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frères avaient été contraints par l'université de se borner à renseignement des langues anciennes et de la rhétorique. Après avoir rempli cette chaire avec succès pendant plusieurs années, il fut envoyé par ses supérieurs à Lyon, où il professa la philosophie, et mourut provincial; le 5 juin 1726. On a de lui un Cours de philosophie (en latin), Lyon, 1723, 4 vol. in-12. W— s.
BUHY (Félix), né à Lyon, en 1654, entra dans l'ordre des carmes en 1651 . Il fut docteur de Sorbonne, et, le premier, osa soutenir publiquement les dix articles de doctrine publiés en 1682, par le clergé de France, touchant la nature et l'étendue de la puissance ecclésiastique. Il mourut en 1687, âgé de 53 ans. On lui attribue un Abrégé de$ conciles généraux, Paris, 1699, 2 vol. in-12, ouvrage fort abrégé, mais estimé. On y trouve l'histoire de la pragmatique sanction, précédée d'un fort beau discours sur l'antiquité des élections, puis l'histoire du concordat entre Léon X et Frauçois l,r. L'auteur a placé ensuite les articles du concile de Trente qui semblent être contraires à l'usage de France, et blesser les libertés de l'Église gallicane. Buhy a encore publié d'autres écrits peu importants. C.T — v.
BUI AH. Voyez Imad Eddaulah.
BUIL ou BUEIL, Catalan, moine bénédictin de l'abbaye du Mont-Serrat, homme d'une grande réputation de piété et de savoir, fut choisi, par les rois catholiques, Ferdinand et Isabelle, pour aller prêcher la foi dans le nouveau monde. Le souverain pontife lui donna sa bénédiction avant son départ, le décora du pallium, et le nomma son vicaire général dans les Indes occidentales, dont il est regardé comme le premier patriarche. Il fut suivi de douze religieux de son ordre, et s'embarqua avec Christophe Colomb en 1493, lorsque celui-ci partit pour son second voyage. Arrivé en Amérique, il eut souvent .des démêlés avec Colomb, et fut un de ceux qui parlèrent contre lui avec le plus de véhémence. Colomb ayant fait punir plusieurs Espagnols qui avaient désobéi à ses frères, et qui avaient tourmenté les Indiens, Buil jeta un interdit sur Colomb. Tous deux écrivirent aux rois. Buil retourna en Espagne avant l'amiral, pour justilier sa conduite et pour satisfaire son ressentiment. Il n'épargna aucun moyen de nuire à Colomb, et contribua sans doute à attirer à cet amiral les désagréments qu'il éprouva par ta suite. Il ne parait pas qu'il soit retourné aux Indes. La plupart des historiens du 16' siècle qui ont écrit sur la découverte de l'Amérique ont parlé de Buil. Un bénédictin allemand, du couvent de Scittenstoct en basse Autriche, recueillit ces divers documents, et en composa un ouvrage dont voici le titre abrégé : Nova Navigalio novi orbis Indice occidental» R. P. D. Buellii, Calalani, abbatisMontitterrali, et soriorum monachorum ord. S. Bened., in-4", 1492, figuris ornala, A. P. Honorio Philopono, ejuêdem ordinis, 1621 ,(in-fol., sans lieu d'impression, avec un frontispice gravé qui représente d'un coté St. Brendan, et de l'autre Bull. L'éditeur, qui, selon la coutume] de son siècle, s'est donné un nom grec, dit à tort que Buil était abbé
du Mont-Serrat. L'histoire de cette abbaye ne fait
de Buil qu'un simple religieux. Ce n'est pas la seule inexactitude commise par Philoponus, qui nous apprend que son but principal a été de prouver que les religieux de St-Benolt ont les premiers prêché l'Évangile en Amérique. Les figures sont bien gravées ; mais le sujet en est souvent plus fabuleux que le texte qui les accompagne. E— s
BUILLOLD. Voyez Buleiocd.
BU1RETTE (Jacqies), sculpteur, né a Paris en 1630, reçu à l'académie royale de peinture et de sculpture le 27 août 1661, sur un morceau qui promettait qu'il serait un jour un grand maître. C'était un bas-relief en marhre dont le sujet était 17 'mon de la Peinture et de la Sculpture, représentées par deux jeunes filles, dont l'une tenait des pinceaux et une palette, tandis que l'autre s'appuyait sur un torse. Il devint aveugle après sa réception, ce qui ne l'empêcha pas de méditer sur son art, dont il avait acquis une connaissance si profonde, qu'il jugeait et corrigeait, rien qu'au toucher, les modèles qu'on lui présentait. 11 fut au nombre des artistes qui, sous la direction de Lebrun, décorèrent le palais de Versailles. On cite particulièrement les quatre groupes d'eufanls, cl Y Amazone d'après l'antique, placés à la demi-lune qui termine l'allée d'eau. 11 a fait pour St-Gcrvais les statues de Sl-Jean et de la Vierge. Il mourut en 1699. Z— o.
BUIS. Voyez Bustes.
BUISEKO (Tiiierri), gentilhomme, poète flamand, né à Flessingue, vers 1640, et mort en 1721 , fut secrétaire de celte ville, puis conseiller au conseil de Zélande. 11 cultiva les lettres, et fut le Mécène des poètes et des écrivains de son temps. Il était lié d amitié avec le célèbre Vondcl. Buisero traduisit en hollandais diverses pièces de Molière, et composa quelques tragédies et un grand nombre de comédies qui ont été imprimées à Middelbourg, la Haye et Leyde, vers la fin du 17* siècle. V. E— M.
BU1SSEHET ou BUSSERET ( François ), archevêque de Cambray, naquit en 1549, à Monsdans le Hainaut, et lit ses études à Lille. Après avoir obtenu un canonicat à Cambray, il lit un voyage à Rome, et comme il passait par Bologne pour retourner dans sa patrie, il reçut dans cette ville les honneurs de docteur ès-droits. Après avoir été successivement officiai, archidiacre, doyen et grand vicaire de l'église de Cambray, il fut nommé en 1602 au siège épiscopal de Namur, qu'il occupa jusqu'en 1614. Il fut alors promu à l'archevêché de Cambray, vacant par la mort de Jean Richardot ; mais il ne l'occupa pas longtemps, la mort l'ayant surpris le 2 mai 1615. Ce prélat avait composé : 1* l'Histoire d'une religieuse de Morts possédée, imprimée en 1585; •><> Y Histoire du concile provincial de Mon, terminé le 24 octobre 1586, et dont il avait dressé les canons imprimés à Louvain: en 1603 ; 3* la Vie de Su-Marie d'Oigine, 1608. ( Voy. Valère André, Bibt. Belg. ; Gazey; Hist. cccles. des Pays-Bas ; Carpenlier. Hist. de Cambray, etc. ) Z— o.
BUISS1ERE (Paul), chirurgien français établi à Copenhague, et anatotuiste, de la société royale de