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factures, pour laquelle plus tard il obtint une charte royale. Il s'acquittait aussi des fonction» i!c président a la société de Tontine, à la commission d'administration pour les canaux de Fortli et de la Clydc, lorsqu'elle fut instituée à la chambre du commerce et des manufactures. Beaucoup d'autres élabîissemcnls utiles avaient de même en lui un coopéraieur ardent. On le vit successivement à Manchester, recueillant des informations sur l'étendue dis manufactures de celte place ; à Londres, solicitant et finissant par obtenir du parlement des dispositions législatives en faveur du commerce de coton, alors en souffrance (1785) ; à Londres, encore piaillant a\ec bonheur auprès île Put la cause de l'industrie écossaise (c'étaient celle luis ses compatriotes qui l'avaient chargé de cette mission ) ; eulin au port d'Oslende en 4788 pour examiner jusqu'à quel |>oint les produits des manufactures britanniques pouvaienl jouter et soutenir la concurrence avec les marchandises indiennes, dont celte ville de Flaudre était alors le dépôt. Convaincu de la possibilité de la lutte, il en donna lui-même l'exemple en fabriquant des mousselines dont l'écoulement par le Brabanl ci la Flandre ouvrit à la Grande-Bretagne, où cette industrie naissait à peine, une mine inépuisable de richesse. L'acte parlementaire qui depuis 1783 allouait un droit de sortie à l'exportant de matières lissues allait expirer : il en obtint le renouvellement. Par lui, les droits d'accise sur le tabac subirent quelques modifications, qui bénéficièrent également au commerce d'importation, aux consommateurs et au trésor. Les négociants de Glascovv, dont les propriétés en Amérique avaient été conlisquées pendant la guerre, lui durent plus qu'a tout autre les indemnités qui leur rentrèrent. Enfui c'est lui qui fit adopter pour Londres le plan d'une balle aux colons, franche de tout droit de vente. Tels sont les services que l'activité de Colquhoun avait rendus à l'Ecosse, lorsqu'il vint en novembre 178» se fixer à Londres, où bientôt des réformes salutaires annoncèrent sa présence. La police d'abord fixa son attention. On a peine a comprendre à quel point elle était négligée , et combien surtout les coupables, pour peu qu'ils eussent de l'argent à donner à leurs juges, pouvaient compter sur l'impunité. La Cité seule fournissait une exception à celle règle devenue proverbiale. C'était bien pis encore sur la Tamise , où , pour dévaliser les navires, on n'attendait pas qu'il fût nuit. On enlevait en plein midi le sucre et les autres denrées coloniales; on escamotait jusqu'aux voiles et aux ancres. Jamais flibustiers guettant les galions dans le golfe du .Mexique ne firent aux gouvernements et au commerce autant de tort que cette piraterie fluvialile exercée a louie heure et par des milliers de mains dans un |>ort l'entrepôt de l'univers. Aussi les publications de Colquhoun sur ces déprédations scandaleuses et sur les moyens de répression curentelles un succès extraordinaire, et stimulerent-clles le gouvernement lui-même. Sept commissariats de police sur le modèle de ceux de la France commencèrent à purger la ville de tous ces aventuriers qui l'infestaient ; à la surveillance dérisoire des ma-
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gistrats de l'ancien régime fut substituée une surveillance sérieuse, sévère, perpétuelle, incorruptible. Trois cours prirent la place de ces tribunaux, dont jusqu'alors la devise avait été : Justice à vendre, et l'on ne vit plus les juges fermer les yeux, ouvrir les mains. Colquhoun lui - même fut un des nouveaux magistrats, et se montra digne de cette place par ses talents comme par son équité. En 1795, il découvrit une bande de cent trente faux-monnayeurs, qui non - seulement imitaient les espèces britanniques, mais encore fabriquaient un grand nombre de monnaies étrangères. Quant à la police sur la Tamise, l'établissement à Wapping d'un bureau spécial régi par deux magistrats, el servi par un nombre convenable de bateaux légers et d'agents de police, suffit pour faire disparaître les malfaiteurs. Philanthrope pratique, il s'occupait en même temps de prévenir l'insalubrité dans les manufactures de Spital-Fields ; il indiquait et recommandait au public les moyens d'économiser les matières alimentaires, que leur excessive cherté mettait hors de la portée des classes pauvres ; popularisait la préparation du hareng el des soupes économiques imaginées par l'ingénieuse charité des quakers. Nommé magistral de police de Quecn - Square, il n'eut que trop occasion, dans le désastreux hiver de 1800, de réaliser ce qu'il avait prêché : le succès qui couronna ses efforts fut la plus douce récompense de sa persévérance. Mais l'amélioration physique du sort des painres devient bien vile un non-sens si l'on n'améliore aussi leur moral et leur intelligence; car, de toutes les causes qui nuisent au bien-être de l'homme, aucune n'agit plus puissamment que l'ignorance el le défaut de principes. Convaincu que ces vérités sont vraies partout, en Angleterre comme en Ecosse, en Europe comme dans le nouveau monde, Colquhoun voulait que l'instruction, que l'éducation populaire marebasseni de front avec les mesures physiques organisées pour le soulagement des misères présentes, et diminuassent la somme des misères futures. Zélé champion des écoles primaires, il publia plusieurs brochures pour en démontrer l'utilité, et fit fonder dans une rue de Westminster un établissement de ce genre pour trois ou quatre cents élèves des deux sexes. C'est dans un but analogue qu'en 1806 il provoqua de toutes les forces de son éloquence l'institution d'une banque de prévoyance. Au bout de soixantedix années, dont quarante avaient été ainsi passées» chercher les moyens de rendre l'Ecosse plus riche, la machine gouvernementale plus régulière, la masse du peuple meilleure et plus heureuse, Colquhoun offrit en 1817 sa démission d'une magistrature que son grand âge le niellait dans l'impossibilité de remplir comme autrefois. Le ministre Sidmouth ne l'accepta que l'année suivante, et il accompagna cette annonce des expressions les plus flatteuses de regrets et de remercfments. Colquhoun vécut encore deux ans, et mourut le 25 avril 1820, à sa maison de Westminster. Son nom, partout respecté, avait depuis longtemps franchi les bornes de Glascow, dont l'université l'avait nommé docteur
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en 1797 ; de l'Ecosse, qui le comptait avec oreueil parmi ses plus illustres enfants, et de l'Angleterre, qui l'avait adopté. L'Europe voyait en lui un des hommes qui ont le plus cnicacenient servi le genre humain, quoique sans tracas et sans bouleversement ; enfin les économistes le citaient comme une autorité. Ses ouvrages pourtant ne traitent jamais qu'accidentellement et par lambeaux de questions relatives à cette science, ou bien ils ne portent que sur des applications extrêmement concrètes des hauts principes abstraits que la science formule; mais paitout dans les discussions, dans les solutions de questions, on sent que l'auteur plane sur sa matière et la domine, soutenu par les principes comme par des a«les de large envergure ; et, sous ce qu'il dit, on sent, on devine les théories qu'il ne dit pas. On doit a ColqulKMin : 1* Situation des négociants de la Grande-Bretagne qui se sont trouvés en relations d araires avec l'Amérique avant la guerre, 1787. 2° Explications de la crise éprouvée dans la Grande-Bretagne par les manufactures de coton et de mousseline, Londres, avril 1788. 3* Observations sur les bénéfices que la compagnie des Indes orientales lire de ses importations, et sur tes perles qu'éprouve la nation par l'importation des produits qui peuvent être manufacturés dans la Grande-Bretagne , Londres, avril 1788. 4» Observations sur les moyens d'étendre la consommation des calicots, mousselines et autres ouvrages de coton qui sortent des ateliers de la Grande-Bretagne, et de venir pécuniairement au secours des manufacturiers, novembre, 1788. 5* Examen détaillé d'un plan tendant à restaurer les manufactures de coton par l'établissement dans la Cité de Londres d'un marclié général, où seraient vendus aur enchères, à des époques fixes, tous les produits de l'industrie britannique qui s'applique aux colons, Londres, juillet 1788. 6* Exposé succinct des /ui«* et des circonstances qui ont trait aux souffrances et pertes des négociants domiciliés dans ta Grande-Bretagne qui étaient en relations de commerce avec les États-Unis avant la dernière guerre, Londres, juillet 1789. 7» Résumé des faits relatifs à la naissance et aux progrès des manufactures de coton dans la Grande-Bretagne, accompagné d'observations sur les moyens d'étendre et d'améliorer cette précieuse branche de commerce, Londres, juillet 1789. 8* Grave Question nationale sur le principe de législation qui vient d'être introduit dans la présente loi sur les grains, Londres, mai 1790. 9° Réflexions sur les causes d'où provient la détresse actuelle du crédit commercial, et quelques idées sur les moyens de prévenir le retour du même mal, Londres, 1793. 10* Notice sur l'origine, les progrès et la situation actuelle de l'école de charité de la paroisse Sl-Nicolas, Londres, 1793. iV Observations et Faits au sujet des cabarets, etc., Londres, 1794. 12e Plan pour procurer des secours importants aux classes pauvres, en levant sur elles, comme par souscription, de faibles sommes qui seraient employées à racheter les effets et les outils que d'honnêtes et industrieuses familles ont été forcées d engager pour leur
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subsistance, Londres, 1794. 15» liiet en faveur du soulagement des classes laborieuses, ou démonstration de ce fait, qu'un impôt minime levé sur chaque famille peut avoir assez d'importance pour lui produire une économie considérable sur l'article du pain, Londres, 1795. 14* Traité de la police de Londres, huit éditions en douze ans, 1793 à 1806, traduit en français par L. C. D. IL, c'est-à-dire Jacques-Louis-Gui le Coigneux de Belabre, Paris, 1807, 2 vol. in-8«. Cet ouvrage est considéré en Angleterre comme ce qu'il y a de plus exact sur cette matière, et a souvent été cité dans les chambres et devant les tribunaux comme une autorité. 13° Traité du commerce et de la police de la Tamise, contenant un historique du commerce du port de Londres, et l'indication des moyens propres à prévenir les déprédations qui s'y commettent, Londres, 4800. 16* Rapport sur Us opérations du comité du café de Lioyd pour le soulagement des pauvres de Londres, depuis HQZ jusqu'en décembre 1799, Londres, 1800. 17° Traité des devoirs d'un crmstable, etc., Londres, 1803. 1H° Nouveau Système d'éducation au profit de la classe laborieuse, Londres, 1806, in-8'. C'est l'exposé des principes suivis à l'école de Westminster. 19° Traité de l'indigence, etc., 1808, in -8°. Colquboun y présente le tableau général des travaux productifs auxquels peut se livrer l'industrie humaine, avec des vues pour l'amélioration morale, ainsi que pour le bien-être des ouvriers cl des pauvres. 20° Traité de la population, de la puissance, etc , de l'empire Britannique dans toutes les parties du monde, y compris les indes orientales, 1814 ; 2* édition, 1815, in 4°; traduit en partie sous le titre de Précis historique de l'établissement et des progrès de la compagnie anglaise aux Indes orientales, Paris, 1816, in-8«- Val. P.
COlijON ( Jean-Fiiançois-Gille), peintre, né à Dijun, le 2 mars 1733, était (ils de Jean-ttaptiste- Gille Colson, peintre en miniature et en pastel, né a Verdun, en 1680, et mort à Paris, en 1762. Colson le fils était neveu de Nicolas Dupuis, et pelitlils de Gaspard Ducbange, tous deux habiles graveurs; il tenait, par les alliances de sa famille, à celle de l'illustre maréclial de Vauban. Transporté dès son enfance sous le beau ciel de la Provence, son père le mit à Avignon sous la direction du frère Imbêrt, qui avait acquis une sorte de célébrité dans la peinture. Obligé de se rendre à Grenoble, son père étant appelé dans celle ville, il s'y lia d'amitié avec les jeunes gens de l'école du génie. Ce fut alors que l'élude des mathématiques et celle de la géométrie l'occupèrent tout entier. Arrivé à Lyon, où son père s'était fixé, il s'appliqua sérieusement à la peinture, et y lit de sensibles progrès, surtout dans le genre du portrait, dont les principes lui furent donnes par Nonotte, peintre assez habile A peine avail-il atteint l'âge de dix-neuf ans, que, curieux de voir la capitale et de se livrer au genre de l'histoire, il se rendit à Paris; mais ayant été présenté au prince de Bouillon, et l'affection que ce prince lui témoigna l'ayant en quelque sorte forcé de s'attacher a sa personne, il fut si souveut détourné de ses
grandes études, soit par les travaux qu'il fit i Navarre, comme architecte, sculpteur, peintre, ou même jardinier, qu'il se fixa au genre du portrait, dans lequel il obtint beaucoup de succès et de réputation. Navarre, ce site enchanteur, doit à Colson une grande partie de ses embellissements ; il n'a cessé d'y travailler pendant les quarante ans qu'il a vécu avec M. de Bouillon, jusqu'à la mort de ce prince. CobOfl lui a peu survécu : il est mort â Pari*, le 1" mars 1803, laissant différents ouvrages manuscrits sur la perspective et les beaux-arts. Son recueil de poésies indique du goût et de la lacilité. L'auteur de cet article a publié une notice sur (-oison dans les ^iuurtltes des Arts de M. I.andnn. Colson était îi oie du comédien Bellccour. ( roy. ce nom. ) P— E.
COLSON (Jean-Baptiste), littérateur, fils du précédent, naquit à Paris, vers 1780. Employé dans les bureaux du ministère des cultes à l'époque de sa création, il partagea sa vie entre les devoirs de sa place et la culture des lettres, et mourut en mare tS2o, â peine âgé de 45 ans. il a publié, sous le pseudonyme Evcry-Onc ( (juelqu un ) : Tableau philosophique des peines morilles, classées selon les trois sièges de nos sensations, l'esprit, le cceur et l'âme, depuis le plus léger sentiment de déplaisance jusqu'aux plus violentes agitations du désespoir, 18>0, une L aille in piano. On connaît encore de lui : la Vie de l'expérience et de l'observation ; mélanges, Paris, 18-24, in-12. M. tjucsne a eu part à ce dernier ouvrage. w — s.
COLSON (Louis-Daniel), né à Viennc-lc Château en Argonne, en 1734, lit ses études avec distinction dans l'université de Reims. Destiné au barreau et envoyé a l'an», il y lit son droit, travailla quelque temps ( liez un procureur, puis chez un notaire, mais renonça bientôt à la carrière det affaires, pour s'adonner entièrement aux lettres. Il se contenta d'abord de surveiller l'impression des éditions de quelques bons ouvrages, et se lia avec plusieurs littérateurs, tels que Crébillon fils, Pechmeja, Dubrcuil, Pidansat de Mairobcrt, etc. Lorsque Grosier eut publié le prospectus de I Histoire générale de la Chine du P. de Mailla, Deshauterayes, enargé de la révision, conlia d'abord à Colson le soin de l'impression; mais Deshauterayes, devenu propriétaire de l'ouvrage, et voyant que ce travail de révision était trop fort pour un seul homme, s'adjoignit pour rédacteur Colson, qui rédigea six des volumes de cet ouvrage. (Ce sont les t. 2, 4, 0, 8, 10 et 11.) Colson, toujours modeste, ne voulut pas qu'on mit son nom sur les Iront ispiecs des volumes. ( \ ou. DEsn vfTEn \YES cl Mailla. Colson a ùit plusieurs autres travaux pour le même traducteur. Ce fut lui qui fit imprimer et acheva les Avnluvtê d'Abdalla (roy. J.-P. Bignon ). et revit l'édiiion de Tarsis et Zélie, de 177 î. Avant la révolution, Colson était secrétaire du Grand-Orient de France ; lors de la suppression Ct de la clôture des loges niui.onniques, il obtînt tine place de garde-magasin à la Bochclle ; cette place ayant été supprimée, il revint à Paris où il est mort le 18 mai 1811. A. B— t.
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COLSTOH (ÉnotMftD), négociant anglais, rerom-
mandable par sa bienfaisance, naquit le 2 novembre 4636. à Bristol. Son père faisait avec I I -prune le commerce d'huile ct des fruits. Colston le continua, ct résida quelque temps dans ce pays avec deux de ses frères qui y turent assassinés. I-a bienfaisance, dont Colslon donna tant de preuves, et qui parait avoir été une vertu commune à tonte sa famille, a donné lieu à un conte, généralement répandu, et très-propre â fiai ter les préjugés nationaux et religieux des Anglais. On prélendit que les trois frères, disputant en Espagne avec les catholiques sur leurs religions respectives , avaient entendu reprocher à la religion réformée de ne s'être jamais distinguée par de grands exemples de bienfaisance ; sur quoi ils répondirent que, s'il plaisait â Dieu de les ramener sains ct saufs en Angleterre, ils laveraient leur religion de ce reproche. Deux des trois frères furent assassinés par des bandits peu de temps après; Kdouard, qui eut peine à échapper au même sort, revint en Angleterre avec une fortune considérable, qtfil augmenta par le commerce, et dont il consacra la plus grande partie à des œuvres de bienfaisance, telles que de fonder des écoles, doter on enrichirdes hôpitaux, améliorer le sort du clergé pauvre, etc. La somme de ses charités publiques se monte à 17.000 liv. sterl. une fois payées, et prés de 2.000 liv. stcrl. de revenu en fondations toujours subsistantes. Il dépensait presqu'autant en charités particulières; il ne donnait jamais aux mendiants, mais s'informait avec soin des nécessités cachées. Il portait dans ses afluires un ordre scrupuleux, il ne lit jamais assurer aucun de ses bâtiments, et n'en perdit jamais aucun. Il mourut le 1 1 octobre 1721, âgé de près de 85 ans, laissant, entre autres legs charitables, S.lguinées pour être partagées entre quatre-vingt-cinq pauvres vieillards, autant qu'il n\ ail vécu d'années. C'éiaii un homme d'un caractère doux, égal, circonspect, ct de mœurs exemplaires. X— s.
COLTT.Ll.INI (AcGCSTI.x), né à Florence. le 17 avril 1613, d'une famille noble, originaire de Bologne, n'avait encore que dix-huit ans, lorsqu'en 1631, il londa dans sa propre maison la célèbre académie des Apatisli. Des jeun» s gens studieux venaient s'y exercera la poésie et â l'éloquence. S étant lui-même consacre â la jurisprudence, il prit ses degrés, fut reçu docteur, el se livra en même temps aux exercices du bareau ct â l'enseignement de la science des lois, dont il démontrait chez lui les principes à la jeune noblesse ; mais il ne put soutenir longtemps cette vie fatigante, et, renonçant à tout le reste, il se donna aux soins de l'académie qu'il avait fondée, cl à Inquelle se firent bientôt inscrire les premiers littérateurs, non-seulement de l'Italie, mais encore des pays étrangers. Après sa mort, celle académie fut placée par le grand- duc Cosme III dans l'université de Florence, avec une forme et des règlements particuliers. Coltellini a publié plusieurs opuscules, tant en prose qu'en vers, où il faisait briller beau- Coup de goût et de connaissances littéraires. Il était membre de l'académie de la Crusca, et fut quatre fois consul de l'académie florentine. Il a clé loué par
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un ktj no noTTiDro a écrivains, on iroirvs aans les Faste» consulaire» de Salvino Salvini les détails les plus circonstanciés sur cette académie des Apalitli, dont Collellini fut le fomlateur, et qui lui a fait plus de répulalion que se* écrits. Collellini est mort à Florence, le M Mât 1693. H. G.
COLLCCIO (Salutato). Yoyet Salltato <Coluccio).
COLTJMBA (Saint), renommé dans l'histoire d'Ecosse comme fondateur d'un monastère à Icolmkill, et connue J".. i mi ir le plus zélé pour la conversion des Pietés septentrionaux, naquit en Irlande, en 52I , et, à ce qu'on croit, à Gartan, dans le comté de Syrconnel. Après être entre dans les ordres eu Irlande, où il devint même abhé, il se rendit en Ecosse et reçut de Bridius, lits de Meilochon, roi des Pietés régnant à cette époque, l'Ile de Hij ou Hy, une des W estern, qui fut depuis appelée Icolmkill, et devint le lieu de sépulture des rois d'Ecosse. Ce fut la qu'il lit bâtir un monastère dont il fui abhé, et qui, pendant plusieurs siècles, continua d être le principal séminaire de la Bretagne septentrionale. Columlia s'acquit une telle inlluence que ni le roi ni le peuple ne faisaient rien sans son consentement. Il mourut dans ce monastère, le 0 juin S97,et son corps fut enseveli dans l'ile; niais, suivant quelques écrivains irlandais, il lut ensuite transporté â Don n dans i'fJlsler, et placé dans le même caveau (vault) avec les restes de St. Patrick et de St. Bridgil (Si. Bridgil). De ce monastère, dont il reste encore quelques vestiges, et d un null e qu'il avait londé auparavant en Irlande, en naquirent plusieurs autres, d'où sont sortis des hommes distingués. Mais tels ont été les ravages du temps et les révolutions de la société, que cette Ile. qui avait été autrefois « le flambeau a (the luminary) des régions calédoniennes, où de a sauvages clans et des bandits barbares (roving ■ barburiun») avaient pu recevoir les bienfaits des con- « naissauces humaines et les bénéJictiuus de la relief gion, » ne possédait plus, lorsque le docteur Johnson la visita en 1775, ni école, ni temple, et seulement deux habitants qui pouvaient parler anglais, et pas un seul qui pût écrire ou lire. — On peut consulter sur Columba : Mackensie's Scotch in rien; Butler' s Lires of the Saints ; Britannia Sancta ; Joknson'i Journey to the Western isles. D— z— s.
COLUMBA (Gérard), médecin, né à Messine, florissaiten Italie vers le milieu «lu 16' siècle. Son savoir, son éloquence, joints à un grand fonds de modestie, lui lirentune si grande réputation, que l'université de Padouc l'attira dans ses écoles, où il enseigna la médecine avec distinction. Il a publié les ouvrages suivants : 1° Apoloqia pro illustri Francisco liisso, regio proto-medico in hoc Sicilim regno, ad excellent, philosophiat et medicinat doetnrem dom. Panlum Crino, Messine, 1580, in-8*;i* de Febriipeslilentii Cognitione et Curatione. Dispulalionum ntedicinaiium libri duo, in priore agitur de stellarum in fluxibus, advttsut Joannem Picum M irandulanum, inpostariore de abusibus phanrnmalum, de febre pcttilenli, Messine, 1596, in-4°; réimprimés à Francfort, en 1001 et 1608, ia-8*. P-R— L. J