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même temps l'histoire de son abbaye. Cette pièce fort curieuse a été publiée par Mabillon, Sœc. Ilenediel. III, part. 2, p. 451; écrite |Kir un auteur presque contemporain , elle ne peut manquer d'être intéressante pour l'histoire du moyen âge. On attribue au même Adson un Traité de l' Antéchrist, qu'il avait composé à la demande de la reine Gerbcrge, épouse de Louis d'Outre-Mer. 11 est imprimé dans les OEuvres d'Alcuin et de Rahan-Maur. On trouvera la liste des ouvrages d' Adson, ainsi que l'indication des collections où ils sont insérés, dans Script, eccles. de Cave. W— s.
ADVENIER-FONTEN 1 LLE ( HlPPOLYTB-Alltoime), né à Paris le 15 février 1775, entra fort jeune à l'école des ponts et chaussées et fut nommé capitaine du génie en 1794. II devint ensuite aide de camp de Marescot , lit en cette qualité plusieurs campagnes, et fut ensuite employé au comité des fortifications, jusqu'à la disgrâce de ce général, en 1808. Nommé référendaire à la cour des comptes en 4812, Advenier conserva cet emploi jusqu'à sa mort, arrivée le 18 avril 1827. Il consacrait à la littérature tous ses moments de loisir. Il a donné au théâtre du Vaudeville : 1° l'Ainée et la Cadette , 1796 , en société avec M. Desfougerais (pseudonyme) ; 2° l'Aveu supposé , 1797, avec le même, pièce immonde et siftlée; 5° Panard clere de procureur, 1802, en société avec MM. Routard et Desfougerais ; 4" Gresset, avec M. Routard, 1805; 5* les Époux dote», avec le même. Son dernier ouvrage dramatique fut un opéracomique en un acte, représenté en 1821 au théâtre Feydeau,ct intitulé le Jeune oncle, musique de Blangini. Toutes ces pièces ont paru sous le nom de Fontenille. Advenier ne manquait ni de grâce, ni d'esprit dans ses comptions. D'un caractère doux et facile, il fut chéri de tous ceux qui le connurent et sut se plier à toutes les circonstances dans lesquelles il se trouva. 11 avait conq>osé, en 1800, un pot pourri pour solenniser le triomphe de Bonaparte au 18 brumaire ; il fit jouer, en 181*5, avec M. Pain, au Vaudeville, le Trois Mai, pour solenniser l'anniversaire de l'entrée de Louis XVI II à Paris. Il a aussi composé quelques poésies fugitives. M — nj.
ADVENTIUS, élu, en 855, évêquc de Metz, prit une part trés-active aux événements de son siècle. L'histoire lui reproche d'avoir favorisé les égarements du roi Lothaire (roi/, ce nom), c'est-à-dire le divorce de ce prince avec Theutbergc et ses liaisons adultères a\ec Waldrade. Ce prélat assista à tous les conciles qui se tinrent en France , et notamment à celui de Coblentl (8fi0), auquel étaient présents Louis, roi de Germanie, Charles le Chauve son frère, et Lothaire leur neveu. Il s»' trouva encore au concile que Lothaire convoqua à Aix-la-Chapelle, et il obtint de Theutberge, qu'il wt intimider, des aveux funestes et qui furent cause de sa séparation. Cette princesse fut reléguée dans un cloître , et Lothaire se fit autoriser par un autre concile à é|»uscr Waldrade. Le pape Nicolas 1" envoya deux légats qui convoquèrent Un concile à Met* (865), et ce. fut vainement qn'Advcntius jH-étendit justifier tout ce qui avait été fait : il fut dé-
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posé par le pontife , ainsi que plusieurs autres évéques, et Waldrade fut excommuniée. Alors Adrentius écrivit a Rome une lettre suppliante, déclarant au saint-père qu'il serait allé lui-même se mettre à ses genoux si la goutte et ses autres infirmités ne l'en avaient empêché. Charles le Chauve, qui aimait ce prélat courtisan, intervint pour lui, et, à la prière du monarque , Adventius fut rétabli sur son siège ; mais Lothaire craignant d'être excommunié, Adventius écrivit au pa|>e de nouveau que le prince avait éloigné Waldrade, et qu'il traitait Theutberge comme son é|>ouse. Nicolas avait |mmi de confiance dans île telles déclarations; et l'inquiétude du prélat était extrême. Heureusement pour lui, le pontife mourut (868 \, et son successeur Adrien n'annonça, pas les mêmes dispositions. Dés lors Adventius cessa d'avoir la goutte et w hâta d'aller à Rome, de la |»art de Lothaire, pour féliciter le nouveau pontife sur son élévation. Il revint en France avec des paroles de paix, et Lothaire se rendit à son tour à Rome ; mais ce prince étant mort subitement en revenant dans ses États, Charles le Chauve s'em|>ara du royaume de Lorraine. Adventius, qui l'aida de toute son influence, présida la cérémonie du couronnement, qui se fit à Metz en 869, jouit d'un grand crédit à la cour du nouveau monarque, et mourut à Saullz, le 51 août 875. Il avait lui-même empoté son épilapheen vers élégiaques, déclarant qu'il avait fait des vers joyeux dans sa jeunesse et de bien tristes dans sa vieillesse. Paronius a conservé, dans ses Annale.', toutes les pièces qui ont rapport à l'évèque Adventius, surtout si correspondant e et son mémoire présenté au concile de Metz. G — v.
JEACIDE, fils d'Arymbas, roi des Molosses de HÊpire, ne succéda pas immédiatement à son père, Philippe, roi de Macédoine , ayant fait nommer au trê-ne Alexandre , fils de Néoptoléme et frère d'Olympias, son épouse. Mais Alexandre ayant été tué en Italie , £acide devint roi. Après la mort d'Alexandre le Grand, il se laissa entièrement subjuguer par Olymph.s. qui l'entraîna, maigri'' ses sujets, dans la guerre contre Aridée et les Macédoniens. Les Epirotes profitèrent de son absence \xnir nommer un autre roi. /Eacide parvint à se réconcilier avec eux ; mais Cassandre s'opposa à son retour dans l'Épire, et envoya |x»nr cet effet une année commandée |«r Philippe, son frère, qui, ayant rencontré jEaeide avec ses troupes sur la côte voisine des lies OLuiadis, dans l'Acarnanie, lui livra un combat dans lequel iEaride hit tué. Il eut |)our fils le célèbre Pyrrhus. C — n.
iEDÉSirS, de Cappadoce, philosophe éclectique, était d'une famille noble, mais pauvre. Ses parents renvoyèrent en Grèce |>our y acquérir quelque talent qui pùt le faire subsister : mais il trompa leur esjK»ir, et ne rapporta de son voyage que l'amour des lettres et de la philosophie. Son père irrité le chassa de sa maison. Bientôt, vaincu par ses prières, il consentit à le reprendre auprès de lui, et lui permit même de continuer ses études. SdéSftU justifia cette condescendance par ses succès. En |»eu de temps, il surpassa les maîtres les plus habiles. Pour se per-
fectionncr dans la connaissance de la sagesse, il se rendit en Syrie, auprès de Jambliquc le Chaleidien, <|ui jouissait d'une grande réputation, et ne tarda pas à devenir son disciple le plus fervent. Constantin le Grand régnait alors ; son zele |>our le christianisme ne pouvait qu'être fatal aux philosophes : après la mort de Jamblique, son école fut disfiersée ; cliacuu prit jarti de son cote. jEdésius était celui que les persécutions menaçaient le plus ; dans cette conjoncture difficile, il eut recours a de» moyens théurgiques |khu- connaître ses destinées. Ou peut lire dans Cunapc les détails de cette espèce de divination. I n oracle en vers hexamètres lui présenta la vie pastorale comme mi refuge assure ; mais il ne fut pas le maître de suivre cet avis des dieux. Ses disciples, par leurs inqiorlunilés, |>ar leurs menaces même , le contraignirent il reprendre ses leçons. Alors il quitta la Cappadoce, et vint s'établir à Pcrgamc, où le suivirent les plus brillants succès. Ce fut de sa nouvelle école (me sortirent Chrystinthc , Maxime d'Ephése, Eusèlic et l'em|icreur Julien. JEdÉBiaa était d'un esprit gai, d'un caractère affuble. Quoique valétudinaire, il parvint à un âge avancé. On ignore l'époque de sa mort. 0. L.
£G1DIUS , religieux bénédictin, était natif d'Atliénes, et vivait vers le milieu du 8*" siècle. Plusieurs écrivains le regardent comme le véritable auteur d'un |M)fmc attribué généralement à Gilles de Corbeil ( .'Egidius Corboliensis ) , et intitulé : Carmina de urinarum judiciis ; item de Vulsibut ; cum expositione , et comment. M. Gentilis de Fulyineo, Venise, 1494; Lyon, 1505, iu-8"; puis avec des corrections d'Avenanlius de Camerino, Lyon, 1520; Bêle. 1529, in-8'. 0 — R,
jEGIDll S, diacre et poète de Taris, enseigna la grammaire vers la lin du 117 siècle; il écrivit en latin Carolinus, ou Instruction puérile à hmis, lils du roi de France ; une Histoire de la première expédition de Jérusalem, qui se trouve dans la collection des historiens de Duchcsnc ; enlin il enrichit d'un commentaire VAurora de Pierre de Higa. IN — t..
JEG1DILS (Pierre) , natif d'Anvers, vivait à la fin du 1 '■> siècle ; il fut éditeur des Lettre» latine» d'Ange Politien, Anvers, 1514, in-4°. — Gabriel jEr.mius, auteur du 17* siècle, a laissé : 1" Specimina morali» ehrisliance et moralit diabtdicm in praxi, Bruxelles , 1675; Borne , 1680, in-8' ; 2° de Philosophia univer*a,de Micro»eomo, Anvers, 1667, in-8°. Il y a eu plusieurs autres /Egidius. Ils sont trop obscurs pour que nous en parlions. 0— s.
«G1D1US A COLIMNA, ou JEGIDIl.S BOMA- NUS. Voyex Colosne (Gilles).
JEGIDIUS C0BB0L1ENSIS. Voyet Gilles db