‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 3)Chapitre 109 sur 129 · AMR · texte numérisé non relu

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vices et des wrlus, publié tlans l'Appendice des «ruvres de Si. Augustin, t. 10. 3" Vies des saints Paldon, Tason el Tatnn, fondateurs et abbés de Sl- Vinccnt-sur-le- Votiurne, publiées dans Yltalia suera, parUgtalfi, t. 6; et par Mabillon, Aet. Sanct.ord. S. Itened. Ces vies sont remarquables [>ar le ton de gravité et le sage discernement que fauteur y montre. i° Commentaires ou Homélies Sèir le Léritique, sur le Cantique de SaUnnon el sur les Psaumes, publiés dans les Art. ord. S. Ilened. 5° Homélies sur la cupidité, sur la Purification et la Transfiguration, publiées par Marténc dans son Amplissima Colleclio, t. 9. 6" Homélies sur l'Assomption de la Sic. Vierge, dans l'Appendice des œuvrçs de St. Augustin, t. 5; et dans les Aeia Sanet. ord. S. Ilened. G — Y.

AMRR01SE LE CAMALDILE naquit en 1378, h Portieo, dans la Romagne, de l'illustre famille des Traversari, de Ravennc. Il se lit ramaldule à vingtdeux ans, et devint général de son ordre, en 1431. .Son mérite le lit connaître d'Eugène IV, qui l'envoya au conrile de Raie , à celui de Ferrare , où il tara» l- h \ l'empereur Paléologue, en grec, avec tant de facilité , qu'il surprit les Grecs eux-mêmes, et enfin a celui de Florence, où il fut chargé de dresser le décret d'union entre les deux Églises. Tant de services l'auraient élevé à la pourpre, si sa mort, arrivée A Florence en 1439, n'eût prévenu les dispositions du pape, qui lui destinait cette dignité. Ambroise réunissait les vertus d'un bon religieux et les talents d'un savant estimable. Il avait entrepris, par ordre d'Eugène IV, la réforme de plusieurs couvents des deux sexes, tombés dans un extrême relâchement. Ses visites, ses travaux , les traverses qu'il eut à essuyer dans cette pénible mission, sont décrits avec beaucoup de sincérité dans son Hodarjioricon, qui contient des anecdotes Ires-piquantes, et où il est quelquefois obligé d'exprimer en grec certains desordres qu'il ne voulait pas mettre sous les yeux de toute sorte de lecteurs; Florence, 1431 et 1432, in-4°, rare; 1678, in-8°. Les autres ouvrages de ce savant religieux sont des traductions latines : 1° de l'Êpitre à Stagyrc contre les ennemis de la vie monastique, de St. Jean Chrysostome, Alost, 1687 ; 2° de la Hiérarchie sacrée de St. Denys l'Aréopagite , 1492; 3" de/' Echelle spirituelle de St. Jean Climaquc, à la suite du traité de Cassicn de Institut is canobiorum, Cologne, 1540, in-fol.; 4° du traité de l'Immortalité des Esprits, d'Énéc le platonique, 1645, in-i°; 5° du traité de Manuel Caleca, contre les erreurs des Grecs, Genève, 1592, in-8°; 6° des Discours de St. Éphrem, Florence, 4481, in-fol.; Rrixen, 1490; Paris, 1505, in-4°; Padoue, 1585, in-8°. Il est le premier qui ait publié quelque chose de ce saint. D. Marténc a donné, dans le 3" tome de f Amplissima Collectio, ses lettres, distribuées en vingt livres, ta plupart roulent sur les affaires de son ordre. On y trouve cejwndant quelques traits curieux sur la vie et le caractère des savants de son temps. Celles qui sont adressées au pape Eugène ont plus d'intérêt, â cause des particularités qu'elles contiennent sur les conciles de Raie et de Florence. T— d.

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AMRROISE de Lombei (le P. ) , capucin , dont le nom de famille était l\ Peirie, né à Lombes, le 20 mars 1708, successivement professeur «le théologie, gardien et déliniteur de son ordre, eut «le grands talents pour la direction des âmes, triompha, à force d'humilité, d'un amour-propre trop sensible, et d'un désir excessif de l'estime publique, et mourut, en odeur de sainteté, le 2"» octobre 1778, a St-Sauveur, près Rarèges, a 70 ans. On a de lui : 1° Traité de la paix intérieure, in— 12, réimprimé plusieurs foi»; 2* lettres spirituelles sur la paix intérieure, el autres sujets de piété, 1766, in-12. A. H— T.

AMRROSINI (Rarthélemy) médecin, et professeur de botanique à l'université de Rologne, où il mourut en 1637. Les biographes ne doivent guère parler de lui que comme d'un botaniste , et les ouvrages qu'il a composés sur cette science méritent des éloges, savoir : de Capsicorum Varietale cum suis iconibus; accessit panacea ex herbis quœ a sanrfis denominanlur, ttononiw, 1030, in-12. Cependant il fut aussi médecin praticien distingué, et, dans la peste qui en 1630 affligea sa patrie, il rendit de grands services, ce qui lui fournit l'occasion de publier un ouvrage sur ce sujet : Modo e facile préserva , è cura di peste a bénéficia de popo/o di llnlogna, 1651, in-4°. ta médecine lui doit encore plusieurs traités : Theorica medicina in tabulas veluti digesta, cum aliquol consultai ionibus , Bononiœ, 1632, in-î"; de Pulsibus, ibid., 1645, in-4"; de Externis Malis opusculum, ibid., 1656; de l'rinis, etc. Mais, si l'on veut apprécier surtout le mérite d'Ainbrosini, il faut jeter les yeux sur quelques ouvrages d'Aldrovande, dont il a été l'éditeur, |«articulièrement les t. 9, 10, 11x1 12. — Son frère, Hyacinthe Ambrosim, lui succéda dans sa charge «le directeur du jardin botanique de Rologne, en 1657, et en publia le catalogue : Horlus Bononiœ studiotorum ctmsitus, in-4" ; peu de temps avant sa mort, il fit paraître l'ouvrage suivant : Phytologia , hoc est , d* planlis partit primœ tomus primus, in quo herbarum noslro saculo descriptarum nomina cequivoea. synonyma ac etymologica investigantur, addilis aliquol planiarum vivis iconibus, lexicoque botanieo, cum indice trilingui, Bononiœ, 1660, in-fol. Ce «actionnaire, «pic l'on peut qnelquefois consulter pour les synonymes, est superliciel, et les étymologies qu'il donne sont très-liasardées. Le 2e volume devait traiter di>s arbres, mais n'a jamais paru. Les deux Ambrosini cultivaient la botanique avant que cette science eût pris sous Linné une marclie systématique, et surtout eût reçu de ce grand homme une langue fixe et convenable : on était alors embarrassé continuellement par les dénominations, et débrouiller à cet égard le cliaos des auteurs était, sans contredit, bien plus difficile que d'observer la nature elle-même. Rassi a dédié un genre de plantes à la mémoire des deux frères Ambroshis, ou Ambrosini, sous le nom iï Ambrosinia. Ce genre fait partie «Je la famille des aroïdes. C. et A — n.

AMBROSIUS AURELIANUS, ou, scion quelques écrivains, AL'RELIANL'S AMBROSIUS» fut général, et ensuite roi de la Grande-Bretagne. On a

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Yarié sur sa naissance; quelques-uns prétendent qu'il Tut fils de (Constantin le Soldat, élu empereur dans cette Ile, |mr une armée romaine, en 107; niais, selon l'opinion la plus accréditée, il eut [tour re un des rois que les Bretons se donnèrent après départ des Romains , dont il tirait son origine. Il n>t élevé à la cour d'AIdroèn, roi de l'Armoriquc , d'où il revint en 457, avec 10,000 hommes, pour secourir ses compatriotes contre les Saxons, que Vortigern avait appelés dans le pays. Ses succès furent si grands, qu'après la mort ou l'abdication de Vorligcrn, il fut élu souverain de toute l'Angleterre. Élevé a ce rang suprême, il se distingua, tant par sa valeur contre les ennemis étrangers, (pie par son habileté dans le gouvernement. Arthur, si fameux dans les annales anglaises, apprit sous lui l'art de la guerre, et l'emporta plusieurs victoires sur les Savons septentrionaux. Ce|>endant ses succès furent mêlés de quelques revers; la année de son règne, Ambrosius fut battu par le Saxon Hcngist, et par Eck, son fils. Quatre années après, il combattit, à la tète de toutes les forces de l'Ile, d'autres Saxons qui y avaient fait une invasion, sous la conduite d'Ella. L'action fut sanglante et indécise ; mais, peu après, Ambrosius vainquit Hcngist. Galfrid de Monlmouth rap|K>rtc qu'Ambrosius mourut à Winchester, du poison que lui donna un Saxon , qui s'offrit à lui comme médecin ; mais on croit plutôt oui fut tué dans une grande bataille qu'il livra, en 508, il Corel ir, chef des Saxons occidentaux. Galfrid de Montmoutli attribue à Ambrosius l'érection d'un fameux monument, dit Sltme-Hrngp , en l'honneur de plusieurs Prêtons d'un rang distingué, que Hcngist avait fait massacrer. D— t.

AMÉDÉE, les comtes cl ducs de Savoie. T 'oyez Savoie (maison de).

AMEOROZ (JACOB), l'un des Suisses les plus distingues de ceux qui ont servi la France, naquit à Chaux-de-Fonds, dans la principauté de Neuchàtel, en 1719, et entra, dès l'âge de dix-huit ans, comme sous-lieutenant dans le régiment de Castella, dont il était lieutenant-colonel à la bataille de Hosbach. Ce régiment fut un de ceux qui , à la déroute de l'armée française , résistèrent le plus longtemps aux Prussiens , et Amcdroz un des officiera qui contrilmèrent le mieux à cette résistance. Il se distingua encore dans beaucoup d'occasions pendant la guerre de septaas, où les généraux lui conlièrent toujours les jiostes les plus périlleux. Nommé lieutenant de roi à Cassel , il y soutint un siège mémorable. Après avoir fait longtemps les plus grands efforts pour défendre les ouvrages extérieurs, il refusa constamment de signer la capitulation. Amcdroz avait quitté le service de France avant le licenciement des Suisses en 1702, et il vivait dans la retraite a Neuchatel , où il a terminé sa longue et honorable carrière, le 15 février 1812. M— o j.

AMEIL (le baron Aiigiste), né à Paris le 6 janvier 1775, Tut, au commencement de la révolution, grenadier dans la garde nationale parisienne, et, le 41 mai 1702, sous-lieutenant dans les chasseurs de Gévaudan. Il fut, l'année suivante, adjoint à l'état

major de l'armée du Nord, et fit en celte qualité les premières campagnes de cette guerre, sous Dumouriez et sous Jourdan. Il concourut ainsi aux victoires de Valiuy, de Jeinmapcs, de Fleurus. Il fut embarqué, en 1798, pour l'expédition d'Irlande sur le brick l'Anacrénn , qui échappa aux poursuites des Anglais. Nommé, en 1799, chef d'escadron au 7* régiment de chasseurs à cheval, il lit, sous le général Prune, la campagne de Hollande contre les Anglo-Russes, passa ensuite a l'armée de Hanovre, et épousa la fille d'un habitant de ce pays; puis à celle du Rhin, où il se distingua à la prise de Munich en octobre 1891, en prenant avec son seul escadron cent vingt hussards et trois cents chasseurs autrichiens. Dans la même campagne il fut blessé d'un coupdesabre a la ligure. Son corps étant resté a l'armée d'Alleiikagne, il fut employé dans la guerre de Prusse et dans celle d'Autriche. 11 fut blessé au bras par un boulet à la bataille d léna et d'un coup de feu à la tête, le 12 mai 1809. Nommé colonel du 19» régiment de chasseurs a cheval , il conduisit ce corps en Espagne, et revint peu de temps après à la grande armée, où il lit la campagne de Russie, et fut nommé général de brigade le 21 novembre 1KI2. Le 7 avril 181 1, il donna son adhésion au rétablissement des Pourbons, et fut créé, le 29 juillet suivant, commandant de la Légion d'honneur, puis chevalier de St-Louis. Dans le mois de mars 1815, il fit encore de nouvelles protestations de zèle au roi Louis XVI 1 1, et accompagna Monsieur à Lyon , lorsque ce prince s'y rendit pour s'opposer à la marche de Napoléon. Mais après la défection des troupes, Ameil s'empressa d'offrir ses services à Bonaparte, qui le chargea aussitôt de commander son avant-garde, et le lit partir pour la Bourgogne avec des instructions el «les proclamations contre les Bourbons. Ameil réussit d'alwrd à faire passer quelques troupes et plusieurs autorités dans le parti de Bonaparte ; mais à Auxcrrc il rencontra des royalistes zélés , qui le firent arrêter et l'envoyèrent à Paris sur sa parole. Alors Ameil, changeant de système, alla se jeter aux [àeds de Monsieur et du due de Bcrri, faisant l'aveu de ses torts et promettant d'être fidèle aux Bourbons. Ces princes reçurent encore une fois ses promesses avec beaucoup de confiance, et lui rendirent son épéc ; mais le ministre de la guerre, Clarke, qui probablement ne crut pas de même à ses protestations, le fit arrêter au moment où il sortait des Tuileries. Ameil se trouvait à la prison de l'Abbaye, lorsque Napoléon entra dans la capitale. Il n'hésita pas à se ranger de nouveau sous les drapeaux de son ancien maître, et il commandait un corps de cavalerie à Waterloo. Après cette défaite, il faisait partie de l'armée de la Lobe, en juillet 1815, lorsqu'il écrivit au roi la lettre suivante : « Frappé des « malheurs de la France ; convaincu qu'ils ne peua vent finir que par la réunion de tous les Français ; « persuadé que Votre Majesté épargnera à la nation « et à l'armée toute réaction, et toutes poursuites « pour actes et opinions politiques, j'adresse respec-

I« tucusement à Votre Majesté l'assurance de ma « soumission ; je lui offre mes services pour la dé-

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