‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 2)Chapitre 17 sur 97 · BL'C · texte numérisé non relu

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Vie publii|uc, par la profusion des emplois qu'il enta^ sur eux ; enfin, pour le peindre en quati-c mois, homnic frivule el haineux, ministre inepte et tyrannique, mauvais citoyen, serviteur insolent, sujet iufidele, fit le premier meurtrier de son malheureux niaitre. II avait épouse en 1620 la tille unique du comte de Xewcaslle, la plus riche héritière du royaume. Si l'on eu croit quelques historiens, il avait commencé par la séduire, el les menaces du père le contraignirent à l'éj ouscr. H laissa deux (ils de ce mariage, George II, due de Buckingham, dout l'article suit, et le lord François V illier». L— T — l.

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lils du précédent, naquit a Londres, le, 30 janvier 1627. Après la lin tragique de son favori, en 1028, le roi alla voir sa veuve, alors enceinte, et lui promit de servir de père à ses enfants. Le jeune duc, après avoir achevé ses éludes à Cambridge, voyagea dans les pays étrangers avec sou frère François, sous la surveillance d'un gouverneur que le roi leur avait donné. Devenus en Anglelcrre à l'époque où la guene civile venait d'éclater, leur gouverneur les conduisit à Oxford près du roi , à qui ils offrirent leur fortune el leur vie. Le parlement coulisqua leurs biens, qu'il leur reudil bientôt , en considération de leur jeunesse. Après avoir fait un second voyage dans les pays étrangers, où ils vécurent avec faste, ils rentrèrent en Anglelcrre en 1658. Le roi élait prisonnier dans l'Ile de Wight; ses partisans se préparaient à recommencer la guerre. Buckingltam et son frère se rangèrent sous les ordres du comte de Hulland, qui leva l'étendard dans le comté de Surrey. Le parlement envoya contre eux Fairfax, qui les défit près de ÎNonsuch. François fut tué après avoir fait des prodiges de valeur, et George parvint à se sauver à St-Neots, dans le comté de Iluntingdon, où Holland fut pris, et ensuite décapité. Buckingham trouvant, le lendemain matin, son asile cerné pr un corps de cavalerie, n'eut que le temps de monter à cheval avec un domestique , chargea les cavaliers, tua leur chef, et alla aux Dunes, où le prince de Galles élait à bord d'une flotte. Le parlement lui enjoignit en vain de rentrer dans un délai de quarante jours, sous peine de confiscation de ses biens. Il vécut chez l'étranger du produit de la précieuse collection de tableaux qui lui avait été laissée par son père, et qu'il vendit à Anvers. Il suivit ensuite Charles II en Ecosse, et se trouva à la bataille de Worccster. Son évasion fut presque aussi miraculeuse que celle de son maître. Ilcliré en France, il se signala comme volontaire aux sièges d'Arras et de Valencienues. Lorsqu'il alla rendre ses devoirs à Charles, il en fut reçu avec distinction ; mais il éprouva quelques désagréments des personnes de la cour. A cette é|>oquc, il s'opéra un singulier cliangcmeul dans sa destinée. Le parlement avait assigné pour récompense à Fairfax une partie des biens de Buckingbam. Celui-ci , apprenant cpie sa mère recevait de Fairfax une portiou considérable du revenu qui faisait partie de son douaire, pensa que ce général ne se conduirait pas avec moins de délicatesse envers lui. Quoiqu'il fut

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