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d'être cultivées, et Philippe ne négligea rien pour cela. Il lui donna pour gouverneur Léonidas, parent d Olympias, connu par la sévérité de ses mœurs, et, pour sous-gouverneur, Lysimaque d'Acarnanie, à qui I on attribue les vices que la flatterie dévelopj» dans la suite chez ce prince ; mais Aristote fut celui qui prit le plus de part à l'éducation d'Alexandre H), Le séjour d'une cour étant peu propre aux études sérieuses, le philosophe se retira, avec sou élève dans un lieu consacré aux nymphes, prés de Mieza! sur les bords du Strymon. Du temps de Plularque on y voyait encore les sièges de pierre sur lesquels s étaient assis le maître et le disciple, et les allées d arbres a l'ombre desquels ils s'étaient promenés. Aristote lui fit parcourir tout le cercle des connaissances humaines (4), sans en excepter la médecine, science dont Alexandre eut plusieurs fois occasion de faire usage ; il s'appliqua surtout à l'instruire dans les sciences nécessaires à un souverain, et composa pour lui un traité sur l'art de régner (a) dont on ne saurait trop regretter la perte. Comme" la Macédoine était entourée de voisins dangereux et que le souverain d'un pareil royaume devait être* victime de la guerre, s'il ne s'élevait par elle sur les ruines des autres États, Aristote chercha h inspirer * Alexandre les vertus guerrières, par de fréquentes lectures de Y Iliade (0). Il prit même le soin de revoir le texte de ce poème ; et cet exemplaire, corrigé par Aristote, était le livre chéri d'Alexandre, qui ne se couchait jamais sans en avoir lu quelques pages (7J. Ces études ne lui Taisaient pas négliger
(S) On connaît I* frmeose lettre par laquelle Philippe annonça, dit-on. au grand phitosopbe, It naissance d'Alexandre. La réalité dune lettre pareille est plus que douteuse. Aolu-tielle (19 s) eu
q°' mu* l ,U ,r»nsmi5C; »*« au nmln» voit-on que relie WHc (imaginée d'ailleurs daqs le «us u>s faiisj remonte a une asset haute antiquité. A l'imitation de Philippe, et peut-être sou» l'intplration de «nu, ieitre. Kapoieon voulait p répote/ a l'iastructiou de son
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plan d une Mltoiktque de r»i de Rom*. Val P
(4) Bien moins nombreuse» alors que de née Jours. Personne n'était plat capable de donner cet enseignement universel on encvrlopêdlque qu'Arittoto, «si le premier opéra II division scientinque des science*, et qui réunissait en lui toute* celle* qu'on connaissait de son trmp*. C'est de lui surtout que date chez les anciens l'expression la plus analogue a notre idée d'encyclopédie, ferur/io» svrdte (I éducation en cercle ou qui parcourt le eerrle entier de* connaissances) ; cl, pour le dire eu passant, c'est là l'idée du nom de p*n>#- Uiu tens, donne aux disciples d'Arisioie, Ce nom n'indique eertalnemenl pas les promenades faites par Arisiotc eu donnant ses levons a ses disciples, mais le m»u»emaa de rinleiligcnre autour de touies lt* science*, en quelque sorte un périple intellectuel. V*u P.
(5) C'est Diofene de Latrie qui l'atteste, VU tJLriilHe. Us Arabes, selon Bartoloccl, avaient en leur langue un traiiê d'Aristote sur cette matière, traité traduit en héhrea et In en celte langue par Bartolotri. Ces assertions ne forcent point la conviction. Ea toute hypothèse, il est toujours Lien sor que Diogéoe parle d'un traite tout différent de la PMu,u*. YaL. P.
(6) Ce moyen pourrait paraître binarre; nuis ou panl dira qu'en I initiant a U poésie cl aux leiues, Aristote m senUr profondément a son élevé les vraies et hautes béantes d'Homère, l'iadar», et que ces poètes gardèrent toujours le premier rang a ses jeux. Du reste,
m NacHwinc' ^ * UH^'U. 4 b ^
(7) Sous devons ajouter Ici quelques mou sur l'éducation a*» Hfiiui d Alexandre. Ou ne peut douter qu'Aristole ne s'y toit ait*, eue particulièrement. D'une part rien n'était plus dans son génie, de I autre, mille irait* de la vie d'AJcuadrc montrent qu'ij appréciait et aimait les sciences. U cal a sa suite, dans quus ses campa- !«», dm géomètres, D.ognètc et m», prtna^ rhï«d4,(Bmres