‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 107 sur 117 · G78 COM · texte numérisé non relu

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dais ). Dans les éditions d'Amsterdam , Elzevir , 1649 ou 1665, on a ajouté une version grecque ; et dans celle de Londres, 1670, on a mis une version anglaise. Cet ouvrage offre en cent chapitres sousdivisés en 1,000 paragraphes numérotes, une véritable encyclopédie élémentaire, renfermant tous les mots usuels, au nombre de plus de 9,300, le même mot n'y étant presque jamais répété. Four l'étude des langues, cet ouvrage est préférable à ctlui qui avait paru à Salamanque sur le même sujet ( voy. Dathe ), en ce que les mots y sont pris le pins souvent -dans leur sens propre. L'édition bohémienne, originale comme la latine, est plus recherchée, parce que Comenius est encore aujourd'hui regardé comme un auteur classique en cette langue, qu'il écrivait avec beaucoup de pureté. Les traductions en gree, en polonais et en hongrois sont les meilleures; les autres sont l«arbares,et n'ont plus aucun mérite aujourd'hui. Parmi les éditions en plusieurs langues, il faut préférer celles où chaque langue est accompagnée d'un index ou répertoire alphabétique. 5* Orbis sensualium pictus, Nuremberg, 1656, in-8\ avec figures en bois. Cet ouvrage, souvent réimprimé, traduit en bohémien, en hongrois, etc., a été confondu mal à propos avec le précédent ; il renferme de môme une encyclopédie élémentaire en cent cinquante chapitres, ornés chacun d'une gravure en bois, où des chiffres de renvoi mettent sous les yeux la figure de chaque objet indiqué dans le texte. On en public chaque année de nombreuses imitations, qui souvent ne valent pas l'original. 6° Apologia pro lalinitatc Januas linguarum, Amsterdam, 1657, in-4«. Il cherche à s'y justifier du reproche de barbarisme ; mais Morhof observe que le latin de cette apologie aurait lui-même besoin d'apologie. V Janua eruditinnis scholasticce, rerum et linguarum ttructuram exhibent, SchafThouse, 16'i9, in-8°. 8* Novissima linguarum Mrlhodus, 1618. On y trouve une notice des principaux essais faits jusqu'alors pour perfectionner l'enseignement «les langues, et une grammaire savante et méthodique, presque toute en tableaux synoptiques, avec des applications nombreuses à l'allemand, au grec, au hongrois, etc., même à l'hébreu et au turc : on voit que l'auicur possédait les vrais principes de la grammaire générale. 9° Januœ linguarum novissimœ Clavis grammatiea latino-ternacuta , ou Grammaticajanualit : c'est une suite du précédent. 10° Lexicon januale, teu Sylva lalinœ lingute. Tous les mots radicaux latins y sont mis en phrases suivies, sans sortir de l'ordre alphabétique. 11° Prodromus Pantophice univtrsœ, in quo admirandi illius et rcre incomparabilit nperis rueestilas , possibilité, ulilitat, solide, perspicue et elrganter demonslralur, Londres, 1639, in-12. C'est le prospectus d'une espèce d'encyclopédie qui fut la chimère de sa vie entière. 12* Schola ludus, seu Encyelopœdia ma, hoc est janua linguarum praxis seenira , Francfort, 1079, in-8". Ce curieux ouvrage donne le détail de huit exercices, ou pièces dramatiques représentées, en 165 5, à son école de Palak, et qui mettent en action ««inique toute la matière du Janua linguarum. La

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scène est à Alexandrie, où le roi plolémée ( Philadelphe). accompagné d'Eratoslhênes, Platon et autres philosophes, fait successivement passer en revue devant lui des hommes de tous le» étals. La troisième pièce, [iar exemple, intitulée ilundus arlificialis. a quatre-vingt-six acteurs, qui viennent l'un après l'autre ou trois à trois, chacun avec le costume et les outils du métier qu'il représente, en expliquer en latin les principes élémentaires et les ter* mes techniques. Chaque pièeecst précédée d'un prologue et accompagnée de musique. 13" Opéra didacliea omnia, Amsterdam, 1057, in-fol., très-bien imprimé et oiné du portrait de l'auteur. Ce recueil, divisé en 4 parties, renferme trente-trois pièces, dont plusieurs ne sont que des discours, lettres ou prospectus; les plus importantes sont celles que nous venons d'indiquer n»' 4 et 12. Presque toutes ces pièces avaient déjà jwru séparément. 14' Echo absurditatum, Amsterdam, 1044, in 8"; 2e édition, 10jX, in-8". Cette brochure, publiée sous le num d'L/n'c Pieufeld, est une réponse aux censures du P. Valérianus Maguus, capucin et savant théologien. Les protestants trouvèrent trop de modération dans cet écrit polémique de Comenius, el lui en firent le reproche. 15» llisloriola ecclesiœ Slavonieœ, Amsterdam, 1660, in-S°; on la trouve aussi quelquefois sous ce titre : Halio disciplina;, ordinisque eecletiatlici in unitale fralrum Bohcmorum. Une première édition, très-rare, avait été imprimée à Lcsna en 4032 ; J.-F. Budd tusen a donné un extrait sous ce titre : J.-A. Comtnii Uisloria fralrum Bihemorum, Halle, 1702, in-4», et on l'a traduit en allemand, Sdiwalach, 1739, in-8°. 16° Il a travaillé a 17/ùfr>ria persecutionum ecclesiœ Bohemiccr, jam inde a primordiis convcisionis sum ad christ tanismum, ad annum usque 1632, sans nom de lieu ni d'impression, 16 Î8, in-12. L'édition la plus complète est celle qu'a donnée en allemand Jean-Théophile Elsneis, sous le titre de Martyrologium Bohemicum, Berlin, 1763, in-8°. L'ouvrage a été traduit aussi en français et en anglais. 17» Lux m tenebris{ Hollande), 1667, in-4°; le même sous ce titre : Lux e lenebris, novis radiis aucta (Hollande), 1665,2 vol. in-4", fig. C'est une traduction latine dos prétendues prophéties et visions de Kotter, de Drabicius el de Christine Punialowska. Llles avaient d'abord paru en langue bohémienne ; Cornénius, craignant d'un côté de résister à un ordre du ciel s'il refusait de les traduire; et, de l'autre, de se couvrir de ridicule si elles n'étaient pas vérifiées par l'événement qui était peu éloigné, prit le parti de ne les faire inqnimer qu'à un très-pelil nombre d'exemplaires; c'est M qui les rend fort rares, quoiqu'il y en ait eu plusieurs autres éditions plus on moins incomplètes (1)t sur lesquelles Buumgarten ( y«chr. ton tiner Hall, liibl.) et Freytag (Adpar. litter.) donnent de grands détails. Bnnemnnu l Calai, man.) prétend même que Louis XIV avait fait acheter tous les exemplaires de cet ouvrage pour le supprimer. 18* Diogenes cynicus redirivus, seu de

(I) Rajle n'a cotii.oque l'rdnon de 1659, intituler Hnloriirttth'ivn- ir., cit. Ces) la moins rare et la nmlns «mi|>lete.

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