‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 2)Chapitre 45 sur 97 · RUS · texte numérisé non relu

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Lipse et à Gruter ; on lui doit, entre autres, le fameux monument d'Ancyre, relatif à Auguste (1). 11 fit dessiner des plantes et des animaux, cl ces travaux servirent à Matthiolc. Nous lui devons le lilas qu'il avait vu à Constantinoplc et dans l'Asie Mineure ; enfin il rassembla plus de cent manuscrits grecs qu'il donna à la bibliothèque de Vienne, dont ils forment le plus bel ornement (2). 11 élait luimême très-savant, et parlait sept langues, notamment l'escla von. 11 fut en relation avec les hommes les plus érudits de son siècle, et Juste Lipse lui dédia ses Saturnales (3). L'archiduc Albert, voulant honorer sa mémoire, érigea la terre de Busbccq en baronnie (4). [Voy. Lcmire, Elogia illust. Btlgii Scriptor., et Yalèrc André , BMiolheca Itelgica, p. 1)2, 93 et 94. )

BUSBY (Hicii.vnn), instituteur anglais, né de parents pauvres, en 1600. à Lutlon, dans le comlé de Lincoln, étudia à l'école de Westminslcr et à Oxford, où il prit ses degrés. Liant entré dans les ordres, il fut nommé en 1039 recteur de Cudworlh, et en 1010, maître de l'école de Westminster. Pendant cinquante-cinq ans qu'il occupa celle place, il sortit, dil-on, de son école le plus gr*/nl nombre d'hommes éminents dans l'Eglise et dans l'Etat dont puisse se vanter aucun siècle ou aucune nation, et c'est a lui que l'école de Westminster doit la réputation donl clic jouit en Angleterre. Après la restauration, Charles 11 lui donna en 1000 une prébende dans la cathédrale de cette ville et quelques autres bénéfices. 11 porta la sainte ampoule au couronnement de ce monarque , et mourut très-riche en 1093, âgé de 89 ans, sans avoir ressenti aucune des infirmités de la vieillesse. A de vastes connaissances, particulièrement dans les langues, Busby joignait de l'éloquence, et cette sagacité si précieuse dans un instituteur, qui sait discerner des dispositions naissantes. 11 était très-charitable, doux, aimable dans le monde, mais excessivement sévère dans sa classe. Il fonda, au collège de Christ, une chaire de langues orientales, et une autre pour les mathématiques. On a de lui quelques grammaires grecques et latines, et autres ouvrages qu'il avait composés pour l'usage de ses élèves. X — s.

BUSCA (Ignace), né a Milan en 1713, entra à

(I) Il envoya an célèbre botaniste Charles de l'Ecluse quantité de semences «le tulipes, fleurs qui se naturalisèrent en Belgique en 1575. R— «•

(3) Rilrc antre» nn manuscrit de Diosrorides exécuté par la- Henné Anicia, Bile d'Anicius Oljbriw, qui occupa le tronc impérial an 6e siècle. B— c.

(5) Busbei-q ayant parlé irrévérencieusement dn parlement de Paris, le célèbre savant Montmanr, professeur en grec, lut lança de doctes invectives, recueillies par Adrien de Valois et de Sallcngre, et l'appela Allemand ivre. Tare, (Me Gtrmënt. Parmi tant d'injure*,nn s'étonne qu'il n'y en ail point de relatives a la naissance illégitime de Bnsbecq, qoe le. bâtard Pontus Uentems ne comprend pas non pins dans sa liste des bâtards fameux . R — c.

(*) Par lettres patentes do 50 septembre IMO, entérinées a la chambre des couples à Lille, le 17 avril 16M, en faveur de Charles d'Ydegbem, chevalier, seigneur de Boosbeke et de Wiese, grand bailli d'Ypres. Celte seigneurie était située dans la ehatdlenie de

Lille. M. Van Hullhem, qu'on retrouvait partout oii il éuil que».

lion de patriotisme et d'amour des sciences et des leurcs, et qui fnt enlevé a ses nombreux amis en 4S3S, avait donné, en i*Z>. le buste de Bnsbecq a l'université de Garni. R— g.

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Rome dans la carrière de la prélature, et remplit en Flandre les fonctions de nonce du pape avant l'insurrection de ce pays contre Joseph 11. Rappelé à Home, avec la promesse d'être cardinal, parce que toutes les places de nonce donnaient des droits au chapeau , il fut nommé gouverneur de cette ville avant dêlrc revêtu de la pourpre. Alors monsignor Busca chercha à introduire dans les lois municipales les règlements qu'il avait vus en vigueur en Flandre, et que les Allemauds suivaient à Milan, sa patrie. Nommé bientôt après cardinal, en 1789, il obtint la confiance de Pic VI, et devint secrétaire d'Etat. Dévoué aux intérêts de son ancien mallre, il eut à Milan des démêlés très-graves avec l'envoyé de France, Cacault, tpii dévoila la duplicité du ministre romain , en faisant imprimer des lettres qu'il écrivait à Vienne , et qui étaient en contradiction évidente avec celles qu'il adressait à l'agent français. I.c cardinal Joseph Doria remplaça bientôt le cardinal Busca, qui continua de vivre à Rome avec le titre de Prefetto del bunn governo. A l'époque de la publication du concordat, il se montra un des plus grands ennemis du cardinal Cotisai vi, qui avait signé le traité. 11 mourut en 1803, et fut enterré dans l'église de Ste-Marie des Anges, dont il portait le dire comme cardinal. Ce prélat était d'une telle corpulence qu'il était obligé de faire sangler son corps pour avoir la liberté de se mouvoir. La nuit, un vale't de chambre était chargé de le retourner dans son lit, où il ne pouvait faire un mouvement de lui-même. Il passait pour aimer les plaisirs de la table. Peu de temps avant sa mort, ayant appris qu'à l'occasiou du concordat, le ministre Cacault avait invité à dîner une grande partie du sacré collège, il fut si affligé de n'avoir pas été invité, qu'il versa des larmes, et lit demander au ministre de France s'il le croyait déjà mort. Le ministre , touché de ce regret, donna un autre repas splendide, où il invita le cardinal Busca, et le U-aita avec les égards les plus distingués. Z.

BUSCH ou BUSCHIUS (désigné par le prénom d'Arnold dans Trilhème, et par celui de Jean dans Lemire, de Scriptoribus eccleiiatticis), naquit en 1400 à Zwoll, ville de l'Over-Yssel en Hollande. 11 étudia sous Jean Cèle, recteur de l'école de Zwoll, que Rosweyde appelle un séminaire de maîtres el de doeteurt. Entré chez les chanoines réguliers de Windeshem, il y fit profession en 1420. Plusieurs missions particulières, qui avaient pour objet l'organisation et la discipline des maisons de son ordre, le lirenl distinguer. Le savant et pieux cardinal légat, Nicolas de Cusa, se l'adjoignit en M32 pour la visite el la réforme des monastères de divers ordres dans les Pays-Bas. Il dirigea plusieurs maisons, et fut nommé prieur de Sultcn, diocèse de Uildcsheim, dans la Saxe. Il a composé en latin plusieurs ouvrages. On lui doit : de Origine cœnobii et capituli, seu congrégations Windesemensis. Cet ouvrage, publié par Héribcrt Rosweidc, Anvers, 1021, in-8°, est divisé en 2 livres, dont l'un contient l'histoire de rétablissement du monastère de Windesheim ; l'autre, la vie des hommes remarquables qu'il a produits On trouve aussi dans ce volume le Ckronicon

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tnontii Agnelis, par Thomas à Kempis, contemporain de Buschius, chanoine régulier comme lui, et vivant dans un monastère voisin de celui de Windesheim (I). Buschius Itait composé plusieurs autres ouvrages (juc Trithéinc dit avoir lus, cuire autres un livre de Origine modernœ devotionis et reformations ordinis sui. (lot/. J. Trithéme, de Viris illustiib. German. ; LcibniU, Collcct. Script. Brunsw.; Ellics Dupin, Xouvtlle Biblioth. des auteurs ecclésiastiques; et J.-B.-M. Gcnce, Considérations sur l'auteur de l'Imitation.) V— VE.

BUSCH ( Jean-Geoiige), né le 3 janvier 1728, à Allen-Weding, dans le pays de Lunebourg, embrassa dans sa jeunesse toutes sortes d'études, sans en choisir aucune eu puliculier, comme but des travaux de sa vie. Le mauvais état de sa fortune, lu faiblesse de sa santé et de sa vue nuisirent beaucoup à ses succès. Cependant il cultiva avec une prédilection marquée l'histoire et toutes les sciences cpii s'y rattachent. Nommé professeur de mathématiques au gymnase de Hambourg, en 1750, il s'y livra avec autant d'ardeur que de talent; mais de longues et cruelles maladies l'obligèrent à abandonner cette place. Mu 17G7, il fonda à Hambourg, de concert avec Wurmb, une académie de commerce, dont la réputation attira bientôt un grand nombre d'élèves, qui y venaient étudier la théorie du commerce, en même temps que, dans la ville même de Hambourg, ils en pouvaient suivre les opérations. C'est le premier établissement de ce genre. Buseh le dirigea longtemps avec sou digne ami , le savant Ebeling, qui se joignit à lui en 1771, et l'amitié qui les unit [ut le seul bien que Busch eut à opposer aux maux de tout genre qui l'assaillirent jusqu'à sa mort, survenue le 3 août I&00. Malgré tant de traverses, Busch ne cessa jamais d'employer utilement ce qu'il possédait de forces : un caractère plein de zèle et de simplicité, un esprit juste et pénétrant, suppléèrent à ce qui lui manquait d'ailleurs, et sa bienfaisante activité lui lit toujours trouver des ressources et du courage. 11 savait toutes les langues de l'Europe , avait beaucoup voyagé et observé avec fruit. La ville de Hambourg lui doit la création et l'organisation de son école des pauvres, un des plus beaux établissements de ce genre qui existent en Europe. 11 fut le premier président de

(I) La rlirom.;ue d«s prieur» do Wuide»lielru a été toturni citée lors delà contestoiiourelalhea l'auteur de Ylmitattou, pane qu'ai p.irl.ml iiuiiliiiimerit de Thomas à Kempls, soiis-prieur de la maison dr Sle-Aflirs. l'errtvaiii sjoiilf : t)*l flurt* tieruto* litron <w,i/i«snit, tidelicei qui se-iuitur me. de imitatieue Ckruli ; maisie derbu r litre u'existe point dau» le* uiaiiuwfUS flamand* de [Imitation, lu dans ceux un iuf de Kempis, « I il en résulte qui', si le pacage allègue se trouve dans Pmmwpte de Buschius, qui n'a pas M constaté raimne ici, te tewmignairc se rapporterait a une rp«fM poMrrieure au leiui» de KeaijM». Kn effei. le manuscrit le plus anciennement date de telle rliruiiique n'est suit rieur que.de deux années a la mort de Busiliiiis, ou (179. Xcaiimoins les deux ou- \ragi'<i de rn auteur, (MlfM diMinrls, ont été publiés par Rixwryde «aune un s.eul ouvrage formé de deux livre» reuuw nous la même due fa U6I. I.'uu et I au ire, ainsi que relui dt licfonmttone menatlerwrum, qui est résulte des MJtfa ta Cuscu eu diverses roqtrces, (onlirnnrnt de* renseignements utile» sur l'elal des églises tu Allemagne dans le ts« siècle. « L'historien, dit LeitmiU, « n'a point dissuuuie leur wrrsptton, ni 0.114 k» wulrtres. »V— vi.

la société des arts et métiers, fondée en 1763 dans la môme ville. Enfin ses nombreux ouvrages, tous , écrits en allemand, sont remarquables par la justesse et la libéralité des vues, ainsi que par le grand * nombre de faits et de renseignements qu'ils contiennent : les principaux sont : 1° Observations faites pendant un voyage dans une partie de la Suède, Hambourg, 1783, in-8«. 2- Observations faites pendant un voyage dans les Pays-Bas et en Angleterre, ibid., 1786, in-8° ; se trouve aussi dans la collection de voyages publiés par Ebeling. 3° Essai d'un traité de mathématiques usuelles, etc., ibid., 1773, in-S"; 2" édition fort augmentée, ibid., 1798, in-8", en 4 parties. 1° Encyclopédie des sciences malhémati- i ques,'2° édition, refondue et augmentée d'une bibliographie mathématique, Hambourg, 1793, in-8*. li" De la Circulation de l'argent dans ses rapports avec ^économie politique et le commerce, ibid., 1780-

1800, 2 vol. in-80. G° £<sai'i*ur l'économie politique et le commerce, ibid., 1784 , 3 vol. in-8*. 7° Théorie du commerce, ibid., 1792-99, 3 vol. in-8°; c'est le meilleur cl le plus important de ses ouvrages. 8» Esquisse, d'une histoire du commerce de mon temps , ibid., 1781, et 1783-1790, in-8a. 9° Examen de cette, question : Est-il avantageux à un peuple , sous le rapport du progrès des lumières, que sa langue devienne la langue universelle? Berlin, 1787, in-8" tle 104 p. 10" Bibliothèque de commerce, Hambourg, 1784-80, 2 loin, en 3 gros vol., ou 8 parties in-8". Cet important ouvrage, fait eu commun avec Ebeling, est regardé comme classique en Allemagne. 1 1" Principes sur la politique des monnaies, et sur l'impossibilité d'introduire une monnaie universelle, Hambourg, 1789, in-8°. Ce morceau avait déjà paru dans le t. 2 de la Bibliothèque de commerce. 12» Observations et Expériences, 5 vol. in-8», ibid., 1700-04; le 4» vol. est iniilulé : Sur la marche de mon esprit et le développement de mon activité, etc. (t). On a écrit en Allemagne plusieurs vies de Busch; la principale est intitulée : Sur la Vie, le Caractère et les Mérites de J.-G. Busch, Hambourg,

1801, in-89. La reconnaissance publique lui a fait ériger un monument sur les remparts de Hambourg. G— T.

BUSCH (Paul), évèquc de Bristol, en Angleterre. 11 avait été provincial de ces religieux que les Anglais appelaient bons-hommes, et qui n'étaient pas tlu même ordre que les minimes, auxquels on donnait ce nom à Paris. Henri VIII ayant érigé un

(I) Nous devons sigualer. parmi les ouTrage» traduits ou cxlraiis la .eux de J.-G. Busch ; »• ta H.,n.;*e de Hamkoura rendue (mule aux weaoeiauts de l'étranger, mec des reekerekes lutirtMuuUt »«■ ion origine, 4ur Ut (kougemeutt qu'clli « ipreurts 4 diffames époques, (t txrtoa orgauualw» icttulH, tj truie dti ourrugt* de J.-G. B»uk. Ilamlwurg. ISiOj l'an», IMalam. au 0 (•SOI), m-»»; 2" Lellret originales de rommtree, traduite* de faJIemtti, Alloua, moo, ou la Haye. MM, iun»; I» Treite des k»uq*t$, de leur dif- («c»cc réelle el du effets eut en résultent da«i Us usâtes et leur edmitustrMtsm, trudutt de t elUmuud, par ». de L.-C. (de Las Case»), lierc de l'auteur de l'.t/ta kiUtrique, Paris, IS44, in-S'.- I n autre IIikm, conseiller crrlesiaMiqae a Ariauull (Étala prussiens), ne en 1760, mort dans relte Tille le t» mars ISiS. était connu par plusieurs boas o«wa«jes, entre «aires par ton Manuel de fkntoiradttiUcvutertei. !>-»— »

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