‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 2)Chapitre 27 sur 97 · BON · texte numérisé non relu

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in£». 10- Insiruxioni sulla vaccina, 1812.11° Particularités de deux comécailleux anglais nommés L. et II. Lambert, ibid., 1818, m-*'. 12" Réflexions sur Allioni, célèbre médecin et professeur à l'université, ibid., 1825, in-8». 13° Igiena de" lipografi , ibid., 1825, in-8». 11° De' diverti Metodi délia litotrizia con mensione di quella del Colliex, ibid., 1833, in-8*. 13" Mémoire sur la fabrication delà bière, suivi d'un article de M. Iluzard sur la nutrition du bétail avec son résidu, ibid., 1833, in-8\ Enfin, dans les Arles de l'académie de Turin, on lit plusieurs mémoires très-intéressants de cet homme laborieux qui appartenait a plusieurs sociétés savantes; nous citerons seulement: 1° Mémoire sur les poissons du fleuve du Pô; 2° sur la Morve. des chevaux. Le docteur Derolandis publia sur le professeur Buniva une notice où Ton voit que cet infatigable savant fut le promoteur de la vaccine en Piémont, et qu'il lit paraître quatre-vingts ouvrages sur divers sujets, dont le biographe donne le catalogue (I). G— g— r.

BCNNIK (Jean), peintre de paysages, naquit à Utreclit en 1654, et eut pour maître Hermann Zaftlévcn. Après avoir demeuré trois ans dans l'atelier de cet artiste, il parcourut l'Allemagne et l'Italie, ne cessant d'étudier d'après la nature, et croyant toujours n'être pas assez instruit. Le duc de Modène le retint auprès de lui pendant huit ans, et lui donna le titre de son premier peintre. Impatient de revoir son pays, Bunnik renonça aux honneurs dont il jouissait dans celte cour ; mais, à peine revenu en Hollande, il fut appelé en Angleterre par le roi Guillaume III, qui l'employa à décorer le château de Loo. On croit qu'après avoir acquis une fortune assez considérable, il eut la faiblesse de se laisser ruiner par ses enfants, et qu'il mourut pauvre en 171 T. Les ouvrages de cet artiste sont peu connus en France. Les Hollandais le regardent comme un de leurs plus liabiles paysagistes. — Jacob Binmk, peintre de paysages et de batailles, mort en 1725, a obtenu moins de réputation. Ec— Dd.

BUNO ou BINON (Jean), professeur à Lunebourg, né à Franckenberg (dans la Hesse), en 1617, fut précepteur de plusieurs jeunes seigneurs avec lesquels il voyagea en Danemark, ce qui lui fournit l'occasion de développer des vues nouvelles sur l'éducation, et de publier des méthodes d'instruction qui lui firent en son temps une réputation extraordinaire. En 1633, il fut fait recteur de l'école de St-Michel à Lunebourg, professeur d'histoire et de géographie en 1660, et de théologie en 1672. Il mourut en 1697, âgé de 80 ans. On remarque qu'il lui était poussé deux dents dix ans avant sa mort. Outre les nombreux ouvrages qu'il a publiés pour faciliter l'instruction, tels que son Nouvel A, B, C, sa Grammaire latine en tables et en figures, sa Bible mném&nisée tout entière, ses lnstilutes de Justi-

(I) Entre antre», tin Diuourt historique sur tutUM de la veeet- •afioa. Turin, ItOA, in-*0. On neol encore citer de Boniva : Discvur, dSwerture des trtswdt Ce» ii d* conseil supérieur citil et militaire de senti de la 87* dirisio* de r empire, Turin, M 4 1 (1804), ta-*. D-«-«-

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nien avec le titre de Regulis juris , en images, son Idée de l'histoire universelle, et autres de ce genre qu'on a prétendu ensuite n'être bons qu'à former la mémoire au préjudice du jugement, on lui doit quelques écrits estimés : 1" Cluverii Jntroduclio in grographiam emendala, Amsterdam, 1697 et 1729, in-49. 2* Hjusdem Italia, Sicilia, et Germania contracta. La Germania antiqua du même Cluvier, réduite par Bunon, fut imprimée séparément à Wolfenbuttcl, en 1663, in-4°. 3° Auctarium ad Christoph. Heidmanni radiées nominum verborumque latinorum. 4» Une édition de la Vie de Cicéron par François Fabricius. 5* Quelques ouvrages de politique. CM. P.

BCNON (Robert), chirurgien-dentiste, né à Cliàlons sur Marne, en 1702, reçu docteur à St-Cômc en 1739, pratiqua son art à Paris avec succès , et y mourut le 25 janvier 1748. Il a laissé trois ouvrages estimés : 1» Dissertation sur un préjugé concernant les maux de dents qui surviennent aux femmes grosses, Paris, 1741, in-12. 2° Essai sur les maladies des dents, où on propose de leur donner une bonneconformation dès la plus tendre enfance, Paris, etc. ,1713. in-12 ; ibid., 1745, 2 vol in-12. 5» Recueil raisonné de démonstrations faites à la Salpétrière et à St- Côme, Paris, 1746, in-12. C'est un recueil d'observations sur les maladies des dents , et d'expériences qne Bunon avait faites à cet égard devant des commissaires de l'académie de chirurgie. C. et A — n.

BUNOU (Philippe), jésuite, né à Rouen vers 1680, y professa la théologie pendant plusieurs années, et mourut recteur du collège de son ordre a Rennes, selon quelques biographes, mais à Nantes , suivant l'abbé Goujel, le 11 octobre 1739. On a de lui un Traité des baromètres, Rouen, 1710, in-8°, et un Abrégé de géographie, suivi d'un dictionnaire géographique latin et français, Rouen, 1716, in -8". Ce dernier ouvrage peut eucore être utile aux jeunes gens, que l'auteur a eus en vue. Le P. Bunou cultivait la poésie française, et on a imprimé sa traduction en vers des Fontaines de St-Cloud et du Théâtre des Naïades, deux pièces du P. Comroire , dans le recueil des poésies latines de ce dernier, Paris , 1754, 2 vol. in-12. W— s.

BUNTING (Henri), théologien luthérien, né en 1545, à Hanovre, fit ses études à Wittenberg, et fut successivement pasteur à Grunow et à Gosslar. Des tracasseries religieuses l'engagèrent à quitter le ministère ; il se retira à Hanovre, où il vécut en simple particulier jusqu'à sa mort, arrivée en 1606. On a de lui, entre autres écrits : 1° Une Harmonie des évangélistes, en latin ; 2* de Monelis et Mensuris Scriptural sacra, Helmstaedt, 1583, in-4" et in-8". 3» Ilinerarium biblicum, qu'il a écrit en latin et en allemand, Magdebourg, 1597, réimprimé en 1718, in-4*; 4° une Chronique du duché de Brunswick- Lunebourg, in -fol., continuée depuis par Henri Meibom jusqu'en 1620, et réimprimée en 1722; 5» Chronologia, hoc est omnium temporum et arniorum séries, etc., Zerbst, 1590; Magdebourg, 1608, in-fol., etc. G— t.

BUNYAN (Jean), écrivain populaire d'une secte

rtuo

de non conformistes anglais, naquit en 1628, près de Bedford, d'un pauvre chaudronnier. Comme tous les enthousiastes , il avait commencé par être un grand pécheur, et avait été ramené dans la bonne voie par des moyens extraordinaires. Entre autres miracles faits en sa faveur, il raconte qu'un jour qu'il se livrait à son habitude favorite de jurer, il entendit une voix qui, venant du ciel, lui criait : « Veux-tu « renoncer à tes péchés et aller au ciel, ou garder « tes péchés et aller en enfer?» Le choix ne devait pas paraître douteux ; cependant Bunyan no se décida pas sur-le-chninp. Enfin il se convertit, et si complètement, qu'il devint un modèle de piété. Il continua le métier de sou pére jusqu'à ce que, les troubles d'Angleterre ayant éclaté, il se fit soldat dans l'armée du parlement. En 1655, il fut reçu membre de la congrégation des anabaptistes de Hedford, et se distingua tellement par son zèle et son enthousiasme, qu'après la restauration, il fut jugé comme promoteur de rassemblements séditieux, et condamné à un bannissement perpétuel. Cette sentence ne Jut pas exécutée; mais il demeura douze ans et demi en prison, faisant des lacets pour vivre, lui, sa femme et ses enfants, prêchant, et s'occupaiit de la composition de plusieurs ouvrages de pieté , dont le plus connu est son Voyage du pèlerin (Pilgtim's Irogress), ouvrage allégorique, bizarre, mais plein d'imagination , très-célébre en Angleterre, où il a eu pins de cinquante éditions, et propre en effet a produire une grande impression sur des esprits simples. Il a été traduit en plusieurs langues, entre autres en français (1), et il est fort en usage parmi les protestants. En 1671, la congrégation de Bedford le choisit pour son pasteur, et l'évéqne de Lincoln ( Barlow) ayant obtenu son élargissement , il voyagea en Angleterre pour mainleuir dans leur foi ses frères non conformistes, ce qui le fit nommer J'évêque Bunyan. Lorsque Jacques II eut publié son édit de la liberté de conscience, Bunyan se trouva en état, grâce aux contributions volontaires des personnes de sa croyance, de leur bâtir un lieu de réunion, où il prêchait devant un auditoire nombreux. Il mourut en 1688. C'était un homme sans lettres, mais doué de beaucoup d'imagination et de talent naturel ; d'un extérieur grossier, mais d'un caractère doux et de mœurs irréprochables. On a rassetn. blé ses ouvrages en 2 vol. in-fcL Londres, 4756,

Bl OMMATTEL Voyez Bi'o.xmattbi.

BIONACCORSI (Piiiuwb). Voyez Calliua-

cms.

BL'ONACORSI. Vuyez PerhI!» hbl Vago.

BUONACCORSl ou BONACCOB8I (Blaîsb), historien et poCte, né dans le 45" siècle, à Florenec,

'«) Il ma paru deux traduction» français*, la première sous r© titre : Vvijajc Jh cÂntien el île In rhntif.me ter» i rtctHiit bienkenrnit, Neufrhiitr l, I7I6. I11-8" ; !Ue, 172* , 2 vol. iiHâ ; Halte 47.-.0, a [uni» en un volume ln-49 ; Calmar, 1*21, In 19; Valeur,», Nan Aareie, «Sis. 11M*. Ll aeronde iradiiriimi, qui a pour auteur Bokrt tolicunr, t ruar mre : le PtUriutft^ti* uourtaa chrtlit* *5 ' *'*<t*ri,fun umgr, Pjris, 1772. MM, ; nouvelle Mlibn, L>on « Pari», Vinsse, «820, ,82* ; P*r,<. *Wp*à,

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d'une ancienne et illustre famille, est auteur d'un journal des événements les plus importants arrivés en Italie pendant l'occupation du Milanais par les Français sous Louis XII. Cet ouvrage curieux n'a été imprimé que longtemps après la mort de l'auteur, sous ce titra : Diano de' succe$si più impor- (anliseguitiinltaliaet parlieolarmente inFiorenza daiï anno I {98-1512, Florence, Giunlt, 1568, in-4»; il est devenu assez rare; la plupart des bibliographes français qui en ont parlé, tels que Lenglet Dufresnoy, Fontelle, etc., ne l'avaient point vu ; Tiraboechi l'a cité dans la Sloria délia letlerat. ilaliana; mais il pourrait induire en erreur sur la véritable date de l'édition, qu'il place en 1608 au lieu de 1568. C'est évidemment uno faute typographique ; mais il n'était pas inutile de la signaler, Les poésies de Buonaccorsi sont conservées à la bibliothèque Laurculienne. VV — s.

BUONÀCOSSÀ (Hercule). Voyez Boiucossus.

BtJONAFEBE (Appiaso), philosophe et publicisle italien du 18e siècle, peu connu en France, et qui mériterait de l'être, par l'indépendance de ses idées et l'originalité de son style. Né à Commachio, dans le Fciiarais, le 4 janvier 1716, il entra en 1745 dans l'ordre des céleslins, fut fait professeur de théologie à Naples, en 1740, et eut plusieurs abbayes. Naturellement porté aux études philosophiques, il fut encouragé a s'y livrer par l'essor qu'elles prenaient alors en Italie. II vécut 78 ans, et mourut à Rome, d'une chute qu'il {fit sur la place Navonc, en décembre 17M3. Le R. Buonafede était grand de taille, d'une physionomie gaie, qui montrait la franchise de son caractère ; il s'énonçait avec aisance, cl son mérite était si reconnu, que l'opinion publique le portait au cardinalat ; mais il n'obtint pas celle dignité, Pie VI ayant craint son attaclicment à la philosophio du 18* siècle. Tous les ouvrages qu'il publia prouvent qu'il suivit constamment cette dU rection donnée à son esprit par celui de son siècle. Les plus remarquables sont : I» Hillrali poetici. florin e criiici di varj uomini di Uturc, IVaples. 1745, in-8" ( publiés sous le nom d'Ânneo de Faba Cromasrano) : c'est la meilleure de ses productions poétiques. 2» Saggio di commedie filotofiche, Faenza, 1754, in-4° (sous le nom iVApatopisto Cromaziano). 5° Dell' Apparitione di alcutu ombre, per T. B. B,, Lucques, 4758-60, 2 part. in-8«. 4° hloria erUica t filosofiea det tuicidio, ibid., 4761, in-8*. 5" Délit Conquitl* celebri etaminate eol naluraje dritto délie genti, Lucques, 1763. 6« hloria délia mdole di ogni fitoîofia, 1 vol. in-8», Lucques, 1772; Venise, 1783: c'est le plus estimé de tous ses ouvrages philosophiques. 7° Délia Retlaurazione d'ogni filotofia , ne' secoli 16, 17, et 18, Venise, 178», 5 vol, in-8-. 8" Sloria criliea del modernn dirillo dinalun t telle gcnii, Pérouse, 1789. On lui attribue aussi : délia Malignità ieloriea diteorti Ire, di A. B. contra P. Fr. Courayer, Bologne, 1757, in-8°; et deW Impudenza lelteraria, sans date (Lucques, 1761 ou 1762), in-8° : II y réfute une notice sur Pierre Sarpi, publiée par Crifellini. G— É.

BIJONAMICI ( Lazaiie), né à Bassano, en 14Î9,

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d'une famille très-pauvre , eut le bonheur de trouver un protecteur dans l'un des amis de son père, et Ait envoyé à l'université de Padoue. Il ne tarda pas a se faire remarquer par les progrès qu'il fil dans les langues Jatiuc et grecque, et particulièrement dans la philosophie, qui lui fut enseignée par le célèbre Pomponacc. Ce savant avait une si haute estime pour son élève, qu'il lui demandait souvent l'explication des passages douteux qui se trouvaient dans Arislole. Buonamici ne s'appliqua pas avec moins de succès à l'étude des mathématiques, de l'astrologie, de la musique. Au sortir de ses éludes , il fut appelé à Bologne pour faire l'éducation de plusieurs jeunes gens de la famille Campeggi. En 15îi>, il passa de cette ville à Home , où il fit un «ours de beJles-lellres au collège delta Sapienta. II 9e trouva au siège de Home en 1827 , et fut obligé d'abandonner tous ses travaux et ses livres pour se soustraire à la férocité des vainqueurs. Trois ans après il obtint la chaire d'éloquence grecque et latine dans l'université de Padoue. La manière distinguée dont il la remplit accrut sa réputation à un tel poiul que l'université de Bologne, Clément VII, le grand-duc Cosme 1*', lui firent des propositions pour se l'attacher. Le cardinal Sadolet voulait l'eminener à Carpentras, et le cardinal Stanislas Osio le conduire avec lui en Pologne; Ferdinand, roi de Hongrie, lui fit les offres les plus brillantes pour l'engager à venir professer dans ses États ; mais les égards et la considération dont il jouissait à Padoue, et une pension que lui faisait le sénat de Venise , suffisaient à son ambition,- et il refusa constamment de s'exposer aux dangers des déplacements. 11 mourut à Padoue, le M février 1552, âgé de 73 ans. Tous ses élèves se firent honneur d'assister à ses obsèques. Son cercueil, déposé dans l'église de St-Jean tU Verdara, fut orné d'une longue inscription, surmontée de son buste en bronze. On compte parmi ses ouvrages : t° Carmina, Venise, 1532, In 8°, et 1572, ln-4°; réimp. depuis en divers recueils, comme l'ont été ses lettres et ses discours ; S» ConcelU delki lingna latina, Venise, 1562, in-8", réimp. plusieurs fois. Lipenius lui attribue un traité intitulé de Motu tibri 10, Florence, 1591, in-fol. Il s'est trompé, et le savant Mazzuchelli {gli Seriitori d' ItaHa) prouve que l'auteur de ce traité est François Buonauici, médecin florentin, qui a composé aussi : de Alimenta libri 5, Florence, 1603; et Dismrsi poeltri in difesa d'Aristotile, Florence, i&n, in-4». R. G.

BUONAMICI (Puiuppe), naquit à Lucques en 1T05. Aprésavoir rempli avec distinction une chaire d'éloquence et de poésie, il se livra à l'étude de la théologie, et fut chargéj par M. Colloredo, archevêque de Lucques, de rédiger les aetes de son synode. Appelé a Rome par Lucchesini, secrétaire des brefs, il fût fait son substitut, place créée uniquement en sa faveur par Benoit XIV. Le premier ouvrage qui donna au public une idée avantageuse de ses talents fut l'oraison funèbre de Lucchesini, que sa reconnaissance pour un tel patron lui inspira, en 1745. Peu de temps après, il publia des vers estimés sur

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le rétablissement de la cathédrale de Bologne par Benoit XIV. Ils Turent suivis d'autres compositions du même genre en l'honneur des cardinaux Enriquez et Valcnti. Chargé par sa république de traiter des affaires importantes avec le souverain pontife, il y réussit à la satisfaction de toutes les parties, ce qui lui valut le litre d'agent de cette république auprès du saint-siége, poste honorable qu'il quitta dans la suite pour prendre la place distinguée de secrétaire des brefs jwur les lettres latines, à laquelle Clément XIV l'éleva. Il témoigna sa reconnaissance pour ce pontife par l'oraison funèbre qu'il en prononça dans le Vatican. Buonamici mourut le 30 noverabre 1780. Son principal ouvragées! intitulé: de Claris ponlificiarum epistolarum Scriplnribus , en forme de dialogues. La 1" édition de 1753 est dédiée à Benoit XIV , et la 2e, considérablement améliorée, à Clément XIV. M. Gaétan Marini a suppléé aux omissions de cette seconde édition dans son ouvrage degli Archiatri Pontifici, Rome, 1"8i. Buonamici publia, en 1776, la vie d'Innocent XI, qui déplut aux jésuites, par la manière dont il y parle des affaires du jansénisme. Il se proposait de faire paraître d'autres productions lorsque la mort l'arrêta dans ce projet. Son style est simple, clair, et ne manque pas d'élégance. Ses ouvrages en latin et en italien, en prose et en vers, ont été réunis avec ceux de son frère, dont l'article suit, et imprimés à Lucques, 1781, 4 vol. in-4", sous ce titre : Philippi et Castruccii fratrum Bonamicorum Lucentitan Opéra omnia. T — D.

BUONAMICI (Castrcccio), frère du précédent, l'un des plus élégants écrivains latins du dernier siècle, naquit à Lucques, le 18 octobre 1710. 11 fut envoyé de bonne heure au séminaire de sa patrie pour y faire ses études, passa ensuite aux écoles de Pise et de Padoue, et se fil particulièrement remarquer par sa promptitude à saisir le sens des auteurs les plus difficiles. Très-jeune encore, il publia plusieurs morceaux qui se trouvent dans différents recueils. Au sortir de ses éludes , il embrassa l'état ecclésiastique, et se rendit à Rome, où Clément XII occupait le trône pontifical. Il espérait alors avoir part aux récompenses que ce pape accordait aux savants : c'est pour cela qu'il refusa l'offre que lui faisait le cardinal de Poliguac , auquel il avait dédié un discours latin en vers hendécasyllabes, de le conduire en France. Trompé daus ses espérances , il abandonna l'Eglise pour prendre l'état militaire, et entra au service du roi des Deux-Sicilcs, Charles de Bourbon, qui depuis monta sur le trône d'Espagne. Buonamici avait uni au baptême les noms de Pierre Joseph-Marie ; ce fut alors qu'il les quitta pour prendre le prénom de Cuslruccio, le seul qui lui soit resté. Il servit d abord comme cadel dans le régiment de Bourbon cavalerie, cl entra ensuite dans les gardes du corps; mais il ne cessa point pour cela de s'appliquer à l'étude des bellcs-leltres. Après s'être distingué, en 1744, dans la guerre de Velletri, entre les troupes napolitaines et autrichiennes, il en écrivit l'histoire qui parut sous ce titre: de Rébus ad Yelilras gestis commentarius , Leyde

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(Lucques), 1746, in-4°, réimprimée en 1749, et depuis traduite en italien. Cet ouvrage eut un grand succès. Le roi en récompensa l'auteur, en le nommant commissaire extraordinaire de l'artillerie, trésorier de la ville de Barlelte, et en lui donnant une très-forte pension. Plus maître de son temps , Buonamici en consacra une partie & composer ses Commentant de Bello Ilalico, Leyde (Gênes), 1750-1751, in-8°, 4 parties en 2 volumes. Cet ouvrage, réimprimé depuis à Naples, en Hollande, en Angleterre, et qui a été traduit en anglais et en français, fut reçu avec plus d'applaudissement encore que le premier. En effet, il est aussi remarquable par la beauté et 1 élégance du style que par la force et la profondeur des idées, et enfin par la véracité des renseignements qu'il contient. Il en avait dédié les différentes parties au roi de Naples, au duc de Parme, et à la république de Gènes. Le premier de ces souverains avait fait pour lui tout ce qu'il pouvait faire ; le duc de Parme lui conféra, par un diplôme très-honorable, à lui et à ses descendants, le titre de comte ; la république de Gènes lui fit aussi quelques présents ; l'ordre de Malte lui accorda, en 1755, une croix de grâce, avec une (tension convenable. On croit qu'après la conquête de Minorque, le roi de France le demanda au roi de Naples, pour qu'il écrivit l'histoire de cette expédition, et que le roi de Naples l'ayant refusé , sous le prétexte de sa neutralilé, Buonamici en conçut un tel chagrin, qu'il tomba dans une maladie de langueur. Il crut pouvoir se rétablir en allant respirer l'air natal, mais il était trop tard ; l'hydropisie de poitrine était formée, et il en mourut le 22 février, selon Mazzuchclli, ou le 6 mars 1761, suivant Fabroni, dans son Eloge des frères Uuonamici. On lui fit des obsèques magniliques, cl son tombeau fut décoré d'une inscription qui se trouve rapportée dans les deux auteurs cités. Outre les ouvrages dont nous avons parlé, Buonamici a publié: Ie de Laudibiu démentis XII oratio; 2°aV Litteris lalinis reslitutis oralio, dédiée au cardinal de Polignac; 3* Orasione per l'apertura dell' aceademia reale d'arehitellura mililare, dans laquelle il prouve de quelle nécessité est, pour les gens de guerre, l'étude des beaux-arts : ce discours a été réimprimé en tête de la Géométrie de Niccolo di Marlino; 4° plusieurs pièces de vers latines et italiennes dans différents recueils. Ses œuvres ont été réunies. ( Voy. l'article précédent ) La traduction des mémoires ou commentaires de Buonamici, de liello Italico, se trouve à la suite de Y Histoire des campagnes de Maillebois en Italie, par Pezay. (Voy. ce nom.) R. G.

BU0NAM1C0 DI CRISTOFANO. Voyez Buf-

FALMACCO.

B1 ONANNI ( Philippe ), jésuite, né le 7 janvier 1658, à Home, où il est mort le 50 mars 1725. Il a exercé avec beaucoup de distinction différents emplois de son ordre, et a composé plusieurs ouvrages, dont la plupart traitent de l'histoire naturelle : 4* Ricreatione del occhio et délia mente nell' osservazione délie chiocciote . . . con quattrocenti e cinquanta figure di teslaeei diversi, Rome, 1681, in-4». Il tra-

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duisit cet ouvrage en latin, afin de le rendre plus généralement utile, et il parut sous ce titre : Recréatio mentis et oculi in observatione animatium testaceorum, Rome, 1684, in-4°, avec des planches contenant cent figures de plus que l'édition italienne : ce sont des observations microscopiques. 2" Observât iones circa viventia, qum in rébus non viventibus reperiunlur, cum micographia curiosa, Rome, 1691, in-4», avec 40 planches; il y décrit au microscope, les fleurs, la poussière des étamincs et les graines , ainsi que de très-petits champignons. 3° Histoire de l'église du Vatican, avec les plans anciens et nouveaux, Rome 1696, in- fol., en latin , avec 86 planches. 4° Recueil des médailles des papes, depuis Star lin V jusqu'à Innocent XII, Rome, 1699, 2 vol. in-fol., en latin, ouvrage bien plus exact que celui du P. du Molinet, dont il relève plusieurs fautes. 5° Catalogue des ordres tant religieux que militaires et de chevalerie, avec des figures qui représentent leurs habillements, en latin et en italien, Rome, 1706, 1707, 4710 et 1711, 4 vol. in-49: cet ouvrage est précieux pour les figures et l'exactitude des costumes. 6° Traité des vernis, traduit de l'italien, à Paris, 1713, in-12. 7° Gabinetto armonico pieno d'inslromenti sonori indicalie spiegati, Rome, 1716; ibid., 1723, in-4», avec 177 planches; savant et curieux; l'édition donnée par Hyac. Cerutti (Rome, 1776, grand in-V*) est augmentée d'une traduction française en regard du texte italien ; elle n'a que 143 planches. 8" Musaum collegii Romani Kircherianum, Rome, 1709, in-fol. C'est la description du cabinet du célèbre Kircher, que l'on conservait au collège Romain. Buonanni fut chargé en 1698 de le mettre en ordre; il en a eu la direction jusqu'à sa mort, et l'a beaucoup augmenté et enrichi ; Jean- Antoine Baltara en a donné une nouvelle édition , dans un nouvel ordre, Rome, 1773, in-fol. Buonanni avait préparé une nouvelle édition de la bibliothèque ou liste des écrivains de sa compagnie; Ribadineira avait commencé cette liste, et ce n'était qu'un petit in-8° qui fut imprimé à Lyon en 1602 et 1609. Le P. Alegambe y mit la main, et en fit un volume in-fol., imprimé à Anvers, en 1643. La 4*édi tion, sous le titre de Bibliotheca Scriptorum societalis Jesu, a paru a Rome, en 1676, augmentée de plus de la moitié par le P. Southwel, et avec des tables alphabétique qui en Tendent l'usage asscx commode. D — P — s.

BUON APARTE. Voyez Bonaparte.

BUONAROTA , ou BDONARROTI. Voyez Michel-Ange.

BUONARROTI ( Michel-Ange ) , neveu du grand Michel-Ange, et que l'on appelle ordinairement le Jeune, pour le distinguer de son oncle, naquit à Florence , en 1568. S'étant livré des sa première jeunesse a l'étude des belle» lettres, il (ut admis de très-bonne heure dans l'académie Florentine ; sa première lecture y date de 1585, lorsqu'il n'avait encore que dix-sept ans. Il fut aussi de IV | cadémie de la Crusca, où il prit le nom de Ylmpas- : tato , cl travailla avec beaucoup d'ardeur à la pre- 1 mière édition du grand Vocabulaire. Il occupa, dans

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ta première de ces deux académies, les dignités d'archiconsul , de consul , et plusieurs fois celle de conseiller. Il fit construire dans sa maison une fort belle galerie consacrée à la gloire de son oncle, et dont les dessins furent faits par Piètre de Cortone, à qui il donnait un logement. Cette galerie lui coûta 22,000 écus. 11 était passionné pour [honneur de sa patrie , et réunissait chez lui une académie composée des littérateurs les plus distingués qui s'occupaient avec lui de recherches sur les anciennes familles nobles, au nombre desquelles était la sienne. Son talent poétique brillait surtout dans les fêles et les réjouissances publiques; on s'adressait toujours à lui dans ces occasions solennelles , où il trouvait le moyen de satisfaire également et ses souverains et le peuple. Buonarroti était d'une santé faible et souvent éprouvée par des maladies dangereuses; il mourut à 58 ans, le 1 1 janvier 1646. Les deux ouvrages qui lui donnent un rang dans la littérature italienne sont deux comédies intitulées, l'une la Tancia , et l'autre la Fiera. La première, en 5 actes et en octaves , ou oliava rima , est une comédie villageoise ( commedia ruttieale ) , écrite dans la langue des paysans de la Toscane, idiome plein de grâce et de naïveté, dans lequel plusieurs nof'tes florentins se sont exercés. (Voy. Baldovim.) Elle fut imprimée |>our la première fois à Florence, 1612, in-4", et ensuite, ibid., 1615, 1623 et 1658, in-8°. La seconde comédie, la Fiera, dont la scène est à la ville, est plus singulière : elle est divisée en 5 journées , ét chaque journée en 5 actes , ou plutôt ce sont cinq comédies de suite sur le même sujet. Elle fut jouée publiquement à Florence, dans le carnaval de 1618. Le langage en est extrêmement pur. L'auteur, qui était alors très-occupé du F'oca6u/arr< de la Crusca, se proposa de ne la composer que de mots qui pussent y être cités. Il la retravailla soigneusement après la représentation, et ne la fit point imprimer : elle n'a paru que dans le siècle dernier, avec des notes du savant abbé Salvini, qui Ht en même temps réimprimer ta Tancia , aussi avec des notes explicatives. Cette édition a pour titre : la Fiera, commedia (urbana) recUala in Firenxe, etc., e la Tancia, commedia (rusticale), con le annotai <m i dell' abate Anton. Maria Salvini, Florence, 1726, in-fol. On a de Buonarroti le jeune deux pièces mythologiques , représentées dans des fétes, à la cour de Florence : 1° il Natale d'Ercole, fur > ,i a rappresentala al lerenittimo D. Alfonto d'Esté, principe di Modena, etc., Florence, 1605, in 4» ; 2» il Giudisiodi Paride, faoola rappre$entata nelle nosu del terenitsimo Cotimo di Medici, principe di Totcana, etc., Florence, 1607 et 1608, in-4». Dans le recueil intitulé Prote fiorentine, on a inséré trois discours oratoires de Buonarroti, l'éloge de Co&nte II, grand-duc de Toscane, l'éloge du P. François Cambi , académicien de la Crusca . tous deux prononcés dans cette académie, et un discours pour l'ouverture d'une autre académie, où l'on professait les lettres, les armes et la musique. On trouve dans le même recueil trois de ces leçons plaisantes, ou de ces eicalate , qui servaient de délassement aux

acauemictens ae r lorencc , et une leçon a un autre genre sur un sonnet de Pétrarque. On lui doit encore : Detcrizione délie noxse di madama Maria di Medici , Florence , 1600 , in-4». Il avait composé plusieurs autres ouvrages en prose et en vers qui sont restés en manuscrits dans sa famille. C'est à lui que l'on doit l'édition des poésies de son oncle, le grand Michel-Ange, a qui la nature avait donné le génie poétique, comme celui de tous les arts; il les publia sous ce simple titre : Rime di Michel Agnolo Buonarroti, raecolte da Michel Agnolo $uo nipote, Florence, 1623, in-4». G — é.

BUONARROTI (Philippe), descendant de cette illustre famille, sénateur de Florence sa patrie, auditeur-président de la juridiction ecclésiastique , et savant antiquaire, mort le 8 décembre 1753, a laissé : 1s Oucrvationi Utoriche topra alcuni medaglioni antichi del cardinal Carpegna, Rome, 1698, grand in-4», ouvrage estimé. 2° Ouervasioni topra alcuni frammenli di vati antichi di vetro, ornati di figure, irovaii ne' cimiterj di Roma, etc., Florence, 1716, in-fol. Cet ouvrage, accompagné de gravures et précédé d'une savante préface , mit le sceau à la réputation du président Buonarroti ; il contient trente et une planches gravées , dont la plupart offrent plusieurs ligures, à l'occasion desquelles l'auteur fait les observations les plus savantes sur tous les points d'antiquité qui y ont rapport. Les soixantedix dernières pages de ce volume , qui en a trois cent vingt-quatre , sans la préface , ont pour objet trois anciens dyptiques d'ivoire : le premier représente l'apothéose de Romulus ; le second, un consul ordinaire de Rome en 5 S I , nommé Basile ; le troisième est un de ces dyptiques que l'Eglise avait imités des dyptiques coiuulaires , et ne représente que des objets religieux. L'auteur fait briller dan» cette seconde partie une érudition aussi profonde et aussi sure que dans la première. 5° Ad monumenta elrutca operi Demptteriano addita Explicationet et Conjecturée, à la suite du t. 2 de YEtruria regalis, publiée par Dempster. Quoique l'auteur n'y présente ses idées que sous la forme du doute, on a dit, avec raison, que ses conjectures donnent souvent plus de lumière que les assertions d'un grand nombre d'autres antiquaires. 4° Albero genealogico délia nobilittima famiglia de' Buonarroti. Gori l'a publié dans ses notes sur la Vie de Michel- Ange , composée par Condivi , Florence, 1746, in-fol. G— É.

BUONARROTI (Michel), de la même famille que le précédent, naquit à Pise, en 1761. Sa jeunesse fut consacrée à l'étude et aux belles-lettres, ce qui lui valut les faveurs du grand-duc Léopold, depuis empereur ; il en reçut même la décoration de l'ordre de St-Étienne. Buonarotti n'en adopta pas moins les principes de la révolution française avec un enthousiasme qui força ce prince de l'exiler, malgré l'affection qu'il lui portait. Buonarroti se réfugia en Corse, où, sous le tijrc de l'Ami de la liberté italienne, il publia un journal empreint des principes les plus démagogiques; mais, comme il blessait également les principes religieux, le peuple

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se souleva contre lui, et il encourut la haine de ceux qu'on appelait alors aristocrates. Le 2 juin 1791, rassemblée générale des habitants de Bastia, soutenue de l'assentiment du peuple, porta un décret de bannissement contre lui et le lit embarquer. L'arrêté portait « que M. Duonarroti, 'toscan, établi dans a cette Tille, y exerçant la profession de gazetier, et « ayant répandu des maximes contraires à la religion « et propres a inspirer du mépris pour les ministres « des autels, serait sur-le-champ chassé de la cité, » En 4792, il suivit en France Salicetti, qui venait d'être nommé membre de la convention nationale. Le 27 avril 1793, Duonarroti, en qualité de député extraordinaire de Vite d» la Libfrté, ci-devant St- Pierre, dans la Méditerranée, présenta le procèsverbal de la délibération par laquelle les habitants de cette Ho avaient voté leur réunion a la république française. Huonarroti dit ensuite : « Hommes libres, « je suis né en Toscane. Dés mon adolescence, un « instituteur, ami de Jean-Jacques et d'Helvétius, « m'inspira l'amour des hommes et de la liberté.

• J'agis, je parlai, j'écrivis conformément à ces pré- « ceptes, et j'en reçus la récompense. Les grands « nie décrièrent comme un scélérat, les imbéciles me « traitèrent de fou. Les Français se souvinrent qu'ils « étaient hommes : aussitôt je volai en Corse avec ■ toute ma famille. Les bous sans-culottes de Corse « vous diront si j'y ai rempli les devoirs de citoyen : «• ils m'ont regardé comme Français ; mais, pour « mon malheur, je ne le suis pas. Votre constitution « de 1790 prescrit à un étranger cinq ans de domi-

• cile et une épouse française, ou une propriété en a France. J'ai â peine quatre ans de domicile; mon « é|iouse est née d'un père italien et d'une mère an- « glaise ; mes biens sont en Toscane. Je ne suis pas a Toscan, parce que ces gens-là ne veulent pas de « patrie. Je viens demander aux représentants de « 25 millions d'hommes un décret de naturalisation « qui me permette d'exercer parmi eux les droits « inltérents à tous les êtres de notre espèce. » La convention lui accorda des lettres de naturalisation. Admis dans le même temps au club des jacobins, il s'y Ht remarquer par l'exaltation de ses principes, et se lia avec Hioord, Laignelot et Vadier. Ayant accepté, au mois de juillet 1703, une mission à Lyon, où Chàlier venait d'être exécuté, il fut sur le point d'éprouver le même sort. Il rut même incarcéré avec Ronger et Hremcl, autres commissaires de la convention ; mais ils recouvrèrent bientôt la liberté. Quant à Duonarroti, il se réfugia à Nice, où les conventionnels H iront et Hobespicrre le jeune étaient en mission. Ils le placèrent d'abord dans le tribunal militaire de l'armée d'Italie, et, plus tard, ils le nommèrent agent de la république dans les pays conquis sur celte frontière. La chute de Robespierre fut fatale à Duonarroti. Arrêté et conduit à Paris, il y resta jusqu'après les événements du 18 vendémiaire un 4 (18 octobre 1795). Appelé -a commander dans la petite ville de Loano, près de Savone, il lut accusé d'avoir fait séquestrer, pour satisfaire une haine personnelle, les biens du marquis de Palestrino, auquel il avait même adressé, disait-on,

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