertation sur les moyens {es plus efficaces de répandre les lumières de l'Évangile dans l'Inde. Ses travaux dans ce pays avaient été trop pénibles pour ses forces physiques, et i\ revint dans sa patrie avec une santé délabrée : mais son espnt n'avait rien perdu de son activité. Toujours occupé du grand objet auquel il avait dévoué sa vie, il ne se reposa pas un seul instant. En 1812, il annonça son dessein d'aller en Palestine et en Syrie afin do connaître l'état et les besoins spirituels des chrétiens de ces contrées. Il faisait imprimer un Nouveau Testament en syriaque pour leur usage, et il était venu à Broxbourne, dans le comté de Hertford, pour surveiller celte édition, quand il fut saisi, dans la soirée du 9 février 1815, de douleurs d'estomac auxquelles il succomba avant minuit. On a de lui en anglais : Mémoire sur Futilité d'un établissement ecclésiastique pour l'Inde britannique, 1805, in-4°; 2« éd., Londres, 1809, in-4». 2° Les Quatre premières Années du collège du Fort-William au Bengale, in-4°. 5" Tableau abrégé de l'état des colonies de la Grande-Bretagne et de son empire en Asie, relativement à l'instruction religieuse, ibid., 1815, in-8°. V Apologie pour la propagation de l'Evangile dans l'Inde, ibid., 1813, in-8°. 5» Recherches chrétiennes en Asie, avec des notices sur la traduction des Ecritures dans les langues orientales, Londres, 1814, in-8°. Le but de l'auteur est de donner des détails sur les nations ou les communautés pour lesquelles on avait commencé à traduire les saintes Écritures dans l'Inde, sous le patronage du gouverneur et de la compagnie. L'ouvrage est composé de notices détachées sur les Chinois, les Indous, les Chingulais ou Ceylanais, les Malais, les chrétiens syriens, les catholiques romains , les Persans, les Arabes et les Juifs ; elles sont datées des lieux où l'auteur les écrivait, quand il est questions de peuples chez lesquels il est allé, et ce sont des morceaux précieux pour l'ethnographie. Buchanan, animé sans cesse d'un zèle pieux pour la religion chrétienne, déplore en homme vertueux l'égarement des idolâtres; les processions de l'idole de Jaggrenat lui causent une sainte tadignation. Il raconte avec un in-
térét touchant m visite aux chrétiens syriens de
l'Inde. Sa relation de l'inquisition de Goa prouve que cette institution n'a pas un esprit plus évangélique que du temps de Dcllon et du P. Ephraùn de devers. ( Voy. ces noms.) L'auteur de cet article eu a inséré une traduction dans les Nouvelles Annal* s de* Voyages, t. 22. G* Beaucoup de sermons et d'ex- Jtorlalions ayant pour objet la propagation du christianisme dans l'Orient. On a publié en Angleterre : mémoires du révérend Claude Buchanan, par l'ear- «00, Londres, 4807, 2 vol. in-8° ; et Vie du docteur Buchanan, ibid., 1834, in- i 2. — Robertson Bûchais v \ , ingénieur civil, était né à Glascow. 11 mourut le 22 juillet 4816. Ou a de lui en anglais : 1° Estai sur l'économie du chauffage et de la distribution de la chaleur, Edimbourg, 1810, in-8\ 2* Essais pratiques sur les moulins et les autres machines, ibid., 1813, 3 vol. in-8°, avec ligures; 3° divers mémoires et articles dans le Magasin philosophique et dans YEncyclopédie d'Edimbourg. E— t.
BUCHE (Henri-Michel), plus connu sous le nom du bon Henri, cordonnier du duché de Luxembourg, institua, en 1643, la société des frères cordonniers, et, en 1647, celle des frères tailleurs, artisans rassemblés pour travailler en commun , cl employer une partie de leur salaire au soulagement des |>auvrcs. L'n gentilltomme normand, nommé le baron de Rcnty, et le docteur de Sorbonne Coquerel, dressèrent, sous les auspices de la religion chrétienne, les règlements de cette associât ioo philanthropique, qui comptait plusieurs établissements en France et en Italie, même à Home, et dont le fondateur mourut le 6 juin 1G66. Les règlements en sont encore observés aujourd'hui. {Voy.. pour plus de détails, V Artisan chrétien , ou ta Vie du bon Henri, parleVachel, Paris, 1670, in-12; ou Hélyot, Histoire désordres monastiques, t. 8, p. 173.) K.
BUCHEL (Arkolo), né à Utrccht, en 1363, lit tes éludes à l'université de Leyde, visita ensuite plusieurs universités d'Allemagne, d'Italie et de France, et revint s'établir, comme avocat, dans sa ville natale. La mort d'un (ils unique lui inspira du dégoût pour son état, et il ne se livra plus qu'aux lettres. L'histoire de sa patrie et la littérature ancienne l'occupèrent jusqu'à sa mort, arrivée le 15 juillet 1641. On a de lui : 1» une Description dUtrechi, avec le plan de la ville, 1605 ; 2° un traité de l'Ancien gouvernement delà province dUtrecht, inséré par Jean de Laet dans sa Belgii confederati Respublka (Leyde, 1629, in-32) ; 3* une Description des fleurs, plantes, herbes, etc., gravées par Passor U file, 161 1 ; 4° un supplément à V Atlas de Mercator donné par Houdius, Amsterdam, 1630; 3* Tractalus singulari* de Durdrechto (Dordrccht); 6' une édition de l'ouvrage de Déka et Héda, historiens d'Utrecht, qu'il enrichit de dissertations et de remarquée : elle n'a été publiée qu'après sa mort, sous le litre dllisloria Ultrajeclina, Utrecht, 1643, in-fol. Buchel [est encore auteur de quelques opuscules de peu d'importance. Il était en correspondaiH« avec beaucoup de savants de son temps , qui «'accordent à louer son mérite. Quelques-unes de
ses lettres ont été imprimées dans les recueils d'Isaac Yossius et de Mattlucus. ( Voy. \s\Bibliolh. Belgica de Valêre Audre, p. 78 et 79.) D— o.
BUCHEK ( U hbain-Gooefroi) a publié en allemand : 4° Description de la source du Danube et du pays de Furstemberg, Nuremberg, 1T20, in-8", avec 3 planches; 2° Histoire naturelle de la Saxe, Dresde, 4723, in-8». C'est un essai fort incomplet, l'ouvrage n'ayant pas été terminé.— Miehcl-tioltiieb Bûcher est l'auteur de deux ouvrages allamanda : 4» Prospectus d'un calendrier d'agriculture, qui indique Us travaux à faire pendant chaque mois, Leipgick, 4763, in-*'. Le titre et le plan de cet ouvrage utile sont empruntés de Kichard Bradley, qui le premier en a eu l'idée, et l'a très-bien exécutée dans son Calendrier des jardiniers. (Voy. Braoelev.) Divers auteurs, en France et en Allemagne, ont reproduit ce livre h peu près sous le même titre, mais avec des changements et des additions qu'exigent la différence «les temps et des lieux. 2" Versueh einen haushofmeister su bilden, Francfort et I,ei|tstck, 4763, in-8*. C'est un tableau des qualités d'un bon régisseur. — Samuel- Frédéric Bûcher a publié : 4 • Antiquiiates hebraiea et gretem, 4747, in-42 ; 2» de Monetis veterum, 4753, in-4». D — P— s.
BUCHEIUUS. Voyez BoucnEn (Gilles).
BLCI1ET (Gehiiain-Colik), né à Angers, dans le 46" siècle, fut attaché, en qualité de secrétaire, à Philippe de Villiers de l'Isle-Adam, grand maitre de Malte. La Croix du Maine le nomme grand orateur, et cependant il ne cite aucun de ses ouvrages : ce n'est qu'une négligence ; mais il a commis une erreur véritable en distinguant Buchel de lier m a m Colin, jwéle français, vivant du temps de Mnrot. Bûcher était effectivement ami de Marot, et il prit sa défense dans la querelle qui eut lieu entre co poète et Sagon. Sagon était cependant lié avec ce dernier; il l'était aussi avec Jean Bouchet, et, dans son recueil d'épitres, on en trouve deux de notre auteur. L'abbé Goujet en cite des extraits dans sa Bibliothèque française, t. 44, p. 549. W — s.
BUCHET (Pierre- François), abbé, né à Sancerre, dans le Berri, le 49 décembre 4670, mort le 30 mai 1721, A 42 ans. U fut chargé longtemps du Mercure de France, et ne négligea rien pour l'enrichir de bonnes pièces. U le reprit en janvier 1717, et lui donna le titre de Nouveau Mercure, qu'il conserva jusqu'en mai 1721, époque de la mort de Buchct. Ses Mercures sont encore fort recherchés. On a aussi de lui un Abrégé de la Vie dm eiar Pierre Atexiouitx, Paris, 4747, in-42. — Un autre Buchet a publié en 17G2, sous le voile de l'anonyme, lai Finances considérées dan* le droit naturel et politique de» hommes, ou Examen de la théorie de l'impôt, Amsterdam (Paris), in-12. C.T— T.
BUCHETTI (Louis-Marie), littérateur, né à Milan, le 13 mars 1747, entra de bonne heuredans la société des jésuites, et à l'époque de sa suppression, il professait la rhétorique dans s a patrie au collège des nobles. S'étant alors chargé de l'éducation de quelques jeunes patriciens, il les accompagna dans les voyagea qui devaient en être le compté-
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ment. Il parcourut avec ses élevés toutes les provinces d'Italie, l'Allemagne,' l'Angleterre, la Hollande et la Franee. En 1793, il élait à Paris. L'indignation qu'il ne put dissimuler à la vue des Iwrreurs dont U était le témoin le rendit suspect, et un mandat d'arrêt fut lancé contre lui. Heureusement il avait déjà pu gagner Venise, où il se tint caché tant que les Français restèrent les maîtres de la péninsule. 11 alla rejoindre ensuite à Borne le sénateur Rezzonico, le meilleur de ses amis. Rezzonico mourut subitement, et Buobctti revint à Ycnise, où luimême termina sa vie, le 28 octobre 180!. Il parlait presque toutes les langues de l'Europe, avait une vaste mémoire, beaucoup d'esprit, d'érudition, et joignait à tous ces avantages un talent particulier pour raconter. Outre un abrégé d'histoire ecclésiastique imprimé dans TAnnuario de Venise, on a du P. Buchetli : 1* Idillii di Mosco, Bione et Teoerito, volgariszati t furnili à"annolasioni , Milan, 1784, in-8°. Cette traduction a été faite sur celle de Zamagna. ( Voy. ce nom.) Les notes contiennent des traductions, dans le dialecte milanais, de quelques petites pièces do poètes bucoliques espagnols, anglais, français et allemands. Buchetti promettait une traduction complète de Théocritc, qui n'a point paru. 2° Le Supplici, Iragcdia di Euripide, Venise, 1799, in-8". A cette traduction l'auteur a joint des observations sur la démocratie et sur la législation des républiques modernes. 3° De Yila et Scripds Juin Cas. Cordarœ, ex soc. Jcsu, commentariut, ibid., 1804, in-8*. Cette notice se trouve à la tète de la collection des œuvres de Cordara. (Yoy. ce nom.) 4* Lellera al lilad. Bolgeni, sul parère da lui publicaio inlorno al giuramenlo a tutti ipublici [unsionarii, ibid., 1804, in-8*. Buchetli a laissé quelques ouvrages manuscrits. On lit au bas de son portrait, grave par l'Alipandi , cette inscription : Inlegrilale vilw, suacitale ingenii tt gralia, doctrina et lilterit speclatissimus. W— s.
DLCHIIOLZ (André-Henri), né à Scha'ningen, le 25 novembre 1607, ht ses études à Wiltcmbcrg, fut nommé, en 1637, recteur du gymnase de Lcmgo; on 1641, professeur de poésie et de morale à Rinteln, et, en 1G63, surintendant général et inspecteur des écoles de Brunswick, où il mourut le 20 mai 1671 . Il a écrit deux romans qui eurent un grand succès de son temps : 1° Histoire merveilleuse du prince allemand Chrétien Hercules et de la princesse Bohême Taliska, Brunswick, 1639, in-4'. Ce roman merveilleux et chevaleresque , plus moral et plus pieux que les Amodie, n'en a ni le charme ni la vérité : des prodiges entassés sans art, de longues dissertations (Tune morale froide et commune, en rendent maintenant la lecture tout à fait insipide ; il a été réimprimé plusieurs fois, entre autres à Brunswick, en 1676, in-4« ; 1693, in-4«; 1744, ln-8» ; dans cette dernière édition, le style a été arrangé à la moderne ; enlin, on en a publié à Leipsick, 1781-83, în-8°, une nouvelle édition presque entièrement refondue, sons ce titre : les Princes allemands du 3e siècle. 2* Histoire merveilleuse duprince ÏÏcrculisqu* el de lu princesse IIerculadiska} Bruns-
wick, 1639, in-4» ; 1676, in-4° ; Francfort, 1713, in-8». Cet ouvrage, qui fait le pendant du précédent, a de même tous les défauts du siècle où il a été composé. On a aussi de Buchholz des poésies latines et une traduction allemande des Psaumes, Rinleln, 1640, iuH2. G— T.
BUCHHOLZ (Samdel), né à Pritzwalk, dans la Marche de Prignitz, le 21 septembre 1747, (Uses études à Halle, fut nommé, en 1744, co-recteura Werben ; en 1757, recteur à Havelsberg, ét mourut a Cremmcn, le 29 avril 1774. On a de lui beaucoup de recherches historiques intéressantes, qui, si elles ne forment pas une histoire, sont très-propres à en fournir les matériaux. Ses principaux écrits sont : 1" Essai d'une Histoire du duché de Mécklenbourg, Bostock, 1753, in-4"; 2* Dissertation sur l'ancien état géographique de la Marche électorale de Brandebourg, Berlin, 176*, in-4°; 3» Essai d'une Histoire de la marche électorale de Brandebourg, 1 partie, contenant les temps auciens, Berlin, 1765; 2* partie, histoire do moyen âge, ibid., 1765; 3*, 4*, 5* et 6* parties, histoire moderne jusqu'à la paix do Huberlsbourg, 1767-1773, in-4°; 4° Constantin le Grand, ibid., 1772, in-S", ele. G-T.
BICHHOLZ (George), naturaliste, était né la 3 novembre 1688 à Kacsmark ( dans le comitat actuel de Zips), où son père élait ministre. Après avoir commencé d'excellentes études dans sa ville natale, à Vimani, à Bosenau, il se rendit, en 1709, à Dantzick, pour se livrer à la Uiéologie. 11 était à peine dans celte ville depuis un mois que la peste s'y déclara, et l'obligea de s'embarquer au plus vile, en cacliant fort soigneusement un bubon pestilentiel dont il souffrait cruellement. Arrivé à Grcifswalde, où il se proposait de continuer les travaux commences à Dantzick, il réussit à se guérir. La guerre qui alors étendait ses ravages dans cette portion de l'Allemagne le fit encore fuir au bout de deux ans, et abrégea ainsi le temps qu'en toute autre circonstance il eût consacré aux sciences ecclésiastiques. Revenu dans sa pairie, après une courte apparition dans l'université saxonne et un voyage en Allemagne, il fut appelé, en 1714, au rectorat de Hagy-Palugya, que neuf ans après il quitta pour celui du collège de Kœsmark. Vers la même époque, il entra dans les ordres, mais il ne reçut que le diaconat. La théologie désormais ne tenait plus que la seconde place dans ses pensées : le spectacle majestueux des Alpes carpathiennes Pavait rempli de l'enthousiasme le plus vif pour l'histoire naturelle. En 1717, il dessina une représentation de ces montagnes, vues des liautcurs de Grand-Lomnitz; plus tard il exécuta un plan en relief où entraient et les terrains et les espèces minéralogiques qui en caractérisent les diverses parties. Il consigna les résultats de ses recherches dans un grand nombre de mémoires, d'opuscules ou d'articles de journaux, qui ont rendu de véritables services à la minéralogie et à la géologie alors encore dans l'enfance. La société des Curieux de la nature l'admit dans son sein sous le nom de Chrysippus Cappadox, presbyter Hierosolymitanut. 11 mourut quelque temps après avoir reçu son di-
plôme, le 5 août 1757. Nous indiquerons parmi les ouvrages de ce savant les quatre essais qui suivent : 1» sur la Pèche des truites dans la Poprad tl le Dounaïelx ; 2° sur la Salubrité des eaux calcaires de l'Ober-Rauschenbach ; 3° sur les Vents qui soufflent au sommet des Carpathes ; 4° sur les Grottes souterraines de Deminfalva et de Sientivan ( comital de Liptau). Val. P.
BUCHHOLZ (G UILL A PME-HeN Rl-SÉB ASTIEN ),
médecin allemand, né à Bembourg, le 23 décembre 1734, lit ses études à Magdebourg, où il exerça d'ahord la pharmacie; il se décida, en 1761, à étudier la médecine, et à cet effet, il se rendit à léna, où il obtint le grade de docteur. 11 alla ensuite s'établir a Weimar, et devint médecin du grand-duc. Guillaume Buchholz s'occupa surtout de médecine légale et de chimie pharmaceutique. Ses principaux ouvrages sont : 1° Tractalus de sulphure minerali, léna, 1762, in-4" ; 2° Description tte l'épidémie de fièvre pétée hiale et miliaire actuellement régnante (en allem.), Weimar, 1772, in-8'; 3" Essai sur la médecine légale et son histoire, Weimar, 1782-92; 4* Sur le Rheum palmatum, dans le Nouveau Magasin de Baldinger, t. 6, p. 3 ; 5" Sur les Uains de Ruhla , Eisenach, 1793, in-4°. Les journaux «le médecine et de chimie de ce temps renferment un grand nombre de mémoires et de dissertations de Guillaume Buchholz. Il mourut à Weimar, le 16 décembre 1798, à l'âge de 64 ans. G— T et G— T— h.
BUCHHOLZ (Chrétien-Frédéric), pharmacien et chimiste, naquit le 19 septembre 1770 à Eislebcn, ville du comté de Mansfeld en Saxe, où Luther était né deux siècles auparavant. Elevé sous les yeux de son bcau-pêre, Voigt, pliarmacien d'Erford, a qui la chimie est redevable de diverses découvertés intéressantes, et qui lui témoignait beaucoup de tendresse, Buchholz montra de bonne heure un esprit pénétrant et de grandes dispositions. Ce fut en 1794 qu'il commença ses expériences, qu'il entreprit d'éclaircir quelques points de la chimie, et publia son premier mémoire ayant pour objet la cristallisation de l'acétate de baryte, dont il venait de faire la découverte. Vers la lin de celte même année, il se mit à la téte de la pharmacie de son beau- père, et se consacra tout entier a la chimie ainsi qu'à l'histoire naturelle, principalement à la botanique et à lu minéralogie. En 1808, il prit le titre de docteur, et deux ans après il obtint une cliaire à l'université d'Krford. Ses travaux continuels, ses peines morales, et surtout l'emprisonnement qu'il subit pendant le siège de cette ville, en 1813, finirent par altérer sa santé jusqu'alors très-robuste. Il succomba le 9 juin 1818, laissant les ouvrages suivants, tous écrits en langue allemande : Manuel pour la prescription et l'essai des médicaments, Erford, 1795, in-8"; ibid., 1790, in-8*. 2° Expériences sur la préparation du cinabre par la voie humide, ibid., 1801 , in-8». 3" Mémoires sur la chimie, ibid., 1799-1805, iu-8». 4° Eléments de pharmacie, ibid., 1802, in-8». 5° Eléments de l'art pharmaceutique, ihid., 1810, Jn-8°. Les principaux titres de Buchholz k la célébrité sont les mémoires aussi nombreux que variés et importants
qu'il a insérés dans les journaux scientifiques de l'Allemagne. J— D— ».
BUCUMAN. Voyez Bibliandeb.
BUCHNER (Auguste), né à Dresde, le 2 novembre 1591, professa la poésie et l'éloquence dans l'université de Wittcnberg, et s'y acquit beaucoup de réputation. La reine Cliristine l'invita à passer en Suéde , mais il refusa les offres de celte princesse. Il mourut à Wittenberg, le 12 février 1661, âgé de 70 ans. On a de lui : 1" Disserlatione* aeademiea, Wittenberg, 1630, in-8o; Francfort, 1678, in-4». 2° Poemala selectiora, Leipsick, 1694, in-8*. 3* Orationes aeademieœ, publiées par J.-J. Stubel, Francfort et Leipsick, 1705, 1727, in-8*. Au jugement de quelques philologues, aucun ouvrage moderne en ce genre n'approche autant du style et de la manière de Cicéron. 5° Oralio de principalu Galba, Wittenberg, 1655, in-4° : ce discours ne se trouve pas dans la collection précédente. 4* Epistola, aussi publiées par Stubel, Francfort et Leipsick, 1707, 1720, in-8*. 5» Des notes et des commentaires sur Cornélius Népos, sur les Comédies de Plaute, sur les Lettres de Pline le jeune, etc. (Voy. VOnomasliam de Sax, et le Diarium biographicum de WiUe.) C. M. P.
BUCHNER ( Jea.vAnoré-Élie), professeur de médecine a Erfurlh, et ensuite à Halle, conseillermédecin du roi de Prusse, membre de l'académie des Curieux de la nature, dont.il a été le président, né à Erfurlh, en 1701, mort le 29 juillet 1769, a composé plusieurs bons ouvrages sur la matière médicale, et un grand nombre de dissertations médicobotaniques sur les propriétés de plusieurs plantes. Son Histoire de l'académie des Curieux de la nature le met au nombre des savants qui ont cultivé à la fois et avec succès les sciences et la littérature. On a de lui . 1« Miscellanea physieo-medico-mathematica, Erfurth, 1727; la suite parut de 1728 à 1755. in-4°, lig. Il renferme plusieurs mémoires sur les végétaux et sur les propriétés de quelques-uns. 2" IHssertal. de generis Principiis et Effeclibus arnica, Erfurth, 1741, in-4°; les propriétés trés-actives de l'arnica avaient été jusqu'alors peu connues. De FraxineUa, Erfurth, 1742, in~4«». De Légitima Praparalione salium essentialium vegeteUnlium, Erfurth, 1742, in-4«. De \uce juglande, Erfurth, 1745. De Pareira parva, e jusque virtutibus medicis, Erfurlh, 17 «4, in-4". De Radiée ipecac uanha, Erfurth,
1745, in-4". De Yenenis et eorum agendi modo. Halle, 1746, in-4v De Genuinis Viribus tabaci ex ejus principiis eonstitutivis demonstralis , Halle,
1746, in-4°. De CHeis expressis eorumque modo agendi, Halle, 1747, in-4°. De Curcuma officinarum, Halle. De Circumspecto Vsu vatorum slanneorum, 1755. De Indn Germanico, s eu colore camtleo ex Glasto, ibid., 1756 : il y est traité de la culture et de l'emploi du pastel pour -remplacer l'indigo. Dissertatio sislens nova methodi surdos reddendi audientes physieas et medicas raliones, 1757. De Varia manuum Gesticulation in morbis ominosa, 1775. De Phosphori urina Analysiet usu medieo, même année ; et un trèsgrand nombre d'autres opascules de ce genre, qui ne sont que des thèses soutenues par ses élèves.
Adelung, dare» ses Suppléments au Dictionnaire des savants de Jœchcr, en donne le catalogue qui se monte à trois cent cinquante-cinq dissertations, in-4a. S* Fundamenta maleriœ medica, simplicium hisloriam, vires, el praparata exhibent ia, Halle, 1751, in-8% avec deux planches. 4° Syllabus m ai cria medica sélections cum désignations ponderis, quo simpiieia et composita in omni* generis formulis pras- Halle, 1754, in-8°. 5° Hisioria academia Curiosorum, Halle, 17Ô5, in-4». 6° Un mémoire en allemand sur une méthode particulière et facile pour foire entendre les sourds ; suivi de quelques observations médicales, Halle, 1739-60, in-8». Il a été traduit en anglais. Le catalogue de son précieux cabinet d'histoire naturelle a été imprimé sous ce titre : Ausfurlichc Nachricht von des II m. Sel. Raths von Buchners nalwalien und Kunslkabinet, Halle, 1771, in-8" de 68 p. Il est Tort rare, et on n'en connaît que deux exemplaires. (Voy. Delicia Cobrosiana, p. 404.) Linné, pour perpétuer le souvenir des travaux de ce savant estimable, lui a dédiée un genre de plantes auquel il a donné le nom de Buchnera. D— P— s.
BLCHNER (Jean-Godefroi), auteur saxon, a publié les ouvrages suivants sur l'agriculture : 1" Récit détaillé de divtrs exemples d'une véritable augmentation des produits des champs (en allem.). 2« Dissertation sur une seule touffe de quatre-vingtdix-sept épis de blé provenus d'un seul grain ( eu allem.), Schneeberg, 1718, in-4'. 3» IHsserlaliones epistolica qvinque de memurabilibus Voigilandia subterraneis, Ptauen et lleily, 1743, in-4". 11 y donne le détail des minéraux, fossiles, marbres et rivières auriferes du Voigtland. 4° D'autres dissertations, insérées dans les volumes 2, 4 et 7 des Miscellanea nalw. Curiosor. On a encore de lui : Schediasma de vitiorum inter eruditos occurrenlium scriptoribus, Leipsiek, 4718, iu-12. — Philippe-Frédéric Bicitnbr a donné : 1» Plectrum musicum harmonicis fidibus sonorum, Francfort, 1662, in-fol. ; 2" des Chants sacrés, à trois, quatre et cinq voix, Constance, 1656, in-4'; 3° et des Sonates pour divers instruments, Francfort, 1660, in-fol. — Jean-Sigismond Blchmr a donné, en allemand, une Théorie et pratique de (artillerie, ISuremberg, 1682. — Un théologien allemand, du même nom, a publié quelques écrits peu importants en faveur de la religion réformée. D — P — s.
BUCHOLTZER (Abraham), naquit le 28 septembre 1529, «le George Bucholtzcr, qui avait été minisire à Berlin. Il commença ses études à Francfort-sur-l'Oder, puis alla à Witteuberg étudier sous te célèbre Mélanchtlion, ami de son père. 11 s'adonna surtout aux langues grecque et hébraïque, et à la théologie. H n'avait queving-six ans, quand, par le conseil de Melanchthon, il consentit à gouverner le collège de Grunberg en Silésie. Recherché par plusieurs églises qui le désiraient pour ministre, il eut cet emploi à Sprottau, de 4563 à 1573, fut appelé a Crosse n . où il ne demeura qu'un an, et alla exercer le ministère à Freistadt, où il mourut le 14 juin 1584. 11 avait été tréa-lié avec Melanchthon, et c'est
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à lui que l'on doit une grande partie du livre intitulé : Ifypomnemala Ph. Melanehlhonis in Evan,jelia dominicalia, publié par Paul Ebcr. On a de Buelioltzer : 1° Chronologica Isagoge, Gorlitz, 1580, in-fol., venant jusqu'à l'année 1576. 2° Index chronologies, qui a eu plusieurs éditions. Cet ouvrage fut continué d'abord par Godefroi Buchollzer, l'un des fils d'Abraham, puis par Abraham Bucholtzer hls, (|ui fut aidé dans ce travail par Abraham Schultet; la 1,B édition parut à Gorlitz, 1385, in-fol. ; la 5e à Francfort, 1634,.in-8«. 5° Catalogus consvlum Romanorum, Gorlitz, 1590, in-8'. Cet ouvrage commence à l'expulsion des Tarquins et au consulat de Bmtus; il vient jusqu'à celui de C. Vibius Pansa et de A. Hirtius (l'an de Rome 710), c'est-à-dire jusqu'à la mort de Cicéron, époque à laquelle l'autorité consulaire passa aux empereurs, et où Rome n'eut plus que des consuls honoraires. Godefroi Bucholtzcr fut éditeur de ce catalogue, qui a été réimprimé en 1598, in-8«. 6* Epistolœ chronologica ad Davidem Parœum el Elium Reusnerum. 5» Admonitio ad chronologiœ studio$os de emendatime duarum qurni h ont m chronologicarum annum nativitalis et tempus ministerii Chrisli coneernenlium. 5° De Consolatione deeumbentium. 7° De Idea boni pasloris. 8' De Concionibus funebribus. Scaliger et de 1 hou ont fait l'éloge de Bucboltzer. Denis-François Camusat a donné sa vie dans ses notes sur la Bibliotheca ecclesiaslica d'Alphonse Cltacon. (Voy. aussi Melchior Adam, Vitœ German. Philos., tt A. Tessier, Eloges des hommes savants, tirés de CHistoire de M. de Thou.) A. B— T.
BUCHOT ( Philibert), l'un des ministres les moins connus de la république française, était né en 1748 à Maynal, bailliage de Lons-le-Saulnicr. Ayant embrassé l'état ecclésiastique, il fut nommé régent au collège de cette ville, où il acquit la réputation d'un bon grammairien. Dès le commencement de la révolution, il se signala par son zèle pour en propager les principes, et fut élu administrateur, puis procureur syndic du district de Lons-le-Saulnier. En 1792, il était membre de l'administration centrale du département du Jura. D'un tempérament faible, mais plein de chaleur et d'énergie, il se prêtait volontiers à soulager ses collègues dans leurs fonctions, que les circonstances rendaient de jour en jour plus pénibles, et se cliargeait de rédiger les discours el les proclamations destinés à enU*etcnir parmi le peuple l'enthousiasme pour le nouvel ordre de cho ses. La journée du 31 mai 1793 ayant divisé les administrateurs, l'abbé Buchot fut forcé de se retirer ; mais, bientôt après, le conventionnel Prost (voy. ce nom ), envoyé dans le Jura pour y combattre le fédéralisme, nomma Buchot procureur général syndic du département. Délégué par ce représentant à Pontarlier, avec des pouvoirs trés-étendus, Buchot, à son arrivée dans celte ville, mit en liberté tous les détenus jkhit cause politique, et remplaça par des hommes plus modérés les administrateurs du district et de la municipalité. Celte conduite, qui contrastait de la manière la plus étonnante avec celle ae Prost dans le Jura, souleva tous les