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de l'Aisne. S Y tant mis en relation avec les principaux meneurs de la capitale, il y lit de fréquents voyages, et s'y trouvait à l'époque du 40 août 1792. Cinq jours après celte révolution, il parut à la barre de l'assemblée législative, et demanda qu'il ne fût point donné d'indemnité pour des concessions de fonds considérés par l'assemblée constituante comme des droits féodaux. Cette motion, appuyée par Chabot, fut décrétée à l'instant même. Caignart eut, sous le régime de terreur qui pesa sur la France en 1793 et 4794, une grande influence dans son département; mais, après la chute de Robespierre , il fut à son tour poursuivi (comme terrorisle, et, de même que la plupart de ses confrères des départements, il se réfugia dans la capitale, où il concourut à la rédaction de quelques brochures et de différents journaux démagogiques, entre autres VA mi de ta patrie. Merlin de Douai le fit nommer chef du bureau des émigrés au ministère de la police, et il exerça longtemps cet emploi. On peut être assuré qu'il opéra peu de radiations, ou que du moins il ne céda jamais qu'à de solides arguments. Après la chute de son protecteur en 1799, il prit part à beaucoup d'intrigues qui agitèrent la capitale, et fut Un des coryphées du club qui se tenait au Manège, où il prononça un discours sur le prestige du mot anarchie, soutenant que ceux que l'on qualifiait (ïanarehislei étaient les véritables républicains. Il finit par demander que l'on substituât au serment de haine à la royauté et à l'anarchie, alors exigé des fonctionnaires publics, celui de Aotite à la royauté et attachement inviolable à la république, une, indivisible et démocratique. Cette proposition, accueillie par le club, fut ensuite décrétée par le corps législatif, et le serment fut modifié. Mais la révolution du 18 brumaire vint mettre fin aux discussions des clubistes du Manège ; et Caignart perdit son emploi au ministère. Il échappa cependant aux proscriptions qui achevèrent la ruine de son parti, notamment à celle du 5 nivôse qui suivit l'explosion de la machine infernale. Ayant repris sa profession de jurisconsulte, il termina paisiblement sa carrière, et mourut le 2 janvier 1823 d'une attaque d'apoplexie. Sa bibliothèque était considérable, et l'on a publié une Notice det livret de la bibliothèque de feu M. Caignart de Mailly, avocat à ta cour royale, Paris, 4825, in-8°, d'une feuille trois quarts. Barbier a dit dans son Dùrftoniurire det ouvrageianonymet que Caignart fut l'auteur des 1. 16 et 17 (édition in-8*) de YHitloire de la révolution, par deux omit de la liberté. Ces deux volumes ne sont pas les meilleurs de l'ouvrage; mais il s'y trouve des révélations curieuses sur les intrigues des anarchittet. On attribue à Caignart VHitloire d'une famille par d'Orton, mite au jour par C, 1798, in-8°. Il a laissé sur la législation militaire un manuscrit qui probablement ne verra jamais le jour. Il fut l'éditeur des Ànnalet maçonniques dédiéet à son altesse sérénissim» le prince Cambaciris, 1807-1810, 8 vol. in-84 (|). M— D j.
(«) Beffroy de ReJtnj, qui était ia même paya que Cal«nart, dit,
CAIGNET ( Antoine ) , docteur en théologie, chanoine, cha celier, théologal et grand vicaire de Meaux, mort en 1669, passa de son temps pour un bon prédicateur. On a de lui : U l'Année pastorale, Paris, 1662 et suiv., 7 vol. in-4«, contenant des sermons familiers ou prônes sur les épltres et évangiles des dimanches de l'année , les mystères et fêtes de Notre Seigneur et de la Ste. Vierge, les fêtes des saints, l'oraison dominicale, le symbole des apôtres, les commandements de Dieu, etc • 2« deux oraisons funèbres; 3» le Dominical des pasteurs, ou le Triple emploi des curés , ouvrage contenant les prônes, les recommandations ou annonces des fêtes et catéchismes paroissiaux, pour tous les dimanches de l'année, Paris, 1675, 2* édition, in-4°. z— o.
CAIGNEZ (L. E.), né k Arras, le 28 avril 1762, était avant la révolution avocat au conseil d'Artois. Il débuta dans la littérature par quelques poésies pleines d'agrément. Plus tard , il s'essaya dans le genre dramatique : la comédie du Volage prouve qu'il aurait pu obtenir des succès dans un genre distingué; «mais, comme l'a dit un biographe, il a « préféré les ronces du mélodrame aux lauriers de « Thalie, parce que les unes donnent du profit, « tandis que les autres ne rapportent que de l'Iton- « neur. Eh l combien d'hommes de lettres peu di- « gnes de ce nom pensent sur ce point comme le « Racine de l'Ambigu :
Tous ont besoin d'argent, nul n'a besoin de gloire!
Quoi qu'il en soit, Caigncz contribua à faire aimer le mélodrame, et par la pureté de son style et par l'intérêt qu'il savait y répandre. Il est mort en 1842, sans avoir cessé dedonner des pi-cuves de la fécondité de sa plume. Nous ne nous flattons pas de présenter ici la liste complète de ses nombreux ouvrages; voici les titres des principaux : Ie Nourjahad et Cheredin, ou l'Immortalité à Fépreuve, mélodrame en 4 actes, 1794, in-8°. 2" Le Jugement de Salomon, mélodrame en 5 actes, 1802, in-8». Cette pièce eut un succès pyramidal, s'il est permis de se servir de cette expression du jargon des coulisses. 3° Richardet et Bradamante, mélodrame en 3 actes, tiré du poème de l'Arioste, Paris, 1814, in-8». 4° Les Amants en poste, ou la Magicienne supposée, comédie en 3 actes, 1804 , in-8°. L'auteur remit cette pièce au théâtre avec des changements en 4818, et en publia une nouvelle édition. 5* Avec Débotières, Androclès, ou le Lion reconnaittanl, mélodrame en 3 actes, Paris,
et tes choses, qu'il prenait, en 1789, le liire de vicomte de Madlf. a Ce n'élut paa tan* niaoa. « ajoulc-l-il, qu'il passait dan» son département poar le digne émule « de l'honorable Robespierre, du vertueux Vadler, de 1'estiniaUie t Collet- dHerbois et du respectable Joseph Lebon. » Beiïroy cile
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Caignart fit arreler sa prop're sœur, qui, par «,n 'ordre, hi a Slenay. Il composa, en IW7, des
extraordinaire et de son