‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 105 sur 117 · COL 6*T · texte numérisé non relu

COL 6*T

COLUMBÏ (Jfab), né à Manosque, en Provence,

en 1592, lit ses études à Avignon, entra en 1606 dans l'ordre des jésuites, professa successivement la rhétorique, la philosophie, la théologie scolaslique, la théologie morale, enfin, expliqua tes saintes Écritures dans le collège de Lyon, où il mourut, le H décembre 1679. On a de lui : 1* Virgo Romigeria, seu Manuascentit, Lyon, 1038, in-12 - c'est l'histoire d'une image de la Vierge qui était en vénération à Manosque ; la Bibliothèque hist. de la France en cite une édition française de la même date et du même format ; 2* de Hebus gestis episcoporvm l'alentinorum et Diensium libri quatuor, Lyon, 1658, in-4°, réimprimé en 1652, par les soins de J.-C. Gelasc Leberon, évéquede Valence et de Die; 5* deRclnu qcslis episcoporum Vivarensium libri quatuor, 1651, itï-4* ; 4° de Rébus gestis episcoporum Vanonensium libri quatuor, 1056, in-48; 5» de Manuetca, urbe Provincial libri très, 1663, in- 12 : c'est l'histoire de la patrie de l'auteur ; 0' Guillelmut junior corne» Fo,rulquerii, 1663, in-12; 7° Socle» Blancalandunœ, 1060, in 4» : c'est un supplément au Gatlia chrittiana de Ste-Mai-lhe ; 8e de Rebut gestit episco]torum Sistariensium, 1665, iii-8»; 9* Quod Joannes Montlucius iionfueril hœrctieus, 1040, in-4"; 10* Dister* /alto de Blancalnnda cœnobio el Lucerna in pago Abrincenà, 106», in-4" : l'abbaye de Manche lande était au diocèse de Coutances; 11° Opuscula varia, 1608, in-fol., contenant, outre tous les ouvrages précédents : 1* Ditterlaiio de Carthusianorum initiis, où il raconte la fable du chanoine ressuscité; 2° de Origine congregationi» S. Rufi; 5» de Simianea gente libri quatuor : c'est la généalogie de la maison de Simiane ; 4* Appendixad librot epiteop. Valent. et Diensiam ; 5- Appenéim ad Noctes Blancalaniana» » 0° /Jwerlattunru/a de incorruplione corpori» Phili» beriata Sabaudia ducissas Nemoresii; 7° Appendix ad Guillclmum i uniment ; 1-2' Commentant in Saeiani Scripturam. t. 1", Lyon, 1056, in-Tol. L'ouvrage entier devait avoir 12 vol. Le style du P. Columbi est dur et embarrassé, et, en général, il montre plus d érudition que d esprit. — L n autre Colomb! ( Dominique), jacobin, mort le 5 octobre 1890, a publié: Histoire de Ste. Madeleine, oùett solidement établie la vérité qu'elle est venue H décédée en Provence, Ait, (088, in-12. A. B— t.

COLCMBLS (Jokas), théologien suédois, du 17* siècle. Ayant été nommé pasteur en Dalécarlie, il prit plusieurs mesures (tour donner plus de décence et de dignité au culte public dans celle province éloignée, et il s'attacha surtout à introduire dans les églises une musique convenable. Il laissa un ids nommé Samuel, qui cultiva les lettres, et que les Suédois comptent parmi les créateurs de leur poésie. Le recueil desomvres de Sam. Columfnis fut publié en 1687 \m- Jacques Recnstierna. C— au.

COLCMELLE (Lucius Jumus Mo&BtMTCfl), le plus savant agronome de l'antiquité, naquit à Cadix, et vécut sous le ré^-ne de l'cm|>ereur Claud? : il a composé ses ouvrages vers l'an 42 île notre ère. Columelle était un grand propriétaire ; il dirigea luimême l'administration de ses biens et la ctriturc de

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ses terres. Voulant acquérir plus de connaissances,

il voyagea dans les diverses parties de l'empire romain pour en connatlre toutes les productions, ainsi que les différentes méthodes de cultiver, et tout ce qui concerne l'agriculture et l'économie rurale. Il parcourut avec soin, non-seulement l'Espagne (sa pairie) et l'Italie, mais encore plusieurs provinces de l'Asie, particulièrement la Cilicie et la Syrie. S étant Jixé à Rome, ce fut dans cette capitale qu'il écrivit ses ouvrages. Columelle avait aux environs de Cadix un oncle qui avait le même goût pour l'agriculture, et il dit que cet oncle, pour améliorer la qualité de la toison de ses troupeaux, avait fait venir de la Mauritanie, province d'Alriquc. des béliers à Idine line, pour les croiser avec des brebis d'Espagne, ce qu'il lit avec beaucoup de succès. On pourrait croire que c'est de là qu'est provenue la belle race des mérinos. L'ouvrage de Columelle est intitulé : de lie rtulica; il est divisé en 12 livres, dont le 10* est en vers; C'est un poème sur la culture des jardins. Toutes les parties de l'agriculture et de l'économie rurale y sont présentées d'une manière agréable. L'auteur commence par des vues générales, et termine par une sorte de calendrier agricole, en indiquant les différents travaux à faire, suivant l'ordre des saisons. Dans la préface, Columelle rappelle les temps heureux où la république était florissante et 1 agriculture en honneur, et il se plaint de l'avilissement où cet art était tombé. Il dit qu'd voyait des écoles trèsfréquentées |»r les rhéteurs, les géomètres, les musiciens, les cuisiniers et les coiffeurs ; il s'étonne que le premier des arts, l'agriculture, lut le seul pour lequel il ne voyait ni maîtres ni disciples. L'ouvrage de Columelle est précieux pour les préceptes qu'il renferme; son style se ressent de la latinité et du bon goût du siècle d'Auguste. Les Romains apprécièrent le mérite de ce savant agronome ; Sénéque Je cite et Pline en fait l'éloge. Il a fait aussi un traité de Arboribus, que Ton imprime ordinairement avec le précédent ouvrage, et qui forme alors un 13' livre. La première édition fut faite a Venise, chez Jenson, en 1472; elle porte ce titre: Rei rusticmAuihoret varii, Cato, Varro , Cotumella, Palladius Rutilius. in -fol., très-rare; la seconde, dans la même ville, en 1482, in-fol. ; la troisième* Bologne, avec des explications et des commentaires, par béroalde, Bologne, 1494, in-fol. ; et à Paris, Robert Estienne, 1543, in-8°. L'édition la plus complète et la plus exacte porte ce titre : Rei rustica Scriptoret veteres latini, rum notis variorum el ex nova M, a th. Gesneri recensione, Leipsick, 1735, 2 vol. in-4\ Les deux ouvrages de Columelle ont été imprimés seuls a Strasbourg, en 1543, in-8*, à Lyon, en 1548. in-8° ; ils ont été publiés avec des interprétations par J.-B. Pio, à Bologne, en 1520, in-fol. Ils ont été traduits en allemand, en italien, et enfin en français par Claude Cotereau, chanoine de Notre-Dame à Paris, en 1331, in-8°. Celte traduction fut réimprimée avec de» corrections, sous le titre suivant : let Douze Livrei de Luciut Junius Moderatus Columelle, traduits du latin en (rançois, par feu maittre Claude Colereau, chanoine de tarit; la traduction duquel

ha esté soingneusement rêveur et enta plvsport corrigée et illustrée de doctes annotations, par moisir* Jean Thierry de Beauvoisis, Paris, 1552, 1535, 1550, in-4°. Cette traduction, quoique fort ancienne, est préférée à celle que Saboureux de la Bonneterie en a donnée en 1771 et 1772, sous ce titre : l'Économie rurale de Columelle, Paris. 1771, 2 vol. in^°, qui font aussi partie de la collection des agronomes latins, dont le même auteur a publié la traduction sous le titre général A' Économie rurale, par Caton, Varron, Columelle, Palladius et Végéce, Paris, 1771-1773, 6 vol. in-8". Le 10« livre de Columelle a été imprimé séparément plusieurs fois. Fayolle en a publie la traduction en vers français, par L.-Th. Hérissant, dans le Magasin Encyclopédique de mars 1815. Par reconnaissance pour les utiles travaux de Columelle, et par la considération qu'il était né en Espagne, MM. Ruiz et Pavon, auteurs de la Flore du Pérou, ont donné a un genre de plantes de ces contrées le nom de Columellia. D— P — s

COLUMNA. Voyez Colowna.

COLDTHL'S, poêle grec, né à Lycopolis, dans la Thébaïde d'Éuypte, selon Suidas, vivait sousl'empereur Anaslase, vers la lin du 5* siècle. Il avait écrit un p >éme en 0 livres, intitulé les Calydimiaques, un autre nommé les Persiques, et des éloges en vers. On le croit aussi l'auteur d'un ftetit poème de l'Bnth 'ement d' Uélène, retrouvé a Olrante par le cardinal Bessariou. Il fut imprimé pour la première lois chez les Aide, à la suite de Quintus Calaber, Venise, sans date (vers 1505), in-8"; et réimprimé par Henri Estienne, avec les autres poètes héroïques grecs, 1562, in-fol.; à Genève, dans le Corpus Poet. grœc., 2 vol. in-fol., 1014 : séparément, par les soins de Lennep, Leuwarden, 1747, in-8*, édition justement estimée ; avec les mêmes notes el toutes les variantes, Leipsick, 1825, in-8». 11 a été traduit en français par Dumolard, avec des remarques historiques el mythologiques , Pari9, 1742, pelit in -12; par Slan. Julien, avec des scolies inédites, des nota critiques, philologiques, etc., et quatre versions, en italien, en anglais, en espagnol el en allemand, Paris, 1822, grand in-8», lig. et fac-similé; par M. Courlin, avec la Mort de Pdris et d'OEnom, poème, et des poésies a nacréon tiques, traduites de l'italien, Paris, 1825, in-8". On a encore une autre traduction française de l'ouvrage de Colulhus, par Scipion A Nul, dans \es Nouveaux Mélanges de poésie* grecques (Amsterdam et Paris, 1779, in-8°), réimp. dans le t. 2 de la bibliothèque choisie de contes, de facéties, et de bons mots (Paris, 17M0, 9 vol. in tr et in 18). Il a été traduit en italien par Théodore Villa (Milan, 1752) ; édition assez curieuse par les notes sur le texte original, tirées d'un manuscrit de la bibliothèque Aiubrosienne, et par l'addition des discours d lsocrate et de Gorgiasau sujet d'Heléne (1 J. Harks,

(I) Barthélémy Gamba partage l'opinion de M. Amar-DuTirier sar le merile de la iradnri.on de Théodore Villa. Selon lui, elle par J« d'abord en 1749, li.-H, et ensuite Mer .les notes el des rurrrclioos. en 4753. i«.g». Gio-Curradino JHI Aglio en avait delà fait paraîtra une en 4741, a Venise. Uni»; il »»i asireinl a n'eniflow

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qui a fait imprimer le poème de Coluthns, avec des notes, A la suile de son édition du Plulus d'Aristophane (Nuremberg, 1776, in-8'l, a prouvé, dans quatre dissertai ions académiques sur Coluthus, combieu les défauts en tout genre remportent sur les beautés dans cet auteur, qu'il appelle un inepte imitateur d'Homère. A— D — k.

COLVENER (Gkorgb), docteur en théologie, prévôt de la collégiale de St-Pierre de Douai, et chancelier de l'académie de la même ville, naquit à Louvain, en 1504, et mourut en 1649. Il a publié : VJoh. Niederi Formicarium, Douai, 1602, in-8°, avec des notes ; 2° le Chronicon Camaracente et Atrabaleiue de Balderic, Douai, 1615, in-8" [voy. Balderic } ; 3° YUùtoria Rementi* ecclesiœ de Flodoard. Douai, 1617, in-8°, avec îles notes et la vie de Flodoard ; 4° Rhabani M mm Opéra, Cologne, 1627, 6 vol. in-lol.; 5* l'ouvrage de Thomas de Cantipré, intitule Miraeulorum e( Exemplorum memorabilium tibri duo, Douai, 1605, 1627, in-8°, avec la vie de l'auteur; 6* Kalendarium SS. V. Mariât novittimum, ex variit Syrorum, Jithiopium, Grœcorum, iMlinorummenologiis.bteviariii, martyrologiù ci kuloriù, ctmeinnalum , Douai, 1658, 3 vol. in-tf\ C. T— Y.

C0LV1US (Anobé). né à Dordrecht, en 1549, fit de trés-bonnes éludes à Leyde, et se destina au ministère pastoral des Eglises réformées. Ayant accompagné en 1620 l'ambassade liollandaise à Venise, il se lia particulièrement dam celte ville avec le célèbre Fra Faolo Sarpi. Colvius a joui, tant à l'étranger qu'au sein de sa patrie, de la considération des hommes les plus instruits de son temps. Claude Saumaise lui a adresse son Epùiola de eatarie viroru m et midierum coma, Leyde, 1644, et il a orné son portrait de vers latins extrêmement flatteurs. Dans le recueil de Jean Beverwick, sur la question de Vila Urmino latali an mobili, on trouve une lettre de Colvius. Il a traduit de l'italien en latin une Uiiloire de ï Inquisition. — Pierre CoLVItS. né à Druges, en 1567, se distingua parmi les humanistes du 16* siècle. Il a donné une bonne édition d'Apulée, Leyde, 1588, in-8°, avec des notes qui ont été réimprimées dans l'édition d'Oudendorp. On lui doit aussi de savantes notes sur Sidonius Apollinaris. publiées avec cet auteur à Paris, en 1598, in-8*. Colvius cultiva avec succès la poésie latine ; on en trouve des preuves dans les Delieia Poetarvm Belgîcorum, I" partie, p. 9' - et suivantes. 11 mourut d un coup de pied d'une mule à Paris, en 1594. Janus Dousa a lait allusion à ce fatal accident, peu digne

Ml, et 11 errtlqoe amèrement, dans m prefare. Salrini, Hairhettl, Contai. Relier, Laxurlne rt aulrrs tradur Mn d'Homère, de Sophoclc el dAnacr.on. Une antre Indu-lion italienne de rEnUremeul f Heine, faite par Ani.-M. Salwni, avec des notes de Bandini. a été publiée en 47SS. EnGii Bodoni a donné a Parme, en 17». In-tot.. nne magnifique réimpression de Coluihus, en çree, latin el italien. Il existe en anglais iruls traductions deColuihus; la première, publiée en I7W, par Edooaid de Slwrliuriie, esl principalement reeomiiiatidable par de savantes noies ; U seconde, due a Faukes el a un anonyme, «I de 1780; la in.isiniie, lafenenre a la piwédenle, est I ouvrage d'un autenr ammtme qui U lait paraître ca 17»*, D — i— *.

d'un éditeur de YAsinut aureus, dans les deux derniers vers d'une longue épitaphe qu'il lui a consacrée. M— ON.

COLWIL (Alexandre), théologien écossais, né en 1620. près de St-André, dans le comte do Fife, et élevé à l'université d'Edimbourg, dont U fut nomme principal en 1662. 11 mourut à Edimbourg, en 1676. Ses traités de controverse sont presque entièrement oubliés; mais un ouvrage qui a conservé plustle réputation, c'est son poème intitulé VHiidibra* écouaii, écrit dans le genre de Butler. Ce poème, assez peu connu eu Angleterre, esl encore tort estimé aujourd'hui en Ecosse, au grand scandale des presbytériens, contre lesquels il est dirige. X— s.

COMAZZl (Jean- Baptiste), auteur d'un ouvrage intitulé de la Morale de* prince*, qui a été traduit en français (par Dupuy Demportes), el en anglais par Guillaume Hatchett, Londres, 1729. Le traducteur anglais donne à Comazzi le lilre de comte et celui d'historiographe de S. M. l'empereur. Nous n'avons pu découvrir aucune particularité sur le lieu et la date de la naissance de cet écrivain. Sa Morale de» prince* consiste en un choix des traits les plus remarquables de la vie des empereurs romains, depuis César jusqu'à Constance Chlore, et chaque trait donne lieu à des réflexions morales qui annoncent un esprit sage et éclairé. S— D.

COMBABUS, jeune homme de la plus grande beauté, était l'un des favoris de Séleucus 1", roi de Syrie. Stratonice, femme de ce prince, étant tombée malade, crut que c'était une punition de sa négligence à exécuter l'ordre que la déesse de Syrie lui avait donné en songe, de lui bâtir un temple à Bambycé, ville sur les bords de i'Kuphrate. Elle pria son époux de lui permettre d'aller exécuter cet ordre, et Séleucus désigna Combabus |>our l'accompagner. Ce jeune homme, connaissant l'esprit des cours, fut alarmé de ce choix, et lit tout ce qu'il put pour le raire porter sur un autre ; n'ayant pu y réussir, il demanda quelques jours pour mettre ordre a ses aflaires. S'étant fait eunuque, il embauma ce qu'il avait retranché de son corps, l'enferma dans une lioile, qu'il scella de son sceau, et la confia au roi comme contenant ce qu'il avait de plus précieux : il partit ensuite. Comme la reine voulait faire construire un temple magnilique, son séjour à Bambycé fut très-long ; presque loueurs avec Combabus, dont elle ne pouvait s'empêcher de remarquer la beauté, elle en devint éperdument amoureuse, et lui lit l'aveu de sa passion. Combabus lui ayant fait connaître l'impossibilité où il était de la satisfaire, l'amitié prit la place de l'amour, et Stralonice ne quittait plus Combabus. Les envieux ne manquèrent pas de rendre compte au roi de co qui se passait, et de le faire de la manière la plus envenimée. Séleucus, transporté de fureur el de jalousie, lui donna ordre de revenir sur-le-champ, la lit mettre aux fers dés son arrivée, le fil ensuite comparaître en présence de ses courtisans, et Tayaut accable de reproches, il le condamna à mort. Combabus, sans se déconcerter, demanda au roi le dû-

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pot qu'il lai avait confié : cette boite ayant été apportée, il l'ouvrit, fit voir les preuves de son innocence, et raconta tout ce t|ui s'était passe. Sélcucus le combla de caresses, et fit mourir sur-le-champ ses accusateurs. Combabus lut demanda la permission d'aller achever le temple qu'il avait commencé, et d'y consacrer le reste <ie ses jours au service de la déesse. Le roi y consentit, et lui lit ériger dans le temple même une statue en bronze, qui fut exécutée |»ar Hcrmoclés, Rbodien. Cette histoire, tirée du traité de Syrta Dea, attribué mai à pro|K» a Lucien, peut bien ne pas être vraie dans tous ses détails; mais il ne faut pas la rejeter entierejiK-ut , car il |iaraU constant que le temple dont il est question fut bâti sous le régne de Sélcucus Pr, qui, suivant Elicn , donna le nom d'Hiérapolis à la ville de Bambycé. C — n.

COMBALUSIF.H (FnArrçois de I ai le), né en 1713, à St-Audeol, eu Vivarais, se livra du bonne heure à l'étude de la médecine, et ses progrès furent si rapides, qu'il obtint ie doctorat à l'âge de dix-neuf ans, à l'université de Montpellier. Il lit dans celte ville des cours publics, et publia quelques opuscules intéressants, parmi lesquels on dislingue son Mémoire sur les eaux minérales de Sl-lMurcnt en Vivaraù. Nommé successivement aux deux claires de la laculté «ie Valen -e, il les occupa d'une manière distinzuée, mais pendant fort peu de temps. C'est pour briller sur un théâtre plus vaste qu'il s>e rendit â Paris, où il fut reçu docteur eu 1750, après avoir soutenu et gagne un procès avec la faculté, qui refusait de lui accorder certaines dispenses. Choisi en 1755 pour prolesser la pharmacie aux écoles de méilccine. Combalusier déploya de grandes connaissances, ornées de tous les charmes de l'élu— cuiion. Il mourut le 21 août 1762. Ce médecin, estimable d'ailleurs, montra beaucoup trop d'acharnement dans la dispute scandaleuse qui, durant plus d'un siècle, arma l'un contre l'autre deux professions naturellement amies. Il suflira de citer un des nombreux pamphlets sortis de la plume de Combalusier : les Prétextes frivoles de» chirurgiens, pour s'arroger l'exercice de la médecine, combattus dans leurs principes et dans leurs conséquences, l'aris, 1718, in-4'. On doit regretter qu'un homme de mérite ail consacré à de vaines disputés des moments précieux que la science réclamait. Combalusier avait une sorte de prédilection pour la polémique ; il aimait singulièrement à plaider. Non content d'avoir attaque !cs chirurgiens, il a écrit contre Astruc et plusieurs antres de ses collègues. Il s'est déclaré l'avocat de la faculté ; il a rédigé de* défenses, des mémoires, des requêtes ; mais *a réputation esl établie sur des litres plus solides : 1* Pneumato-palhologia. seu Iractaius de (lalulcntis humant corporis affectibus, Paris, 1747. in-8°. Le dorteur Jaull en a donné une traduction française en 2 vol. in-8°, Paris, 1751. Cet ouvrage est encore lu et consulté avec fruit, malgré les immenses progrès de la pliv-iolo-ie et de la pathologie. 2" Obserralions et Réflexions sur la colique de Poitou ou de» peintres, où l'on examine et

ment de cette maladif, Paris, 1761, in-12. Combalusier proscrit l'usage des étnollients, et adopte la méthode suivie a lliospice de la Charité de Pans, qui consiste essentiellement dans l'emploi des drastiques. C.

COMBACLT (Charles de), baron d'Auteuil, né à Paris, eu 1588, mort dans la même ville, en 1670, est auteur de plusieurs ouvrages relatifs à l'histoire de France, et qui, à raison de leur utilité, auraient dû lui mériter quelques marques de souvenir des biographes: I* Discours abrégé de l'Artois, membre ancien de la couronne de France, cl de ses

ckie, Paris, 1640, in-4». L'auteur parait avoir eu pour but, dans cet ouvrage, de flatter le cardinal de Richelieu, qu'il luisait descendre, par les femmes, de Louis VIII et de Robert, comte d'Artois. 2° Histoire des ministres d'Etat qui ont fleuri sous les rois de la troisième lignée, l'aris, 1642, in-fol., et 1667, 2 vol. in-12. Il en annonçait 5 parties, mais il n'a paru que la 1", qui contient les vies de dixhuit ministres, depuis Eudes, en 887, jusqu'à Charles le Bel, en 1527, et des dissertations assez curieuses sur l'ancien étendard nommé thappe de St. Martin, sur le dapifli- ou sénéchal, sur le cou» nélable de Franco, le maréchal de France, le chancelier et le elambellau. 5° Blanche, infante de lastïiht, mire de St. Louis, reine et rémente de France, Paris, 1644, in-4». Combault s'est proposé de prouver que les femmes, exclues de la couronne par nos lois, ne sont point cependant étrangères aux affaires de l'État, et que plusieurs de nos reines ont montré de grands talents pour radmini»tration : c'était, comme on voit, une apologie de la régence d'Anne d'Autriche. 4a Le Vrai Childebrmi, en réponse sa traité injurieux de J.-J. Chi filet, contre le due Cbildebrand, frère du prince Cliarlcs Martel, et duquel descend la liaison de rhumes Capet, Paris, 1636, in-4». Le traité de Chiluel, iutimlé : Vxndicim Hispanica. entrepris pour prouver que Hugues Capet ne descend pas en ligne masculine de Charlemagtie, et que, du côté des femmes, la maison d'Autriche précède celle de France, iui attira un grand nombre d'adversaires. ( Voy. David Blojidel. ) Clufllet s'attacha à réfuter le système de Blondel dans soa Verum Stem ma Childebranéinum, Anvers, 1654, in-fol. C'est à cet ouvrage que Combault réponou par son Frai Chiidebrand. Il y établit l'existence de ce prince et sa descendance jusqu'à Hugues Capet; il se montre très-savant dans cet ouvrage, et non moins habile critique que bon Français. Chiffld lui opposa, la même année, ies Mémoires des siècles passes, contre le (aux Childebraud, au l'hiloux he inconnu, ou le faux Chiidebrand relégué aux fables, Bruxelles, 1650, in-4°. Le point de la discussion a été examiné encore depuis par plusieurs savants (voy. CimPEtuuMi], et il n'en reMe pas rnoim» ua des plus embrouillés de notre histoire. W— 5.

COMBE ( la ) Voyez Incombe.

COMBE f CiiAiats), archéologue anglais, no à Londres, le 25 septembre 1745, étudia la médenua dans io hôpitaux, sous son pére, qui était pharuiA-

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cien. Il hii succéda , en 1768, dons cette branche lucrative de commerce, puis, en 1783, c'est-à-dire à l'âge de quarante ans, il voulut exercer la médecine: mais, n'ayant étudié dans aucune université, il ne put obtenirde degrés à Oxford ou à Cambridge. Il se (il donc recevoir licencie à Glascow, connue son ami Ilunter s y était fait recevoir docteur, et à son exemple il se voua spécialement à la pratique des accouchements. Outre la clientèle nombreuse que lui valut son expérience, il eut les titres de médecin ordinaire , puis de médecin extraordinaire de riiôpital des femmes en couches, dans Bro.vnlow- Strcct. Mais la médecine n'était pas sa science favorite L'archéologie et surtout la numismatique occupaient tous le» instants qu'il pouvait dérober à ses malades. L'admirable cabinet de médailles du docteur H un in- était son séjour de prédilection; et dans ce musée magnifique , qui le disputait aux plus belles collections de l'Europe, il fut à même de puiser une instruction que les traités les plus savants ne peuvent pas toujours donner, liunter eu mourant (1785) laissa, par une clause formelle de son testament . k jouissance de son cabinet de médailles à Combe, Pitcairn, Fnrdyce, et à son neveu Bailic, pour trente ans. Malheureusement, par suite de quelques rivalités et dissensions, celte dis|>osiiion devint illusoire pour Coml*; mais il survécut assez longtemps a son ami pour exploiter tontes les richesses dont il laissait l'usufruit au docte triumvirat. Combe mourut à Londres, le 18 mars 1817. On lui doit, entre autres ouvrages : 1* Index nummnrum omnium rmperalonrm, AugutUtrum el Cœtarum , a Julio Casare u$que ad Poslhumum, qui tum in urbe lioma et eoloniit quam in Gracia, /Egypto et aliii Ions, ex are magni moduli tignabantur, Londres, 1773. in-4*. Ce litre indique l'intention de l'auteur, qui voulait effectivement donner la suite de toutes les médailles jusqu'à Posthume, mais qui n a poussé son travail que jusqu'à Uomilien. Quoique ce qui manque sort justement ce qui promettait la plus ample moisson de renseignements précieux, dont quelques-uns sont totalement inconnus, ce catalogue est un des ouvrages classiques indispensables à quiconque s'occupe de numismatique. 2° Nummarum teterum populorum et urbium in Museo Galielmi Runter Dcscriptio , Londres, 1782, in-4°. Cet ouvrage, bien [dus important encore que celui qui précède, est puis détaillé, plussavant, et contient soixantecinq planches qui toutes représentent des médailles inédites. On ne peut s'empêcher de regretter amèrement, en étudiant ce recueil, que la carrière dans laquelle Combe entrait avec tant d'éclat ait été tout l'un coup comme fermée pour lui. 3* Une édition mriorum d'Horace, Londres, 1792-95, 2 vol. in-4°. $ous le rapjtort typographique, c'est un chef-d'em- |re. Le texte est celui de Gcsner, auquel on a joint findex des notes choisies parmi celles «les meilleurs commentateurs cl des variantes recueillies sur sept manuscrits du musée Britannique ; mais les citations grecques sont souvent fautives ; et le docteur Pair, qui d'abord devait donner l'édition en commun avec Homer et Combe, releva très-amercruent toutes

les imperfections que la critique pouvait reprocher au malencontreux éditeur. Combe répondit, Parr riposta : les ennemis des deux ex-amis s'amusèrent de cette polémique. Au reste, c'est à Combe seul que les défauts et les mérites de celte édition doivent être attribués, car sun collaborateur l'avait aussi «piitté avant la fin du 4" volume. Val. P.

COMBE ( Marie-Madeleine de Cvz de), née de parents nobles à Leyde, en 1056, fut élevée dans le calvinisme, et épousa, à l'âge de dix-neuf ans, Adrien de Combé, gentilhomme hollandais, qui joignait à de grandes richesses une humeur violente et déréglée. Marie de Cyz , qui n'avait pas encore une patience à toute épreuve, demanda sa séparation , et l'obtint après dix-huit mois de mariage. Combé mourut l'année suivante. La jeune veuve avait de la beauté, un esprit solide et des qualités aimables. Divers partis se présentèrent ; mais elle CTtlgnit une seconde servitude, et renonça pour jamais à se marier. Elle suivit en France sa sœur et son beau-frère, tomba malade, abjura le calvinisme, el se vit abandonnée de ses parents sur une terre étrangère. La Bermondière , curé de St-Sulpice, pourvut a ses besoins et lui obtint une pension de 200 livres sur les économats. Alors elle vendit ses riches habits, acheta une pièce de bure, et s'en fit une robe longue et serrée , avec un capuchon qui lui couvrait la tête, f.llc se logea dans la rue «lu Pot-dc-Fcr ; et bientôt la prière et les oeuvres de charité, la haire, les ciliées, des ceintures de fer à trois rangs de pointes, les disciplines, les veilles, des jeûnes presque continuels occupèrent et remplirent le cercle de ses jours. Quelques jeunes filles , revenues de leurs égnremcnts, vinrent se mettre sous sa direction, en 1t>86. Cette petite communauté de |»énitentes, augmentant tous les jours, donna naissance à l'établissement des filles du Bon-Pasteur. Madame de Combé n'avait «pie son zélé pour le soutenir ; elle avait perdu sa fortune, ne connaissait presque personne à Paris cl pouvait à peine s'y faire entendre, son langage étant moitié français cl moitié hollandais. Une dame lui donna 200 livres pour louer une maison rue du Cherche-Midi. Quelques libertins conçurent le projet de l'incendier : mais le lieutenant de police, la lleynie, avait pris les filles pénitentes sous sa protection. Elles vivaient difficilement du travail de leurs mains et de quelques aumônes, lorsque, en 1668, Louis XIV leur donna une maison plus spacieuse, etqueh|ues faibles secours en argent. Déjà le nombre des pénitentes s'élevait a ' soixante-dix. « Quand ils'en présenterait cent, s'écriait « madame deCombé, je ne pourrais les refuser. » Une dame lui disait un jour:« Aurez-vous de l'argent a point « nommé pour subvenir & tant «le besoins? — Allez « demander à la mer, répondit-elle en riant, si elle' « manquera d'eau quand on aura besoin d'y puiser. « Ne savez-vous pas que les trésors «lu ciel sont' « inépuisables ! » Bientôt Orléans, Angers, Troyes, Toulouse, Amiens, Nantes et plusieurs autres villes voulurent avoir «le semblables établissements. La grande maxime de madame de Combé pour la conduite des lilles pénitentes était de gagner leur coeur ;

era com

« Qu'on mène ailleurs , disait-elle , les pécheresses « qu'on veut arracher du mal de vive force : la a maison du Bon-Pasteur n'est que pour celles qui « embrassent le bien de lionne volonté. » Elle était souvc.it malade et n'employait d'autre remède que l'eau chaude. Les deux dernières années de sa vie ne furent qu'une mort lente. Une somr lui demandait un jour comment elle se porlait : « Fort bien, « ma fille , répondit-elle. — Eh I comment pouvez- « vous parler ainsi, ma mère, dans l'état où je vous « trouve?— C'est que se bien porter, c'est être dans « l'état où Dieu nous veut. » Dans ses derniers moments, elle appela une sceur qui était entrée la dernière dans la maison : « C'est ici, mes lilles. dit-elle, « celle que Dieu vous donne a ma place, » et elle fut choisie pour supérieure. Madame de Combé mourut le 16 juin 1692, à l'âge d'environ 36 ans. Elle fut enterrée , comme elle l'avait demandé, parmi les pauvres, dans le cimetière de .St-Sulpice, qui était alors à côté de l'église. L'établissement des lilles du Bon-Pasteur fut continué par lettres patentes de juin 16'J8. Jacques Boileau, frère de Dcspréatix, fit imprimer à Paris, en 170t>, in-12, une Relation abrégée de la vie de madame de Combé ; il en fut donné une seconde édition dans la même ville, 1732, in-8*. On trouve à la fin de l'une et de l'autre les règlements de la communauté, dont l'original manuscrit, conservé autrefois dans le cabinet de l'avocat Beaucousin, contient, suivant les auteurs de la Bibliothèque historique de la France, des choses très-singuliéres qui ont été raturées. V — ve.

COM HliS-DOL NOUS (Jean-Jacques ) , littérateur, naquit, le 22 juillet 1758, à Moutauban, d'une famille protestante. Des sa première jeunesse , il montra des dispositions peu communes pour l'étude. ]l apprit le grec sans maître ; et Siméon Valette {voy. ce nom), qui fournit, dit-on, à Voltaire le type du l'aut re Diable, lui enseigna les premiers éléments des mathématiques. Après avoir achevé son cours de droit à Toulouse, il se fit recevoir avocat, et revint exercer sa profession dans sa ville natale. 11 se trouvait à Paris dans tes premiers mois de 1789, et y lit imprimer un mémoire adressé aux états généraux sur les reformes qu'il jugeait nécessaires. Dans la même année, il fit un voyage en Angleterre où les recommandations de lord Petly, depuis marquis de Lansdown , lui procurèrent un bienveillant accueil de plusieurs savants avec lesquels il resta dés lors en corresiwndance. De retour en France, il fut élu juge au tribunal de Montauban , puis président de l'administration du département du Lot. Pendant la terreur, il fut jeté dans les prisons où il resta quator?e mois: le 9 thermidor lui sauva la vie. A la création de l'école normale, il y fut admis comme élève. Nommé, en l'an A (1795), commissaire du directoire près les tribunaux du département du Lot, il fut la même année élu député au conseil des cinqcents par ce département. Après le 18 brumaire, maintenu par le sénat sur la liste des membres du corps législatif, il n'en sortit qu'en 1804. Le temps qu'il avait passé dans les assemblées délibérantes n avait point été perdu pour ses éludes. Indépendani-

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ment de la traduction d'Alcînoûs, il avait, en 1802.

publié celle de Maxime de Tyr, dont il offrit l'hommage au premier consul. En 1808, il publia celle de Y Histoire des guerres civiles de Rome, par Appien, qui pouvait en quelque sorte être regardée comme un ouvrage de circonstance. Dans la préface, après avoir engagé les jeunes gens à faire une étude sérieuse de l'histoire, il ajoute : a Elle vous apprendra « surtout que le fléau le plus cruel des corps po n. • « ques, c'est une révolution. Elle vous dira qu'en- « treprendre de renverser un gouvernement dont a on se plaint pour lui en substituer un autre , c'est « mettre le feu aux quatre coins de la maison pour « donner la chasse à quelques animaux malfaisants... a Elle vous dira de regarder comme des pertur- « baleurs , comme des factieux , comme des pestes « publiques, les novateurs en fait de gouvernement, « qui , en déclamant contre les abus de l'autorité, « ne songent qu'à s'ouvrir le chemin du pouvoir et « de la fortune. » Ce n'était pas la première fois que Combes- Dounous se prononçait avec cette énergie contre les excès de la révolution, dont il avait failli d'être la victime. Dans sa traduction de Maxime de Tyr, il avait déjà stigmatisé le gouvernement populaire qui couvrit la France de prisons et d'échafauds ; mais ce qui est très-remarquable, c'est qu'il fait en même temps des vœux pour que les Français n'aient pas besoin d'une seconde leçon pour se desabuser des utopies politiques (t. 2, p. 28). Il signale aussi dans la préface du même ouvrage l'athéisme prétendu philosophique et le fanatisme religieux comme deux des plus formidables ennemis du genre humain. Ayant, en 1809, complété la traduction de Platon , il en annonça la publication prochaine par un essai sur la vie de ce philosophe, qu'il regardait comme une introduction naturelle à la lecture de ses œuvres. Quelques passages de cet essai, dans lesquels il cherche à prouver que tous les principes du christianisme se trouvent dans les écrits de Platon, et une note très-inconvenante où il traite d'absurde et de ridicule cet admirable précepte : « Faites du bien à vos ennemis, » soulevèrent contre lui les hommes religieux des différentes communions chrétiennes ( Foy. Dan. Encontre.) Combes- Dounous n'ignorait pas (pie ses arguments avaient été déjà reproduits et réfutés plusieurs fois ; mais il voulait luire du bruit, comme le prouve jusqu'à l'évidence le passage suivant de sa préface : « Je ne « compte pas sur l'approbation des catéchistes de « nos jours, qui nous ramèneraient, s'ils en avaient « le pouvoir comme la volonté , au bon temps du « 1 2* siècle, ou tout au moins à cette brillante époque « du régne de Louis XIV, qu'ils ont prise pour « centre de ralliement et pour point de mire (I), et « dans la personne duquel ils admirent bien moins « le héros qui étonna l'Europe par ses succès rmli* « taires et par sa grandeur d'âme , que l'esclave de « la Maintenon et le mannequin des jésuites (p. 18).» L'auteur de la notice indiquée à la lin de cet article

(t) On voit que les prétentions contre r«prit prétendu r*w grade du clrrtc ne datent pa* de I» rtsUuriUoo.

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a mi Jans ce passage un éhge des talents militaires cl de la grandeur (Pâme de Donapartc ; et il s'étonne qu'après avoir tant exalte ce héros, Combes- Dounous ail né glisser dans son omr.uc quelques traits assez vils eontre sa tyrannie , et surtout une note (i) qui lui (tarait dii igte contre Napoléon. Mais Combcs-Duunous ne regardait pas, du moins alors, Napoléon comme un tyran; et d'ailleurs la preuve qu'il ne l'avait point en vue, c est « qu'il a pris, dit- il, ses « mesures pour n'avoir allairc, en cas de querelle, « qu'aux théologiens ( préf., p. 20). » Quoiqu'il appartint à l'école philosophique du 18e siècle, et en fût même un trèwcle partisan, Com bcs-l>ou nous ne croyait pas à cette perfectibilité progressive , l une des chimères de notre cjioquc; cl, sans adopter le sentiment d'Horace que les enfanls valent toujours moins que leurs pères, il se moquait de la bonhomie de Theopluasle, qui pensait que lu leeluic de son livre des Curaclèrct pourrait servira corriger les hommes (Essai hisl. sur Platon, t. i", p. 570 ). Le scandale que venait de causer la publication de son ouvrage n empêcha pas CombesDounous d'être, en 4810, nomme juge au tribunal de Monlauban. Elu pur son département, en 1815. à la chambre des représentants, il y vota, dit un biographe, silencieusement avec les amis de la liberté. Dans une lettre qu'il écrivit alors à .M. Péiicaml , aujourd'hui bibliothécaire de Lyon (ï), Combes-Dounous lui annonce qu'outre la traduction de l'Iaton, il a terminé celle des quatre oraisons de Dion Chrysostome sur la Royauté, do tous les ouvrages d'Appien et de Po- Jybe, cl du Manuel dlipictéle, par Ai rien. Lors de la réorganisation des tribunaux, eu 181 ii, on lui demanda sa démission ; mais il fui rciuicgrc dans sa place de juge, en 1819. Le libraire Fournier annonça dans la même année la traduction des o uvres complètes de Platon, par MM. Combes-Dounous et Aehaiulre, eu 8 vol. iu-8* dont le l"r était sous presse. Cependant il n'a point paru. Combes-Dounous, malade depuis quelque temps, mourut d'apoplexie à Monlauban, le 14 lévrier 1820. Il était l'un des restaurateurs de l'académie de cette ville, et membre de plusieurs sociétés littéraires. On a de lui : t* Introduction à la philosophie de Platon, Irad. d A Ici nous, Paris 1800, in- 12. C'est la seule traduction française de cet ouvrage. 2° Les Discours de Maxime de Tyr (toy. ce nom), ibid., 1802, 2 vol. in-«°. 3" Essai sur ta divine autorité du!\ouvcau Testament, trad. de l'anglais de Hoguc, ibid., 1803, in-12. 4' Histoire des guerres civiles de la république romaine, trad. d'Appien, ibid., 1808, 3 vol. in-8". La préface, comme il le dit lui-même, est en partie traduite

COM

(I) Voici celle note : Suivant Pluiarque, c'était Deuys le ijran lol-utfmc qui disait : « Je 1-nv.crai a mon fils uuc Tvrannie titsue a de aïs de diamant. » C'est am<l que r.il.-u cnt les inans. Us croient sérieusement travailler pour le* sire |r<, lorsqu'ils ne fom au >rai quedes bulles de sa»ou : témoin Heurs, témoin Alexandre, lejiiOin César, icuiuiii Alli a, témoin Jlalwuiet, témoin Cliarleuiapne,

leiuom kl Abd.iulraman, témoin Tbama» Koulkbl mom Uor-

|it, icutooi... Dans deux mille ans d H, on bourra allonger celte liule. itMi htiloriiK* tur Ptaton,t. ». p. S7N.)

Ceue knre est imprimée daus Uiwwe necrehjiaue de l8*J,t,t«,p. 55.

vm.

de celle de Schwighaeuser, dont Pétition a servi do base à son travail Chaque chapitre est suivi de notes philologiques et historiques, et l'ouvrage est termine par une ample table des matières qui facilite les recherches. Les critiques ont relevé quelques inexactitudes dans cetlc traduction ; mais elle n'en resto pas moins la meilleure que nous ayons, 5* Estai historique sur Platon et coup d'ail rapide sur f Aùtoire du platonisme jusqu'à nous, Paris, 1803, 2 vol. in-12. On doit regretter que hauteur oit gâté cette biographie de Platon |»ar les déclamations contre le christianisme, que nous avons déjà signalées plus haut. 6" ISolice historique sur tV 18 rVumairc, par un témoin oculaire qui peut dire : Quod vidi testor, Paris, 1814, in-8*. 7° Essai sur l'évidence de la révélation, trad. de l'anglais île Robert llaldam, MoiJauban, 1810, in-8", t. 1". C'est le seul qui ait clé publié. Outre les traductions citées dans sa lettre à M. Péricaud, Conibes-Dounotisa laissé une double version latine et française du traité de Géinhliic IMéthon : delà Différence entre la philosophie d',1ristote et celte de Platon ; une traduction du discours prononcé par Thémistius en présence de l'empereur Jovien ; celle des Irois dialogues d'Kschine, et enfin uuc tragédie intitulée : Atysus, ou la Prise de àlégare. W— s.

COMDEFLS (FlUNÇOts), naquit à Mai mai, de en 4603, prit, vingt ans après, l'habit des dominicains réformés à Bordeaux, où il enseigna la philosophie et la théologie; se rendit en 1640 à Paris, et professa quelque temps dans le couvent de la rue St-llonoré. Habile helléniste, il entreprit de rétablir dans sa pureté primitive le texte des anciens Pères, et consacra prés de cinquante années à ce travail. Le clergé de Fiance, assemblé en 1633, le chargea de donner de nouvelles éditions et îles versions latines de plusieurs Pères grecs, et lui accorda une pension de 500 livres, qui fut ensuite portée à 800, et enlin, à I.OCO livres, faveur qui n'avait encore été accordée en France à aucun régulier. Le P. Combelis n'était pas, à beaucoup près, aussi versé dans la langue latine qu'il l'était dans la langue grecque. Ses traductions sont obscures cl en quelques eudroits inintelligibles. Ce savant modeste mourut ù P*ris, le 23 mars 1679. Il avait publié un grand nombre d'ouvrages . dont les principaux sont ; i* SS. Patrum Amphilochii , Methodii et Andrew Crelensis Opéra omnia, Paris, 11144, 2 vol. in-fol. L'éditeur y a jiiinl une version latine et des noies. 2" Gi a-co-latinm Patrum Bibliotheca novum Auctuarium, 1648, 2 vol. in-fol. On Home dans le l«r les a livres de St. Astère, éxêque d'Amasée, et de plusieurs autres Pères, et, dans le 2*, l'histoire des monothélites, qui Tut désapprouvée à Rome, parce que l'a<.tcur n'avait pas eu, dit-on , assez de respect pour le cardinal lia ton i us. 3* Bibliotluca Patrum concionatoria, Paris, 1 062, 8 vol. in-fol. On avait publié à Lyon, en 1588, un ouvrage semblable, eu 4 vol. in-fol. ; mais l'édition du P. Combelis est beaucoup plus ample et plus exacte. 4" Originmn rerumque Constanlinopolitanarvm ex varii* auto-. I nom Manipulus, etc., 1604, in-4*. 5« Bibliotheea,

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