‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 111 sur 117 · GS · texte numérisé non relu

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1790, in-8°, dont la table chronologique a clé reproduite par D. Vaisselle dans sa Urographie historique , ecclésiastique et Cititt ; 2° Vies des Sainls, 1791 et 1714, 4 vol. in-12, ouvrage fort abrégé et peu recherché, dit Lenglet Dufresnoy. — Un autre ecclésiastique, sieur dk Commanville, que la Bibliothèque historique de la France appelle Jean de Rouen, cl qualifie aumônier du roi, a donné l'Anniversaire ou Bout de l'an d'Adrien de Brcauté , Paris, 1611, in 8°. A. B — T.

COMMELIN (Jérôme), imprimeur, né à Douai, dans le 16* siècle, embrassa la religion réformée, et S'établit a Genève, où il exerça sa profession pendant plusieurs années. L'électeur palatin, informé de son mérite, l'attira à Heidrlberg, et lui conlia le soin de sa bibliothèque. C'est dans cette ville que Commclin publia les éditions grecques et latines qui ont fait sa réputation ; elles passent pour trés-corrcctes. Les plus estimées sont celle d'Eunape, dont il a corrigé le texte sur les manuscrits palatins; et celles d'Héliodore, d'Apol1odore,elc, avec des notes critiques ; mais on ne recherche plus ses éditions des Pères grecs, depuis qu'il en existe de meilleures. Sealiger et Casaubon donnent de grands éloges a Commelin, et de Thou ne l'a pas jugée indigne d'occuper une place dans son histoire; cependant il ne faut point le mettre, av<*c quelques bibliographes, sur la même ligne que les Aide et les Estienne. Il mourut en 1598. Ses lili continuèrent sa profession. La marque de Commelin est une ligure de la Vérité. l'Iusieurs ouvrages sortis de ses presses (iorlent sur le frontispice ces mots : Ex officina Sant-Andreana. — Jacques Commelin, son frère, né a Gand, s'établit à Embden. Il a laissé des poésies latines, imprimées en 1368. W— s.

COMMELIN ( Abraham ), probablement de la même famille, était imprimeur à Lcyde, et n'est guère connu que par l'édition de Virgile qu'il a donnée sous ce titre : P. Virgilii Maronis cum re- (trum omnium eommentariis et seleclis reetntiorum notis, nova edilio, Leydc, 1646, in-4". On y trouve le commentaire de Servius lout entier, revu par Saumaise, celui de Donat , el les notes appelées variorum, revues par Schrévilius. Le nombre deces annotateurs s'élève en lout à cent vingt-six. Le nomhre des auteurs cités est beaucoup plus considérable. Le tout est terminé par une table alphabétique des mots ou passages expliqués dans ces commentaires : cette édition, qui est rare et estimée, ne comprend pas les ouvrages apocryphes qu'on trouve dans plusieurs éditions de Virgile. C. M. P.

COMMELIN (Isaac), né à Amsterdam, en 1398, mort le 3 janvier 1676. s'est particulièrement occtqH? de recherches historiques relatives a la Hollande; il a donné en langue hollandaise : 1° Us Commencements et 1rs l'rogrès de la compagnie des Indes hollandaise, Amsterdam, 164tf, in-4°, format OblOttg; 2* Ilultandsch placaal-boek , c'est-à dire Recueil des actes de l'autorité publique en Hollande, Amsterdam, 16-14, 2 vol. in-fol. ; 3° Vies des stathoudert Guillaume I*' et Maurice, Amsterdam, 1031, 4 vol. in-fol. ; 4e Vie de Frédéric-Henri, Am-

sterdam, 1051, 1 vol. in-fol. Il setaît longtemps occupé d'une histoire d'Amsterdam , mais il ne l'acheva point. Les matériaux en furent très-utiles à Tobie van Dompsebar pour l'histoire assez peu soignée de celte ville, qu'il publia en 1666, en 1 vol. in-4*, et elle servit de base à l'histoire, tout autrement recommandable, «le celte métropole du commerce hollandais, qu'a composée Gaspard Commelin, son fils cadet, Amsterdam, 1691, 2 vol. in fol., et qui fut rémprimée en 1726. Ce Gaspard Commelin, né à Amsterdam en 1636 et mort en 1093, est père de Gaspard Commelin le botaniste, donl l'article se trouve ciaprès. — Jacques Commelin, frère puîné d'Isaac, et né à Amsterdam comme lui, s'occupait de même à formerdes recueils de pièces originales et curieuses relatives surtout à l'histoire de la Hollande. Il avait écrit en français Y Histoire des troubles, divisions el déplorables calamités des guerres civiles survenues dans les dix-sept provinces, depuis le commencement du règne de Philippe II, jusqu'à la mort de Guillaume, prince d'Orange; mais cet ouvrage est demeuré inédit. Il avait également recueilli les Actes et Privilèges des villes de Delfl et de Leyde et de leur banlieue, en 3 vol. in-fol. M — op.

COMMELIN (Jean), célèbre botaniste, né â Amsterdam, en 1629, remplissait avec honneur la charge d'éehevin dans sa ville natale, et s'occupait de l'étude des plantes, lorsque le magistral, ayant pris la résolution d'employer le terrain de l'ancien jardin de botanique à l'augmentation de la ville, chargea Jean Commelin, conjointement avec Jean Iluidfkoper, seigneur de Marsevcen et «le Ncerdyk, de diriger l'arrangement du nouveau. Le travail fut |K)ussé avec tant de vigueur sous leur dircelion, que, malgré les difficultés du terrain, qui élan marécageux, ce jardin devint, en moins de quatre ans, un objet d'admiration par le grand nombre de plantes qu'il contenait, et se trouva le plus riche de l'Europe, surtout en végétaux exotiques. Commelin ne s'est pas liomé à contribuer par ses soins à cet établissement si utile à la botanique ; il n'a épargné ni peines ni dépenses pour faire connaître aux savants les richesses qu'il renfermait, et il a consacré les vingt dernière! années de sa vie à composer de très-bons ouvrages, qui ont beaucoup contribué) à l'avancement de cette science. Il mourut a Amsterdam, en 1692. Son neveu, Gaspard Commelin, lui succéda dans ses fondions de professeur. Voici le catalogue des ouvrages de Jean Commelin : 1» AV derlandsch Hesperidm. etc. (les He«pérides des l*ays- Has), Amsterdam, 1676, in-fol. ; Londres, 1G84, in-8°. Cet ouvrage, qui a élé traduit en anglais, renferme plusieurs belles planches qui représentent différentes espèces et variétés d'orangers; il y décrit la manière de cultiver ces arbres dans le rlimat de la Hollande, et de construire uneserreou orangerie. Ce livre était alors d'autant plus utile, que le P. Ferrari, dansson Traite desorangers, n'avait parlé de cesarbres que relativement au climat d'Italie. 2» La 2* partie de VHorlus Malabaricut de Rhéède, publiée à Amsterdam en 1679, in-fol., ainsi que la 3*, qui parut dans la même ville en 1682, in-fol., sont enrichies

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de ses notes et de ses commentaires, et il y a ajouté les synonymes. 3° Catalogus planlarum indigenarum Hollandiœ, cui pramisia Lambcrti Bidloo di~ sertalio de re herbaria, Amsterdam, 1083 et K85, In- 13, Leyde, 1709, in-12. Ce catalogue contient sept cent soixante-seize plantes. 4° Catalogus planlarum Borli mtdici Amslelodamensis, pan prior, Amsterdam, 1C8J, in-8°; ibid., 1697 et 1702, in-8", sans aucun changement. 5» Horli medici AmsleludamentU rariorum planlarum Detcriptio et Icônes, t. Tr, Amsterdam, 1697, in-fol. Ce bel ouvrage ne parut qu'après la mort de Commelin, par les soins du célèbre Frédérich Ruysch, qui le mit en latin, et de Kiggelaar, qui y ajouta des notes. Le t. 2 fut donné par Gaspard Commelin, son neveu, Amsterdam, 1701. in-fol., en latin et en hollandais. 6' GEffrning àer Vruglboomen, Amlerdam, 1687, in-12. C'est la traduction hollandaise de l'ouvrage de Legcndre , curé d'Hénonville, de la Manière de culticer les arbres fruitiers, publié à Paris en 1032, rédigé par Arnauld d'Andilly. Il lit quelques remarques sur l'ouvrage, pour en adapter les principes au climat de la Hollande. On en donna une traduction allemande a Hanovre en 1703, in-8". D— P— s.

COMMELIN (Gaspard), neveu du précédent, naquit à Amsterdam, en 1607, et fut docteur en médecine et professeur de botanique dans cette ville, membre de l'académie des Curieux de la nature, qui lui donna le titre de Mandas, en considération de ses vastes connaissances. Le goût que sou oncle lui avait inspiré pour l'étude des plantes le |iortaà s'en occuper |»ar préférence aux autres parties de son art. Il contribua aux progrès de l'histoire naturelle par ses propres ouvrages et par les travaux qu'il lit pour rendre plus savants et plus généralement utiles ceux que d'autres auteurs avaieul laissés imparfaits : tels sont la Flore de Malabar et le Traité des insectes d'Europe et de Surinam, de mademoiselle Mériau. Pierre Hotton , qui était démonstrateur de lotauique au jardin d'Amsterdam, ayant été ap|>clé jwiir remplir les mêmes (onctions a celui de Leyde, Gaspard Commelin fut nommé pour le remplacer et pour professer celte science, conjointement avec le célèbre Huysch. Il donna une idée de la manière intéressante dont il remplissait cette place, en publiant, sous le titre de Prœludia botanica, Leyde, 1703 et 1713, in-4», avec lig-, deux de ses leçons, l'une faite au mois d'octobre 1701, et l'autre au mois de mat 1702. La première traite des euphorbes et des tithymales, cl l'autre des aloës. I-es ligures sont tres-bien exécutées, mais sans détails des parties de la fructilicalion. Un autre ouvrage plus considérable est le i volume de Yllorli medici Amslelodamensis planlarum Descriplio et Icônes, de son , oncle, Amsterdam, 1701, in-fol. La totalité de ce bel ouvrage contient 221 planches, qui représentent un pareil nombre de plantes, dont la plupart étaient nouvelles et provenaient des colonies hollandaises. C'est dans cette collection que l'on voit la première ligure qui ail été donnée du pois de senteur {laihgrus odoratus). 11 avait été cultivé par le P. Cupaui in Sicile ; c'est ce qui a fait croire qu'il était origi-

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naire de celte llo, quoiqu'il le soit de Ceylan. Commelin fit paraître une suite à cet ouvrage, mais avec moins de magnificence, sous ce titre : Horli medici Amttelodamensù Planta rariores exoticœ, œri incisa et descriptœ, Leyde, 1706, in-4* ; 1715 et 1716, in-4°, contenant 48 planches bien gravées. Gaspard Commelin continua les soins qu'avait donnés son oncle à la publication de Yllortus Malabaricus ; et, pour ajouter à l'utilité et à l'intérêt de ce grand et magnifique ouvrage, il en Ht une table raisonnée, sous ce titre : Flora Malabarica, seu korli Malabaraci Catalogus, Leyde, 16 )6, in-fol. et in-8". H y développe une grande connaissance de la botanique et une vaste érudition. On y trouve réunis tous les synonymes des différents auteurs qui ont parle des végétaux qu'il contient. Ce tableau manque quelquefois d'exactitude. On doit encore à Gaspard Commelin : 1° Horli mtdici Amstelodamensis planlarum usualium Catalogus, Amsterdam, 1697, in-8*; ibid., 1713 et 1724, in-8" ; 2° Dotanograpkia Malabarica, a nominum barbarismis restituta, Leyde, 1718, in-fol. ; 3° Prœludia anatomica, ibid., 1703, in-4"; 4* des notes contenant quelques observations, ainsi que les noms et les synonymes latins, français et hollandais, qui appartiennent aux plantes dont il est jwrlé dans le beau Traité des insectes d'Europe et de Surinam, par mademoiselle Mérian. Gaspard Commelin mourut en 1751, âgé de C4 ans. Les travaux de l'oncle et du neveu ont contribué aux progrés de la science ; mais ils leur assignent cependant à peine une place au second rang parmi les botanistes. Plumier leur a consacré, sous le nom de Commelina, un des genres qu'il a découverts en Amérique : ce sont des plantes herbacées et aquatiques, répandues dans toutes les contrées qui sont situées entre les tropiques ; quelques-unes sont cultivées dans nos jardins, où elles se font remarquer par la couleur d'azur de leurs pétales, au nombre de trois, dont une plus petite, ce qui, suivant Linné, fait allusion à trois Commelin, botanistes, mais dont un n'a rien publié. D— p S-

CO M M EN DON (Jea.vFkançois), cardinal, naquit à Venise, en 1524. Son pére était philosophe et médecin. Dés l'âge de dix ans, Coraincndon improvisait des vers latins. L'ambassadeur de Venise le présenta, en 1350, au pape Jules III, qui faisait alors bâtir une maison de campagne hors des murs de Rome ; il désirait des inscriptions en vers pour les fontaines de ses jaidins ; Commendon les composa : elles furent trouvées bonnes, et Jules nomma le jeune poète un de ses camériers , mais bientôt le pontife trouva que Commendon avait trop démérite pour ne l'employer qu'a faire des vers, et il l'envoya à Londres lorsque Marie fut montée sur le trône d'Angleterre, en 1535. H s'agissait de ramener ta Grande-Bretagne à la foi de l'Église romaine, mission également importante et diflicile, dont le succès exigeait le plus profond secret. Les domestiques même de Commendon crurent qu'il allait recueillir la succession d'un oncle dont les affaires riaient eun brouillées. 11 arriva à Londres caché sous un autre nom que le sieu. Marie venait de faire son entrée

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