‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 2)Chapitre 5 sur 97 · BRU SI · texte numérisé non relu

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vingt-huit œuvres de duo, dix œuvres de quatuor f des concerto, et une Méthode pour fa/(o, publiée en 1817 et qui parait avoir été son dernier ouvrage. Ses idées politiques, dont il ne faisait pas mystère , ne s'accordant pas avec le système de la restauration, Bruni s'était retiré depuis quelques année» dans sa patrie, lorsqu'il mourut h Coni, en 1823, dans sa 63* année. A — t.

BRUNINGS (CnnÉnEN), théologien réformé allemand, docteur et professeur de théologie a Hcidelbcrg, né k Brème, le 1(1 janvier 1702, mort h Heidelberg, le 0 mars 1703, a laissé plusieurs ouvrages pleins de sagacité cl d'érudition ; les principaux sont : 1° Compcndium Antiquilalum grœcarum e profanie tacrarum , Francfort-sur-lc-Mein, 1731, in-8"; réimpr. en 1745 et en 1759. 2* Compcndium Antiquitatum hebraicarum, 1703. 5° Obterrationet practicm générales ad orat. dominic. , circa cjui aulorem, tcopum, materiam, formant, et utum, Heidelberg, 1752. 4» Thetct mitcellan. de excomtnunicatione judaiea, 4753. 5« Primœ linea ttudii komiletici, Francfort, 1744, in-8". — Son fils , Godefroi-Chrétien Biuwikgs, prédicateur distingué, né à Creutznach en 1727, mort en 1793, a laissé de bons sermons imprimés à Francfort, 1770, in-8°, et des Principe» d'homilélique (en allemand), Manheim, 1776, in-8*. G— t.

BRUNINGS (Conrad-Louis), né en 1775, à Heidelberg, mourut à Nimègue en 1810. 11 était membre de l'institut des Pays Bas, et inspecteur du Waterttaat, qui revient à ce qu'on appelle en France l'administration des ponts et chaussées. Plusieurs mémoires, rédigés en hollandais, et qui tous ont mérité les suffrages des savants, sout sortis de sa plume : 4° Traité de la formation de la glace cl de ton dégel d'aprèt la température indiquée par le thermomètre, inséré dans les Mémoire» de la première classe de l'Institut, 1816, t. 2, p. 27-30 avec une pl. 2" Traité de la ditpertion de la "marée qui remonte let différente! rivièret et leurt embranchement», o" Ettai d'une nouvelle théorie de l'effet dee moulint à rouet verticalei et à )mleltes, et tur la tonde de Stipriaan Luitciut in-4". (L'ouvrage de Slipriaan Luiscius a paru à la Haye, en 1805, sous le titre do Betchryving van een Zeipeler of bathometer, in-8* de 45 p. avec pl. Le Vaderlandtche Letter OBfeningen de 1816,1. 1, p. 111-115, en contient une analyse ) 4° Mémoire tur ta prettion latérale de la terre et Ut dimensiont des muraitlet à régler en conséquence. 5* Obtervationt sur le différent degré de tolidilé det amat de glace qui barrent te* rivières en raiton de la différente élévation det cause de cet même» rivièret. 6° Traité tur la situation superficielle det rivièret en général, dans le 4n vol. des Mémoires de la première classe de l'Institut, 4812, p. 97-122, avec 3 pl. et 5 grands tableaux. 7° Examen d'un problème tur V équilibre , Ltrecht, 4803, in-8°. 8" Dissertation tur la communication qu'ont entre ellet les rivièret de la Mcrtoede et du Le*, par te canal dit du Nord, qui réunit leurt embouchures. 9* ' Sur let Eclusee. 10* Sur tes oifferentes ineortcs rcianre» au*

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courants d'eau. Ce mémoire en a fait naître un autre de M. A.-F. Goudriaan, inséré au t. 4 des Mémoires de la première classe, 1819, p. 65-91. — Chrétien Bhumncs, ingénieur également distingué, et, depuis 1811, membre de la première classe de l'institut des Pays-Bas, est auteur d'une Dissertation sur l'angle le plus avantageux des portes d'une écluse, laquelle parut en 1797. Il mourut à Leyde, le 23 mars 1826. R— o.

BRUNN (Lucas), mathématicien allemand, né à Annaberg, dans les montagnes de la Saxe, mort en 1640, à Dresde, où il était depuis quelques années mathématicien au service de l'électeur de Saxe, et inspecteur du musée. Il a laissé deux ouvrages : 1° Praxis perspectives, Nuremberg, 1615, et Leipsick, 1616. Ce livre a paru d'abord en latin ; l'auteur l'a traduit ensuite en allemand. 2° Euclidis Elementa practica, Nuremberg, 1625. G — T.

BRUNN ( Jean-Jacques ), médecin distingué, né à Baie en 1591, fut reçu maître ès-arts en 1611, et docteur en 1615. Apres avoir continué ses éludes ù Montpellier , et avoir voyagé dans toute l'Europe, il revint dans sa patrie, et fut nommé aux chaires de botanique et d'anatomie de l'université de Baie, en 1625, et a celle de médecine pratique en 1629. Il professa avec la plus grande distinction jusqu'à sa mort. On a de lui une matière médicale dont il y a eu de très -nombre uses éditions : Systema maleria medica, continens medicamentorum universa~ lium et particularium (simplicium et compositorum) sérient ac sylvam, tnelhodo medendi ac formulis remediorum prascribendis accommodalam, Bàle, 1630, in-8"; Genève, 163'.), in-8°; Lei|«ick, 1645, in-8»; Padoue, 1047, in-12; Rouen, 1050, in-1 2 ; Leipsick, 1054, in-8»; Amsterdam, 1659, 1665, in-12; Amsterdam et la Haye, 1680, in-12 ; ces trois dernières éditions sont augmentées par Gérard Blasius. Brunn donna aussi une nouvelle édition fort améliorée de l'ouvrage de I'. More!, intitulé : Alethodus prœscribendi formulas rcmediorum. Ou a encore de lui : Vita Joh. Jacob. Grynai. Ce célèbre théologien était son grand-père. Brunn mourut le 22 jauvier 1660. C. et A — H,

BRUNN, ou BRUNNER (Jean-Comiad de), médecin clanatomislc du 17' siècle, né à Diesseiihoren , près de, Schaffhouse, en 1653, fut, à l'âge de seize ans, envoyé ù Strasbourg pour étudier la médecine, et y fut reçu docteur en 4672. Sa thèse, relative à un (ictus à deux tètes, dont il venait de faire la dissection, de Slonstro bicipiti, le lit connaître avantageusement. 11 voyagea ensuite dans les diverses contrées de l'Europe, se liant partout avec les savants et les anatomistes les plus distingués; a Paris, avec Dionis, Duverney ; en Angleterre, avec NVillis, Louer; à Amsterdam, avec Ruisch et Swammerdam, etc. Ce fut dans celle dernière ville qu'il fit paraître ses expériences sur le pancréas, organe que les médecins-chimistes du temps, Jacques Dubois, Degraaf, considéraient comme fournissant un suc acide favorable à la digestion, qu'ils disaient être une fermentation , et que Brunn prouve être une glande analogue aux salivaires, et versant dam J

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le premier des intestins un suc à peu près analogue à la salive qui est versée dans la bouche : Expérimenta nova circa pancréas , accedil diatriba de lympha et genuino pancreatis usu , Amsterdam , 1682, in-8"; Leyde, 1709, 1722, in-8«. Il revint ensuite en Allemagne pratiquer la médecine avec un grand succès. En 1685, l'académie des Curieux de la nature se l'associa sous le nom d'Hérophile, et trouva en lui un collaborateur zélé. En 1687, il fut nommé professeur de médecine à Ileidelberg, y publia de nouveau son traité du pancréas, el de plus: Dissertalio anatomica de glandula pituitaria, Ileidelberg, 1688, in-4» ; Glandula duodtni , seu pancréas secundarium deteclum , Francfort et Heidelberg, 1715, in-4°. Dans ce dernier ouvrage, il décrit ces petits organes placés à la surface de la membrane interne des intestins , et destinés a y verser un suc qui tout à la fois concourt à la garantir du contact des matières alimentaires , à préparer l'élaboration de celles-ci, el à faciliter leur progression; Brunn les appelle des glandes, et y a attaché son nom ; mais la précision plus grande qu'on a portée de nos jours dans l'étude de l'anatomie a fait signaler la différence de texture qui existe entre les glandes proprement dites et ces petits organes sécréteurs, et leur a fait donner le nom de follicules. Quoi qu'il en soit, par leur nombre, ils fournissent un fluide presque aussi abondant (pie celui qui vient du |>ancréas, et c'est à cause de cela qu'on désigna leur ensemble sous le nom de second pancréas, et plus particulièrement les points où, groupés en certaine quantité, ils semblent former un organe isolé , d'un certain volume. Du reste, si cette découverte assez importante doit transmettre infailliblement à la postérité le nom de Brunn, il est certain d'autre part qu'il fut, parmi les médecins de l'Europe, un de ceux qui ont joui pendant leur vie de la réputation la plus étendue. Il fut revêtu de la coufianec de plusieurs souverains. Il mourut à Manlieim, le 2 octobre 1727, âgé de 74 ans. On doit aux soins d'un de ses fils, Jean-Jacques de Brunn, médecin aussi, un ouvrage posthume de Jean-Conrad de Brunn : Metliodus tula ac facilis citra salivalionem curandi luem veneream, 1739, in-4». C. et A. — n.

BRUNNEMANN (Jean), jurisconsulte célèl.re, naquit, en 1608, à Coin, ville de Brandebourg, où son père exerçait les fonctions d'inspecteur ecclésiastique. Après avoir achevé son cours de philosophie à Wiltemberg, il y remplit le modeste emploi de répétiteur ; mais, une maladie contagieuse ayant fait déserter les écoles, il fut obligé de revenir dans sa famille en 1630. Deux ans après, il accompagna quelques jeunes gens qui se rendirent, pour y terminer leurs études, à Francfort-sur-l'Oder, el il s'y fit connaître des professeurs de l'académie d'une manière très-avantageuse. Il quitta celte ville parce qu'on la croyait menacée d'un siège, mais il y revint en 4 656, et fut pourvu de la chaire de logique. Son | intention avait toujours été de suivre la carrière | évangélique; la faiblesse de sa voix lui faisant I craindre de ne pouvoir se livrer à la prédication , I il abandonna la théologie pour la jurisprudence.

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Nommé professeur des instituts a l'académie de Francfort, il y remplit successivement les différentes chaires de droit avec un talent incontestable. 11 mourut subitement, le 45 décembre 107*2. Sou principal ouvrage est son commentaire sur les Fundectes et sur le Code, Lcipsick, 1714; Genève, 4755 et 1762, 4 vol. in-fol. La première édition du commentaire sur le Code est de 4665, et la première du commentaire sur le Digeste, de 4670. On a encore de lui plusieurs traités estimés, entre autres : 4" de Jure eceletiastico , Francfort, 4700, in-4\ et avec des additions de Samuel Stryrk, Francfurt-sur-l'Oder, 4681, in-4» ; 2° Prœtttut civilis el criminalis, ibiil., 4737 ; 3" Collegium irenico-polilicum de tractations pacis ; 4° Consilia academica; S' Jus inttilulionum controvtrsum, etc. 11 mourut à Francfort , le 5 décembre 4672. Le Catalogue delà bibliothèque du comte de Bunaœ offre ( t. 2, n« 4442) la liste des écrits très-nombreux composés à la louange de Brunncmann (Foi/., au sujet de ses écrits, le Theatrum illust. virorum, de Freher, t. 2, p. 4201 ). — Son neveu, Jacques l'.i.i >>i mann, né à Colberg en 4674, mort à Stargard en 4735, a laissé un ouvrage intéressant, intitulé : Introduclio in juris publiei prudentiam, Halle, 4702, in-4". G— t et W— s.

BRUNNEIl (André), jésuite allemand, né à Halle dans le Tyrol, en 4589, mort le 20 avril 1(350, était très-versé dans la connaissance des antiquités et de l'histoire. Son principal ouvrage, intitulé: Annales virlulis et fortuna Boiorum, a primis initiis ad annum 4344, publié d'abord à Munich en 1626, 1629 et 4637, 3 vol. in-8°, lui a valu le surnom de Tile-Live bavarois ; il écrivit cette histoire par ordre de Maximilien, duc, puis électeur de Bavière, et la poussa jusqu'au commencement du règne de Louis de Bavière, en 4314 : il n'osa continuer, persuadé que l'histoire de ce prince le brouillerait infailliblement avec Maximilien, ou avec la cour de Rome. Gel ouvrage a été réimprimé avec les Annal™ Botca genlis d'Adlzreiter (roi/, ce nom), Francfort, 4710, in-rol., par les soins de Ferdinand-Louis de Bresler, et d'Asclienburg, sénateur de Brcslau, avec une préface de Leibnitz. On a encore de Brunner: 4° Fasti Mariani , qu'il publia, sans y mettre son nom , en allemand et en latin ; 2* Excubiœ tutelares Ferd. Maria ducis Bavaria cunis apposilœ , Munich , 4657. On y trouve soixante portraits des ducs de Bavière, gravés par Kilian. Baillet lui a attribué aussi le Collegium Monachiense. G — I.

BRUNNER ( Bxlthas \k ), médecin, né à Halle en Saxe, en 4535, fit ses études à Iéna et à Lcipsick, voyagea en Italie, en Espagne, en Angleterre, en France, et, de retour en Allemagne, refusa plusieurs chaires qui lui furent offertes, pour se borner à pratiquer la médecine dans sa patrie. Il accepta cependant la charge de médecin du prince d'Anhalt. Il s'occupa beaucoup de chimie, et dépensa', dit-on , plus de 46,000 écus à chercher la pierre philosopliale. Il mourut à Halle en 4604. On a de lui un traité sur le Scorbut, et des Consilia medica, summo studio collecta el revisa a Laur. Hoffmanno, Halle, I61T, in-4',- Francfort, 1727, m-4». Son ouvrage

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de Morbis mesenlerli, que Stubcndorf, dans sa préface à Eugalénus, avait promis de publier, n'a point paru. — Martin Brunner, savant helléniste, el professeur à Upsal, publia une bonne édition du traite de Paléphate, de Incredibiiibus, gr.-lat., Upsal, 4663, in-8*. 11 mourut en 4679. G— t.

BRLINO (Saint), fondateur de l'ordre des chartreux, naquit à Cologne, vers l'an 4030, d'une famille noble et ancienne qui subsistait encore eu Allemagne au milieu du 48' siècle. Ses -tarent* vertueux le liront élever sous leurs yeux dans l'école de la collégiale de St-Cunibert, a laquelle 1 evéque St. Annon l'attacha par un canonicat. Attiré |»ar la réputation dont jouissait alors l'école de Reims, il y parcourut avec distinction la carrière de toutes les sciences, et excella surtout dans la théologie. L'archevèque Gervais, ravi de ses progrès et de sa sagesse exemplaire, lui conféra d'abord la dignité de scoba tique, dont dépendait l'instruction des clercs, puis celle de chancelier, qui lui donnait la direction des écoles publiques de la ville et l'inspection sur toutes les grandes études du diocèse. Il eut pour disciples des hommes qui rendirent son nom célèbre, et dont plusieurs furent depuis élevés aux plus éinincnlcs dignités de l'Église, entre autres Odon, qui devint pape sous le nom d'Urbain II. Manassès, usurpateur, sinioniaquo du siéjïc tic Reims, tyran oppresseur de tous ses diocésains, ayant été cité au coucile d'Autun, en 4077, Bruno et deux autres chanoines s'y portèrent pour ses accusateurs. Manassès, condamné par contumace, et déclaré suspendu de ses fonctions, déchargea sa fureur sur les trois membres de son chapitre, enfonça leurs maisons, pilla leurs propriétés, vendit leurs prébendes, cl les força de se réfugier au château du comte de Roucy, pour mettre leurs personnes à l'abri de ses violences. Tant de dérèglements le liront enfin déposerait concile de Lyon, en 4080. Le chapitre de Reims jeta les yeux sur Bruno [tour lui succéder; mais la vue des désordres de Manassès lui avait inspiré depuis longtemps le projet d'aller vivre dans la solitude. 11 s'arracha donc aux empressements de ses confrères, et se retira à Saisse-Fontaine, dans le diocèse de Langres, où il passa quelque temps dans les exercices de la vie monastique, avec deux amis qui l'avaient suivi dans celle retraite. L'apparition miraculeuse du chanoine de Paris, Raymond, à laquelle la tradition des chartreux attribuait la conversion de leur fondateur, est une fable ignorée des auteurs contemporains ; les premiers qui en ont parlé écrivaient cent cinquante ans après la mort de St. Bruno; elle est aujourd'hui rejetée par tous les bons critiques ; elle a même été retranchée du bréviaire romain sous Urbain VIII. Bruno et six de ses compagnons, voulant mener une vie encore plus retirée, allèrent trouver St. Hugues, évéque de Grenoble, qui les conduisit lui-même, en 4084, dans le désert appelé Chartreuse, à quatre lieues de cette ville, désert affreux, d'un abord presque inaccessible, qui donna depuis son nom à l'ordre célèbre qui y prit naissance. Ce fut là, dans une étroite vallée, dominée par deux rochers escarpés,

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