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Bologne en 1651, créé cardinal par le pape Alexandre VII, en 1084, et mort en janvier 1684, âgé dé 6T ans; Jean-Baptiste el Jacques, tous deux séna* teurs de Bologne. — De Hugues Bi >ncompag.\o, duc de Sora, mort en octobre 16TB, naquit Grégoire, qui eut deux fils morte jeitne, et une fille, Marie, née en mars 1686, dont il va être parlé cl-» après, François, archevêque de Bologne, mort lé 2T février 1000} Jean, qui succéda en celte même année à son frère en l'aichevêclié de Bologne : il était né le 5 mai 1032, et il mourut subitement â Rome, le 27 mars 175 1 , dans sa 7B* année. Le pope InnocentXH le fit cardinal en 1095, avec le titre de Sic-Marie in tria lata, archevêque d'Albano. Antoine, chevalier de l'ordre de Calatrava, qui épousa, le 2!l mars 1702, Jlffln>BtjoNcoMPAONo,sa nièce, qui lui apporta les biens de sa branche. Dans la guerre rie la succession d'Espagne, Antoine prit le parti de la maison de Bourbon ; par suite de quoi il perdit, le 18 janvier 1708, Piombino et en même temps tous ses domaines rians le royaume de Naples. 11 mourut en 4751. — Le second fils d'Antoine, Pierre - Grégoire , épousa Maria-Françoise Ottobuoni, qui lui apporta en dot la principauté de Fano, et commença une brandie collatérale qui s'est éteinte depuis peu. — ■ Caietan, l'alné des fils d'Antoine, obtint la restitution des biens confisqués sur son père après la guerre de la succession; il mourut en 4777. — Son petit-fils^ Louis-Marie BloncouPagxo Ltwmsio, né en 1707, et qui, du vivant de son père, avait porté le titre de prince de Vénlse, fut dépouillé par Napoléon, en vertu d'une interprétation arbitraire du traité conclu à Florence en 1801, de la principauté do Piombino, ainsi que de l'Ile d'Elbe, dont les seules mines de fer donnaient à ce prince un revend annuel de 40,000 écus romains. La maison Buoncompagno possède encore Sora, ainsi que Castcllaccio, Arpino, l'Isolelta, Arec, et d'autres biens dans la terre de Labour et la Campagne de Rome. Il existe encore aujourd'hui à Bologne une branche de cette famille. Z— 0.
BUONC0NSIGL1O (Jean), peintre de l'école vénitienne, appelé également Boacorsigli , ou BONI CossiLti , et dit « Maretcalco , naquit à Vicence, vers 1460. On ne connaît pas l'époque de sa mort. Ce maître imita le style de Bellini , et suivit en même temps les préceptes des écoles de Padoue et de Vérone. Il introduisait fréquemment dans ses ouvrages des tritons et autres figures semblables prises de l'antique. Vasari et Ridoifl ne parlent que des peintures laissées par cet artiste à Venise; mais elles n'existent plus , ou sont presque détruites : celles qu'il laissa a Vicencc ont été mieux conservées. On distingue un de ses tableaux représentant une Madone assise sur un trône au milieu de quatre Saint», parmi lesquels est un St. Sébastien d'une proportion exquise et d'une rare beauté. Buonconsiglio montra du talent dans l'art de distribuer la perspective. Son génie semblait né pour l'étude de l'architecture, et annoncer a sa Jiatrie le célèbre Palladio qui devait tant l'illustrer plus tard. On montre à Montagnana deux compositions de fcuon-
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consiglio, qui portent la date de 1511 et de 1514. Il ne faut pas le confondre avec Pierre Marescalco, surnommé lo Spada, auteur d'un tableau qu'on voit à Fcltri.sur lequel on lit .Petrus Maretcalau P., et qui représente une madone entre deux anges. A— d.
BUONDELMONTE BLONDELMONTI , clief d'une famille connue à Florence pour son attachement au pape. Elle prenait son nom du cliâtcau de Montebuono , dans le val d'Arno supérieur, qui lui appartenait. Buondclmonte devait épouser la fille d'un Amidei, dont la famille se faisait remarquer à Florence par son dévouement à l'Empereur; car déjà toute l'Italie était divisée entre les deux factions de l'Eglise et de l'Empire , et les noms de Guelfes et de Gibelins, usités eu Allemagne depuis plus d'un siècle pour désigner ces deux partis , commençaient à s'introduire en Italie ; mais , à Florence , ces factions ne s'étaient point encore livré de combats. Peu avant l'époque lixée pour la célébration du mariage, en 1215, Buondclmonte, traversant un jour la ville à cheval , fut appelé par une dame de la maison des Donali , qui lui reproclia de s'allier à une famille dont les principes étaient opposés aux siens ; elle tourna en ridicule la figure de l'épouse qu'il avait choisie , et, le prenant par la main, elle l'introduisit dans l'appartement de sa fille. « Voili , lui dit-elle , celle que je vous avais «réservée. » Buondelmontc, frappé de l'éblouissante beauté de la jeune Donali , la demanda et l'obtint pour femme , sans être arrêté par les engagements qu'il avait contractés avec les Amidei. Ceux-ci apprirent en même temps que Buondclmonte rompait avec eux , et qu'il était marié ; ils recoururent aussitôt à leurs amis pour demander vengeance. Les Uberli étaient alors à Florence la famille la plus puissante dans le parti de l'Empereur ou des Gibelins; ils mirent un grand empressement à venger l'offense qu'avait reçue tout leur parti. Mosca Laïubcrti , autre chef des Gibelins, proposa le premier de massacrer Buondclmonte : son offre fut saisie avec empressement par ces gentilshommes irrités ; et comme Buondclmonte , le malin de Pâques, venait de traverser le pont vieux sur un palefroi blanc, il fut attaqué par ces Gibelins, et lue au pied de la statue de Mars, protecteur de Florence avant le christianisme. Apres ce premier sang versé, toute la noblesse se partagea entre les Buondelmonli et les Uberti , les Guelfes et les Gibelins, et, pendant trente-trois ans, ces deux partis combattirent dans l'enceinte de Florence, presque sans interruption. Ce commencement des guerres civiles dans la république a donné une haute célébrité à Buondclmonte , et les Florentins ont souvent désigné son aventure comme la première origine des factions de l'Italie; mais les noms de Guelfes et de Gibelins, qui désignaient en Allemagne les deux maisons rivales de Bavière et de Hohenstauffen , sont bien antérieurs à Buondclmonte, et la guerre de la première ligue lombarde dans le siècle précédent avait été excitée par cette même opposition entre les partis de l'Eglise et de 1 Empire. S-S-i.
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BUONDELMONTÏ (Joseph-Marie), naquit à Florence , d'une famille noble , le 13 septembre 1715. Des son enfance, il annonça un esprit habile à saisir tous les genres de connaissances ; il apprit successivement les langues anciennes et plusieurs langues vivantes, les mathématiques, la philosophie, et se lit distinguer dans tous ses cours. A peine âgé de dix-neuf ans , il fut transféré à l'université de Pise , et la quitta bientôt pour entrer dans l'ordre de Malte , où il fut commandeur, mais non profès. Revenu à Florence vers 1756 , il se perfectionna dans l'étude des langues française et anglaise, sans cesser en même temps de se nourrir de la lecture des meilleurs auteurs latins et italiens ; il recherchait la société des savants, non-seulement de l'Italie, mais des pays étrangers ,.avec lesquels il entretenait une correspondance fort suivie. Il fut chargé de prononcer l'oraison funèbre du grandduc de Florence Jean Gaston, dernier rejeton de la famille des Médicis, dont les obsèques eurent lieu le 9 octobre 1757 : ce discours , justement admire, fut publié la même année à part , et ensuite dans plusieurs recueils. Buondelmonli n'eut pas moins de succès dans l'oraison funèbre de l'empereur Charles VI , qu'il prononça le 16 janvier 1741, devant un auditoire aussi imposant que nombreux : elle n'a pas élé imprimée. Il fut encore chargé de l'oraison funèbre d'Elisabctb-Charlolte d'Orléans, veuve du duc Léopold I" de Lorraine , et mère de l'empereur François I" : elle fut imprimée a Florence, 1745, in-4*. En 1741 , Buondelmonli fut obligé de faire le voyage de Rome pour assister aux derniers moments d'un de ses oncles paternels, cardinal et gouverneur de la ville. Après deux ans de séjour dans celte ville , où plusieurs académies s'étaient empressées de le recevoir, Buondelmonti retourna à Florence , dans le dessein de continuer des travaux qu'il avait entrepris : il en fut empêché par différentes maladies. Son état de souffrance, devenu habituel , l'engagea à se rendre à Pisc, où il espérait trouver dans la douceur du climat quelque soulagement à ses maux. Il y mourut le 7 février 1757, à peine âgé de 43 ans. Ses obsèques furent célébrées avec magnificence tant à Pise qu'à Florence et à Rome. La plupart des écrivains de son temps parlent de lui avec les plus grands éloges, et ne vantent pas moins l'excellence de son caractère et de ses mœurs que l'ctendue de son savoir. Outre les oraisons funèbres dont il a été parlé, on a de lui : 1° Ltliera topra la misura, ed il calcolo de' piactri t de' dolori , insérée dans le recueil de dissertations publiées par André Bonducci. 2* II Hiccio rapilo, traduction en prose de la Boucl* de cheveux enlevée de l'ope, qui fut ensuite mise en vers iciolli par le même Bonducci , et publiée à Florence en 1739, in-8". 3° Ragionamento ml diritlo délia gvtrra giusta, Florence, 1756, in-8". Ce discours ayant été inséré d'une manière très-fautive dans le Magaxxino Totcano, l'auteur jugea à propos <le le faire réimprimer. 4° Des poésies insérées dans divers recueils. 11 a laissé des observations inédites sur plusieurs articles de l'Encyclopédie , et de*
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éclaircissements sur un passage de V Essai de C entendement humain par Locke. ,R. G.
BLONTIGLl (Joseph -Constant}, chevalier sicilien, né a Messine, prit d'abord le parti des armes , et servit avec distinction en Flandre dans les troupes du roi d'Espagne ; de retour dans sa patrie, il se livra entièrement aux belles-lettres , et surtout à l'étude de l'bistoire. Il vivait a Messine eu 1613. On a de lui : 1° Parte prima e tecunda dtlV Bùtoria Siciiiana, neUa quale ti eoniiene la descrisione antiea e moderna di Sicilia, etc., Venise, 1604, in-4°; Messine, 1613, in-4* ; parte lerza. Messine, 1613, in-4°. Cette histoire s'étend jusqu'à la mort de Philippe II. 2° Mutina eillà nobilissima deteriita in otto libri, Venise, 1606, in-4". Cet ouvrage, traduit en latin par Laurent Mosltcim, a été inséré dans la 9* partie du Thésaurus Anliquii. Sicuiœ. 3* Brève Ragguaglio del ponte eretlo dalf iiluttrittimo tenato di Meuina, etc., Messine, 1611, in-44. 4* Apologia alla lopographia dell' isola di Sicilia nuovamente stampata in Palermo, Messine, 1611 , in-4». » Epislolœ bealœ Virginis Mariœ ad Messanenset Veritas vindicata, Messine, 1629, in-fol. très-rare. G— k.
BLONI J acques-Antoi.ne;, philosophe et médecin, né en 1527 à Ferrare, acheva ses éludes à l'université de celte ville, et y reçut le laurier doctoral. En même temps qu'il fréquentait les cours I publics, il suivait les leçons particulières de J.-B. Canani, célèbre anatomiste, qui avait l'honneur de voir assister à ses démonstrations le duc de Ferrare, et, ce qui devait le flatter davantage, le grand Vente lui-même. Buoni fit sous un tel maitre de rapides progrès dans l'art de guérir. Pourvu d'une chaire de médecine à la faculté de Ferrare, il alla professer à Mondovi, puis à Turin ; et, après avoir passé trois années dans cette ville, il vint à Modène, appelé par le duc dont on sait qu'il fut le médecin. De retour dans sa patrie, il la quitta de nouveau pour accompagner le cardinal Dandini, qui lui fit obtenir une chaire de botanitpie à Rome. Il acquit dans l'exercice de cette place l'estime de tous les naturalistes ; et l'on a remarqué comme une chose très-honorable i sa mémoire qu'il avait mérité les éloges mêmes de Rcaldo Colombo (roy. ce nom), qui n'en était pas prodigue. Buoni, malgré ses occupations, trouvait le loisir d'assister aux opérations anatomiques de Realdo ; et il était présent lorsque le célèbre anatomiste fit l'ouverture du corps de St. Ignace. On n'a pu fixer l'époque où Buoni revint demeurer dans sa pairie, ni savoir si, comme quelques biographes l'assurent, il prit réellement l'iiabit ecclésiastique. Mais on sait qu'il était né à Ferrare en 1570, année où cette ville souffrit beaucoup d'un tremblement de terre. Cet événement lui donna l'idée de l'ouvrage dans lequel il explique, d'après les principes alors reçus en physique, la cause de ce phénomène. Il avait précédemment aidé Brassavola (voy. ce nom) dans la rédaction de Y Index des œuvres de Galien, et décoré cet ouvrage d'une élégante lettre latine en forme de préface. Au nombre de ses amis, ii comptait les hommes les plus
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distingués dans les lettres et les sciences. Il mourut le 17 août 1587, et fut inhumé dans l'église des franciscains de Ferrare. Quoiqu'on ne puisse douter qu'il n'eût composé plusieurs ouvrages, on n'en connaît qu'un seul : del Terremolo, dialogo distinto in quatlro giornate, Modène, in-fol., sans date, mais imprimé certainement en 1571. Ce volume très-rare mérite d'être recherché des curieux. Si l'explication qu'on y trouve des tremblements de terre ne peut être admise par la bonne physique, il n'est pas sans intérêt de connaître les opinions qu'avaient alors à cet égard les hommes les plus instruits L'ouvrage est d'ailleurs plein d'érudition, et les critiques italiens le trouvent écrit avec une rare élégance. W— s.
BUONINCONTRO ( Lâchent ), né le 23 février 1411, à San-Miniato, dans la Toscane, d'une ancienne et illustre famille, s'adonna de bonne heure à l'élude des mathématiques, de l'astronomie, et, selon le goût de son temps, à l'astrologie : il cultiva aussi la poésie et l'histoire. Il n'avait que vingt ans, lorsqu'un de ses oncles ayant été député secrètement à l'empereur Sigismond, qui était alors en Italie, pour tâcher d'obtenir de lui qu'il affranchit San- Miniato de l'autorité des Florentins, fut dénoncé et banni. Buonincontro fut exilé et tous ses biens confisqués, comme ceux de son oncle et de ses compatriotes, qui avaient eu part au même projet. Il se retira d'abord à Pise, et prit ensuite du service dans les troupes de François Sforze, qui, depuis, fut duc de Milan. Il se trouva, en 1436, au combat de Montefiascone, et y reçut une blessure dont la guérison fut longue et difficile. Il abandonna alors la carrière militaire, se reudit à Rome en 1450, |iassa a Naples en 1456, et y reçut l'accueil le plus favorable du roi Alphonse I", qui lui permit d'enseigner publiquement l'astronomie de Manilius. II eut bientôt un grand nombre d'auditeurs et d'élèves, parmi lesquels on distinguait le célèbre Pontanus. Après un long exil, et sans doute à la sollicitation d'Alphonse, Buonincontro fut rappelé, en 1474, par ses concitoyens, et rétabli dans tous ses droits. Revenu à Florence, il reprit ses leçons sur Manilius avec un grand concours d'auditeurs. Il fut ensuite attaché à Constance Sforze, seigneur de Pesaro, auprès duquel il resta depuis 1480 jusqu'en 1489, époque où il alla s'établir à Rome. Il n'y a rien de certain sur la date de sa mort. L'opinion de Tiraboschi, fondée sur des recherches très-exactes, est qu'il mourut dans l'une des deux premières années du 16* siècle. Les ouvrages de Buonincontro peuvent se diviser en trois classes, mathématique ou astronomie, histoire et poésie : 1° Commentants* m C. Manilii Attronomicon, Bologne, 1474, in-fol. ; Rome, Florence, 1484, même format, et souvent réimprimé depuis. 2° Traclatus aslrologietts electionum, Nuremberg, 1539, in-4. 3" Rerum naturalium et divinarum, etc.. Ko. 3, Bâle, 1540, in-4'. Cet ouvrage, qui traite de Dieu, des anges, des démons, puis des planètes, de leurs mouvements, de leur influence, est extrêmement rare ; on le conserve même précieusement en manuscrit, et il s'en trouve un dans la bibUothèque