‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 3)Chapitre 62 sur 129 · MS · texte numérisé non relu

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notes. On a aussi «le lui quelques écrits de controverse, dont le titre ne mérite pas d'être rappelé. S— n.

AJNSWORTH ( Robei\t ), grammairien anglais, né en 1660, à Woodyale, dans le comté de Lancastre, dévoua la plus grande partie de sa vie à l'instruction de la jeunesse On lui doit un excellent Dictionnaire latin-anglais, qu'il entreprit en 1714, et qu'il composa sur le plan du Dictionnaire latinfrancaù de Claude Fabrc; ce Dictionnaire fut publié en 1 730, et réimprimé en 1 773, avec des additions considérables, par Th. Morell. Il en parut une nouvelle édition à Londres, en 1776, in-4°, dans laquelle on profita du travail de Th. Morell. On en a fait depuis un bon abrégé. Robert Ainsworth est aussi l'auteur d'un Petit Traité d'institutions grammaticales, assez estimé, et de quelques poésies latines et anglaises. 11 mourut en 1743. X — N.

AIOLB-BEN-CHADY ( Nedjm eddvs ) , père de Saladin (voy. ce nom), et chef des Aïoubitcs d'Egypte, était Curde d'origine, et de la Célèbre tribu de Roudyah. Son père, nommé Chady, «lut sa fortune à Behrouz, gouverneur de Ragdad, qui lui conlia le gouvernement de Tekryt. Aïoub succéda a son pére dans ce gouvernement; mais, ayant été forcé de l'abandonner, il se retira auprès du célèbre Zenki ( voy. Sanguin ), qui, se rappelant qu'Aîouh avait exercé généreusement envers lui les devoirs de l'hospitalité, le combla de bienfaits, et lui conlia le gouvernement de Balhek, dont il venait de s'emparer. Aïoub y fut bientôt assiégé par le prince de Damas, l'atabek Atscc, et obligé de lui livrer la place, recevant en échange quelques terres dont Atsec lui garantit la possession. Il habita depuis cette ville , jusqu'à ce que son fils Saladin fût revêtu eu Egypte de la dignité de vizir du calife Adhed. Alors Saladin lit venir son pére près de lui. Aïoub fit rai entrée au Caire en 563 de l'hégire (1169). Ce lils respectueux le re«;ut avec les plus grands honneurs, et le calife, jwur manpier sa bienveillance envers son vizir, alla a sa rencontre. Saladin voulut se démettre de sa dignité, à l'arrivée de son pére, pour la lui conférer; mais Aïoub s'y refusa, et mena une vie tranquille auprès de Saladin, jusqu'à sa mort, dont une chute de cheval fut la cause, en 568 de l'hégire (1 173). Cette perte fut très-sensible à Saladin : il fit placer le cercueil d'Aioub dans le palais impérial, à cûté de celui de Chy rkouh; et, quelques années après, ce cercueil fut transporté à Méîline. J — n.

AIRAULT. Voy. Aïrault.

AISSÉ (mademoiselle), née dans la Circassie en 1693 ou 1694. De grands malheurs, et une réunion de circonstances romanesques, ont rendu sa vie remarquable et sa personne célèbre. Elle fut vendue à l'âge de quatre ans ( 1 698 ) au comte de Ferriol, ambassadeur de Franceà Constantinoplc, pour la somme de 1500 livres. Le marcliand qui la vendit disait l'avoir trouvée entourée d'esclaves , dans un palais d'une ville de Circassie, pillée par les Turcs, et la croyait fille d'un prince Elle était belle , et d'une beauté touchante. Le comte la ramena en France, et la confia à sa belle-scrur , madame de Ferriol ; tous les

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