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Ahxar alrouâhatàin (Fleurs des deux parterres). Le savant D. Bcrthereau a traduit de loties extraits «le cet ouvrage pour son Hi$toire des Croisades. Chclmb-Eddyn avait beaucoup de littérature cl verailiait agréablement. Aboul-Féda nous a conservé dans son histoire quelques fragments de ses poésies. Outre cette histoire, on a encore de lui deux abrégés de la Chronologie de Damas, l'un en 15 volumes, et l'autre en S ; une Histoire des Obaîdites ; un Supplément à V Ahxar al-roudkalaïn, et plusieurs autres ouvrages dont Aboul-Mahalan nous a conservé la nomenclature dans sa biographie. Il mourut en ramadhan 665 de l'hégire (juin 1267 de J.-C.). — Cet Buteur, qui est aussi connu sous le nom de Abouchamah, ne doit pas être confondu avec Cil eiiab- EnoTJi Ibr au vu, autre historien arabe, mort en 642 de l'hégire, et dont la chronique est souvent citée par Ahoul-Féda. S—S.
CHEHAB-F.DDYN (Ahmed), natif de Fer, est •uleur d'un Abrégé de l'Histoire universelle, divisé en 3 parties; la 1" est consacrée à l'histoire ancienne, depuis la création du monde jusqu'à Mahomet ; la 2* n'a |jour objet que la vie de ce législateur, et enfin la y contient l'histoire des temps postérieurs, jusqu'au ion de la dernière trompette. L'auteur termine en erfet son ouvrage par un traité des signes qui doivent précéder et annoncer ce grand événement. Silvestre de Sary a donné, dans le t. 2 des Notices et Extraits des manuscrits, un extrait fort long de cet abrégé historique, qui se trouve à la bibliothèque royale. Clu-hab-Eddyn vivait dans le 9* siècle de l'hégire (15* de L-C ). J— y.
CHEIBAINY, surnom sous lequel sont connus plusieurs auteurs arabes, dont le plus célèbre est Aboul-Abbas-Ahmed-Ben-Yahya. Cet écrivain, cité souvent sous le nom de Tsaliib-tl Nahoui, est mis au rang des plus habiles grammairiens de sa nation. On le range ordinairement parmi ceux de Koufah, ville si renommée par son école, et les grands hommes qu'elle a produits. Chéibany naquit vers la lin de l'année 200 de 1 hégire (mai 815 de J -C ), et commença ses études a l'âge de seize ans. Ses progrés furent rapides, et il nous apprend lui-même que, dés l'Age de dix-huit ans, il excellait dans l'art de bien lire, ou plutôt de bien comprendre les auteurs arabes et le Coran, dont il parait avoir fait une étude particulière. Il s'adonna ensuite A l'élude des lladyu, ou traditions prophétiques, et, comme sa mémoire était vaste, sa piété fervente, son caractère plein de droiture et de sincérité, on venait le consulter de toutes parts sur les points difficiles, il mourut le 47 de djoumadi 291 (6 avril 910), a Bagdad, par suite d'un accident. Un soir qu'il sortait de la Mosquée, lisant un livre qu'il tenait a la main, un cheval, dont sa surdité l'empêcha d'entendre rapproche, le renversa dans un fossé, d'où on le relira grièvement blessé. Il mourut des suites de i chute, au bout de drux jours. On a de cet anplusieurs ouvrages.dont Ibn-Khilcan donne la nomenclature. Voici les principaux : 1* un traité estimé de l'éloquence arabe, connu sous le titre de r assyk ; 2» Recueil de proverbes; 3» Explication des
poStes ; 4* Recueil des mots que le monde prononce mal ; 5* Commentaire sur le Coran ; et des traités sur différentes parties de la grammaire arabe. J— M.
CHIiKK, ou CHEEKE ( Jean ), écrivain anglais, issu d'une ancienne famille originaire de l'Ile de Wight, naquit A Cambridge, en 151-4, et fut élevé' dans l'université de celte ville, où il s'appliqua par— | liculièrement A l'étude du grec, alors presque entièrement négligée. La réputation de ses progrès fut telle, que le ro Henri VIII se chargea des frais de son éducation, et, en 1540, ayant institué A Cambridge une chaire de grec, il y nomma Chcke, âgé seulement alors de vingt-six ans. Déjà Cheke avait produit un grand bien dans l'université, en tournant les esprits, par son exemple, vers un genre d'instruction plus solide et plus utile que celui auquel on s'était livré jusqu'alors. Il éprouva cependant de violentes oppositions, surtout lorsqu'il voulut introduire une réforme dans la prononciation du grec. Toute nouveauté enraye l'ignorance, et dans ce temps surtout, où des opinions nouvelles en fait de religion semblaient coïncider avec le progrès dc3 connaissances, chaque pas au-delà des pas déjà faits paraissait conduire vers l'hérésie. L'évêque Gardiner, connu comme l'un des plus fermes adversaires de la réformation, et chancelier de l'université de Cambridge, se montra entièrement contraire au changement que Cheke voulait introduire, et, sur ce que celui-ci assurait n'avoir pour motif que l'amour de la vérité : « A quoi, s'écria l'évêque, cette ardeur c de chercher la vérité ne peut-elle pas porter les « hommes I Quid non mortalia pectora cogit veri a quœrendi famés ! » Cheke défendit ses opinions dans des épltrcs; mais l'évêque établit la sienne par un édit qui défendait, sous des peines sévères, d'adopter dans l'université la nouvelle prononciation. Il ne fui probablement pas besoin, pour rendre nul l'effet d'un pareil édit, du crédit que Cheke obtint bientôt après, et qu'il dut sans doute à des opinion» conformes A celles de Henri VIII. On ne sait pas l'époque A laquelle il avait adopté la réformation, non plus que celle où il entra dans les ordres; mais on le voit, dans le courant de sa vie, ecclésiastique et marié. En 1544, il fut appelé à la cour pour enseigner le latin au prince Edouard, depuis Edouard Vf, et il parait que ses soins ne se bornèrent pas à ce seul enseignement, mais qu'il fut en effet pour le prince une sorte de gouverneur. Il donna aussi quelque temps ses soins à Elisabeth; il reçut de Henri VIII plusieurs bénéfices et des terres en propriété. 11 fut membre des deux commissions nommées successivement pour examiner les anciennes lois ecclésiastiques, et en former un code propre A la nouvelle situation de l'église d'Angleterre. Sa faveur, interrompue, seulement pendant peu de temps, par deux légères disgrAces, parut aller en augmentant pendant ce règne cl le suivant. Il fut nommé, en 1550, premier gentilhomme du conseil privé d'Edouard Vt, et fait chevalier en 1551. Au commencement de 1555, il fut nommé secrétaire d'État, et reçut de nouvelles terres pour la valeur de 100 liv. sterl. de revenu ; mais, deux mois après, A la mort