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qui mourut le 26 décembre 1808, à York, où il avait demeuré quarante ans. (Foy. Lindsey ) B — uj.
BURGHARDT (Godefboi-Ukmii), ne à Rtidienbacli, en Silésie, le S juillet 1705, commença ses études à Breslau, de 1720 n 1725, puis alla étudier la chimie dans une pharmacie à Friedland, et la chirurgie dans sa ville natale en 1727. Alors il se rendit à l'université de Francfort-su r-l'Oder, où, après avoir achevé ses éludes médicales, il obtint en 1750 le grade de docteur. Il se fixa à Bruxelles , conformément au vnm de son pore. En 1745, il fut nommé premier professeur au gymnase de Brecg. Ce fin dans cette ville qu'il déemit le premier les bains de Xandeck, ce qui contribua à les mettre en vogue. •Frédéric H, qui appréciait ses connaissances en mathématiques, en physique, en chimie, le chargea, en 1745, de donner des renseignements sur les mines de Reichenslen et de Silderberg, et, en 1748, sur celles de Tnrnowitz. Burghardt mourut d'une lièvre quarte en 1772. Il avait publié une Deteriplion historico-phyiique du Zoblenberg, Breslau, 1750, ainsi qu'un Art de distiller qui passa longtemps pour un des ouvrages cliimiqucs les plus utiles dans la pratique. Z— o.
BURGïlArTSS (Nicoi.as-Alglste-Glu.lai me), comte de l'Empire, naquit à Juliusberg, en Silésie, le 14 mars 1710. Ses parents, qui |>ossédaient des terres nobles considérables, ne négligèrent rien pour lui donner une éducation distinguée. Des mains de ses précepteurs, il passa en 1761 à l'académie militaire de Liegpitz. Là, il gagna l'affection du comte dcStrnensée, qui plus tard devint ministre et qui voulut alors lui enseigner lui-même les mathématiques. La plupart des cours de l'académie de Licgnitz se faisaient en latin, et comme le jeune Burçhauss n'avait pas la connaissance suffisante de cette langue, ses parents l'envoyèrent en 1765 a Halle, à l'institut royal, où il lit, sous le célèbre Leistc, de grands progrès dans les sciences physiques et mathématiques. En 1769, il était sur le point de se rendre à l'université de Francfort sur l'Oder pour y perfectionner ses études; mais une circonstance imprévue le jeta momentanément dans l'état militaire. Présenté au roi Frédéric H par le général Anhalt dans une revue, il fut nommé par ce monarque enseigne dans le régiment de Petersdorfà Bâlefeld. 11 ne tarda pas à quitter le service, ayant hérité en 1771 des vastes domaines de Laujan et de Pcterwitz ; et dès l'année suivante il épousa la tille unique du comte Solms-Bancth Dés ce moment, uniquement livré à son goût pour le perfectionnement de l'agriculture, il se livra uniquement au soin de faire prospérer les terres dont il avait hérité. 11 inventa la charrue à quatre socs, lit construire, en 1774, un moulin à l'eau bouillante, enseigna à ses compatriotes à cultiver le trèfle en grand, et introduisit le premier en Silésie, en 1781, l'usage de nourrir les bestiaux dans les étables. De 1782 à 1786, il lit creuser dans ses domaines un vaste canal qui mit plus de cent quatre-vingts journaux de terre à l'abri des inondations de la riv ière appelée VEau deStrigau. Par ses soins la rivière ello-memc fut traversée par des gués
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de pierre , et il fit jeter sur le canal un pont de bois et un pont de fer. Ce dernier pont, fondu à Malapane, fut le premier de cette sorte qui fut construit en Silésie. Toute la contrée de Laujan doit beaucoup à l'activité éclairée du comte de Burghauss. En 1785, la société économique et patriotique des principautés de Schwiednitz et de Jauer le choisit pour directeur. Il précéda ses collègues dans la voie des essais économiques dont il leur montra l'exemple, et pendant trente ans les annales de cette société ornent les preuves nombreuses de son activité pratique et de son zèle a propager les utiles procédés, les utiles découvertes en économie rurale. Il mourut le 5 juin 1815. En 1800 il avait été décoré du titre de chevalier de St-Jean. Z— o.
BURGHESIUS. Voyes Boiighesi.
BURGHO, BURGH, BOURG H , ou BURKE (IIlbeiit de), comte de Kent, avait pour aïeul Robert, baron de Bourgh en Normandie, comte de Cornouailles en Angleterre, et frère utérin de Guillaume le Conquérant. Dès son enfance, il mérita que sa valeur fût distinguée par Richard Co?ur-de- Lion. Il servit ensuite le roi Jean dans ses armées et dans ses conseils, avec une lidélilé non moins inébranlable que son courage. C'était faire preuve de l'un et de l'autre que de lutter contre le funeste penchant qui entraînait son maître à des crimes de loot genre. Il ne tint pas à lui d'empêcher, parmi ces différents forfaits, celui qui a le plus irrévocablement souillé la mémoire de ce monarque. Jean, dans son neveu Arthur, enviait, haïssait et redoutait un duc de Bretagne justement cher à ses peuples, un allié de la France, et un fils de son frère aîné, qui, d'après le droit de représentation, eutdrt s'asseoir avant lui sur le trône d'Angleterre. Devenu, par une trahison, maître de la personne de ce jeune prince, il conçut le projet de s'en délivrer par un assassinat, et voulut d'abord charger de l'exécution Guillaume de la Braye, son capitaine des gardes. « Je suis un gentilhomme et ne suis pas un bour- « reau, p répondit la Braye. Un plus digne ministre du aime se présenta, et courut en Normandie, où l'illustre prisonnier était détenu dans le château de Falaise. Hubert de Burgho en était gouverneur : il renvoya l'assassin, en disant qu'il se réservait de frapper la victime ; il publia que le prince Arthur était mort, et lui lit faire les obsèques les plus solennelles. La Bretagne , le Maine, l'Anjou, les barons anglais et français, tout se souleva contre le roi meurtrier. Alors, voulant éteindre cet incendie, et croyant le crime détourné par la manifestation des conséquences qu'il entraînerait, Burgho proclama que le prince Arthur vivait. Le monarque , emporté par une fureur aveugle , fil transférer le prisonnier dans le château de Rouen, se le lit amener la nuit dans son palais, et lorsque, cédant à son sort, ce jeune et malheureux Arthur embrassait les genoux de sou oncle, en implorant sa pitié, le barbare, pour toute réponse, poignarda de sa main le fils de son frère. Cependant Burgho no fut point disgracié. Jean se montra dans cette occasion tyran habile, sachant, dans la distribution des emplois ,
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discerner où ses crimes avaient besoin d'un complice, et où v s intérêts exigeaient un homme de bien. ISe pouvant conlicr à Hubert le meurtre de ses victimes, il lui conlia la garde de ses places, et l'administration de ses domaines , en le dispensant niêmc de rendre aucun compte. I3urgho ne se démentit point. A travers ces orages politiques où la jigne du devoir était transgressée par tous les partis, il fut fidèle à la cause royale, sans offenser les droits de la nation. Jl signa, en 1215, la grande cliartc, et défendit, en 1216, avec une valeur aussi heureuse que brillante, le château de Douvres, qu'asfiégeait un fils du roi de France, appelé par les barons anglais en pleine révolte contre leur souverain. Jean mourut lorsque ce siège durait encore. Le prince français , qui fut depuis Louis \ lll. invita fiurgho à une conférence, et lui dit : a Le roi, votre * seigneur, est mort ; soyez mon chambellan connue « vous ayez été le sieu : rendez votre place à mes « armes, et attendez tout de moi. » Durglio répondit ; « Le roi, mon seigneur, est mort ; mais ses en- « fants vivent, ma foi leur est due; quant à ma « place, je ne puis en décider qu'avec mes compati gnons d'armes. » Retourné au milieu d'eux, il les fit jurer de s'ensevelir sous les ruines de Douvres plutôt que d'en ouvrir les portes à un prince étranger. Louis leva le siège, s'enfuit à Londres, et bien- * tôt se trouva trop heureux d'obtenir la liberté de rentrer en France. Le comte de Pcmbrokc, alors régent d'Angleterre pendant la minorité de Henri 1H, ayant été enlevé à sou pays |»ar une mort prématurée, en 1219, eut pour successeur Hubert de Durglio, revêtu de la dignité de grand justicier, et assisté ou plutôt traversé par Pierre Dcsrochcs, évêque de >Vinchesler. Durglw ne se laissa pas écarter de sa ligne. Trois fois il confirma la grande charte au nom du roi mineur, et il n'hésita pas à faire condamner, par la loi martiale, des chefs d'attroupements qui voulaient rappeler un prince français en Angleterre. Il assiégea et prit les châteaux des barons rebelles, les força de payer les contributions , se hâta do faire prononcer la majorité du roi; et remettant, le premier , a son souverain les places dont la garde lui avait été confiée, il força les autres à suivre son exemple. Tant de services reçurent d'abord les récompenses qui leur étaient dues. Henri III créa Hubert de Burgho comte de Kent, en 1227, et lui assura pour sa vie l'oflicc si éminent de grand justicier. Depuis six années, Hubert avait épousé la sn ur aînée du roi d'Ecosse, qui lui-même était marié avec une sueur du roi d'Angleterre : ainsi les liens du sanir, en l'approchant de deux trônes, seinblaient y a\oir enchaiué pour lui la furtune et la faveur. Cinq ans s'écoulèrent . et a celui auquel il « u'avait manqué de la royauté que le litre {Chronig. « de Hagucby}, était déchu de ses places, dépouillé a de ses biens, et enfermé dans une prison. » L'évêquede W inchester, qui voulait le supplanter dans la faveur ; le chevalier de Ségrave, qui voulait jui succéder dans son oflice, séduisirent le roi , en lui promettant le rétablissement du pouvoir absolu , et eu faisant un crime au vertnew justice r /Oc s«s
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confirmations réitérées de la grande charte. D'un autre coté, les barons, outrés de longue main contre lui, et persuadés qu'ils ne consommeraient jamais l'abaissement de l'autorité royale tant qu'elle aurait un tel défenseur, avaient écrit à Henri, en reprenant les armes, « qu'ils n'en voulaient point au roi. a mais au ministre. » Enliu l'on avait adroitement répandu le bruit que c'était le comte de Kent qui avait conseillé à son maître de révoquer la charte des forêts; en sorte qu'il fut tout k la fois haï et poursuivi pour avoir livré le roi au peuple, et pour avoir sacrilié le peuple au roi. Henri l'accusa formellement devant sa cour des crimes de concussion et de lèse-majesté. Pour justifier la première aecu> sation, il le somma de produire les comptes dont le roi Jean l'avait dispensé; et, a l'appui de la seconde, il posa en fait qu'Hubert s'était emparé de ses bonnes grâces par magie; qu'il l'avajt empêché d'épouser une archiduchesse d'Autriche, et n'avait épousé lui-même une princesse d'Ecosse qu'après l'avoir corrompue par ses enchantements; qu'il avait furtivement enlevé du trésor royal, et envoyé à Léolinn, prince de Galles, ennemi du roi, une pierre précieuse, avec laquelle on était invulnérable, etc., etc. Et, pour que rien ne manquât à la démence comme à l'odieux d'une telle conduite, les bourgeois de Londres, qui n'avaient pas encore pardonné au grand justicier la punition de leurs concitoyens coupables de trahison envers le roi, furent sollicités par ce même roi de lui porter des plaintes contre le ministre qui 'les avait châtiés pour le servir. Assailli par tant de haines, le comte de Kent chercha un asile au pied des autels ; il courut se réfugier dans l'église collégiale de Mcrlon, à quelque distance de la capitale. Le roi ordonna au lord maire de convoquer les milices bourgeoises pour aller j'en arracher morl ou vif; puis, effrayé de voir partir 20,000 hommes ar.ués qui ne respiraient que carnage et pillage, il les lit rebrousser chemin, et envoya une sauvegarde au comte ; puis, inquiet de le savoir réfugié dans une maison de révéque de Nornich, il donna ordre à un chevalier, Godcfroi de Cranocumbe, de prendre trois cents archers, d'aller enlever le comte de Kent, et de l'amener enchaîné à la Tour de Londres, sous peine d'être pendu luimême. Eveillé au milieu de la nuit par un message qui l'avertissait de son danger, le comte n'eut que le temps de se sauver presque nu dans une cliapellc voisine. Les sbires l'y trouvèrent prosterné devant l'autel, et tenant un crucifix à la main ; ils se saisirent de lui, remportèrent garrotté hors de la chapelle, et ordonnèrent à un serrurier de forger des fers pour un criminel convaincu qu'ils avaient à emmener. L'ouvrier, entendant prononcer le nom de ce prétendu criminel, s'écrio en pleurant : « Faites de moi ce que vous voudrez ; mai* je mour- ■< rai plutôt que de forger un seul anneau pour eu- « chaîner ce iidèleet magnanime Hubert, qui nous f a sauvés de la dévastation des étrangers ; qui a a rc^du l'Angleterre à elle-même ; qui a conservé » Douvres, la clef de notre pays ; qui partout a servi a nos rois avec tant de constance ; qui • forcé jtu-