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1T45, annonça, dés sa jeunesse, son goût dominant pour les sciences mathématiques, liais quand il fût nommé directeur de la bibliothèque Ambrosienne, les devoirs de sa charge l'obligèrent de se consacrer exclusivement à l'exploration des trésors manuscrits que renferme ce riche dépôt des sciences humaines. Parmi ces manuscrits, il choisit de préférence ceux qui se rapportaient à des antiquités et aux langues orientales. Ainsi il traduisit en lutin un codex syrien extrêmement rare, et en publia le premier tome contenant le livre de Daniel. 11 accompagna également de notes savantes le texte des Psaumes. Il a publié encore : Memoric storico-critiehe intomo le reliquie e ileullo de S. Cetso, martyre, Milan, 1782, in-4», fig. Ces mémoires contiennent les plus curieux documents sur les antiquités ecclésiastiques de Milan. Bugatti mourut à Milan, le 20 avril 1816, peu de temps après avoir été nommé censeur pour l'impression des livres par l'empereur d'Autriche François II. On conserve de lui, dans la bibliothèque Ambrosienne, plusieurs manuscrits, parmi lesquels se trouve un recueil considérable de lettres qui lui furent adressées par Assemani, Marini, dei Rossi, Schnurrer, Borgia, Cessait et autres savants, avec lesquels il était en relation littéraire. . Z— 0.
BUGENHAGEN (Jean), surnommé Pomeranui, du nom de son pays, né dans Pile de YVollin, le 24 juin 1485, étudia à Greifswald, fut prédicateur à Treptow, écrivit, par l'ordre du prince, une chronique latine de la Pomérame, qui n'a été publiée (à Greifswald par J. II. Balthasar, avec la vie de l'auteur) qu'en 1728, in-4°, sous.ee titre: Pomerania, rive de Antiquitale, Conversione et principum Pomeranorum Gestis. Il embrassa le luthéranisme, et fut l'un des premiers pasteurs et professeurs de théologie à VVittcnberg. Appelé ensuite a Brunswick, à Hambourg, à Lubech et à Copenhague, il y travailla à la réforme de l'Église et des écoles, pendant que Luther était chargé de prêcher pour lui jusqu'à son retour. Il perdit dans sa vieillesse toutes ses facultés du corps et de l'esprit, et mourut à Wittenberg, le 21 mars 1558. Il aida Luther dans sa traduction de la Bible, et écrivit une multitude d'ouvrages de théologie, narrai lesquels nous indiquerons seulement : 1* Historia Chris ti passi et gloriflcati; 2° Explicatio Psalmorum; 5* Belalio de Uinere Danico, etc. ; 4» Fragmtntum de migrationibus et mulationibus gtntium in Occident il imperio, Francfort, 1614, Melanclithon ( Orntio de vita Bugenhagi ), Koch ( Erinnerungen an BugenLayen). Gcrtze et Mayer ont publié des écrits à la louange de Bugenliagen. Niceron, dans les t. 14 et 20 de ses Mémoires, a consacré à cet auteur un très-long article, et y donne une liste tn&élcnduc de ses ouvrages. G— t.
BUGGE (Thomas), un des astronomes les plus illustres du 18* siècle, naquit à Copenhague, le 12 octobre 1740. Son inclination |>our les sciences mathématiques se développa d'elle-même dès son enfance, et elle fut cultivée avec soin par ses maîtres. Il avait commencé à suivre, dans l'université de Co-
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penhague, les cours de théologie ; mais il leur préféra bientôt les leçons des mathématiciens et des physiciens. Il s'occupait volontiers d'observations astronomiques, et fit paraître, dès l'année 1761, sa traduction des mémoires de l'académie royale des sciences de Paris, avec les observations qu'il avait faites à Dronthcim sur le passage de Vénus sur le soleil. Nommé, l'année suivante géomètre-géographe par la société royale des sciences de Copenhague, il mesura, jusqu'en 1765, vingt à vingt-quatre lieues carrées par an dans le Seeland, et profita de ce travail pour former quelques jeunes gens à la mesure géographique. Il devint professeur d'astronomie et de mathématiques à l'uuiversité, en 1777, et entreprit alors, aux frais du gouvernement danois, un voyage scientifique en Allemagne, en Hollande, en France et en Angleterre. A son retour, l'observatoire reçut d'importantes améliorations, par le cliangement d'une tour nommée la Tour ronde. Le gouvernement danois le pourvut d'instruments précieux pour ses observations astronomiques. Par l'usage qu'il fit de ces instruments, Bugge arriva à plusieurs découvertes importantes, par exemple, sur l'étoile lixe Algol, dans la constellation de Pcrsée, sur la planète de Saturne. Il lit confectionner, d'après son invention, un compas d'inclinaison, pour déterminer l'inclinaison de l'aiguille aimantée. Il inventa aussi un instrument fait avec du mercure pour déterminer les niveaux. Des observations continuées pendant plusieurs années l'amenèrent à ce résultat, que la pluie tombe en plus grande quantité dans les régions basses que dans les régions élevées. Par suite d'une invitation qu'il reçut du gouvernement français, il partit pour Paris par ordre de son gouvernement en 1798, afin de conférer avec les commissaires de l'Institut national sur l'unité principale des poids et mesures, d'après les principes prescrits par la nature elle-même, ou sur la véritable grandeur du mètre et du kilogramme. L'Institut s'empressa d'admettre l'illustre savant dans son sein. En 1807, lors du bombardement de Copenhague par les Anglais, Bugge, tandis que sa maison bridait, au lieu de songer â sauver sa bibliothèque et ses instruments, chercha et trouva le moyen de sauver les instruments astronomiques de l'observatoire royal, trésor scientifique confié à sa surveillance, ainsi que les gravure* en cuivre pour les caries appartenant à la société des sciences. Cette preuve d'un dévouement aussi pur fut récompensé par l'ordre de Danebrog et les fonctions de conseiller d'État. Il mourut le 15 janvier 1815, laissant une réputation de science égale à celle de ses vertus privées. Outre plusieurs excellentes cartes géographiques, il a laissé de nombreux écrits sur différentes parties de la science ; 1* Description de la manière de mesurer qu'on a employée pour dresser les cartes géographiques du Danemark ; 2° Premiers Éléments de l'astronomie sphérique et théorique; y Premiers Éléments des mathématiques pures ou abstraites, 3 vol. ; 4° Voyage à Paris en 1788 et 1709; 5* divers mémoires dans les publications de la société royale des sciences de Copenhague, dans celles de la société de littérature Scandinave,