‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 2)Chapitre 25 sur 97 · BEL · texte numérisé non relu

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donner le litre. ( Voy. Narralio de oriu, vita et obitu Henrie. Bullingeri, inserla mmlione prœcipuarum rmtm quœ in Ecdesiis Helvetia contigeruni, etc. , auelore Jos. Simitro, Zurich, 1775, in-4«.) V Histoire des persécutions de l'Eglise, par Bullinger, a été traduite du latin en français, 1577, in-12. Dans les Eloges des hommes savants tirés de l' histoire de Al. de Thou, par Antoine Teissier, 1715, 4 vol. in-12, on trouve un long et curieux article sur Henri Bullingcr. — Jean-Balthasar Bullinger, né à Zurich en 1600, mort en 1764, fut professeur d'histoire de la Suisse dans sa ville natale, et occupa cette chaire avec distinction. On lui doit une édition de la CAronique de Zurich de Blunthli, qu'il a continuée jusqu'en 1740. U— I.

BULLINGER ( Jean-Balthasar ) , peintre, né à Langnau, canton de Zurich, le 31 décembre 1715, s'adonna de bonne heure à l'étude du dessin, et fut envoyé en Italie pour perfectionner ses heureuses dispositions. Admis à l'école de Tiépolo, le plus habile peintre qu'il y eût alors à Venise, il fit de rapides progrés. La vue des cl>efs-d'o?uvre du Titien, de Paul Véronèse et du Tintoret, lui présenta une nouvelle source d'instruction , et c'est après s'être pénétré de la manière de ces excellents maîtres, qu'il entreprit, par les conseils de Tiépolo, quelques compositions dont le succès donna de grandes espérances. Bullinger revint ensuite dans sa patrie , où ses ouvrages ne tardèrent pas à lui faire une grande réputation ; plusieurs portraits et ses premiers essais dans le paysage y ajoutèrent encore. 11 visita l'Allemagne, et séjourna à Dusseldorf, à Amsterdam, et à la Haye, où il travailla ; mais le dérangement de sa santé et les circonstances de la guerre l'obligèrent de retourner dans son pays, en 1742. Il s'y maria dans la même année, et dés lors il abandonna le genre historique, dans lequel il eût marqué avec plus d'éclat en prolongeant ses études en Italie, pour se livrer à la peinture du paysage. Ses tableaux en ce genre, dont il orna des galeries entières, lui méritèrent les suffrages de ses compatriotes; mais ils sout peu connus en France ; la plupart tiennent de la manière flamande. Bullinger a gravé à l'eau-forte, d'après Ermels et Meyer, et d'après lui-même, un grand nombre de paysages, notamment un œuvre de cinquante pièces, auxquelles il a joint son portrait, et une prérace ou exposidon de ses idées sur la peinture. V — T. *

BULLION (Clacdb de), sieur de Bonelles, surintendant des finances et ministre d'État sous Louis XIII, était fils d'un maître des requêtes du roi Henri III et d'une Lamoignon. 11 fut fait maître des requêtes par Henri IV, en 1605, et employé dans diverses négociations. En 1611, il fut envoyé à Saumur par la reine Marie de Médicis, comme commissaire auprès de la fameuse assemblée des calvinistes, présidée par Duplcssis-Moraay. Les calvinistes y firent des demandes exorbitantes. Bullion reçut ordre de faire parler en maître un roi mineur, et il ne tint cependant pas à sa modération et à sa prudence que les calvinistes ne fussent traites avec ménagement. En 1614, U se trouva aux conférences

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