‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 2)Chapitre 30 sur 97 · OUO · texte numérisé non relu

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royale de Paria, n° 8542. Il fut Imprimé a Bflle en 1B40 in-4*; il est divisé en 3 livre», et contient ta description de quelques éclipses. 4° Fa$lorum lib. t, Baie, 1340, poème Tait à l imitation de celui d'Ovide 5° Annale» ab anno 1500 utque ad annum 1438, inséré dans le 21* volume des Scriptorei Rer. liai, de Muratorl. 6* De Ortu regum Neapolitanonim, etc. Cette histoire, qui finit à l'année 1414, a été publiée par le docteur Laml, sous le titre d7/i«loria Sicuhi. dans les t. 3, 6 et T, des Delkiw rrwdilorwn, Florence, 1T30-I740, in-8°. n. G.

BLONMATTEI ou BCOMMATTEI (Benoit), grammairien italien, né le 9 août 1581, à Florence, descendait d'une famille déjà connue au 15* siècle, et dont il fut le dernier rejeton. Dés son enfance, il fit paraître tant de vivacité d'esprit et d'ardeur pour l'étude, que son père ne négligea aucun moyen pour cultiver ses dispositions. Il eut le malheur de le perdre en 4591 , par un assassinat. Sa mère, restée vouve avec peu de fortune, et chargée d'une nombreuse famille dont il était l'atné, voulut le mettre dans le commerce. Forcé d'obéir, le jeune Buommaitei quitta les ouvrages de littérature pour ceint d'arithmétique et de change, sciences dans lesquelles il fit bientôt de grands progrès. Ayant atteint sa quinzième année, il fut nommé pour servir d'adioint à l'officier cliargé par le grand-duc Ferdinand l,r des approvisionnements de la Toscane, et remplit cette place avec autant d'exactitude t|tte de zèle et de talent. Il fut livré pendant quatre ans à ces utiles occupations; cependant il se sentait une vocation décidée pour l'état ecclésiastique, et, des qu'il fut maître de son choix, il ne rougit point de commencer a dix -neuf ans les premières études littéraires. H fit, dans l'espace de cinq ans, de tels progrès, non-seulement dans les belles-lettres, mais dans les mathématiques, l'histoire, la théologie scolastique et dans plusieurs parties de la philosophie, que l'académie florentine s'empressa de l'accueillir parmi ses membres. Reçu docteur en théologie, il entra dans les ordres sacrés ; Il prononça en 1009 une oraison funèbre du grand-duc Ferdinand, qu'il fit imprimer la même année. Il s'occupait dés lors de la composition de sa grammaire, celui de ses ouvrages qui lui a fait le plus de réputation. Le marquis Guicciardlni ayant été nommé ambassadeur du grand-duc à la cour de Rome, emmena avec lui Btrotnmailel avec le titre de son majordome, et le plaça ensuite auprès du cardinal Giustiniani, en qualité de gentilhomme, de bibliothécaire et de secrétaire intime. Il se livrait avec ardeur aux travaux de celle place et â ses éludes, lorsqu'un de ses frètes ayant, après un si long temps, vengé la mort de leur peré, mit toute la famille dans des embarras qui forcèrent Buoinmattel de retourner à Florence. Ayant réussi à arranger cette affaire, il fut chargé par son archevêque de diverses fonctions ecclésiastiques qu'il remplit avec beaucoup de zèle et de piéié. La mort de ce même frère, au service de la république de Venise dans la guerre du Friotil, l'appela dans cette ville ; il trouva dans le sénat de puissants protecteurs. De Venise il se rendit à Pa-

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doue, dont l'évêqué lui confia d'abord la direction de plusieurs couvents de femmes, et lui fit ensuite obtenir une bonne cure dans le diocèse de Trévise. Au milieu de ses fonctions ecclésiastiques, il ne cessait point de corriger ses anciens ouvrages, et d'en composer de nouveaux. H fut encore obligé de quitter Cette vie paisible pour aller consoler sa mère qui avait vu assassiner sons ses yeux un de ses fils : il revint donc à Florence vers la fin de 1626. Sa mère parvint a le retenir auprès d'elle ; il résigna son bénéfice, et se fixa dans sa patrie. Dés lors il reprit ses éludes favorites, et publia bientôt plusieurs ouvrages sur la langue, qui engagèrent 1 académie de la Crusca. longtemps dispersée et qui venait île renaître, â le recevoir parmi ses membres. L'ancien secrétaire de celte académie, fiastanio de4 Rossi, étant mnrl, Buotnmattci fut nommé à sa place. Il la remplit avec celte ardeur qu'il mettait â tous ses travaux. Cela ne l'empêchait point d'être en même temps de presque toutes les autres réunions littéraires qui étaient alors très-nombreuses à Florence. 11 y faisait de fréquentes lectures et contribuait plus qu'aucun attire membre à y entretenir l'émulation et l'activité. Ce n'étaient encore la que ses délassements. Les études de son état l'occupaient toujours principalement ; il prêchait dans plusieurs églises, et remplissait lotis les autres devoirs du ministère évangélique. En 1652, il fut fait professeur de langue toscane a Florence, et recteur du collège de Plsc. Il mourut à Florence, le 27 janvier 1647, 4 l'âge de 66 ans. H avait été nommé lecteur public de l'académie florentine, et y avait expliqué la Divina Commedia du Dante. On lui doit plusieurs ouvrages qui ont presque tous pour objet la langue toscane. Sa grammaire est le plus considérable et le plus estimé. Il en publia le premier essai en 1623, sous ce titre : délie Cagioni delta lingua toteana, Venise, ln-4*. Trois ans après, il fit paraitro Fntroduzione alla lingua loitana eon l'aggiunla di dui trattati utilUtimi, Venise, 1026, in-4°. Enfin il donna sa grammaire entière a Florence sous ce titre : délia Lingua toteana libri 2, 1643, ln-4*. Cet ouvrage, justement estimé, fut réimprimé avec une vie très-détaillée de l'auteur, par l'abbé J.-B. Casotti, sous le nom arcadien de Dalisto Nareeûte, et avec des notes très-utiles de l'abbé Antonio Maria Salvini, Florence, 1714, in-4*; il l'a été depuis plusieurs Ibis, notamment a Venise, 1753 et 1731, ih-4*. Ses autres ouvrages Imprimés sont : I* des discours, et entre attires YOraiton funèbre du grand-due Ferdinand /»', et VFhge de St. Philippe de Néri ; 2° des leçons, soit sur différentes parties de la grammaire, soit sur YEnfer du Dante, et des eiealate, ou dissertations badines prononcées dans l'académie de la Crusca : il y en a trois qu'il intitula le trt Sirverhie (les trois Sœurs), et qui sont imprimées dans le recueil des Proie Fiorentine. R. G.

BUONO, architecte et sculpteur du 12* siècle, fut employé en 1154 par Dominique Morosim, doge de Venise, qui avait lui-même des connaissances assez étendues en architecture, à élever le fameux camoanile de St-Marc. Les fondations de ce monu-

nient furent faites avec tant de soin, que, depuis plus de six siècles, H n'a pas été un seul instant ébranlé, comme tant d'autres tours de l'Italie, dont au premier coup d'œil on distingue le surplomb. La hauteur de ce campanile est cependant de 530 pieds. On ne sait pas précisément où naquit Buono; il est certain qu'il parcourut toute l'Italie. On lui doit à Naplcs le Cattel Capuano, dit aujourd'hui la ricana, et le château de l'Œuf. 11 construisit à Pise l'église de St-André ; il donna a Florence des dessins pour agrandir Sanla-Maria Maggiore. Arczzo lui dut, peu de temps, après, sa maison de ville embellie d'un élégant campanile. Déjà, dans les ouvrages de Buono, on voit qu'il s'étudiait à perfectionner ce style arabe dégradé qu'on recherchait trop à cette époque. — Barthélémy Biono, aussi architecte, né à Bergame, dans le 15* siècle, mourut en 1529. Il bâtit à Venise l'église de St-Roch en I !!•*>. On le chargea, vers la même époque, de la construction des vieilles Procuratoreries. En 1510, il restaura avec autant d'habileté que de bonheur, la partie supérieure du campanile de St-Marc, qui est si élevé , qu'il a été plusieurs fois frappé de la foudre. Comme sculpteur, Barthélémy Buono a laissé la statue de St. Roch dans l'église île ce nom, et trois petites statues qui ornent le maltreautel de l'église de San-Geminiano. A — d.

BUONO (Paul del), physicien italien, naquit à Florence en 1025, d'une famille distingué, et se rendit célèbre par son génie inventif et son application aux mathématiques. Disciple de Galilée, il s'attacha surtout à étendre les découvertes que son intiltrc avait faites dans l'hydrostatique. Il inventa l'appareil employé pour démontrer l'incompressibilité de leau, dont l'académie del Cimento publia les premières expériences. II s'occupa beaucoup aussi du procédé employé par les Egyptiens pour faire pelure les ci'uf» par une chaleur artificielle ; il y réussit, mais Réaumur a donné pour cet objet des procédés perfectionnés. Del Buono fut appelé a Vienne par l'empereur Léopold pour être président de la Monnaie, et y mourut a l'âge de 35 ans. — Son frère. Candido psl Blono, né en 1018, s'occupait aussi de physique, et inventa un aréomètre et une machine pour mesurer les vapeurs. Il mourut en 1070. C. M. P.

BUONTALENTI (BBnxAnn), dit dalle Girandole, peintre, sculpteur et architecte, né à Florence en 1550, mort en 1608. En 1547, tout un quartier de Florence, déjà dévasté par les inondations de l'Arno, fut englouti dans le fleuve débordé. La famille entière de Duontalcnti périt dans ce désastre; lui seul resta vivant, quoique enseveli sous les débris de la maison paternelle. Ses cris se firent jour à travers les murs crevassés, et attirèrent l'attention de la foule compatissante. Le duc Gosme de Médias, ayant été averti, envoya au secours de cet enfant, qu'on parvint ç retira- sain et sauf, et qu'on amena au palais. Le malheur de ce jeune orphelin le rendit intéressant ; sa gentillesse et son intelligence le firent aimer ; le souverain se chargea de son éducation, et ayant reconnu que ses dispositions natu-

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