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j Ululé : Chant natal, contenant sept nofls, un chant ' pastoral et un chant royal, Lyon , 1539, in-4". 11 a été imprimé dans le même format en 1559, sot 18 le titre de Genêt hliac musical et historical de la Conception et Nativité de Jésus-Christ. 2* Lyon marchant , satyre françoise sur la comparaison de Paris, Rouen. Lyon et Orléans, Lyon, 1542, in-4*. Ce drame, qui fut joué en 1541 sur le théâtre du collège de la Trinité , est en vers de différentes me* j sures, et à neuf jiersonnages; les acteurs y font des récits sur les aventures qui leur sont personnelles, ainsi que sur les principaux événements arrivés en Europe, depuis 1.'>24 jusqu'en 1540. 3* Les Km— blêmes d'André Alciat , traduits vers pour vers, | Lyon, 1349, in - 8°, réimprimé en 1558, in-16. | 4" Picta Poesis, Lugduni, 1552, în-8*. C'est un recueil l d'emblèmes ou de vers grecs et latins, «pic cet auteur a publié lui-même sous ce titre : Imagination poétique, traduite en vers français, des latins et grecs, par l'auteur d'icalx, Lyon, 1352, in-8". JSpLû ' République d'Utopie, traduite du latin, de Thomas \ Morus, I*aris, in-8", et Lyon , in-16. 6* Alector, ou le ■ Coq, histoire fabuleuse, en prose française , tirée d'un ' fragment grec, Lyon, 1500, in-8°, sur le compte de laquelle le lavant critique Bernard de la Monnoic s'exprime ainsi : « C'est un mauvaisnuvragc,oùde bonnes « gens croient voir un sens mystique merveilleux , « quoiqu'il n'y en ait pas plus que dans les fanfrelu- « clies de Habelais. Aneau, d'ailleurs, piuvre écri- » vain, soit en latin , soit en français, teignait, pour « donner plus de poids à son ouvrage, de l'avoir tra- « doit d'un fragment grec. » Malgré son imperfection, cette production est encore fort recherchée des curieux. Aneau était lié avec Clément Marot. R— T. ANEAU (Lambert»'). Voyei DvneaU.
ANEL (DoMi.MQiE), chirurgien français, qui mérite, dit Portai, une place distinguée dans l'histoire de la chirurgie , pour avoir inventé la nouvelle méthode de guérir les fistules lacrymales ( Voy. Hisl, de la chirurgie, t. 5, p. 396), n'en a pis moins été oublié jusqu'ici dans la plupart des biographies (1). î\e vers 1679, a Toulouse, il fut admis fort jeune comme élève interne (2) à l'hôpital SI- Jacques de cette ville , et fit dp rapides progrès dans l'art où il devait s'illustrer un jour. Dès l'âge de vingt ans il recueillit une observation fort curieuse sur le ramollissement des os, qui fut imprimée dans te Mercure (janvier 1700). l,c désir de perfectionner ses connaissances l'amena peu de temps après à Montpellier, où il suivit les leçons des plus célèbres professeurs. Ayant obtenu par le crédit d'un de ses amis une place de chirurgien a bord d'un vaisseau , il lit une campagne sur mer; mais, voyant qu'il n'y gagnait rien sous le rapj»ort de l'instruction , il traita de sa place et vint à Paris, où pendant trois ans il resta sous la
(t) I! n-a pas d'article mfme dans ta Biographie toulousaine; mai* il ta • un dam la Riof raphia médicale, Paris, (830.
(S) C«* elews M nommait-m alors des larcon* chirnrpems. Portai s'rM irmope ni diMinguaul le gai-ton cliimrgii-n de I hApital da Tonton-*, de l'tnwnteur de la inclbodc pmir périr les (Itiukt
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direction du célèbre Ant. Petit et de Maréchal , premier chirurgien du roi. Au bout de ce temps, il obtint le brevet de chirurgien-major d'un régiment d'infanterie stationné sur les bords du Rhin. En 1707, le comte de Gronsfeld, l'un des généraux de l'Empereur, ayant entendu vanter les talents et la dextérité d'Ancl , l'appela pour soigner un de ses parents dangereusement malade; et il le fil chirurgien-major d'un régiment de cuirassiers en lui assignant un traitement considérable. Mandé quelcpie temps après à Vienne |K>ur donner son avis sur un cas embarrassant, Anel fut retenu deux ans dans cette ville , d'où il [tassa en Italie pour traiter des malades d'un haut rang. Sur les sollicitations pressantes des généraux aulricliiens, et avec l'agrément de son souverain, il consentit à prendre du service dans les armées impériales, et fut attaché pendant trois campagnes à l'élat-major. INe perdant aucune occasion «le s'instruire, il employait ses quartiers d'hiver à visiter les hôpitaux et les écoles les plus fameuses, cherchant à captiver la bienveillance et l'amitié des professeurs. Il fut appelé souvent pour des o|>éralions difficiles à Rome , à Bologne , a Florence , etc. , et toujours il eut le bonheur de réussir. En 1710, il s'établit à Gènes. Parmi les malades qui vinrent l'y consulter, était un jeune abbé attaqué d'une fistule lacrymale. Anel parvint ù le guérir très-promptement , en introduisant dans les conduits lacrymaloires une soie de sanglier pour les nettoyer, et en y pratiquant des injections à l'aide d'une |>etitc seringue. Cette cure merveilleuse fit beaucoup de bruit en Italie. Pour répondre au désir de ses amis, Anel s'empressa de publier la méthode qu'il avait employée, et d'indiquer les améliorations dont il la croyait susceptible. La principale consistait dans la substitution d'une sonde à la soie de sanglier. Peu de temps après (1713) , il fut appelé à Turin pourtraiterde la même maladie Madame royale de Savoie; il réussit aussi complètement que la première fois. La princesse le récom|>ensa par une |iension de cent louis , avec le litre de son chirurgien ordinaire. L'envie n'avait pas attendu ce nouveau succès pour se déchaîner contre la méthode d'Ancl. De tous ses adversaires, le plus acharné comme le plus ignorant était François Signorotli , chirurgien génois; Anel le réduisit au silence, en produisant en faveur de sa méthode les attestations des chirurgiens les plus distingués d'Italie et de France, et même de l'académie des sciences, qui chargea Fonlenellc de lui témoiger combien elle était satisfaite de ses observations. Anel annonçait, en 1714, le projet de revenir en France; mais on ne sait s'il put le réaliser, tant était grande la foule de malades qui le réclamaient de toutes parts, de Mantoue , d'Alexandrie, de Milan, etc. Il vivait encore en 1722; mais, quoiqu'il n'eut alors que quarante-deux ans, il est douteux qu'il ait poussé sa carrière au delà île celle époque. On ignore complètement le lieu et la date de sa mort. On a de cet liabile chirurgien : 1° Art de sucer les plaies sans se servir de la bouche d'un homme; arec un discourt sur un spécifique propre à prévenir les maladies vénériennes, Amsterdam, 1707, în-12. Cet ouvrage, réimprimé plusieurs fois, a été inséré par
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i Sancassani dans les Dilucidazioni, etc. Anel y propose de se servir d'une espèce de seringue de son invention pour extraire du corps le sang extravasé. Ce moyen, trop négligé peut-être, a été conseillé assez récemment par Petit de Lyon et Percy. 2' Nouvelle méthode de. guérir les fistulet lacrymales , avec un recueil de différentes pièces pour et contre, et en faveur de la même méthode, Turin, 1713-14, in-4«. Ce volume, qui n'est |>as commun , « initient : Observation singulière sur la fistule lacrymale , par Anel. — Informaxione fatta dut chirurgo Fr. Signorotli contra monsù Dom. Anel. — lettre* diverses , ou les Critiques de la critique de Signorotli. — Suite de la nouvelle Méthode, ou discours apologétique, etc. Ilcister perfectionna la méthode d'Ane! , et publia le précis de son ouvrage en 1716 sous la forme d'une dissertation académique. ( Voy. Heister. ) On en trouve l'analyse dans le» Réflexions sur l'opération de ta fistule lacrymale , par Ant. Louis ( Mémoires de l'académie de chirurgie, t. 2 , p. 193), et dans l'Histoire de la chirurgie de Portai ( loc. cit. ). 3° Dissertation sur la nouvelle découverte de l liydropisie du conduit lacrymal, Paris, 1716, in- 12. A" Recueil de méthodes pour ta guériton det plus dangereuses maladies . Trévoux ,1717, in-12. 5° Relation d une énorme tumeur occupant toute l'étendue du ventre if un homme hydropique , et remplie de plus de sept mille corps étrangers , Paris, 1722, in-12. Anel a communiqué à l'académie des sciences une Observation d'un fœlus trouvé dans une moue membraneuse. W— s.
AMOLLI ( Anuelo). poêle italien, naquit en 1761 à Descnzano, dans le Brescian. Avant l'âge de vingt ans il fut, à la suite d'un concours public, nommé professeur de littérature latine et italienne au collège de cette ville. Peu de temps après, ayant abandonné l'enseignement , il exerça différentes places municipales, et fut cliargé de plusieurs commissions honorables. Son inclination le |wrlait vers la jurisprudence ; mais son père n'ayant jamais voulu lui permettre d'étudier le droit, ce ne fut qu'en 1793, à trente- deux ans, qu'il put aller commencer son cours à Padoue. Charmés des talents d'Anelli , les curateurs de l'académie s'empressèrent de demander pour lui les dispenses nécessaires , et au bout de deux ans d'études, il obtint le laurier doctoral dans la double faculté. A la première entrée des Français en Italie , il se hâta de revenir dans sa ville natale offrir ses services à ses compatriotes. La conduite qu'il avait tenue dans ces circonstances difficiles lui valut les remcrclmenls du sénat de Venise; mais cette distinction flatteuse lui fil des ennemis de tous ceux qui conspiraient dès lors la ruine du gouvernement vénitien ; et quand la révolution éclata dans le Brescian, Anelli fut mis en prison comme suspect. Quelques citoyens courageux ayant élevé la voix en sa faveur, il ne tarda pas à recouvrer sa liberté ; mais , craignant de retomber dans les mains de ses adversaires, il pari ii pour Mantoue et s'enrôla dans un régiment d'artillerie française. Peu de temps après, le général Augereau , qui commandait â Vérone, le choisit pour son secrétaire, et il employa l'influence que lui donnait cette place pour rendre aux Italiens
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tous les services qui dépendaient de lui. Ayant obtenu la permission de retourner dans sa famille , il fut nommé , en 1797, commissaire du directoire prés de l'administration du département de Benaco, qui plus tard fut appelé département de la Mella. Mais, ne voulant pas rester l'instrument des vexations que le gouvernement français faisait éprouver à ses compatriotes , il donna sa démission , et, quoique sans fortune, il refusa toutes les places qui lui furent offertes. A l'entrée des Austro-Russes dans la Lombardie , en 1799, Anelli, toujours suspect, fut encore mis en prison, mais il n'y resta pas longtemps. Dégoûté des fonctions administratives, il rentra dans la carrière de l'enseignement , et fut nommé, en 1802, professeur d'éloquence et d'histoire au lycée de Brcscia. Sa réputation le fit appeler en 1809 a l'école de droit qui venait d'être créée a Milan, et il y fut cliargé du cours d'éloquence judiciaire. Ce cours ayant été supprimé par suite d'une réorganisation de l'école , en 4817, il obtint la chaire de procédure; mais, voyant que tous ses collègues avaient reçu leur institution et qu'on ne lui envoyait pas la sienne, il se persuada qu'il ne conserverait pas cet emploi, devenu son unique ressource pour élever sa famille. Frappé de cette idée, il tomba malade et mourut de chagrin le 3 avril 1820. Ou tir quelques discours et des vers de circonstance , on a d'Anelli : 1° Odœ et Elegia, Vérone , 1780, in-8". 2" L Argent , novella morale in oitava rima , Venise , 1793, in-8°. 3° Le Cronache di Pindo, Milan, 1811, 1818, in-8". Ce poème, d'un style élégant et spirituel , est une espèce de tableau de la littérature. Tous les grands écrivains anciens et modernes, mais particulièrement ceux d'Italie, y sont caractérisés et appréciés en quelques mots, avec une justesse remarquable. Il est divisé en 7 livres, publiés par l'auteur, à mesure qu'il les composait , sous autant de titres différents : la Congiura, la Frutta , il Secol ttoro , l'Arcadia , il Voto degli Areadi, fOracolo et la Rupe. Ne pouvant travailler à cet ouvrage que dans les moments de relâche que lui laissaient ses devoirs de professeur, Anelli n'a pas eu le loisir d'y mettre la dernière main; il en a laissé manuscrit un 8* livre qu'on regrette de ne pas trouver dans l'édition de Naples, 4820, in -8°. Les éditeurs annoncent qu'ils ont fait pour se le procurer des tentatives infructueuses. 4° Des opéras buffa et trente et une autres pièces de théâtre données sous le voile de l'anonyme et sous des noms supposés; elles étincellent d'esprit, de malice et de gaieté. Gamba (Testi ditingua) s'étonne qu'on n'en ait pas réimprimé quelques-unes dans ces Raccolte qui ne se sont pas moins multiplies dans ces derniers temps en Italie qu'en France. W — s.
ANE M AS (les) furent quatre frères, qui, sous le règne d'Alexis Comnène , formèrent une conjuration contre ce prince, dans l'année 1 105. Ils avaient engagé dans leur parti les premiers de la noblesse; déjà Jean Salomon, homme aussi vain que léger, distribuait d'avance les places et les dignités ; déjà les conjurés s'étaient réunis sous les murs du palais pour y pénétrer et pour tuer Alexis; ils différèrent l'exécution de leur complot, et ce délai les perdit.
Alexis, averti secrètement, fit arrêter Jean Salomon, dont on ne put tirer d'abord aucun éclaircissement; mais, intimidé bientôt par les menaces, il déclara tous ses complices; l'exil et la confiscation de leurs biens furent les peines infligées au plus grand nombre ; cependant les Anemas furent condamnés à un châtiment plus sévère : ils devaient avoir la tête rasée, la barbe arrachée, être promenés en cet état dans Constantinople, et, à la suite de cette humiliante représentation , avoir les yeux crevés. Les hommes cliargés de l'exécution aggravèrent leur peine jiar tant d'insultes, qVau moment où lès Anemas passèrent devant le palais, ils levèrent leurs mains suppliantes pour demander la mort, moins dure pour eux qu'un tel opprobre. L'impératrice et sa tille, Anne Comnène, touchées de leur horrible état, coururent implorer leur pardon au* pieds d'Alexis, qui l'accorda au moment où les Anemas allaient passer les mains de bronze. On nommait ainsi deux bras de métal scellés dans une muraille, pour marquer que jusque-là le souverain pouvait encore tendre une main protectrice aux criminels; mais aussitôt qu'ils avaient passe ce |K>int, leur supplice s'exécutait. Les Anemas virent commuer leur peine en une prison pcrjiétuelle. On les renferma dans une tour voisine du palais des Blaqucrnes, qui fut depuis nommée la tour Anemas. L— S — E.
ANFOSS1 1 Pascal ) , compositeur italien, né vers 1736, fit ses premières études musicales dans les conservatoires de Naples, où il reçut des leçons de plusieurs grands maitres. Piccini, qui l'avait pris en affection, lui procura, en 1771, un engagement, comme compositeur, pour le théâtre délie Dame, à Borne ; mais, malgré le peu de succès qu'obtinrent ses premiers ouvrages, il ne perdit pas courage, et fit jouer, en 1773, l'Inconnue persécutée, qui eut la plus grande vogue, ainsi que la Finta Giardiniera, et il Geloio in cimento, représentés dans le courant des deux années suivantes; la chute de son opéra de l'Olympiade , et les désagréments qu'il éprouva, le déterminèrent à voyager. Après avoir visité les principales villes d'Italie, il arriva à Parts, avec le litre de maître du conservatoire de Venise, et donna à l'Académie royale de musique son Inconnue persécutée, arrangée sur des paroles françaises ; mais cet ouvrage n'eut pas le même succès qu'en Italie. En 1783, ce compositeur était cliargé de la direction du théâtre italien de Londres; enfin, en 1787, il se fixa a Borne, où il eut les plus brillants succès; il fut porté en triomphe dans cette ville, en 1789, et jouit jusqu'à sa mort, arrivée vers 1795, d'une grande réputation. On cite au nombre de ses meilleurs ouvrages les grands opéras tïAntigone et de Démétriut, et l'opéra buffa de VAvaro. Les compositions théâtrales de Pascal Anfossi ne sont pas ses seuls droits à la célébrité ; il fit la musique de plusieurs de ces petits drames appelés oratorio, et dont les sujets sont pris dans l'Écriture sainte. Pendant les dernières années de sa vie, on en exécuta à Borne plusieurs, dont les poèmes avaient été pour la plupart coiniwsés par le célèbre Métastase, et qui eurent beaucoup de succès. P— x.
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ANGE DE LA BROSSE, nE Saint -Josepo (le Pérel, plus connu sous le nom de Pére Ange de Saint- Joseph, natirde Toulouse, carme déchaussé, missionnaire apostolique en Orient, cl supérieur des missions de son ordre dans la Belgique, était trèsfamiliarisé avec la langue persane vulgaire ; mais ses connaissances littéraires n'étaient pas, à beaucoup prés, aussi étendues qu'on pourrait l'imaginer d'apréa les éloges que Chardin lui donne, non-seulement dans son voyage, mais encore dans l'approbation qu'il joignit au Gazophylacium linguaPertarum, Amsterdam, ItiH-f, in-fol. De nombreuses inexactitudes déshonorait ce dernier ouvrage, d'ailleurs curieux et utile. Quant à la Pharmaropaa persica, publiée par le même missionnaire en 1681, en un vol. in-8°, a Paris, le docteur Hyde atteste qu'elle a été traduite du jK-rsan par le P. Matthieu, dont le P. Ange a tu le nom, sans oser pourtant y substituer ouvertement le sien, placé ce|>emlanl en caractères persans sur le litre de l'ouvrage; ce même nom est en caractères romains en téle de la dédicace adressée au général des carmes déchaussés; le style de la préface qu'il a ajoutée, et le genre des nombreuses approbations qui accompagnent cet ouvrage, tout concourt à favoriser la supercherie littéraire de notre religieux. 11 fut impitoyablement dénoncé par le docteur Hyde, qui entreprit de justifier et de venger les savants éditeurs du texte j>ersan de la Polyglotte de Wallon, injustement, et surtout bien maladroitement attaqués par un trop faible adversaire. ( Voy. Pharmacopaa persica, p. 38-51, prcefal. Casligalion. in Angrlum a S. Joseph, alias dictant de la Brasse, p. 292-308, du Synlaijma ditserlalionum quas olim Thomas Hyde separaiim edidit, etc., vol. Ier.) Le suffrage de Dernier, de Pétis de la Croix et de Chardin, a dédommagé notre missionnaire de la critique acerbe, niais souvent fondée, du docteur anglais. L— s.
ANGE DE SAINTE-ROSALIE, augustin déchaussé de la maison des Pctils-Péres, né à Blois en Uuïi, mort à Paris en 1720. On le destinait dans son cor]» à professer la théologie ; mais un goût particulier l'entraînait vers l'étude de l'histoire, et surtout de cette jiartie de l'histoire qui se compose de pièces diplomatiques, de Chartres et d'ordonnances; on lui laissa la liberté de s'y livrer, et il passa une iwrlic de sa vie à dérouler les vieux titres de notre histoire, el l'auire à transcrire ce qu'il y avait remarqué de plus curieux. Il avait été précédé dans ces éludes, dont ou ne peut concevoir l'attrait dans le tourbillon du monde, par le P. Anselme [voy. Anselme), qui lui laissa de riches matériaux ; il les mil en ordre, les grossit de ses propres recherches, et du tout il conqiosa YHisloire de la maison de France el des grands officiers de Ut couronne, en 9 vol. in-fol., ouvrage d'une grande érudition, mais d'une diffusion et d'une longueur insupportables, et dans lequel les historiens Yelly, Garnicr, llcnault ont puisé, sans scrupule, la partie de leur science la plus difficile, et en même temps la plus propre a donner à leurs récits le caractère d'authenticité qui inspire tant de confiance. Le P. Ange a publié en outre, avec les mêmes éléments et les débris de sa grande Histoire
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de la Maison de France , un État de la France, en 5 vol. in-12, ouvrage dont Nicolas Besogne el Louis Trabouillct, cha|iclain du roi et chanoine de Meaux, avaient conçu la première idée, (pie le P. Ange développa sur un plan plus étendu, et auquel les relir gieux bénédictins de la congrégation de Sl-Maur mirent la dernière main en 1749, en le publiant avec des augmentations, en G vol. in-12. Cet fjal de la France est curieux, en ce qu'il contient, aussi exactement que possible, l'origine, la nature, les prérogatives de tous les ofticiers ecclésiastiques, civils et militaires de la couronne, avec le cérémonial de leurs fonctions et l'état de leurs appointements. Le nom de famille du P. Auge de Sainte-Rosalie était François Yaffurd. G-s.
ANGE (Rocca). Voyez Rocca.
ANGÈLE-MÉRICI (lacère}, fondatrice des ursulines, connue aussi sous le nom de la bienheireise Angèle de Brescia, était née en I5H , à Desenzano, sur le lac de Garda, d'une famille d'artisans. Elle perdit fort jeune son pére et sa mère, et resta sous la tutelle d'un oncle qui favorisa son penchant à la dévotion. Sa srur aînée partageait les pieux exercices auxquels elle aimait à se livrer. Toutes deux passaient une partie des nuits en prières, et pratiquaient des austérités surprenantes pour leur âge. Elles s'enfuirent un jour dans l'intention de se réfugier dans un ermitage ; mais leur oncle les atteignit en chemin et parvint à les détourner de ce dessein. Quelque temps après, Angéle |tcrdit cette sœur chérie, qu'elle regardait comme son guide, et dès lors elle ne songea plus qu'à quitter un monde où elle se trouvait sans appui. Elle |<rit l'habit du tiers-ordre de St-François, et ajouta de nouvelles austérités à celles (pie prescrivait la règle. Elle n'avait aucun meuble dans sa cellule, ne vivait que de pain et de quelques légumes cuits à l'eau, portait jour et nuit un ci lice, et couchait constamment sur la dure. Cependant elle désira visiter les lieux saints. A son retour de la Palestine, elle s'arrêta * Rome pour satisfaire sa dévotion, et revint enfin a brescia, où elle jeta, en 1537, les fondements de l'ordre de Ste-T'rsule. Le but de cet institut était le soulagement des pauvres et des malades et l'instruction des enfants. La vénérable fondatrice voulut que ses filles restassent chez leurs parents, persuade* que leur exemple serait utile au monde ; mais, dans les statuts qui furent soumis à l'approbation du saint-siége, elle prévit que cette régie pourrait être modiliée selon les temps et les lieux ; et c'est ce qui arriva, puisqu'il existait en France plusieurs couvenu d'ursulines cloîtrées (1). Angéle, quoiqu'il peine figée de vingt-six ans, fut élue première supérieure de l'institut ; elle le gouverna avec beaucoup de sagesse, et mourut en odeur de sainteté le 21 mars 1540. La vie d'Angèie Merici a été écrite en i [.die u par le P. Ottavio de Flamic, Brescia, I6U0, in-4°. On peut encore consulter Y Histoire des ordres monastiques, etc. } par liélyot, t. 4, p. 150-57. Yf-*.
(I) Il y en avait o nt quinte (compris celui de QBéber) dé|*D<Ui« de la congrégation de Paria, el divises en onze provinces, (ftoofii. Speàmr-jur. «tfw .oq ItCUf 4» $rt*4 svuUlt <k fnnas h »|
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ANGELERIO. toyti Arcelieri.
ANGELI (BoS aventure), historien italien de quelque réputation, naquit à Ferrare, et fleurit clans le 16' siècle. Il était savant jurisconsulte, et fût d'abord chargé des affaires des ducs de Ferrare, qu'il conduisit avec beaucoup d'adressé et d'habileté, il alla ensuite s'établir à Pârrae, dont il écrivit l'histoire. David Clément, dans sa Bibliothèque curieuse, etc., t. 1, p. 325, dit qu' Angeli, ayant le projet de décrire tous les fleuves de 1 Italie, avec les pays, les montagnes, les villes et le» châteaux situés sur leurs bords, et de corriger les erreurs de Ptolomée, de Pline et des géographes modernes, lit plusieurs voyages pour observer les différentes positions des lieux ; qu'arrivé à Parme, on le pria de joindre l'histoire de la ville à celle de la rivière de ce nom ; qu'il s'y arrêta, et que, le libraire Érasme Viotto lui ayant offert son magasin de livres, il l'accepta, se mit à écrire f Histoire de Parme, et, l'ayant terminée en six mois, la Ht imprimer chez ce même libraire. Elle ne parut cependant qu'en 1 1591, quinze ans après la mort de l'auteur, s'il est vrai qu'il mourut en 1576, comme l'assure Baruffaldi dans son supplément à l'histoire de l'université de Ferrare, et, d'après lui, Mazzuchelli, gli Scrittori d'Ilalia, t. I, part. 2. Son ouvrage est intitulé : ïstoria delta tiltà di Parma t Descrîziohe del Fiume Parma, Hb. 8, Parma, Erasmo Viotto, 1591, ln-4\ Chacun de ces huit livres est dédié à quelqu'un des principaux seigneurs de l'État de Parme, et, dans chacune de ces dédicaces, l'auteur fait l'histoire généalogique de celui à qui elle est adressée. Les exemplaires de cette histoire sont assez rares, ceux surtout où certains passages sur P. L. Farnèsc ne sont pas supprimés. Selon Clément, l'ouvrage est trés-recherché en Hollande, parce qu'il n'a pas été inséré dans le 7W*or des antiquités d'Italie. On avait publié, l'année précédente, cet autre ouvrage d'Angeli, qu'il faut joindre à son histoire : Descrizione di Parma, suoi Fiumi, e laryo territorio, Parma, Fr. Vitlorio, 1590. Parmi quelques écrits que le même auteur avait publiés a Ferrare, on dislingue : 1° la Vila di Lodovlco Cati, genliluomo Ferrarese, etc., 1554 : ce Cati était Un docteur en droit, ministre des ducs de Ferrare; 2* de non sepeliendis Mortuis; y Gli etogi degli eroi Èslensi ; 4* Discorso intorno l'origine de' cardinali, 1565. G— É.
ANGELl (PniLirPE), peintre, né à Rome vers la lin du 16e siècle, fut nommé PniurrE Napolitain, parce qu'il travailla très-lonptemps à Naplcs. Il avait été appelé avec beaucoup d'empressement, en 1612, a la cour de Cosme 11, grand-duc de Toscane, et il reçut de ce prince, ami des arts, des témoignages honorables de bonté. Angeli composa le premier des paysages d'un style nouveau, et conforme aux règles de la perspective la plus sévère. Ces paysages sont très-rares et se vendent très-cher. Le Musée du Louvre possède un tableau représentant le Satyre et le Passant, qu'on attribue à ce maître. Si c'est la lecture de la huitième fable de la Fontaine (Uv. 5') qui a donné l'idée de ce tableau, il ne peut être de Philippe Angeli, qui mourut en
1643, époque à laquelle la Fontaine n'avait que vingt-deux ans, et ignorait encore ses heureuses dispositions pour la poésie. On a ensuite attribué ce tableau à Sébastien Ricci, né en 1C59 et mort en 1734. Il est |>ei'mis ce|»cndant de supjioscr que le sujet de la fable le Satyre et le Passant, étant emprunté des anciens, a pu être aussi traité par Philippe Angeli. A-o.
ANGELI (Pierre). Voyes Angelio.
ANGELl. Voyez Angf.i.Y.
ANGELI (Etienne), jésuate, fut, dit Montucla, un géomètre distingue dans son temps, et trèsfécond. Il publia, dans l'intervalle des années 1658 à 1662, un grand nombre d'ouvrages concernant tous des sujets de la géométrie transcendante. L'ordre des jésuates ayant été supprimé en 1668, Angeli vécut en particulier, et professa les mathématiques a Padoue, où il vivait encore à la fin du 17* siècle. Corneille de Beughem, dans sa Bibliographia mathematica, donne les titres des ouvrages d'Angeli, au nombre de neuf. A. B— t.
ANGELIO. foy. Giovanni (Fra).
A N G ELI EH. I (Bonaventike), moine de l'ordre des frères mineurs de St-Franrois, né à Marsalla en Sicile, n'est connu que par la singularité des titres de deux volumes qu'il a publiés, et qui devaient être suivis de vingt-quatre autres, qu'il avait préparés sur les mêmes sujets. Le premier est intitulé : Lux magiea, etc., cœlestium , lerrestrium et inferurum origo, ordo, et subordinalio cunclorum, quoad este, fleri, et nperari, viginti quatuor vnluminibus divisa, pars prima, etc., Venise, 1(86, in-K Ne voulant point se faire connaître iiour auteur de ce livre, il le donna sous le nom de Livio Betani, ce qui l'a fait ranger |iarmi les auteurs pseudonymes; mais il fut plus liardi en publiant son second volume, intitulé : Lux magiea academica, pars secunda, primordia rrrum naturalium , sanabilium, infirmarum et incurabilium conlinens, etc., Venise, H-87, in-(°. On ne sait rien de lu vie de ce moine, sinon qu'il fut vicaire général de son ordre à Madrid, qu'il passa ensuite parmi les pères de l'Observance, et qu'il vivait encore en 1707, année où Mongilore parle de lui comme d'un auteur vivant. {Bibliotheca sicula, vol. 1", p. 112.) G— Ë.
ANGELIO, ou DEGLI ANGELI (Pierre), né en 1517, à Barga en Toscane, à 20 milles de Lucques, et surnomme en italien Bahgeo, et en latin B.vitG.trs, à cause de sa patrie, Tut un des littérateurs les plus illustres du 16* siècle. Élevé d'abord par un oncle très-versé dans les langues anciennes, il savait le grec et le latin à dix ans. On voulut ensuite qu'il étudiât les lois à Bologne; mais ses goûts littéraires étaient déclarés; et, après quelques efforts inutiles, ses oncles ne voulant pas l'entrclinir à Bologne, s'il n'y étudiait que les lielles-leltres, il vendit ses livres de droit, et subsista ainsi pendant quelque temps. Un riche Bolonais, de la famille Pcpuli, lui fournit les moyens d'achever ses études. Son talent poétique s'annonça de bonne heure; il était encore à l'université «le Bologne lorsqu'il conçut ridée de son poème latin sur la chasse, celui de
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tous ses ouvrages qui lui a fait le plus de réputa- I *:"~ La craiute d'être reconnu pour l'auteur de
quelques vers satiriques qu'il avait faits, â la prière d'une très-noble dame, dont il était amoureux, contre un niari trop peu jaloux de sa femme, l'obligea de quitter Bologne. 11 se rendit à Venise, où il trouva un asile honorable chez l'ambassadeur de France, qui le retint chez lui pendant trois ans, et l'occupa à corriger des manuscrits grecs, qu'il faisait copier par ordre du roi François 1er, pour être placés a Paris dans la bibliothèque royale. Emmené ensuite à Constanlinople par un autre ambassadeur français, dont il avait fait la connaissance à Venise, il visita avec lui, dans l'Asie Mineure et dans la Grèce, tous les lieux célébrés dans les ouvrages des anciens. Il était en 1543 sur la Hotte envoyée par le Grand Seigneur aux environs de Nice, contre l'Empereur, sous les ordres du fameux Barberousse. Il se trouva avec son ambassadeur au siège de Nice par les Français. La ville fut prise : la citadelle était assiégée de près; un faux bruit, répandu par les Italiens, fit craindre aux assiégeants l'approche d'une armée nombreuse ; ils levèrent le siège. Il en résulta de l'aigreur entre les deux nations. Un Français, qui se trouvait auprès d'Angelio sur une galère, injuria les Italiens; Angelio lui donna un souftlet, se battit avec lui et le tua. Le commandant de la galère le fit arrêter sur-le-champ, mais le laissa ensuite échapper. On se mil aussitôt à sa poursuite : il eut bien de la peine à se soustraire aux recherches juridiques et à celles des ennemis particuliers qu'il s'était faits. Son courage et les secours de quelques amis le firent enlin arriver à Gênes ; le célèbre marquis del Vasto, qu'il alla trouver au siège de Mondovi, lui donna les moyens de retourner en Toscane. Il fut attaqué de la fièvre tierce à Florence, rencontra son frère et ses oncles en procès à Barga.sa patrie; et, croyant trouver plus de repos et de santé à Milan, où Alphonse Davalos l'appelait, il projetait de s'y rendre lorsqu'il apprit la mort de cet illustre Mécène. 11 cherclia a se consoler par des travaux poétiques qu'il avait interrompus depuis longtemps. II reprit son poème sur la chasse, pour lequel il avait recueilli un grand nombre de notes et d'observations en Orient et en France. En 1546, le» habitants de Reggio le choisirent pour professer publiquement les langues grecque et latine, avec des appointements honorables et les droits de cité dans leur ville : il accepta et remplit pendant trois ans cet emploi. Au bout de ce temps, le grand-duc Cosme I" lapiiela pour professer les belles-lettres dans l'université de I'ise. Apres avoir occupé dix-sept ans celle chaire, il passa à celle de morale et de politique, où il fut chargé d'expliquer les deux grands traités d'Aristote sur ces matières. Son attachement pour cette université et pour le grand-duc était tel que, pendant la guerre de Sienne, Cosmc ayant été forcé de suspendre le paiement des professeurs de Pise, Angelio engagea ses meubles et ses livres pour rosier à son poste, confrères désertaient. L'armée par Pierre Strozzi, s'appro-
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cha de Pise. Il n'y avait point de soldats pour la défendre. Le brave professeur fit prendre les armes à tous les écoliers de l'université, les exerça, les encouragea, rassura et défendit avec eux la ville, jusqu'au moment où le grand- duc y put envoyer des secours. Le cardinal Ferdinand de Médicis, qui fut ensuite grand-duc, l'appela à Rome auprès de lui en 1575. 11 l'y fixa par une forte pension, par de riches présents, et par les traitements les plus lionorables. 11 l'encouragea à terminer un grand poème commencé depuis plus de trente ans, et dont le sujet était la conquête de la Syrie et de la Palestine par les chrétiens. Angelio fit réimprimer à Rome toutes ses [>oésies en 1585, et les dédia au même cardinal, qui l'en récompensa par un présent de 2,<W0 florins d'or. Quand Ferdinand fut devenu grandduc, Angelio le suivit à Florence, où il fut consul de l'académie, et où il publia enfin son poème de la Syriade. Des pensions considérables lui assurèrent une vieillesse libre et heureuse. S'étant retiré à Pise, il y vécut paisiblement quelques années. Il y mourut de maladie le 29 février 1590, âgé de 7!) ans, et fut enterré dans le Campo-Santo. On lui fit des obsèques magni tiques : son oraison funclirc fut prononcée dans l'académie de Florence, et même, par une exception très-rare, dans l'académie de la Crusca, quoiqu'il n'eu eût pas été membre. Ces deux discours sont imprimés1. Ceux des ouvrages d'Angelio qui ont vu le jour sont : 1° trois oraisons funèbres, la première, du roi de France Henri H, prononcée à Florence en 1 ."i59 ; la seconde, du grandduc Cosme de Médicis, à Pise, en 1574; et la troisième, du grand-duc Ferdinand de Médicis, a Florence, en 1587 : toutes trois, écrites en lalin, ont été traduites en italien et imprimées : on croit que la traduction de la troisième fut faite par l'auteur même. 2° De ordinc Ugendi teripiorts Historiœ romance. Cet opuscule, imprimé deux fois à |>arl, a été inséré par Grotius dans son recueil intitulé : de Sludiis insliluendis, Amsterdam, Blaeu, 1643 et 1615, in-12. 5" l'oemaia omnia, diligenter ab ipso recognUa, Roma>, 1585, in-4". Ce volume conlieiii une grande variété d'ouvrages qui avaient été d'abord presque tous imprimés séparément, et dont voici les principaux : Cynegeticon libri 4, le meilleur de tous ses poèmes, et auquel il avait travaillé (tendant vingt ans, comme il l'avoue dans sa préface ; de Aucupio liber primus; ce |>oème était en 4 livres , mais Angelio n'osa jamais publier que le premier; Eclogœ 4; Epistolarum liber primus; Carminum libri A; Syrias, poème en 12 livres, sur le même sujet que la Jérusalem délivrée du Tasse. 4° De privalorum publicorumque urbù Rirmœ evertoribut Epistola, etc., Florence, 4589, ùi-4% et ensuite insérée dans le t. 4 du Thésaurus «tffquilalum romanarum. L'auteur y soutient que ce n'est pas aux Gotlis ni aux Vandales, mais aux ordres du pape Grégoire et de quelques-uns de ses successeurs, et en partie aussi à la piété mal entendue des chrétiens, qu'il feul attribuer la destruction des plus beaux monumeuts de Rome. 5*
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rot de Sophocle, faite par le même auteur, Florence, 1589, in-8°. 6° Quelques lettres en latin et en italien imprimées dans plusieurs recueils. 7° Les Mémoires de sa vie écrits par lui-même, publiés par Salvino Salvini dans les Fasli eotuolari de l'académie de Florence, et d'où l'on a tiré, pour la première partie de cet article, des faits intéressants qui ne se trouvent point dans les dictionnaires historiques prétendus universels publiés jusqu'à présent en France et même en Italie. G — è.
ANGELIO, ou DEGLI ANGELI (Antoine), frère ainé du précédent, et né à Barga comme lui, fut aussi de l'académie de Florence, où il fit publiquement quelques leçons en 1511. Il tut précepteur de François et de Ferdinand de Médkis, qui furent grands-ducs de Toscane, et ensuite, en 1570, évêque de Massa, évêché suffragant de la métropole de Sienne. Il mourut en 1570. Trois épttres latines de lui, en vers héroïques, sont imprimées parmi les poésies de son frère, dans l'édition de 1585 (roy. l'article précédent, n» 3), et ont été réimprimées par G ru ter dans le 1" vol. des Delicia Poetarum Italorum. G— É.
ANGELIS (Dominique de), auteur italien du 18* siècle, naquit en 1675, d'une famille noble et distinguée, à Lecce, ville capitale de la terre d'O- 'trante, dans le royaume de Naples, Après avoir fait de bonnes études dans sa patrie, il fut appelé à Naples par un de ses oncles, et y étudia les lois, la géométrie, la langue grecque et la philosophie de Descaries. Il fit un voyage en Espagne, en qualité de chapelain d'un régiment napolitain ; en passant à Paris pour s'y rendre, il fut présenté à Ixwiis XIV, qui lui accorda le titre d'historien du roi. Il fut fait prisonnier dans les Pyrénées par les miquelets, mais presque aussitôt remis en liberté. De retour à Home, le pape le nomma chapelain de l'armée pontificale, qui faisait une expédition aux frontières. Cette expédition finie, il revint à Naples et ensuite à Lecce, vers l'année 1710: il y obtint un bon canonicat, et fut pourra, dans la suite, de plusieurs vicariats pé néraux, dont il remplit les fonctions avec autant de zèle que de lumières. 11 mourut à Lecce même, le 7 août 1718. Il était de plusieurs académies, et a laissé, entre autres ouvrages estimés : |« delta Patria d'Ennio, à Rome, 1701, in-8°, et ensuite à Naples, 1712; dissertation tendant à prouver que la patrie du célèbre poète Ennius est Kudia, à deux milles de Lecce, et non pas Rudia, près de Tarente, comme l'auteur d'une dissertation rendue publique l'avait soutenu; 2» Discorso itlorico, in eut ri traita delC origine et délia fondasione délia rit là di Lecce, etc., Lecce, 1703, in-4» ; 3° le Vite de' Lelterati Salentini, parte 1, à Naples, sous le faux titre de Florence, 1710, in-4»; parte 2, à Naples, 1713. D'autres écrits du même auteur ont rapport à des querelles élevées entre la ville de Lecce et son évêque, et à l'interdit qui en fut la suite. Leurs titres ne seraient d'aucun intérêt pour le lecteur. G — É.
ANGELIS (Jérôme D*), né en 1507, à Castro- Giovanni, ville de Sicile, entra à dix-huit ans dans la compagnie des jésuites, et obtint en 1595 d'être
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envoyé comme missionnaire dans l'Inde et au Japon. A cet effet, il s'embarqua à Lisbonne avec Charles Spinola, le 10 avril 1596; et, après deux ans de navigation, jeté sur les côtes de Brésil, pris par des corsaires, et emmené en Angleterre, où il fut en prison pendant une nuit, il revint en Portugal, s'y lit ordonner prêtre, et se rembarqua pour le Japon, où il arriva enfin en 1602. Il apprit la langue du pays, et s'adonna avec fruit à la conversion des habitants, jusqu'en 1611, qu'il fut banni du royaume, avec tous ses conqtagnons. Il obtint alors de ses supérieurs la permission de rester dans ce pays, et d'y quitter l'hibit de son ordre; dévoré du zèle de la maison de Dieu, il parcourut plusieurs fois le Japon, bravant et surmontant tous les obstacles. Le premier, il porta la foi à Malsumai, dans la terre d'Yesso; le premier, il alla visiter les serviteurs du Christ qu'on avait relégués à Méaco, à Osacka, etc. ; il y trouva a peine 1,000 chrétiens, et, en peu de temps, en porta le nombre à 11,600. Mais une horrible persécution s'clant élevée en 1623 contre les chrétiens, Angelis, qui avait disparu à propos de la maison qui lui servait de retraite, résolut de se sacrifier pour sauver la vie à son hôte, qu'on avait arrêté. Il quitta les habits japonais, reprit ceux de son ordre, et se présenta devant le gouverneur de Jédo, qui le fit conduire en prison, et brider vif le 24 décembre 1623, avec deux autres jésuites et quarante -sept Japonais chrétiens. Angelis était âgé de 56 ans; il en avait passé ^ingt-deux au Japon. « 11 avait, dit la Bibliothèque de» Jésuites, décrit une Courte Relation du royaume d'Yetto. » Nous avons en français une Histoire de ce qui s'en passé aux royaumes de la Chine et du Japon, tirée des lettres écrites des années 1619-1621, traduite de l'italien par Pierre Marin, in-8°. \a seconde lettre du P. Jérôme d'Angelis, sur la terre d'Yesso, se trouve à la fin de cet ouvrage. — Alexandre Angelis, né à Spolette, entra dans l'ordre des jésuites en 1581 , professa successivement la philosophie et la théologie, fut appelé par le cardinal Serrai Florence, où il mourut en 1620, âgé de 58 ans. 11 a laissé un ouvrage, en 5 livres, contre les astrologues, imprimé, pour la seconde fois, à Rome, 1615, in-4°. II avait promis, mais ne put achever des commentaires sur la Philosophie et la Théologie universelle. — Franeois-Antoine Angelis, né à Sorrento en 1567, entra chez les jésuites en 1583, fut envoyé, en 1602, dans l'Inde, et, deux ans après, en Ethiopie, où il prêcha l'Évangile [tendant dix -huit ans. Il mourut en 1 623 ; il avait traduit, dans une des langues de l'Ethiopie, plusieurs ouvrages, entre autres les commentaires de Jean Maldonat sur l'Évangile de St. Matthieu, et sur l'Évangile de St. Luc — Mutius Angelis, né à Spole,te» ,,10rt cn L»97, à 59 ans, après avoir professé pendant seize ans la philosophie et la théologie, a laissé des commentaires sur presque tous les livres d'Aristotc, sur la Somme de St. Thomas, des notes sur les Épitres de St. Paul, etc. A. Il- -t.
ANGELO (Jacques n'), né à Scarperia, dans la vallée de Mugello, au 14« siècle, élait savant don»
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la langue grecque. Il était allé prendre à Venise dea leçons de Manuel Chrysoloras et de Dëmétriua Cidonius, qui y étaient envoyés par l'empereur Manuel Paléologue. Lorsqu'ils retournèrent à Constantinoplc, il partit avec eux, et lit un voyage en Grèce. Peu de temps après son retour à Florence, il se rendit * Home, où il disputa à Léonard d'Aretro la place de secrétaire apostolique; et si alors Léonard remporta, d'Angelo rut ensuite revêtu de cette charge, comme le prouve un titre daté de l'année 1410. Depuis cette époque, l'histoire littéraire ne nous apprend plus rien de cet auteur, qui a laissé plusieurs traductions latines d'ouvrages grecs. Les principales sont : 1°Co*mogrvphl* Plolom&i libri 8. 2" Ptolomai quadripartitum S" M. TuUii Cieeroni» vita a Plutareko emteripta. Il y a de plus, du même auteur, un ouvrage sur le même sujet, intitulé : Jacobi Angeli hitlorica Aarratio de vite, reèutque gettit M. TuitH Cicero- Mtt, etc., Witlcmberg, 1864; Berlin, 1581 et 1387, dont Fabricius parle dans sa Bibliotheca lalinn mediœ Tint i.i, comme d'un ouvrage différent de la traduction de celui de Plutarque. 4° Quatre autres vies de Plutarque, celles de Pompée, de M. Brutus, de Marius, et de Jules César, aussi traduites en latin, mais non imprimées, et conservées en manuscrit dans les bibliothèques de Florence et de Milan. G— É.
ANGELO, jurisconsulte du 15* siècle, fils de Paul de Castro, un dea savants les plus estimés de son siècle, enseigna, comme son pere, la jurisprudence dans l'université de Padouc, et se lit une grande réputation par ses connaissances dans le droit canonique, ce qui le fit nommer chevalier et avocat consistorial. Il est diflicile de croire qu'un homme qui a professé pendant quarante ans l'un et l'autre droit n'ait pas laissé d'ouvrages sur ces matières; le temps ne nous les a pas conservés; sa réputation ne se trouve consacrée que par son épitaphe, qu'on lit sur le tombeau de son père. Il parait que c'étoit l'usage à cette époque , lorsque le père et le fils s'étaient illustrés dans la même profession, de les réunir tous les deux dans le même tombeau. M— x.
ANGELOCRÀTOR (Dambl), théologien réformé, né à Corbach en 1569, mort en 1635, surintendant et pasteur à KoHhen. Il assista au synode de Dord redit en 1618, et fut trés-maltraité lors de la prise de Cassel, en 1620, par Ti 11 y . Dans le nombre de ses ouvrages, indiqués dans Im Heue ratant* de Striedel, on remarque : Chronotogia auioptien. Cassel. 1601, in-fol., c'est-à-dire, chrouologie tellement évidente qu'elle équivaut a l'avantage d'avoir été témoin des événements. Ses écrits théologiques n'annoncent pas moins de confiance dans ses lumières et ses opinious. On a encore de lui des ouvrages sur l'art métrique des anciens, et un traité des poids, mesures et monnaies, accompagné de tableaux bien laits : Docirina de ponderibut, menturit et monelit, Marbourg, 1617, in-4". Son nom de famille était Engelhardt. Sa chronologie est un ouvrage savant, mais plein d'erreurs, et d'une confiance déplacée dans les absurdes compilations d'Annius de Viter b© g ^
ANGELOME, diacre et religieux bénédictin de
l'abbaye de Luxeuil, au commencement du 9* siècle,
se distingua, dans ces temps d'ignorance, par son goût pour l'étude. Ses talents le firent connaître de l'empereur Lothaire, qui tenta vainement de l'attirer a sa cour. Il avait écrit en latin un grand nombre d'ouvrages qui se sont perdus. On conservait dans la bibliothèque de Luxeuil ses commentaires sur U Genéu . sur le Cantique det cantique», et sur le» Livret de* Roit. Le commentaire sur le Cantique de» rnnlique» a été imprimé à Cologne en 1530, in-lt; celui snr les litre» de» Roi», a Rome, Paul Manuce, 1565, in-fol.. suivant Ciaconius. Ces deux ouvrages, qui portent l'empreinte de l'esprit bizarre et grossier du 9e siècle, avaient été Imprimés ensemble à Cologne, 1530, in-4°. D. Angelome mourut à Luxeuil en 834. W— a.
ANGELO NI ( Franceaco ) , savant littérateur et antiquaire, né a Terni, dans l'Ombrie, était secrétaire du cardinal Hippolyte Aldobrandini, et protonotaire apostolique. Il était aussi membre de l'académie degï Intentait de Pérugia, et il avait formé une si riche collection d'objets d'art de toute espèce, qu'elle mérita le nom de Mutée romain. Le marquis Vincento Giustiniani, qui faisait alors graver les monuments de sa magnifique galerie, persuada à Angeloni de publier aussi la suite de médailles impériales latines qu'il avait formée, et ce fut ainsi que celui-ci fit parai Ire son Uitioire métallique des empereur t romain», Rome, 1641, in-fol., qu'il dédia à Louis XIII. Angekmi, alors avancé en âge, et distrait par les devoirs de son état, ne put donner à son travail la perfection qu'on avait le droit d'exiger; il éprouva de violentes critiques. Il en préparait une nouvelle édition, augmentée et corrigée, lorsque la mort vint le frapper, le 29 novembre 1652. Giov. Pietro Dellori, son neveu maternel, crut devoir a la mémoire de son onde de se charger de cette édition, qui parut à Rome en 1(185, in-fol. : c'est la meilleure. Rdlori y a Ml beaucoup de corrections et d'additions, qui sont ducs en partie à Angeloni luî-méme; il a surtout considérablement augmenté le nombre des planche», en y ajoutant plusieurs revers de médailles qu' Angeloni avait négligés : comme sa collection avait été vendue et dispersée, ces revers sont pris des médailles de la reine Liinstmc de (suède. Cette deuxième édition ayant été dédiée au cardinal Alfieri, on en a retranché le frontispice allégorique, la dédicace à Ixniis XIII, et les pièces en vers et en prose qui étaient adressées à Monsieur et au cardinal de Richelieu : le portrait d' Angeloni ne s'y trouve pas non plus. Angeloni a aussi écrit l'histoire de sa patrie, Storitt di Terni, Rome, 164», in 4°; elle est dédiée au cardinal Mazarin; elle a également eu une seconde édition, qui a paru dans la même ville en 4685, in-4". Elle est accompagnée du portrait de l'auteur. L'ouvrage est partagé en 5 livres; le premier traite ries antiquités de Terni ; l'auteur y publie et explique un grand nombre d'inscriptions romaines; le second rapporte dironologiquement tous les événements dont Terni a été le théâtre ; le troisième donne une description de cette ville, et un appendix est consacré à tracer la vie des saints qu'eue a produits. On «tri-
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bue communément à Angeloni un ouvrage anonyme intitulé : il Bonino, owero Awerlimenti al Tristano.r inlorno gli errori ntlie mtdaglie del primo fomo d* tuoi Camtnenlari istoriei, in— 4° ; niais il es! prouvé que cette critique, qui a paru en 1649, sans date ni indication de liou, est de Bellori. Angeloni a encore écrit des épllres, et plusieurs comédies, dont deux ont été imprimées : 1 °gl' Irragioneroli Amori, Venise, 1611, in-12. C'est un véritable imbroglio : un jeune bomme devient amoureux d'une Tenune qui est élevée sous un nom supposé; on leur apprend ensuite qu'ils sont fils du même père; mais un second événement détruit cette erreur, et ils s'épousent. Cette pièce est écrite en prose, et dédiée au cardinal Aldobrandini. 2* La Flora, Padoue, 1614, in-12. Angeloni avait aussi composé un opéra intitulé Arcadia, à l'imitation de l'Arcadie de Sannazar; des épltres et des ouvrages d'agrément, savoir : 1° Dialughi Piego del tignor Agreslino de' Calxanli ad Eratlo Afrone, per fiigtr le fraudi délie eattive femme , Vc— nise, 1615 et 1616, in-8"; 2° Lellere de buone fetle, scritte da principe a principi, Rome, 1638, in-8°. Ces lettres sont celles qui ont été écrites par Angeloni, selon l'usage italien, au nom du cardinal Aldobrandini, à divers princes, aux époques de Noël, de Pâques, ou d'autres solennités ; elles ont été publiées par Bcllori. Angeloni a aussi laissé manuscrits Cenlo Seherxi amoroti , ceut nouvelles dans le genre de Boceace, et vingt volumes de lettres sur différents sujets. A. L. M.
AINGELLCCl (Théodore), poète italien, florissait À la fin du 16< siècle; il était né à Bel forte, cbâteau voisin de Tolentino, dans la Marvlte d' Ancône. II fut médecin de profession, et l'exercice qu'il fit de son art dans un grand nombre de villes lui procura dans plusieurs, entre autres à T révise, le titre et les droite de citoyen. 11 se reudit surtout célèbre par ses querelles littéraires avec François Patrizi, en faveur d'Aristote. Quelques auteurs ont écrit qu'il avait été professeur public à Padoue; mais Riccobini, Tomasini et Papadopoli, historiens de cette université, n'en |«rlent pas. Jl nous apprend luimême, dans une de ses épitres dédicaloires, qu'étant encore très-jeune, il avait fait quelque séjour a Rome, et qu'en 4563 il se trouvait à Venise, exilé de sa pairie, et accablé par le malheur. 11 ne dit rien d'un prétendu séjour en France, dont il est I croire cependant qu'il n'aurait pas manqué de parler, surtout s'il y avait achevé ses études. Il fut membre de l'académie vénitienne, et mourut en 1600, à Montagnana, où il était premier médecin, et d'où son corps fut transporté à Trévise. Il a laissé les ouvrages suivants : 1° Sententia quod metaphysica rit eadem qua phyriea, Venise, 1584, in-4°. F. Palrizi avait attaqué, dans un livre en 4 volumes, la philosophie d'Aristote, pour y substituer celle de Platon : Angelucci entreprit de le réfuter dans cet ouvrage. Palrizi lui répondit par un autre, auquel il répliqua par le suivant : 2" Exercitationum cum Palrilio liber, Venise, 1385, in-4". 3" Art médita, ex Hippoeratit et Qaleni Ihetaurit politrimum deprompta, etc., Venise, 4393, in-44. 4* De Natura et Curatione maligna (ebrii libri 4 , Venise, 1393, in-4». Cet ouvrage fut
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durement critiqué par Donatelli de Castiglione, auquel Angelucci répondit de même. Sa réponse est intitulée : Uaclria, quibut rvdeni quidam ac falsu» criminator valide repercutitur, etc. 5" Deut , canzone tpirituale di Celio magno, etc. , con due Uzioni di Teodoro Angelucci, Venise, 1597, in-4°. 6» Cupitolo in Iode délia pazzia, inséré par Tommaso Gai-t zoni, a qui il est adressé, dans son OtpUale de' pazzi, Venise, 1586 et 1601. 7° LEntide di Yirgilio, Iradoita in verso sciolto, Naples, 1649. Cette édition, qui est la seule, est fort rare. Les auteurs du journal des Letleraii d'Ilalia, Algarotti dans ses Lettre* sur la Traduction d'Annibul L'aro, le P. Revenu i dans la préface de sa traduction de YÈnéide, in otlava rima, ont parlé avec éloge de la traduction attribuée 4 Théodore Angelucci ; d'autres ont pensé qu'elle est du P. Ignace Angelucci, jésuite, né en 1585, à Relforle, comme Théodore, et sans doute son parent; mais ce P. Ignace n'a laissé aucun autre ouvrage qui puisse le faire croire capable d'avoir fait cette traduction. G — k.
ANGELUCCI ( Liborio ), né à Rome en 1746 , était chirurgien-accoucheur dans cette ville, où il jouissait d'une assez grande réputatiou , lorsque les principes de la révolution française commencèrent à pénétrer en Italie. 11 les adopta avec beaucoup de chaleur, et fut des lors considéré comme le clief des démocrates dans la capitale du monde chrétien. 11 prit en conséquence une grande part aux émeutes qui amenèrent le meurtre de Rassville. Le pape Pie VI le fit arrêter en 1 793 et enfermer au château St-Angc, où il ne resta |>as longtemps, grâce à la protection des cardinaux Albani et Antonelli. Cependant il fut de nouveau emprisonné en 1796, comme chef d'une conspiration , et transféré à la citadelle de t i vita-r Veccbia. 11 ne recouvra la liberté qu'en 179T, après le traité de Bologne, et sur la demande du général Bonaparte, qui s'intéressait alors aux révolutionnaires de tous les pays. Angelucci fil l'année suivante le voyage de Rastadt et de Paris , probablement |>our y lier quelques intrigues politiques et préparer son élévation ; mais ce voyage n'eut en apparence d'autre objet <pie de remercier le général Bonaparte et de lui témoigner sa réconnaissance. Il ne retourna dans sa patrie que lorsque la révolution y fut consommée sous les auspices de l'année française, qui avait envahi les Étals de l'Eglise. (Voy. Berthieh. ) Ou conçoit qu'il eut peu de peine a obtenir un emploi important dans la nouvelle république Devenu l'un des cinq consuls que nomma le général français, Angelucci déploya dans les palais pontificaux où il s'établit un faste tout a fait extraordinaire. Cependant, d'après les pasquinades du temps, il se fit remarquer par une bizarrerie assez difficile à concilier avec tant de vanité , si l'on ne se rappelait que les Fabricius et les Cincinnatus, consuls et dictateurs, n'avaient pas dédaigné leur première profession. Devenu consul romain et presque dictateur, Angelucci annonça qu'il s'occuperait en même temps et avec un zèle égal de gouverner Rome et d'accoucher les dames; il aurait en conséquence fait poser à la