‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 2)Chapitre 90 sur 97 · CAP (SB · texte numérisé non relu

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objet le rétablissement du culte. Le cardinal entra dans les vues de Napoléon, et le concordat rendit la paix à l'Église et à la France. Le 18 avril, jour de Pâques 1802. les consuls, le sénat, les ministres, et toutes les autorités civiles et militaires, se réunirent dans l'église Notre-Dame. Le cardinal Caprara célébra la messe, entonna le Te Deum, et le culte fut rétabli. Le 28 mai 1805, it sacra Napoléon roi d'Italie, dans la cathédrale de Milan (1). Dans les relations qu'il eut, pendant près de neur années, avec le gouvernement français, il sembla devoir plutôt à son noble caractère qu'à ses dignités l'estime et la considération dont il jouissait. Devenu aveugle et infirme, il mourut à Paris, le 21 juin 1810, âgé de 77 ans. Son corps, revêtu des habits pontificaux, fut exposé pendant plusieurs jours dans une chapelle ardente. Un décret impérial ordonna qu'il serait inhumé dans l'église de Ste- Geneviève, et ses funérailles eurent lieu le 23 juillet, avec la plus grande solennité. L'oraison funèbre fut prononcée par M. de Bozan. Le cardinal Caprara légua tous ses biens à l'hôpital de Milan. Il a fait imprimer : Concordat et Recueil des bulles et brefs de N. S. P. le pape Pie VII sur les affaires actuelles de V Église de France; décret pour la nouvelle circonscription des archevêchés et évéchés ; publication du jubilé et induit pour la réduction des fêtes, par S. E. , etc. , en latin et en français, Paris, an 10 (1802 ) , in-8», avec un tableau. V— v*.

CAPRE (François), président de fa chambre des comptes du duc de Savoie, mourut en 1705. Il a publié deux ouvrages qui peuvent encore trouver leur place dans les grandes bibliothèques; l'un est intitulé : Traité historique de la chambre des comptes de Savoye, justifié par titres, etc., Lyon, 1662, in-4*; et le second : Catalogue des chevaliers de l'Ânnonciade de Savoye, depuis son institution en 1302, par Amêdêe VI jusqu'à Charles- Emmanuel, Turin, 1654, in-fol. On trouve à la suite du premier un petit Traité du saint suaire de Turin, qui n'est pas fait pour donner une bien haute idée de la critique de l'auteur. L'autre est reinarquable par la singularité de son exécution ; il contient cinq cent quarante-deux gravures en bois, dont chacune remplit presque en entier une grande page in-fol. ; il peut encore être recherdié par les amateurs de la science héraldique. W— s.

le 19 germinal an 10, dans sa première audience, il adressa au premier consul : « Interprète lldele des sentiments du souverain poa-

« tife, le premier, le plus doux de mes devoirs, est de vous exprimer « ses tendres sentiments pour vous et son amour pour les Français. « Vos désirs régleront la durée de ma demeure auprès de tous. Je « ne m'en éloiguerai qu'en déposant entre vos mains les monuments c de cette imiiortanie mission, pendant laquelle vous pouvez être sûr « qne je ne me permettrai rien qui soit contraire aux lois du gouu vernemenl et de la nation. Je vous donne pour garant de ma sln- « cérité et de la Adi-hie de nu promesse mon titre, ma franchis* t ronnue, et, j'ose le dire, la confiance que le son venin pontife et c vous même m'avez témoignée. i> Pendant son séjour à Paris, Caprara se montra favorable a la propagation de ia vaccine. [F*f. Giiuotin.) D — r — a.

(I) Quelques jours auparavant, par le décret d'organisation du cousril d'Étal du rojaunie diialie. Napoléon avait nommé Caprara président de la section des cultes, dont les antres membres étaient le cardinal Oppiioni, archevêque de Bologne; Allegri. chanoine, et

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