‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 2)Chapitre 77 sur 97 · T4 <MM · texte numérisé non relu

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luriw (ttt, avec l'augmentation d'une quatrième centurie consacrée aux animaux aquatiques, et qui n'avait pas encore été publiée, Francfort, 160.», in-4". Les quatre centuries se trouvent réunies clans les éditions suivantes : Francfort, 1654 et 16431 ; Mayence, 1077, iii-8°. D— P-8.

CAMERARILS (Jean-Rodolphe), célèbre médecin, exerça son art avec beaucoup de succès en Allemagne, au commencement du 17* siècle. Il a publié trois ouvrages : 1° Horarum nafalium cenlurim 2 pro certiludine atlrologiœ, Francfort, 1607 cl 1610, in-4"; - Ditpulationxtm medicarum in illustri academia Tubingensi habiiarum decat prima, Tubingen, 1611, in-8»; 3» Syllogt memorabiiium medicinœ, el mirabilium nu tu ne arcanorutn ernlurim i2, Strasbourg, 1624, in- 12, 1624 et 1630, in-8"; Tubingen, 1683, in-8». Celle dernière édition est augmentée de huit centuries, dont quatre posthumes. Les centuries 13, 14, 15 et 16 avaient déjà paru à Strasbourg, en 1652, in-12. — Elit-Rodolphe Camérarils, son lils, né à Tubingen, le 7 mai 1641, exerça la médecine dans sa pairie, et occupa la chaire de premier professeur dans les écoles de l'université, fut premier médecin du duc de Wurtemberg, et reçu membre de l'académie des Curieux de la nature en 1669. Il mérita l'estime du public, el mourut le 7 juin 1605, à l'âge de 51 ans. Elie Camérarius est auteur de plusieurs ouvrages et dissertations académiques , où l'on trouve des vues neuves et des remarques intéressantes. Les principales sont : 1* Theoria physica de plantis, Tubingen, 1676, in-4"; 2* de Palpitatione cordie, ibid., 16S1, in-4"; 3" de Clysmatibut, ibid., 1688, in-4*; 4* Historia pleuri(idi$, ibid., 1690, in-4»; 5» d* Fractura eranii cam rulnere, ibid., 1603. in-4». D— P—s.

CAMERARIL S ( RonouMiE-JACQi fcs), filsd'Klie Rodolphe, savant médecin et botaniste, contribua beaucoup à faire conualtre la distinction du sexe des plantes, sur laquelle Linné a depuis établi son ingénieux système. Il naquit à Tubingen, le t7 février 1603, étudia la philosophie et la médecine, et parcourut les principales villes de l'Allemagne, pendant l'année 1085. De l'Allemagne, il alla en Hollande, el s'arrêta quelque temps à Leyde. où il suivit tYcc assiduité les leçons des professeurs de l'université. Ensuite il passa en Angleterre, et de là à Taris, où il demeura cinq mois dana la maison de Maréchal, alors chirurgien de la Charité, et, après un voyage en Italie, il retourna à Tubingen en If 87. Il fut reçu docteur peu de temps après. Son père fut chargé de lui en conférer le grade. En 1088, i< fut nomme |»rofesseur extraordinaire et directeur du jardin do botanique. Dans le même temps, il fui agrégé à l'académie des Curieux de la nature. On lui donna eu 1689 la fonction de professeur ordinaire de physique, qu'il exerça jusqu'en 1695. Son l'ère étant mort celte année, il lui succéda dans la place de professeur primaire, et mourut le 11 septembre 1721, âgé de 50 nus. Il eut dix enfants; deux de se» (ils cultivèrent les sciences et les belles* l«tm; Alexandre fut médecin, et Henri s'appliqua

uniquement à la philosophie. Haller dit que Itodol* phe-Jacques Comérarius n'est pas un auteur val» gnire. Il a composé un grand nombre d'ouvrages; la plupart sont des dissertations sur la botanique, la physiologie végétale et les propriétés des plantes; on en trouve le catalogue dans la Bibliotheca bo- (anica de Haller ; mais celui qui lui a donné le plus de célébrité est intitulé : de Sexu planianm Epitlola, Tubingen, 1694, in-4*. C'est une lettre adressée à Valcnlin, qui l'inséra dans sou ouvrage de Potyehretla exoliea ; elle a été aussi insérée dans les Mitccllnnca nal. Cur. , dec. 3, «un. 2, appendit, et réimprimée en 1749, in-8°, avec un opuscule de Gmelin. On voit, par cet ouvrage, qu'il est un des premiers qui aient constaté l'existence du teste des plantes androgynes, et qui ait fait des expériences sur la fécondation des plantes dont les sexes sont séparés, soit sur les mêmes individus, soit sue d'au* très. H y a fait voir que les graines sont rarement fécondes et propres a reproduire les plantes, lors* qu'elles proviennent de fleurs qui oui été dépouillées de leurs étaminea. Grew avait dit, quelque» années auparavant, que les étamines étalent l'organe du sexe maie, el le pistil celui du sexe femelle { Ray avait développé celle Idée, et Catnérarius avoue lui-même que c'est dans ses écrits qu'il Ta puisée; mais il a le mérite d'avoir beaucoup contribué à propager cette vérité importante, par la manière claire et précise dont il Ta présentée. Une découverte aussi brillante excita la verve d'un jeune poêle allé* mand ; il la célébra dans une ode Intiné qu'il adressa â Camérarius ; celui-ci l'inséra dans sa lettre, avec laquelle elle a toujours été réimprimée. Nous cite» ions encore sa dissertation de Conpenientia pfflKfarum in fructifient ione et viribue, Tubingen, 1699, in-4*. 11 y traite du rapport qu'il y a entre la forme extérieure des plantes et leurs propriétés, ce qui est indique par la ressemblance des parties de la fructilicaiion. Quoique cette question ait été agitée de nouveau par d'autres auteurs, on a peu ajouté à ce qu'avait dit Camérarius. D— P— s.

CAMÉItARIl'S (ÉtiE), frère du précédent, professeur de médecine à Tubingen, membre de l'académie des Curieux de la [nature, où il prit te nom d'Hector ///. Il naquit à Tubingen, le 17 février 1673, et y mourut le 8 février 1754, i Tige de 61 ans. Ce médecin avait beaucoup de connaissances sur son état, mais une grande singe* larité dans ses idées et dans ses opinions. II a compose plusieurs ouvrages dans lesquels on en trouve la preuve : 1- TrigaditiertationHm, Tubingen, 1694, in-8» ; ce sont trois dissertations sur Tabos dn thé el du café. 2« Ditserlationet Taurinentet epittolita medirn-phyiine, ad illurtrei ËHtim ttc Ucrmanùt quotdam medicoi etriptm. ibid., 1712, in-8». Cest un recueil de vingt lettres, écrites pendant son séjour en Italie, avec le prince Frédéric-Louis ne Wurtemberg, dont il était le médecin. Haller, rrtri avait étudié sous Elie Camérarius, dit qu'il aflirtié dans ces lettres un pyrrhonisme outré, qu'il refuse de croire ce que les meilleurs observateurs rapportent, et qu'il s'arrête, arec si peu de jugement, I

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ce qui se rencontre quelquefois de merveilleux dans les maladies, qu'il ne balance pas 4 les déclarer magiques et démoniaques. 3° Uisloire d'une fièvre catarrhale épidémiqwe (en allemand ), Tubingen, 1712. 4° Specimina queedam medicinct tclcrtieœ, Francfort, 1714, in-4*. 11 combat dans cel ouvrage lu théorie des lièvres de Murthon, celle de Vieus- KM sur la mélancolie, le système de Uaglivj sur la libre motrice, celui tic la Peyrtuie sur le siège de l'âme , et le sentiment de Leuwcuhoeck sur les (feuilles de l'épidémie et les libres du cristallin. 3™ Médicinal conciliatricis Cunumina, Francfort, 1714, in-4*. Ou y trouve toute la bizarrerie des o|iiuions de l'auteur. G" Syslema cautelarum medicarum circa prœcognita, etc., Francfort, 1721, l|l-4*. C'est un abrégé de toutes les partie» de la Uiédecino. 7" Disseiialio de betula, Tubingen, 1727, iu- î». 0J De Vencnis, ibid. . 1728, in-i". On a encore d'Elie Camérarius (|uelques autres dissertations moins importantes, dont on peut voir le titre dans le.» bibliothèques de medeciue. Sis écrits intitulés : Magies mnrbi Historia; Temerarii circa magica judicii Exemplum, Morlui amico apparenlis , etc. , indiquent seuls, par leur titre, le cas qu'on en doit faire. D — P— s.

CAMERARIUS (Alexakdbe), fils de Rodolphe- Jacques, né en 1693, docteur en médecine, et membre de l'académie des Curieux de la nature, sous le nom d' Hector IV, fut adjoint à son père dans les deux fonctions de professeur de botanique et de directeur du jardin de Tubingen. et lui survécut jusqu'au 11 novembre 1736, ou il mourut, âgé de 41 ans. Il a composé les ouvrages suivants : |" de Bolanica, Tubingen, 1717, In-4*. C'est une dissertation sur les principes de la botanique, et sur ce qui doit constituer les genres et les espèces. 2" De Motu elaslico ttaminum amberboi { dans les Ephem. natur. Curiot., t. 9, n« 86). Ce mémoire lit connaître le mouvement élastique des étamines de la centaurée musquée ou amberboi : observation curieuse et alors très-intéressante, parce qu'elle est la première que l'on ait faite sur l'irritabilité de certains végétaux. I) — P— s.

CAMERATA (JoseiuiJ, peintre en miniature et graveur, né à Venise , y apprit les premiers éléments du dessin et de la gravure de Jean Cattini. S'étant rendu à Vienne en 1742 , il y cultiva la peinture. Appelé à Dres.le, en I7*»l, avec le titre de premier graveur d'Auguste, roi de Pologne, il y fut employé à la gravure de différents sujets pour la collection des estami>es de la galerie de ce prince, parmi lesquels on distingue ceux de David tenant (a téte de Goliath, et de la Parabole de la Dragme perdue , d'après le Féli ; Y Assomption de la Vierge et Y Aumône de St. Hoeh, d'après Annibal Carracbe ; St. Itoch secourant les pestiférés, d'après Procaccinl; différents portraits et des sujets d'histoire , d'après ses dessins ou ceux de divers maîtres. Au commencement de la guerre de sept ans, à l'époque de l'Invasion de la Save par le grand Frédéric, Caméraia revint passer quelque temps en Italie, d'où il se rendit â Munich, où U séjourna jusqu'à la paix

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