‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 3)Chapitre 125 sur 129 · AN G · texte numérisé non relu

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desquelles on lisait : Sonnette de l'accoucheur; Sonnette du consul. Mais, au milieu de .soins m divers , il parait que le consul-accouclieur ne négligea point sa fortune particulière; il alla même si loin que, dans le moment où l'armée française se mit en révolte contre les concussionnaires ( voy. Bertiueii ) , Angelucci perdit son emploi de consul et devint simple sénateur. Il s'éloigna de Rome lorsque les Français évacuèrent cette place en 17119. Ne croyant pas devoir attendre le retour du saint-pére , il alla se réfugier a Paris, et il ne retourna en Italie que l'année suivante, après la bataille de Marengo; mais il fut alors obligé de rester à Milan, Pie VU ayant refusé, par une exception assez remarquable, de le laisser revenir à Rome. Plus tard le pontife se montra moins sévère, et il fut permis au docteur Angelucci de revenir dans sa patrie. Quoiqu'il fût trèsopposé à Napoléon depuis la création du trône impérial , Angelucci entra au service du nouveau royaume d'Italie en qualité de chirurgien major des vélites de la garde, et il mourut dans ces fonctions, à Milan, en 1811. On a de lui plusieurs écrits estimés sur l'art de guérir, et une édition du Dante avec des notes de sa composition. M. — n j.

ANGELUS ( Christophe ) , savant grec du 17e siècle, né dans le Pélopunèse, fut obligé par les Turcs d'abandonner son pays ; il se réfugia en Angleterre , où il obtint des secours de l'évéquc de Norwich et de plusieurs membres du clergé. A la recommandation de ce prélat, il fut reçu au collège de la Trinité , à Cambridge , et y étudia pendant trois ans. En 1610, il se rendit à Oxford , et étudia au collège de Baliol , où il enseigua le grec jusqu'à sa mort, arrivée le I" février 1638. Ses ouvrages sont : 1° une relation des tourments qu'il éprouva à cause de sa foi en Jésus-Christ, Oxford , 1619, en grec et en anglais. Enchiridion de Instilutis Gracoru m , Cambridge , 1619, en grec et en latin. On trouve dans cet ouvrage des détails curieux sur les pratiques de la religion, grecque. 2° An Eneomium on the kingdom ofGreat Britain, and ihe tteo flourùhing sislerunirertitiei , Cambridge and Oxford, Cambridge, 1619. 3e De Apostasio Ecclesiœ et de Homine peccati , teil. Anlichristo , Londres , 1624 , grec et latin. D — t.

ANGELUS, ou ENGEL (André), né le 16 novembre 1561 , à Strausberg , dans la Marche moyenne , fit ses études à Francfort-sur-l'Oder , et voyagea si longtemps |>our poursuivre ses recherches historiques, qu'il dépensa ainsi tout son patrimoine. En 1585. il fut fait recteur dans sa patrie, et, peu après, corecteur a N'eu - lirandebourg ; mais il renonça bientôt à ces fonctions pour se livrer à ses travaux sur l'histoire : après avoir liabité quelque temps à Rerlin, il mourut de la peste, le 9 août 1598. à Strausberg, où il était pasteur. Peu de jours auparavant, il avait dit qu'après avoir chanté l'hymne funèbre sur ses brebis, le pasteur terminerait par sa mort cette scène de deuil, et , par un hasard singulier, la peste cessa trois jours après. II a écrit plusieurs ouvrages en allemand , entre autres : f Compendium rerum Mfarchicarum , Wittcmbcrg,

1595, in-4°. Ce n'est qu'un essai ou extrait de l'oovrage suivant : 2° Annales Marchias Brandenburgiem, Francfort-sur-l'Odcr , 1593 , in-fol. G— T.

ANGELY ( i. . fou de Louis XIII, en titre d'office, serait aussi inconnu aujourd'hui que la plupart de ses devanciers , si Boilcau ne lui eût fait l'honneur de le nommer dans sa 1" satire :

Un pof-te, à la cour, était jadis de mode; Mais des fous, aujourd'hui, c'est le plus incommoda : Et l'esprit le plus beau, l'auteur le plus poli, N'y parviendra jamais au sort de l'Angely.

Cest bien là le ton et le langage du poète satirique ; cependant, si jamais les favoris des Muses ont trouvé des protections puissantes, c'est dans le moment où Boileau écrivait ; c'est dans ce siècle si glorieux pour la nation française, et dont Boilcau a lui-même fait des peintures beaucoup plus exactes. Dans sa 8» satire, il donne à Alexandre le surnom de l'Angely :

Qui ? cet écervelé qui mit le monde en cendre, Ce fougueux l'Angely, qui, do sang altéré. Maître du monde eutier, s'y trouvait trop serré.

L'Angely avait suivi le prince de Condé dans ses canqtagnes de Flandre, comme valet d'écurie ; il lui plut i •■■ii ses reparties piquantes cl |iar la hardiesse avec laquelle il raillait les seigneurs , même les plus distingués. Ce prince , l'ayant ramené en France , le conduisit à la cour, et, sur l'envie que le roi lui témoigna d'avoir l'Angely à son service , il le lut donna. L'Angely fit en peu de temps une forlune considérable ; aussi Marigny , l'un des gentilshommes du prince de Condé , disait-il : « De tous « nous autres fous qui avons suivi le prince, l'Angely a est le seul qui ait fait fortune. » Quelques auteurs disent qu'il avait amassé une somme de 25,000 écus, des présents qu'il recevait, soit de ceux qu'il amusait par ses bouffonneries , soit de ceux dont il s'était fait craindre par ses plaisanteries. Il n'aimait pas le comte de Nogcnt. Ménage rapjiortc que, se trouvant un jour au diner du roi avec ce seigneur, l'Angely lui dit ; « Monsieur le comte, couvrons-nous, cela est « sans conséquence pour nous ; » et que M. de Nogcnt en conçut un tel cliagrin , que cela contribua à le faire mourir peu de temps après. Une autre fois, se trouvant dans une compagnie où il faisait le fou depuis longtemps, M. de Bautru vint à entrer; sitôt que l'Angely l'eut aperçu : « Vous venez bien à pro- « pos, lui dit-il, pour me seconder ; je me lassais d'être « seul.» Ce l'Angely, qui n'était rien moins que fou, comme on le voit, était d'une famille noble, nuis pauvre. Quand il fut en faveur, ses parents se hâtèrent de le reconnaître, et il se fit réhabiliter. On peut consulter sur ces anecdotes le Mënagiana. donné par Bernard de la Monnoie, t. 1", p. 18, édition de 1715. W— s.

ANG EN NES ( Rêvai d n' ) , seigneur de Rambouillet, gouverneur du dauphin, fils de Charles VI, et ctiambellan de ce monarque , fut employé dans plusieurs négociations importantes en Flandre et en Allemagne, et nommé, en 1392, garde-capitaine du château du Louvre. Les factieux de Paris, excites contre le dauphin par le duc de Bourgogne , en

MIS, s'emparèrent du palais, après avoir arrêté d'Angennes, son fils, et plusieurs seigneurs de la cour ; mais le dauphin ayant réprime les séditieux, d'Angcnnes recouvra la liberté, fut rétabli dans sa charge, et, la môme année, reçut de ce prince une gratification en considération « de ce qu'il l'avoit « enseigné au fait de la jouxte , et avoit été le pre- « mier contre qui il s'étoit essayé et avoit jouxté, d Fidèle a la cause de son pupille , d'Angcnnes se joignit aux seigneurs français qui s'opposaient à l'usurpation des Bourguignons et des Anglais, et périt en 1424, à la bataille de Vcrneuil. — Un autre d'Ancennes ( Jacquet ) , de la même famille , fut capitaine des gardes du corps , sous les règnes de François I,r, de Henri II , de François II et de Charles IX , lieutenant général de leurs armées, et gouverneur de Metz. Chargé , en 1557 , de conduire à Paris un corps de troupes pour réprimer une sédition des étudiante de l'université , il les lit rentrer dans le devoir. 11 se distingua, la même année, au siège de St-Quentin. Catherine de Médicis lui donna, en 1561 , la mission délicate d'aller en Allemagne proposer aux princes protestants une ligue fédérative pour s'opposer aux résolutions qui allaient être prises au concile de Trente. Cette démarche n'eut aucun résultat, et d'Angennes mourut l'année suivante. II — p.

ANGENNES (Claude d' ), fils du précédent, né à Rambouillet en 1538, conseiller-clerc au parlement de Paris en 1565; envoyé, trois ans après, vers Cosme de Médicis, grand-duc de Toscane, avec le titre de conseiller d'État; évêque de Noyon en 1577, puis du Mans en 1588, à la place de son frère Charles, y établit un séminaire, et y mourut, le 15 mars 1601. On a de lui : I" Remontrance du clergé de France, 1585, in-8°. 2° Autre, 1396, în-8". 3" Lettre de iévc'que du Mans, arec la réponse à elle faite par un docteur en théologie, en laquelle est répondu à ces deux doutes : Si on peut suivre en sûreté de conscience le parti du roi de Navarre et le reconnaître pour roi , et si l'acte de frère Jacques Clément doit être approuvé en conscience, et s'il est louable ou non ? 1589 , in -8°. Le docteur en théologie est le fameux ligueur Jean Boucher, qui, dans sa réponse , vomit loutcs sortes d'injures contre Henri III. 4° Avis de Rome, tirés des lettres de V évêque du Mans à Henri de Valois, 1589, in-8°. L'auteur des réflexions sur ces lettres se prononce fortement contre Henri III. 5° Lettre à Henri III, dans laquelle il lui rend compte de sa mission à Rome , relative à la mort du cardinal de Guise. N — L.

ANGENNES (Charles d*), également connu sous le nom de cardinal de Rambouillet, descendait d'une ancienne et noble famille, originaire du pays de Thimeraisdanslc Perche. Il naquit en 1530, et, après avoir terminé ses études avec succès, embrassa l'état ecclésiastique. Il fut pourvu de l'évêché du Mans après la mort du cardinal J. du Bellay, et en prit possession en 1560. Pendant qu'il faisait la visite de son diocèse, les protestants s'emparèrent de sa ville épiscooale, pillèrent les églises, et mirent le

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feu dans plusieurs couvents. Son absence au moment du danger le fit soupçonner de quelque intelligence avec les chefs des huguenote; on l'accusa même d'avoir reçu pour sa part du butin les statues en argent des douze apôtres qui décoraient sa cathédrale; mais ccttecalomnieestsi absurde, qu'on peut se dispenser de la réfuter. L'évêque du Mans se rendit en 1363 au concile de Trente, et fut l'un des prélats qui assistèrent à la clôture de cette mémorable assemblée, où il s'était distingué j>ar son éloquence. 11 fut ensuite nommé ambassadeur de France à Rome, et mérita l'estime du pape Pie V, qui le décora de la pourpre en 1570. 11 eut part à l'élection de Grégoire XIII, et se hata de revenir dans son diocèse, où le rappelaient les besoins de son troupeau. A son arrivée, il s'empressa de pourvoir les paroisses de ]>asteurs et des objets nécessaires au culte , et il contribua beaucoup par ses libéralités à rétablir l'église cathédrale dans sa première splendeur. Cliarlcs d'Angcnnes fit un second voyage à Rome, pour assisier au conclave qui plaça SixuMiuint sur la chaire de St- Pierre. Ce pondre, qui connaissait ses talents, le retint à sa cour, et peu de temps après lui donna le gouvernement de Corneto. Notre prélat mourut en cette ville, le 23 mars 1387, à l'âge de 36 ans, et fut inhumé dans l'église des Cordeliers, où l'on voit son épitaphe, rapportée I>ar plusieurs auteurs. Le bruit se répandit qu'il avait été empoisonné par ses domestiques, auxquels il avait légué la plus grande partie de sa fortune ; mais ce fait n'est point éclairci. {Voy. XHist. des évéques du Mans, |wr Lecorvaisier, p. 846 et suiv.) Son frère, Claude d'Angcnnes {voy. l'art. prcYéJ.), lui succéda sur le siège épiscopal du Mans. On conserve à la bibliothèque du roi les mémoires de l'ambassade du cardinal de Rambouillet Le portrait de ce prélat a été gravé jwr Ragot et par Boissevin. W — s.

ANGERIANO (Girolamo), poêjc napolitain qui fiorissail au 16" siècle, laissa des poésies latines fort estimées de son temps ; elles furent imprimées pour la première fois à Naples, en 1520, in-8", sous ce titre : ÉswTGïrsi-jvti* , Ecloga; de Obilu Lydœ; de Vero Poêla; de Parlkenope. Son Erotopagnion, qui est un recueil de petites pièces amoureuses, et qu'il avait pourtant dédié à l'archevêque de Bari , fut réimprimé à Paris, en 1542, in-12, avec les poésies de Manille et de Jean Second ; et ensuite ibid., en 1382, aussi in-12. Elles sont fort au-dessous de celles de ces deux autres poêles. G — Ê.

ANGHIERA (Pietko Mahtihe d') naquit en 1455, à Arona, sur le lac Majeur. Sa famille, l'une des plus illustres de Milan, lirait son nom d'Anghiera, sur le même lac, d'où elle était originaire. Étant allé à Rome, en 1477, il se mit au service du cardinal Ascanio Sforza Yisconti, et ensuite de l'archevêque de Milan. Pendant dix ans qu'il y resta, il forma des liaisons avec les littérateurs les plus distingués, entre autres avec Pomponio Lelo. II passa en Espagne en 1487, a la suite d'un ambassadeur de cette cour, qui y retournait ; il fut présenté au roi Ferdinand et à la reine Isabelle, entra au

Bertiee, fit deux campagnes, quitta les armes pour l'état ecclésiastique, et fut chargé par la reine d'enseigner les belles-lettres aux jeunes seigneurs de la cour, ce qu'il fit pendant un certain temps. Ayant saisi quelques occasions de montrer de la capacité pour les affaires , Ferdinand le chargea , en 1501, d'une mission délicate auprès du soudan d'Egypte ; il s'en acquittai la satisfaction du roi ; visita une partie de l'Egypte, surtout les pyramides, et fut de retour en Espagne au mois d'août 1502. Il continua de suivre la cour. Le roi Ferdinand le lit son conseiller pour les affaires de l'Inde, obtint pour lui, du pape, le titre de protonotairc apostolique , et le nomma , en 1503, prieur de l'église de Grenade, avec un bon bénéfice. Après la mort de Ferdinand, Anghiera conserva son crédit auprès du nouveau roi ; 1) obtint aussi une riche abbave de l'empereur Charles-Quint , et mourut a Grenade en 1526. Il a laissé plusieurs ouvrages historiques. On les cite souvent, en appelant l'auteur Pierre Martvr, comme si Martyr était son nom de famille, et "il n'est pas inutile d'être averti de cette erreur. Ses trois principaux ouvrages sont : 1° Opus epistolarum Pétri Martyris Angierii, Mediolanensis, 1530, in-fol., réimprimé plus correctement en Hollande par les Elzevirs, en 1670, in-fol., avec les lettres, et d'autres ouvrages latins et espagnols, de Ferdinand de Pulgar. Ce recueil, justement estimé , divisé en 38 livres, embrasse tout le temps de la vie politique de l'auteur, c'est-à-dire depuis 1488 jusqu'en 1523, et contient un grand nombre de particularités historiques, qu'on ne trouve point ailleurs. 2° De rébus Ocranicis et orbe novo Décade*. C'est une histoire de la découverte du nouveau monde , écrite d'après les originaux de Christophe Colomb, et les relations qui étaient envoyées en Espagne, au conseil des Indes, dont l'auteur était membre. Elle est divisée en 8 décades, dont chacune contieut 10 livres ou chapitres. Ces décades furent d'abord publiées à différentes reprises ; elles le furent , pour la première fois ensemble, a Paris , 4536, in-fol., et ont été réimprimées plusieurs fois depuis. 3* De Insulis nuper inventis et incolarum Moribus, Baie, 1521, in-4», et 4533, in-fol. 4« De tegatione Babylonien libri très. L'auteur y raconte l'histoire de son ambassade auprès du soudan d'Egypte ; cet ouvrage a presque toujours été réimprimé avec les décades. On lui attribue encore quelques autres écrits , mais il est douteux qu'ils soient de lui. G— É.

ANC 1ER (Paul), hé à Carentan, en Normandie , était encore jeune quand la seule pièce de vers cpic nous ayons de lui fut imprimée, et, suivant Duverdier, ce fut en 1545 qu'elle le fut pour la première fois. Cette pièce est intitulée : l'Expérience de M. Paul Angier, Carentenois , contenant une bricsve défense en la personne de ihonneste Amant, pour l'Amye de Court , contre la C ontr'Amye. Pour bien entendre ce titre, il finit savoir que VAmye de Court est un pof-me du sieur de la Bordcrie , compatriote de Paul Angicr, auquel Charles Fontaine en avuit oppose un autre , intitulé : la Contr'Amye. Paul Antfer prit la défense de la Borderie, dans l'ouvrage

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que nous tenons dé éllér. ôtrill. des Autel/, caché sous le nom de G. Terbault, répondit à Paul Angier, qu'il appelle le dernier des novices rimeurs. Paul Angier ne répliqua point ; et même il parait qu il renonça tout à fait à la poésie, (tour laquelle, il faut en convenir, il n'annonçait aucune disposition. Son poème , si un ouvrage aussi médiocre mérite ce nom , Imprimé d'abord à Paris, par Jean Ruelle, en 1545, in-16, fut réimprimé avec les Opuscules d'amour, d'Héroel, la Borderie et autres divins poètes, Lyon , 154T,in-8". W-s.

ANGILBERT, ablic de Centule dans le 9« siècle . était lils d'un des grands de la cour de Pépin le Bref. Disciple d'Aleui n, il fut élevé dans le palais de Char 1cmagne : c'était l'homme le plus aimable de la cour de ce prince . qui lui fit épouser secrètement sa lille Berthe. Quelques historiens racontent que ce mariage n'eut lieu qu'après qu'il eut été rendu nécestiaire par la naissance de deux enfants. Il était membre de l'académie du palais. Charlemagne l'appelait son Homère , soit parce qif Angilbert faisait ses délices de la lecture de ce poète, soit parce qu'il composait lui-métne des vers. On trouve quelques pièces de sa façon dans Duehène, dans les trmrcs d'Alcuin, et dans d'autres recueils. Étant tombé malade au château de Centule en Ponthieu , il lit vou d'embrasser la vie monastique à St-Riquier, s'il en relevait; ce qu'il exécuta, après son rétablissement , avec le consentement de sa femme , qui prit en même temps le voile. Charlemagne l'arraclia de son cloître, pendant qu'il en était abbé , pour le faire secrétaire d'État et maître de sa chapelle. Ce prince le chargea successivement de trois ambassades à Rouie. Angilbert Tut, pendant quelque temps, premier ministre de Pcpio, roi d'Italie, et mourut en 814. J. D. Mabillon a inséré dans les Annales ordinis S. Btntdieli la relation qu'il avait écrite de son monastère, pendant sa gestion en qualité d'abbé. On a publie une Histoire des premières expéditions de Charlemagne pendant sa jeunesse et avant son règne, composés pour l'instruction de Louis le Débonnaire , ouvrage d' Angilbert, surnommé Homère; 4741 , 01-8". Ce n'est qu'un roman , dont l'auteur est Dufresne de Francheville. T — d.

AISGIOLKLLO (Jean-Marie) , né à Yicenee, a écrit , en italien , une vie abrégée d'L'ssum-Ca&oan , foi de Perse , Brève narrazione délia vita e falti del sig. l'ssun-Cassano , rè di Persia, insérée dans le second volume des Voyages publiés par Uamusio, Venise, 1558, in-fol. INous apprenons , par la préface de cet ouvrage, que son auteur avait écrit une autre histoire, où il racontait qu'il avait servi Mustapha, lils du Grand Turc Mahomet H, et qu'il s'était trouvé à la bataille dans laquelle Mahomet Tut vaincu, près de l'Euphrate, par l'armée dTssum-Cassan. En effet, Angiolello, étant esclave de Mustapha, le suivit dans celle expédition de son père, en 1473; il écrivit ensuite la vie de Mahomet II , en italien et en turc, et la dédia à ce sultan lui-même, qui l'accueillit , le réconq)cn«a généreusement , et le mit en liberté. On ne sait rien de précis sur l'époque de la naissance et de la mort de cet écrivain. On voit seu-

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