‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 108 sur 117 · COU · texte numérisé non relu

COU

tompendiote philosophando , Amsterdam, 4658, in-42, pièce dramatique en 4 actes, qui avail clé jouée à Lesna vers 1638. 49° Disquisilio decalorit el frigorit nalitra, Amsterdam, 4659, in-12 de 5(> p. De tous les ouvrages de physique de Comcnius, c'est le seul qui mérite d'être recherché, à cause de quelques fa ils eu î ii i \ qu'il renferme. On y trouve, p. 59, le détail du procède par lequel un paysan de Moravie, gelé dans un hiver rigoureux, vers 1618, fut rappelé à la vie au hout de qualrc jours. 20° l ue traduction en vers bohémiens des Distiques moraux de Caton, Amsterdam, 1662; Vcigl en rapporte quelques-uns dans les Acta lillerar. Bohem., t. 4" , p. 149. 21* Anliquilales Moravia; cet ouvrage, ainsi que d'autres morceaux historiques moins importants, se conservent en manuscrit dans diverse* bibliothèques de Bohème. C. M. P.

COM ES (Natalis). Voyez Noël Co.vri.

COMESTOK (Pibiire, surnommé), c'est-à-dire le Mangeur, non parce qu'il mangeait plus qu'un autre, mais parce qu'il avait lu, et comme dévoré beaucoup de livres. Coinestor était doyen de l'église de Troyes ; il gouverna l'école de théologie de Paris, depuis 1 164 jusqu'en 1169, se relira ensuite à St- Victor, et mourut, suivant qui-lques ailleurs, l'an 4178; scion d'autres, le 21 octobre 1183. 11 laissa par son testament tout ce qu'il possédait aux pauvres , et fut enterré à St-Victor, avec celte épitapbe :

Petruseram, quem petra tegit, diclusque Comestor; Nunc couiedor, etc.

Auteur du livre fameux intitulé Scolastiea historia super Novum Teslamenlum, Comestor l'entreprit, s'il faut l'en croire, aux vives instances de ses amis, qui trouvaient insuffisantes les gloses qu'on avait alors sur l'Ecriture sainte. 11 le dédia à Guillaume aux hlanches mains, archevêque de Sens. Cet ouvrage est l'Histoire sainte, suivie, depuis le commencement tic la Genèse jusqu'à la lin des Actes des Apôtres, et tirée du texte de l'Ecriture et des gloses. L'auteur y a joint quelques traits de l'histoire profane. Ce livre est à la fois dogmatique et historique; le récit cil chargé de dissertations. Comestor mêle à l'histoire de la création les opinions des philosophes et des théologiens sur le ciel empirée, les quatre éléments, la formation du monde et l'état du premier homme. 11 cite, mais vaguement, Platon , Aristute, l'historien JosépiiC, et rapporte plusieurs histoires, sans les appuyer d'aucune autorité. Il donne diverses explications,qu il suppose vraies, sans s'embarrasser de les prouver. Le texte de l'Écriture est presque lout entier dans l'Histoire scolaslique ; mais l'auteur s'écarte souvent du sens littéral pour suivre des sens ligures, et donne aux noms propres de fausses étymologies. Il raconte aflirmalivemcnt des labiés ridicules; cependant son livre fut reçu avec enthousiasme, el, pendant trois siècles, on le regarda comme un excellent corps de théologie positive. Il était mis en parallèle avec le livre des Sentence* de P. Lombard cl avec le Décret de Graticn.

On croyait avoir dans ces trois ouvrages tout ce qui était nécessaire pour devenir habile dans les deux théologies scolastiquc et positive et dans le droit canon, et, comme ces trois auteurs paraissaient concourir à composer une théologie universelle, on admit comme un fait constant la fable qui les disait frères. L'édition que l'on croit la première del'//ijtoire scolaslique, intitulée Scolnstica Historia super Piovum Teslamentum, cum additionibus atque ineidentiis, parut à Utrecht en 1475, petit in-fol. C'est un des premiers livres qui aient été imprimes dans celte ville, et même dans la Hollande. On en donna diverses éditions, à Strasbourg, 4 583, itt-fu). ; Haie, 4486, in-tol. , etc. Guiart des Moulins traduisit en Irançais ( 1294) l'Histoire scolaslique, sous ce titre : la Bible historiée, Paris, A. Véràrd, sans date (1495, selon l'abbé Rive), 2 vol. in- fol 11 y avait, de celte édition, chez le duc de la Valliérc, un exemplaire sur vélin, avec 110 miniatures, et, de la môme version, deux beaux manuscrits du 14* siècle, intitules, l'un : les Livres hystotiaulzde la Bible; l'autre : Ci commance la Bible hystoriaus, ou les Hysloires escolaslres. Quelques auteurs ont attribué a Pierre Comestor un ouvrage non moins fameux que l'Histoire scolaslique, la Catcna temporum , seu Rudivtentum voviliorum, qui a été traduite en français gothique sous le litre de Mer des histoires, Paris, 4488. 2 vol. in-fol. (Foy. Drocakd.) V— ve. COMF.YRAS. l'oyez Coxmius.

COMGALL ou CONGEL (Saini), naquit de parents nobles, dans le nord de l'Ultonie, en l'an 516, et fui un des plus célèbres fondateurs de la vie monastique en Irlande. Elevé, sous la conduite de St. Fintan, dans le monastère de Cluain Ridhnech , au comté de la reine, il hérita, suivant IS'olkcr, des vertus de St. Colomb. Camden se trompe en regardant Comgall comme le patriarche des moines en Irlande, puisqu'il est certain que St. Patrice avait établi des monastères dans cette île, près d'un siècle auparavant. Comgall fonda, vers l'an 550, la grande abbaye de Bangor ou Benchor, dans le comté de Dovvn, en Irlande, cl non l'abbaye de llangor, dans le pays de Galles , comme l'avance Camden, qui a élé refuté par Lsserius ; mais ces deux abbayes devinrent également célèbres. On dit que Comgall eut sous sa direction 3,(»00 moines, tant à Bangor que dans d'autres maisons. Ses plus célèbres disciples furent St. l.ugil et St. Colomban. Comgall passa dans le pays de Galles, vers l'an 5 -2, el y bâtit un monastère dans la terre de Ileth. De retour en Irlande, il en fonda un autre, qu'on appela Ccll- Comgall, et qui fut depuis réuni à l'archevêché de Dublin. La plupart des moines que dirigeait Comgall labouraient la terre et vivaient du travail des mains. Il mourut le 10 mai 601. Si. Bernard a fait son éloge. V — ve.

CO.MIEBS ( Claude), né a Embrun, embrassa l'état ecclésiastique, et fut successivement docteur en théologie, proionotaire apostolique, prieur de Tentant, et chanoine de la cathédrale d'Embrun. 11 professa longtemps les mathématiques à Paris ; mais ayaut perdu la vue, il entra aux Quinze-Vingts, où

6*0 COM

il prenait le titre d'aveugle royal, parce qu'il était pensionné du roi. Il mourut en 16)5. Comiers a écrit un grand nombre d'ouvrages qui ont clé impiimés séparément ou dans les journaux du temps : on en |>cut voir les Unes dans Moréri; voici les principaux : 1« Instruction pour rëuniv les éijlises prétendues réformées à C Eglise romaine, Paris, 1678, ouvrage supcrlciel et mal écrit. 2° La Duplication du cube, la trisection de l'an,jle, et l'inscription de l'heptagone régulier dans le cercle, Paris, 1677, in-4°. 3* Traité de la parole, des langues et toitures, et l'art de parler et d'écrire occultement, Paris, 1690, et Liège, 1691, iu-12, ouvrage rare cl recherche. Comiers a travaillé au Journal des Savants pendant les années 16T6, 1677 cl I67S, et y a inséré divers articles consacres à la description de plusieurs machines dont il est l'inventeur. Il a été aussi, depuis 1li8l jusqu'à sa mort, l'un des rédacteurs du Mercure , où il a fait imprimer un grand nombre «le dissertations, qui, par leur étendue, forment autant de traites. Dans le 3lercure de 1683, il a luit paraître un 'Jiaité des lunettes, qui lorme la plus grande partie de onze volumes du Mercure, en commençant par l'extraordinaire île 1682, qui par.it en 1683. Dans l'extraordinaire de 1684, Contient a inséré : i' la relation d'un voyage bit en Amérique; ce voyage imaginaire est le récit d'un songe que l'auteur adresse à une remme : il est écrit en mauvaise prose, et en vers plus mauvais encore; 2° une Dissertation confenunt des réflexions sur les changements de la sur/ace de la terre et la facile construction de toutes sortes de cadrans soluirespar un seul point d'ombre, ou par deux points d'ombre, sans connaître la déclinaison de la muraille, ni l'élévation du pôle. Dans le Jl/erci/rede 1689, se trouve un Traité des prophéties, vaticinations, prédicti ns et prognosticaiions. L'auteur y «tonne quelques détails sur sa vie, cl nous apprend qu'il a l'ait poser les armes à plusieurs mutins des Ce vernies ; qu'il a engagé le comte de Doua à remettre au roi la principauté d'Orange, moyennant la somme de 200,000 livres; qu'il a empêché, avec le marquis de St-Andrc-Monbrun, la fabrication des | toisons eu France, où Denis Lhoinmc, moine apostat, l'avait introduite, et qu'il a fail un procès à ceux qui s'en mêlaient. Ce journal contient encore une foule de dissertations de Comiers sur la conduite des eaux, la vilrilicalion, les langues et écritures, Içs alphabets des langues orientales, l'art d'écrire et de parler occultement et sans soupçons, sur l'éclipsé de 1685, sur Ull calendrier perpétuel et invariable; quelques écrits polémique* sur la baguette divinatoire, que l'auteur veut justifier ; des opuscules théologiqucs, cl un assez long traité intitule : la Médecine universelle , ou l'Art de se conserver en santé et de prolanger sa rie. Ce traité, divise en trois discours, qui parurent en 1687, a été écrit à l'occasion d'un Italien nommé Louis Galdo, qui, suivant la Gazette de Hollande, a vécu quatre cent*, ans. On y trouve des détails historiques assez curieux, et de bonnes observations d'hygiène. B — g — t. COMINES (Philippe de}, seigneur U'Argenion,

Page 1