‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 40 sur 117 · CI.VI · texte numérisé non relu

CI.VI

Athénien, qui entreprit de s'emparer tic la forteresse d'Alhâucs, la l(C année de la 2e olymp. (avant J.C 600). Il échoua, et Tut obligé de prendre la fuite, pendant que ses partisans étaient massacrés dans le temple même des Euniéuide». Cu— s.

CIMA (Jean-Baptiste), peintre, dit H Conegliano, du nom de celle ville «le la Marche T révisai* où il naquit. On ne sait pas l'époque de sa naissance. liidolii dit qu'il coutimia de peindre jusqu'en 1517, cl «|uïl mourut encore jeune. Il e>.t alors probable qu'il naquit vers I iSO. 11 fut élève de Jean licllin. On l'écornait assez facilement ses ouvrages à des vues monlueuses de Cnuegliano, qu'il ié|tète 1res- sou vent dans ses compositions. Du reste, il ressemble beaucoup à son maître : il est, comme lui, exact, gracieux, vif, coloriste, mais moins délicat. TJu de ses meilleurs tableaux représente la Vierge et son lils, recevant les hommages de St. Jean- Ua»li»le, de St. Conte, de St. Damien, de Sic. Appoline, de Sle. Catherine d'Alexandrie, et de St. l'aul; uu ange qui va jouer du violon est au pied du trône. Lu autre tableau du même artiste est à Sam a- Maria dell' Oito, à Venise; il est préférable à ce dentier pour la perspective et le relief des I mut es. Le P. Federici observe que Cima eut un lils nomme Charles, dont les ouvrages se distinguent diflicileit.cnl de ceux «!u père. Son elére Victor Bclliniano, que Veaari appelle Ucllini, a peint à Venise un Martyre de St. Marc. A— D.

C1MABLE (Giovanm), peintre d'histoire, né à Florence, d une famille noble, en 1210, mort en 1310, ou en 1300, suivant Moréri qui cite Vasari et l'elibieti, est considéré comme le restaurateur de la peinture dans les temps moderucs. Ses parents le destinaient aux sciences, lorsqu'il abandonna tout à coup ses professeurs pour suivre un penchant naturel qui lui faisait préférer l'élude du dessin. Il en recul les premiers principes de deux peintres grecs, ap- |ielés à Floreuce par le sénat, pour peindre une des cliapellesde l'église souterraine de S Maria Novclla. Ses maîtres, quoique inhabiles dans ce qu'on appelle inauiement du pinceau, lui indiquèrent néanmoins, d'après une ancienne tradition , les mesures el les pro|»orlions que les artistes de la Grèce avaient consacrées dans l'imitation des forces humaines. Attentif à leurs leçons, Cimabué s'adonna plus particulièrement à l'étude des belles statues antiques. Lié d'amitié avec les poètes les plus célèbres de son temps, il se remit à l'étude des langues anciennes, qu'il avait beaucoup trop négligée dans sou enfance. Devenu littérateur habile autant que peintre célèbre, il ne tarda pas à jouir d'une grande réputation. Cliarks d'Anjou, frère de St. Louis, après avoir été couronné roi de Sicile et de Jérusalem par le pape Clément IV, allant en Toscane, où il favorisait le parti des Guelfes contre les Gibelins, passa à Florence, et voulut voir Cimabué. Le roi, acconqiagné de sa cour, se rendit à l'atelier du peintre, el lui prodigua les éloges les plus tla^curs a la vue île ses beaux ouvrages. Cimabué peignait alors une Vierge pour l'église S. -Muria-Novella. Le tableau étant ler-

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miné, il excita l'enthousiasme général. Le peuple se rendit en foule chez le peintre, et, s'emparant du tableau, le porta en pompe, au bruit des instruments et des cris de joie, jusqu'au lieu où il devait être placé. Il était juste sans doute de rendre hommage à l'artiste qui, le premier, sut indiquer aux peintres qui devaient lui succéder les cléments du beau idéal, dont le souvenir s'était cfTacé à travers plusieurs siècles de troubles et de malheurs; cependant on ne trouve point dans les ouvrages de Cimabué cette entente harmonieuse dans la distribution de la lumière et de l'ombre, qui constitue ce qu'on appelle le elair-obsnir ; sa couleur est sèche, plaie et froide ; les contours de ses ligures, durement accusés, se découpent sur un fond bleu, vert ou jaune, suivant l'effet qu'il voulait obtenir. Cimabué n'avait aucune idte de la perspective linéaire et aérienne; ses tableaux, à bien prendre, ne sont que «les peintures monorhromates, autrement dit camaïeux ; mais ces défauts, qui appartiennent & l'enfance de l'art, sont rachetés par des beautés du premier ordre. l'n srand style, un dessin sévère, naïf et vrai; des expressions naturelles, et, pour ainsi dire, calquées sur le modèle vivant ; des groupes nobles cl des draperies bien jetées : voilà ce qui constitue généralement le mérite de ce grand maître. Bien ne rappelle mieux les célèbres peintures de l'antiquité que celles de Cimabué. On pourrait donc considérer son talent comme le chaînon qui lie la peinture antique avec la peinture moderne. Cimabué, de même que plusieurs peintres qui parurent après lui , était dans l'usage de faire sortir de la bouche des ligures qu'il représentait des inscriptions contenant les discours qu'elles étaient censées tenir, comme cela se pratique encore dans les caricatures anglaises. Cet usage, ridicule anjourd'hui, offrait alors quelques avantages. Cimabué a cultivé la peinture sur verre, la hesque et l'architecture, avec un égal succès. Ses productions sont très-rares. Cependant on possède de ce maître quelques peintures ii fresque, ou à l'eau d'rruf, manière de peindre pratiquée avant la découverte de la peinture A l'huile, dont l'invention est attribuée à Jean de Bruges. Enfin, c'est en suivant la route que ce grand homme avait tracée que les peintres qui lui succédèrent parvinrent à la perfection de l'art. Après lui, on vil successivement paraître Massneio, Piètre Péri i,- in , Jean llellin, Léonard de Vinci , Titien, Michel-Angc et Baphaèl, donl les brillantes productions n'auraient peut - être jamais existé sans lui. L— R.

CIMABELLT (Vincent-Marie), né à Corinalto, dans le duché dTrlrin, au commencement du 17* siècle, entra dans l'ordre des dominicains, professa la théologie dans différentes villes, et parut avec applaudissement au chapitre général assemblé à Tortonc en 1C28. Nommé inquisiteur de la foi, il en remplit successivement les fonctions à Eugubio, Manlooc, Ancdnc, ctenlin â Brescia, où il mourut en 1GG0. On a de lui : 1* ResoltUiones phyeicm et morales, in-4°; 2» htoria dello tlato d'Urbain da' Senoni delta L'mbria Senonia e da tor gran falti i*

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