‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 3)Chapitre 44 sur 129 · CORBEIL · texte numérisé non relu

CORBEIL

JEGIML'S, ou JEGIM1FS, médecin de Vclie ou d'Élis, le premier, selon Galien, qui ait écrit sur le pouls , dans un ouvrage intitulé : de» Palpitation! , expression jadis synonyme de celle de poule. Galien le croit antérieur a Hi|>pocrate. C. et A— il.

JEG1NETA. Voyez Paul jEc.inbta.

jEGINUS-SPOLETINLS. Voyex Apollodore.

ALF (Sajiubl), docteur en théologie et archi-

diacre de la cadiédrale de Linkoping en Suède , mort vers la fin du dernier siècle. C'était urt théologien savant, et eu même temps un littérateur plein de goût. Il avait enseigné les belles— lettres à Upatl, et on a de lui des poésies latines, remarquables par l'harmonie de la versification autant que par la pureté du style. Le docteur „EIf joignait à ses talents et à ses connaissances un caractère doux et modeste, et des mu'tirs exemplaires. C — ac.

.ELFBIC, ALFBIC ou ALFBIE (Saint), archevêque de Canterbury, né d'une famille noble et distinguée en Angleterre, prit l'habit religieux dans le monastère d'Abingdon, et fut nommé, en 074, abbé de Malmesbury, évèquc de Wilton en 990, et, en 905, archevêque de Canterbury. Il mourut le 28 août 1006. Son corps, inhumé dans le monastère d'Abingdon, fut rap|>orté à Canterbury où il est honoré comme saint. Ce prélat s'est illustré jwr ses vertus, par sa science et par des écrits utiles dont on trouve la liste dans PiLscus : 1° une Grammaire anglosaxonne; 2' 180 Sentions dans la même langue, en deux livres; 5' une Lettre sur la vie de» religieux t 4° les Canons du concile de Mue, traduits eu langue anglo-suxonue ; îi" une Chronique anglosaxonne concernant spécialement l'Église de Canterbury ; 6° un Dictionnaire latin-saxon; 7° une traduction de la Genèse; 8° Œuvres de Douât, traduct. Parmi ces ouvrages, nous remarquons le suivant, qui est ù la bibliothèque royale à Paris : Humilia paschulis de corpore et sanguine. D. N. J. ('., quai quovis l'use haie ad populuin recitari , lato olim canone, justa est, saxoniee et latine, Londres, 1006. Cette homélie liturgique est un monument précieux qui atteste la croyance que l'Eglise anglicane professait duns le 40e siècle sur la présence réelle. On trouve encore du même auteur, a la bibliothèque royale : yileptateuque , le titre de Job, l'histoire de Judith, en anglo-saxon, Oxford, 1008, in-4" ; et enfin Grammalica lalino-saxonica, publiée par Guill. Somncr, ruwi hujut diclionario anglo-iaxonico, Oxford, 1659. JElfric avait commencé à Jules César et conduit jusqu'à l'an 975 la chronique anglo-saxonne, qui depuis a été continuée jusqu'à l'an 1070. Ces écrits sont d'autant plus recherchés qu'ils sont dans la langue que la nation anglosaxonne parlait avant qu'elle eût été soumise |iar Guillaume le Conquérant. C'est surtout dans vF.lfiïc que le savant Hickes a puisé pour com|>oser la Grammaire anglo-saxonne qu'il a publiée dans le Linguarum velerum seplenlrionalium thésaurus , Oxford, 1705 (I). G— Y.

iELIAN. Voyet Eu an et Spartien.

A1LIANUS MECCILS, médecin du 2* siècle, sous l'empire d'Adrien, employa le premier, et avec succès, dans un temps de peste, la thériaque, comme remède et préservatif. Galien, dans son Traité de

(I) Plusieurs anlnir* distinguent riens /Rlfrir : l'an, moine d'Abinedon. puis artheniyw dp ClIlMlhB*. aKirt < n <00<i l'antre Miriiommt* te grawmiirifii, al.lv de M.ilrm>t>urjr, pui» évjqae de Wittun -m »rrlic>tSjnr d'V tV, m.iri rn 10*1. C'«t i ce dernier qn'iN attribuent Ir* outrage» portent le non <r/fclfrie. (t'«f . Flbrtnw, BiH. bk4 tl *(. tttim., t. %, \>. ee-«7.)

la thiriaque, loue AHianus non -seulement comme le premier de ses maîtres , mais à cause de ses grandes lumières et de son habileté à traiter les malades. C. et A— n.

JEUUS SEXTUS POKTDS CATL S, jurisconsulte célèbre, vécut dans le 0« siècle de la fondation de Rome , fut successivement édile , consul et censeur, et donna son nom à une partie du droit romain. Lorsque Cna>us Flavius divulgua les formules et les fastes , les patriciens , |iour conserver le droit d'en être toujours les seuls dé|H>silaires , en coin | votèrent de nouvelles , et les cachèrent avec plus de soin. Mais JElius, étant édile , parvint a se les procurer et les divulgua a son tour. Ces dernières formules, rendues publiques, retinrent le nom de droit .•hiirn. comme celles que Flavius avait communiquées retinrent le nom de droit Flavicn. Au reste, il parait constant, malgré l'opinion de Grotius et de Bertrand , qu'jElius est aussi l'auteur de l'ouvrage appelé Triparliles d'jEliu*. Cet ouvrage, qui était comme l'origine, et pour ainsi dire, la naissance du droit, s'appelait Triparlites, parce qu'un y trouvait, Ie le texte de la loi ; 2° son interprétation ; 3° sa formule, ou legis aetio, c'est-a-dire la procédure à observer pour user du bénéfice de. la loi. Nommé consul, l'an 536 de la fondation de Home, à la lin de la seconde guerre punicnie, jElius se lit remarquer par la rigidité de ses mœurs, mangeant dans de la vaisselle de terre, et refusant les vases d'argent que lui offraient les ambassadeurs étoliens. Parvenu à la censure avec M. Cétliégus, il assigna au sénat, dans les jeux publics, une place distincte de celle du peuple. M— x.

JELST (Gi. ii.i. u'yie van), natif de IK-Ift en Hollande, |M'ignait avec beaucoup de vérité et de naturel des fleurs et fies fruits. Dans sa jeunesse, il se rendit en France pour s'exercer dans son art ; de là, il alla à Rome, et y fut accueilli |>ar plusieurs personnes de distinction. En 1656, il retourna dans sa patrie, et s'établit a Amsterdam, où ses tableaux furext trés-estimés ; les cabinets des amateurs dans cette ville en conservent encore plusieurs. Van ;Elst connaissait son mérite, et ne craignait pis d'eu convenir. Un des bourgmestres d'Amsterdam lui répondant avec hauteur dans une affaire qui intéressait vivement Ailst, celui-ci découvrit sa poitrine, lui fit voir une chaîne od |>endait une médaille d'or qu'il avait reçue du grand-duc de Toscane, et lui dit : o Vous êtes venu au monde avec, un sac d'argent , « voilà tout votre mérite ; quant au mien, il est dans n mes talents. » ACIst mourut en 1679. Il ne faut pas le confondre avec Évert , ou Éverard van JE\st, son oncle , également peintre , et natif de Délit. Ce dernier, né en 1602, excella dans la représentation des petits objets , tels que fruits , herbe* , oiseaux morts, cuirasses et armes polies. Il avait le talent de rendre avec une grande vérité les plus petits détails. 11 mourut en 1638. |> g.

.jEMILlANLS. Voyez les Émilien.

jEMILUS. Voyez les Emile.

2EM1LILS (Antoine), professeur d'histoire à l'Académie d'Utrccht, naquit à Aix-la-Chajiclle, en

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