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dctla Umbi ia Scnonia, e de' lor g> <r,i falli in llalia ; délie citlà e tunghi che in etia al présente si trovano; di quelle che disfrutle gia furono famose, e di (orinalto che dalle Cenesi di Snasa hebbe l'origine, D rescia, 16J2, in- 4°. Ce volume, rare meme en Italie, est très recherché. Le litre, que nous avons transcrit tout entier, nous dispense d'eu donner l'analyse. C'est, comme ou le voit, l'his'oirc de l'Omhrie siamoise depuis l'époque la plus reculée. On y trouve sur ses différentes villes, et en particulier sur Coriualto, des détails intéressants. W— s.
Cl M AROSA (Dominique), célèbre compositeur, ne aNapIcs en 1754. A|>rés avoir reçu les premières leçons de musique de Sacchini, il entra au conservatoire de Loretio, où il puisa les principes de l'école de Durante. On raconte encore avec un vif in* térét, dans ce conservatoire, les moyens ingénieux que Cimarosa employait pour étudier la nuit, sans troubler le sommeil des élèves qui couchaient dans le même dortoir : il ne faut donc pas être surpris qu'il ait atteint, jeune encore, à la perfection de son art, et qu'il ait, dans la suite, montré une si grande supériorité dans un grand nombre d'ouvrages, principalement dans le Sacrifice d'Abraham et l'Olympiade : c'est à cette aptitude à l'étude autant qu'à son heureux génie qu'il dut la ré tintai si rare des qualités qui brillent dans ses pioduclions. Il avait à peine \ingt-cinq ans que déjà il avait obtenu de nombreux succès sur les principaux théâtres d'Italie. Sa réputation s'accroissanl de jour en jour, il fut successivement appelé en Russie et dans plusieurs cours d'Allemagne , pour y composer des opéras sérieux ou bouffons ; mais, quoiqu'on puisse citer de lui un assez grand nombre de tragédie! lyriques remarquables, on peut dire (pic c'est surtout dans l'opéra buffa qu'il s'est distingué par la verve, l'originalité et la fraîcheur des idées, et une grande connaissance de la scène. Peu de compositeurs ont créé un plus grand nombre de ces motifs heureux, qui, suivant l'expression des Italiens, sont di prima inlensione, et cette fécondité d'imagination faisait dire communément qu'un finale de Cimarosa pouvait fournir matière à un opéra entier. A ces qualités brillantes, il joignait les connaissances musicales qui distinguent les grands harmonistes, et plusieurs de ses opéras ne brillent pas moins par la richesse des accompagnements que par la pureté et la grâce du chant. Cimarosa a composé plus de cent vingt opéras, dont une trentaine reparaissent fréquemment sur les principaux théâtres de l'Europe. Dans ce nombre, on doit nommer parmi les opéras sérieux : il Sacrifixio di Abramo, ia Pénélope, gli Orazii e Curiazii, YOtimpiade , l'Artaserse et Y Ai ternira di Venezia ; ce dernier ouvrage était presque terminé lorsque la mort vint surprendre son auteur; le grand air d'Artemise a\ec des chœurs au premier acte, et la dernière partie du finale au second, sont les seuls morceaux qui ne soient pas de Cimarosa, et c'est a tort que l'on a imprime qu'il n'en avait fait que le premier ocie. Parmi les opéras bouffons, on voit souvent l'Italiana in tondra, l'Amor constante, le Trame
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deluse, l'Imprésario in angustie, il Pitlor parigino, i Xemici generosi , l'Imprudente forlunalo , il Crtdulo, la liatlerina amante, Gianina e Bernardone, et il Matrimonio per raggiro, qui est son dernier opéra buffa; mais aucun de ses ouvrages n'excita, dans la nouveauté, un enthousiasme plus général, et n'a eu un succès plus constant que « Matrimonio segrelo. On raconte à ce sujet, qu'à Vienne, l'empereur Leopold, ayant entendu la première représentation de cet opéra, lit inviter les chanteurs et les musiciens à un banquet, et voulut entendre cette pièce le soir même une seconde fois. Cimarosa n'était pas moins recherché pour la pureté et la douceur de ses nurnrs que pour ses talents. A l'époque où il partageait avec Gujiliclmi et Paèsiello l'empire de la musique en Italie, les partisans les plus zélés de ses deux rivaux ne furent jamais ses ennemis. Un peintre, croyant lui plaire, le plaçait audessus de Mozart. «Que diriez- vous à un homme « qui vous placerait au-dessus de Raphaël?» lui dit le compositeur. L'esprit, la vivacité, la gaieté qui brillent dans ses ouvrages se remarquaient aussi dans ses manières enjouées et dans ses saillie*. Sa voix était très agréable, et il chantait avec autant d'expression que de grâce les bc.mx morceaux de ses opéras; mais c'est surtout dans le bouffon qu'il excellait, et il. est impossible, dit-on, de mettre plus de chaleur et d'originalité qu'il en mettait en chantant les airs de ce genre. Cimarosa est mort à Venise, le M janvier 1801. Los musiciens de cette ville lui lirent élever un magnifique catafalque, et exécutèrent une grand'mcsse en musique. A Home, les musiciens exécutèrent une messe de Requiem que Cimarosa avait composée dans sa jeunesse, et dont le style, la simplicité et la mélodie rappellent le fameux Stabal de Pcrgolèse. 'P— X.
CIMBER (Elus-Oi.ai), dont le véritable nom est IMousing Elias-Olskn, naquit à Mors, dans le Jutlantl, cl fut amanuensis deTyge ou Tycho-Bralié pendant son séjour dans l'Ile deHveen. Il a publié: Diarium astrologicum et meleorologicum anni I.S86, et de Cometa quadam rotundo omnique eauda dtstiluto, qui anno proxime elapso eonspieiebatur, Uraniembourg, sans indication d'année, in-{°. (Foy. le catalogue de la bibliothèque de la société des sciences de Norvège). D — z— s.
CIMINFLLO. Voyez Cardone.
C1MON, peintre grec, né à Cléone, est rangé par Pline au nombre des premiers artistes qui cultivèrent la peinture antérieurement à la 20* olympiade. On les appelait iwonocfcrome», parce qu'ils ne se servaient que d'une seule couleur. De ce nombre étaient Hygisnon, Dinias, Charmas, Fumarus d'Athènes, qui, le premier, dans ses tableaux imparfaits, parvint à faire distinguer les hommes des femmes. Cimon de Cléone fut disciple de ce dernier, et lit faire à l'art des pas plus importants; il varia les traits du visage, donna des directions différentes aux regards, et imagina les raccourcis, si toutefois l'on doit traduire ainsi ce que Pline nomme ealagrapha, hoc est obliquas imagines. Gtmou parvint également à exprimer les articulations des membres et
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les veines du corps, enfin les plis saillants et rentrants des draperies. Suivant Pline, Cimon aurait fleuri longtemps avant le règne de Romulus. C'est oc même peintre dont Elicn parle sous le nom de Conon, et dont il dit qu'en raison des progrès qu'il lit faire à l'art, il eut soin d'augmenter le salaire qu'il lirait de ses élèves. — Il y cul un autre Ciuon, statuaire, qui fit dans la ville d'Athènes des clicvaux d'airain, sans doute à une époque bien plus avan- ICéc. ( Voy. Clkopuante.) L— S— e.
CIMON, lils du célèbre Miltiade et d'IIcgésipytc, fille d'Olorus, petit roi de laThrace. Sun éducation, dit Pluiarquc, avait été très-négligéc ; il se livra à tontes sorti s de dél>auchcs dans sa jeunesse, et on l'accusa d'entretenir un commerce criminel avec Klpinice, sa suur de père. D'autres disent, d après le même Plutarque, que n'ayant pas de quoi la doter suivant sa naissance, il l'épousa lui-même, et qu'il la céda ensuite à Callias le riche, qui, en étant devenu amoureux, se chargea de payer l'amende a laquelle Miltiade avait été condamné. Diodorc de Sicile, Cornélius Népos et d'autres auteurs prétendent même «pie Cimon était en prison pour celte amende ; mais toutes ces anecdotes, semblables à la plupart de celles que Plutarque a recueillies, ne peuvent pas supporter un examen sérieux. Miltiade avait des biens immenses, comme on le verra à son article, et une amende de 50 talents (270,000 liv.) ne pouvait pas le ruiner; aussi Hérodote dit-il seulement que, Miltiade étant mort peu de jours après sa condamnation, Cimon paya l'amende pour lui, ce qui ne le ruina pas; car il possédait de très -grands biens. Il ne faut peut-être pas ajouter plus de foi à ce qu'on raconte de son commerce ou de son mariage avec Elpinicc, sa srrur. [Voy. Elpi.nicb. ) Il commença a se faire connaître dans la guerre des Perses; et, lorsque Thémistocle eut proposé d'abandonner la ville puur se réfugier sur les vaisseaux et faire la guerre par mer, on vit Cimon, suivi de plusieurs jeunes gens de son âge. monter à la citadelle d'un air délibéré, tenant a la main un mors de bride qu'il déposa dans le temple, comme inutile pour le moment, et, ayant pris un des boucliers suspendus aux murs de ce temple, il descendit du coté de la mer. Il montra beaucoup de valeur à la bataille de Salaminc, et se lit remarquer par Aristide, qui s'attacha dés l<ys à lui, le croyant propre à balancer le dangereux ascendant que Thémistocle prenait sur le peuple. Les Athéniens, de concert avec les autres Grecs, voulant envoyer des vaisseaux en Asie pour délivrer les Grecs de cette contrée du joug des Perses, en donnèrent le commandement a Aristide et à Cimon. Ils ne tardèrent pas a s'attacher tous le* chefs de l'armée par leur affabilité et la simplicité de leurs manières, que faisait ressortir davantage l'insolence de Pausanias, roi de Sparte, chargé du commandement général. Quelques actes arbitraires que se permit ce dernier ayant achevé de soulever tons les esprits, les alliés, d'un commun accord, dtèrent le commandement aux Lacédémonicns pour le donner aux Athéniens, et Aristide étant retourné peu de tcmrw après à Athènes, Cimon se trouva gé-
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ncral en chef de toutes les forces navales de la Grèce. Il se signala par plusieurs actions brillantes daus la Thrace, délit les Perses sur les bord» du Strymon, et s'empara du pays où IcsAlhénicns fondèrent Amphipolis. Il prit l'Ile de Scyros, dont les habitants se livraient a la piraterie, et y établit une colonie d'Alliéniens. H y trouva les os de Thésée, et les apporta en pompe à Athènes, où on érigea, pour la première fois, un temple à ce héros. Etant reparti avec des forces considérables, il se rendit dans l'Asie Mineure, et, après avoir soumis toutes les villes de ia cote, il alla défier l'escadre perse commandée par Tilhauslrès, et stationnée vers l'embouchure tic l'Eurymédon, fleuve de la Pamphylic. Les Perses, quoique supérieurs en nombre, n'osant pas accepter le combat, entrèrent dans le llcuvc pour se mettre sous la protection de leur armée de terre. Cimon les suhit, les attaqua, et leur prit ou détruisit plus de deux cents vaisseaux. Il débarqua ensuite sur-lechamp, et alla attaquer leur armée, qu'il mit dans la déroute la plus complète. Ces deux victoires, remportées dans le même jour sur deux éléments différents, portèrent la consternation à la cour de Perse, et Xcrxès se crut trop heureux de faire la paix aux conditions rapportées à l'article Callias. De retour à Athènes, Cimon ne se montra pas moins grand en temps de paix qu'à la tête des armées. Il fit oter les clùiures de ses champs et de ses jardins, pour que chacun put y cueillir ce qu'il voudrait. Sa table, qui était abondante et non somptueuse, était ouverte pour tous les citoyens de sa curie. Il ne sortait jamais sans être accompagné de deux ou trois esclaves bien vêtus ; et, lorsqu'il trouvait quelques vieillards couverts de liaillons, il leur donnait ces vêlements. Il orna la ville de promenades magnifiques, fit planter des platanes sur la place publique, amena des eaux à l'académie, et y planta des arbres, I ce qui fit d'un lieu sec el malsain le jardin le plus agréable d'Athènes, et tout cela à ses dépens. Cette libéralité était d'autant plus louable, qu'on ne pouvait pas l'attribuer au dessein de flatter la multitude ; car il s'opposa constamment aux entreprises de Thémistocle et ensuite de Périclès et d'Ephialle, pour augmenter l'autorité du peuple, et il employa son ascendant pour maintenir la bonne intelligence entre les Athéniens et les Lacédémonicns, dont il était aimé, et qu'il cherchait a imiter. Les Thasicns s étant révoltés vers l'an 46Gavant J-G.,H lesdélit, prit leur ville, ainsi que les mines d'or qu'ils avaient sur le continent voisin, et fonda ta ville d'Aïuphipolis. A peine fut-il de retour à Athènes, que Périclès et d'autres démagogues l'accusèrent de s'être laissé corrompre par les présents du roi de Macédoine, parce qu'il avait néglige l'occasion qui s'était offerte de dépouiller ce prince d'une partie de ses Etals, quoique les Athéniens tussent en paix avec lui ; mais le peuple, qui n'avait pas encore perdu lout sentiment de pudeur, rejeta celte accusation. Les ilotes, principalement ceux de la Messénie, s'étant révoltés contre les Lacédémonicns pendant l'expédition de Thasos, ces derniers eurent recours aux Athéniens, que Cimon décida à leur envoyer des troupes, dont on lui donna
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le commandement ; mais le siéirc d'Ilhomo, où les ilotes s'étaient fortifiés, traînant en longueur, les Lacédèmoniens, craignant l'esprit inquiet des Athéniens, les renvoyèrent, ce qui les offensa beaucoup. D'un autre coté, Périclcs et Ephiallc avaient profité tle l'absence de Cimon pour enlever une grande parlie de» jugements à l'aréopage et les attribuer au tribunal heliaque, ce qui donnait une puissance immense aux dernières classes du peuple, qui composaient presque entièrement ce tribunal. Cimon voulut a son retour faire rétablir les choses sur l'ancien pied : mais il ne put y |>aivenir, et les chefs du parti |»pulairc, prolitant du mécontentement que le peuple témoignait contre Cimon au sujet des Lacédèmoniens, parvinrent à le faire exiler par l'ostracisme. Andocides, ou plutôt celui qui a pris son nom, prétend, dans le discours contre Alcibiade, que le prétexte de Cft exil tut le commerce que Cimon entretenait avec J Ipinice, sa sœur ; mais les orateurs athéniens étaient en général trop ignorants en histoire et de trop mauvaise loi, pour qu'on puisse s'appuyer de leur témoignage; et, pour en donner un exemple, celui-ci ne parle que des victoires olympiques de Milliadc et de Cimon son (ils, et semble oublier leurs autres exploits. Cimon se retira dans la lléotie, et les Athéniens, peu de temps après, s'éiant rendus à Tanagrc pour disputer le passage aux Lacédèmoniens qui revenaient de délivrer Delphes dont les Phocéens s'étaient empalés, il se présenta pour combattre avec sa tribu; l'erielés l'ayant fait retirer, il recommanda a ses amis de faire voir par leur conduite combien était injuste le reproche ipi'ou lui faisait de favoriser les Lacédèmoniens, et ils se firent tous tuer en combattant avec la plus grande valeur. Celte bataille, quoique désavantageuse aux Athéniens, ne le lui |ws assez pour les empêcher de continuer la guerre; mais les Lacédèmoniens ayant soumis entièrement les ilotes l'an 450 avant J.-C., les Athéniens, craignant sans doute qu'ils ne tournassent toutes leurs forces contre eux, rappelèrent Cimon, qui rétablit la paix entre les deux peuples; et, voulant donner un aliment à l'activité des Athéniens, il lit décider une expédition contre l'Egypte et l'Ile de Chypre. Ayant armé une escadre de deux cents vaisseaux, il se rendit dans Pile de Chypre, d'où il en envoya soixante en Egypte. Il forma ensuite le siège de la ville de Citium ; mais il mourut de maladie avant d'avoir pu parvenir a la prendre, et les Athéniens furent obligés île se retirer. C'est au moins ce (pie dit 'I hticydidc, qui élait presque contemporain, et à portée d'être bien instruit. Il ne faut donc pas croire" Diodore de Sicile, qui dit que Cimon prit Citium et une autre ville, el délit complètement les Perses, le même jour, el sur terre et sur mer. Ce fut, ajouie-t-il, à la suite de ces deux victoires que les Athéniens conclurent arec Artaxcrcès, et non avec Xcrxès, la paix si honorable dont nous avons parlé ; mais il est évident qu'il se trompe. L'orateur Lycurgue, dans son discours contre Sacrale, dit positivement que ce traité fut conclu après la bataille sur l'Eitrymédon, et il est d'accord avec Plutarque, qui cite le traité lui-même qu'il avait vu dans
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le recueil des plébiscites Tait par CralcYus ; cl, pour peu (|u'on examine dans Diodore le récit de ces deux batailles, il est aisé de voir que c'est la même qu'il a placée, par une inadvertance à laquelle il csl assez sujet, à deux époques différentes. Le coi |>s de Cimou fut reporté dansl'Attiquc, où on lui érigea un monument nommé le fimoniurn. Il laissa deux (ils, Eleua et Lacé lémoni us, qu'il avait eus d'une femme de Chlore dans l'Arcadie ; d'autres auteurs eu ajoutent un troisième, nommé Thessalus , et leur donnent pour mère Isotice, fille d'Eun ptolémus, lils de Méglaces. Il est question de Lacedémonius dans Thucydide ; les autres sont absolument inconnus. La mort de Cimon fut une perte irréparable pour la république d'Athènes, où le parti populaire, n'ayant plus de conlrc-poids, prit entièrement le dessus et entraîna bientôt l'État vers sa ruine. Cornélius Népos et Plutarque ont écrit la vie de Cimon. ( Voy. aussi Diodore de Sicile, l H cl 12; Thucydide, I. i ; Justin, I. 2, chap. dern.; Ai rien, liv. 7, cl le Dictionnaire de fiaylc. ) C — K-
ClIxCHOM (la comtesse de), dame espagnole, femme du \ice-roi du Pérou, se trouvant attaquée dans ce pays d'une lièvre Opiniâtre, se détermina à faire usage d'un remède «lui jusque-là n'avait été connu que des indigènes : c'était lecorced'un arbre qui croissait dans les montagnes; clic en obtint une prompte guérison. De rclour en Europe, en 1632, elle •'empressa de faire connaître ce médicament, dont elle avait apporté une grande provision ; elle le communiqua entre autres au cardinal Lugo. Celui-ci le porta à Home en 10 59. liieutôlson efficacité fut reconnue, malgré les efforts de quelques contre» dicteurs, et son usafic se répandit rapidement dans toute l'Europe, sous le nom ilVrorce du Pérou et de quinquina; et comme les jésuites, voyant le crédit qu'acquerrait celle drogue, en firent passer une grande quantité en Europe, on lui donna aussi le nom de poudre des jésuites. Sébastien Badus, médecin du cardinal Lugo, a fail connaître ces |»rticularilés dans un excellent traité publié sous ce titre: Anaslasis corticis Peruviani seu China Defensio, Gènes, IGGI, iu-T. Depuis, Liuné, voulant perpétuer le souvenir du senice important rendu par cette dame, a donné le nom de cinchom au genre de plantes qui renferme ce végétal précieux. Il fait lartie de la famille des rubiacées. D — P— S.
C^CIMSATO (ttcuiiLo), né à Florence en 1502, fui élève de Salviati, un des peintres de Philippe II, et contribua à illustrer cette époque fameuse ]iour les arts el les sciences, par un e résidence de plusieurs années en Espagne. Il y fit beaucoup de tableaux excellents, particulièrement à fresque, non-seulement à l'Escurial, mais encore à Guadalaxara, dans le palais du duc de Uufantado. Une partie du grand cloître de l'EscuruI est peinte par Honni lo Cinciunato. Il y a dans l'église plusieurs de ses tableaux, particulièrement celui qui représente St. Jérôme lisant, ri un autre, de ce même saint, dictant a ses disciples; et dans le chœur, deux tableaux à fresque, représentant des actions de la vie de St. Laurent. Dans l'église des jésuites, àCnença,
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il y a de lui une Circoncision trés-célébre, surtout pour l'effet admirable du raccourci d'une des figures qui tourne le dos au spectateur. Cincinnato en connaissait si bien le mérite, qu'il déclara qu'il estimait plus une jambe de cette ligure que tous les tableaux de l'Escurial. Il mourut a Madrid, en 1593. — Uiigo Romulo Ci.ncinnato, Mis et élève du précédent, en tra au service de don Fernando Henriqucz de Ri* bera, tioisième due d'Alcala, et alla avec lui à Rome, quand il fut nommé ambassadeur de Philippe IV, pour faire hommage à Urbain VIII. Diego peignit ce pape trois lois différentes, et le satisfit tellement, qu il reçut de très-beaux présents, et fui (ail chevalier de l'ordre du Christ de Portugal, en décembre 1025. L'année suivante, cet artiste mourut à Home, et lut enterre avec pompe dans l'église de St Laurent. Philippe IV pria le pape de transporter la dignité de chevalier du Christ à François Diego, rrére de Diego, ce que ce pontife lui accoida. D t.
CIMIIMNATUS (Ltcius Quai us , dit ), ainsi nommé parce qu'il avait des cheveux bouclés, sénateur romain, et père de Quintus Céson (voy. Céson), avait été riche ; mats obligé de payer pour son fils une amende considérable, il se relira dans une cabane au delà du Tibre, et s'adonna à la culture de quelques arpents de terre, seul reste de son ancienne foftuue. Le coosul P. Valérius ayant été tué l-rsde l'attaque du Capitole, où le Sabin Appius llcrdonius s'était retranché, et le peuple, excité par ses tribuns, menaçant la tranquillité de l'Etal, on nomma Cinrinnalus roosul ( l'an de Rome 296, 457 avant J.-C. ). Il labourait alors son petit champ, et se rendit à l'invitation des députés du sénat ; mais il dit à sa fr mme, en partant : « Je crains bîrn, ma chère Acilie, « que notre champ uesoit mal labouré celle année.» Il rétablit le calme, et rendit la justice de manière à se concilier l'estime générale. Ensuite, se refusant à ce que ses fonctions fussent prolongées , il retourna à sa chaumière. Deux années plus tard , le consul MinuUus, chargé de combattre Us Volsqnes et les Eques , se laissa enfermer dans un délité avec son armée : le second consul, Q. Fabius, chargé de nommer un dictateur, choisit Cincinnatus, qui sacrifia de nouveau ses goûts simples et son amour île l'obscurité à la situation malheureuse de son pays. Il arma tous les citoyens en état de servir, et les conduisit contre les ennemis , qu'il enferma à son tour, comme ils avaient enfermé Minulius. Le dictateur et lui firent en même temps une attaque sur le camp des Eques, et leur chef, Gracchus Duilius, prit le parti de se mettre à la merci du vainqueur. Cincinnatus consentit à leur laisser la vie, mais il \oulut avoir en sa puissance le général, ainsi que tes principaux officiers, et il les obligea à passer sous le joug. Il força ensuite Minutius de se démettre du consulat , et ne permit pas que les soldats de ce général eussent part au butin. On ne lit pas sans un vif plaisir, que la reconnaissance l'emporta chez eux sur le ressentiment de la mortification qu'il leur faisait éprouver, et qu'ils décernèrent une couronne à celui qui leur avait conservé l'honneur et la vie. Ce trait d'un consul dégradé nor un dictateur peut être tc-
gardé comme unique dans l'histoire de Rome. Cincinnatus revint alors dans la ville, et fut honoré du triomphe. Quinze jours lui avaient suffi pour terminer cette expédition glorieuse, et il abdiqua la dictature , qu'il pouvait garder six mois. Il persuada ensuite au sénat de porter à dix le nombre des. tribuns du peuple, alitt qu'il y eut moins d'union dans celle puissance rivale des pères conscrits. Dans la suite, Spurius Mélius ayant été accusé d'avoir formé le dessein de se faire roi [voy. Mtuts), Cincinnatus, âgé de plus de quatre-vingts ans , fut de nouveau créé dictateur, quoiqu'il désirât se dispenser de remplir cette charge. Ce fut QuintiusCapilolinus, son frère, alors consul pour la sixième fois, qui le choisit, sur l'invitation du sénat. Il nomma aussitôt général de la cavalerie Servi lins Ahala , et le chargea «le cher Mélius devant son tribunal. Mélius, au lieu d'obéir, prit la fuite, et Set vilius le tua. Lorsqu'il se présenta «levant le dictateur, en tenant encore a la main son épéc sanglante , Cincinnatus lui dit : a Tu as bien « fait, Servilius; tu viens de sauver la républiiiue. » Alors il convoqua le peuple, et lui donna connaissance de la conspiration. La maison de Mélius fut rasée , et on distribua à vil prix aux indigents lout le grain qui s'y trouvait. Tel bit le dernier acte administratif «l'un des plus illustres personnages des premi< rssièrics de la république romaine. ( Foy.Tit*- Live. I. 3, ch. 20; Florus, l. 4, ch. 41; Aurel. Victor, ch. 17.) D— T.
CliNCIUS AL1MENTUS (Lucits), historien romain, dont les ouvrages ne sont point parvenus jus«|u'à nous. 11 fut préteur en Sicile, 152 ans av. J.-C. Envoyé, lors de la mort du consul Marcellus, vers Crispinus, collègue «le ce général , pour lui annoncer une si fâcheuse nouvelle, il fut fait prisonnier par les troupes d'Annibal. Tile- Live parle de lui comme d'un écrivain recommanda Me, et vante sa sagacité à recueillir les faits hisloriques. Quoique Romain, il écrivit l'histoire d'Annibal, et composa encore celle de Gorgias de Lconiium, probablement d'après les matériaux qu'il recueillit pendant sa préturc. Il publia aussi un traité sur l'art militaire, dont Aulu Gclle fait mention (1. 6, ch. 15 . Macrobc a aussi parle de Cincius {Salurn., L 1, cli. 12.) ( D— t.
Cl Ni'. AS, Thessalien, orateur et négociateur célèbre, avait reçu dans sa jeunesse des leçons de Démuslhène; il alla ensuite dans l'Epire, et devint l'ami intime de Pyrrhus, qui disait que l'éloquence «le Cinéas lui avait ouvert les portes «Je beaucoup plus de villes que ses propres armes. Cinéas n'approuvait cependant pas toujours ses projets de conquêtes, et lout le monde connaît sa conversation avec ce prince , que Boileau a mise en vers dans sa célèbre ÊpUre au Roi. Il savait aussi commander les armées et Pyrrhus, voulant conquérir lllalie.l'cnvoya devant lui àTarenle, avec 3,000 hommes. Ce prince, loin de se laisser aveugler par sa première victoire, ayant reconnu la supériorité «les Romains dans l'art militaire, et désirant les avoir pour alliés, leur envoya Cinéas romme ambassadeur. Il conduisit sa iiégociai^n avec inliuimont d'adresse, et il avait
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presque fait entrer le sénat dans ses vues, lorsque le vieux Appius Claudius , aveugle depuis longtemps, (it rejeter ses profilions, et on lui ordonna de quitter Home dans la journée. C'est au retour de cette ambassade qu'il dit à Pyrrhus que le sén^t lui avait paru une assemblée de rois. Il avait écrit une histoire tic la Tliessalie, que nous n'avons plus. On lui attribue l'abrégé qui nous reste de l'ouvrage sur la tactique d'Enée de Stymplialc. ( Voy. Plular<|uc, m l'yvrh.; Pline, t. 7, c.24; Strebon, 1. 7.) — On connaît deux autres Ci. né as: le premier était roi de la Thessalie, et condui»it 1 ,000 hommes de cavalerie au secoure des Pisislratides, lorsque les Lacédémoniens entreprirent, pour la première lois, de les chasser d'Athènes ; le second était aussi Tliessalien , et Démosthène , son contemporain , le range parmi les traîtres qui vendirent leur patrie à Philippe ; mais I'olybc le juslilie très-bien à cet égard. C — a.
CINELLI CALVOLI (Jean) , médecin italien, savant dans son art , mais qui doit sa réputation à un ouvrage qui n'y a aucun rapport , naquit à Florence, le £C février 1625. Il lit ses éludes à l'université de Fisc , où l'un de ses professeurs fut le célèbre Torricelli. Reçu docteur en philosophie et en médecine, il se maria et retourna dans sa patrie en I65I . Il fut appelé cinq ans après à Porto- Longonc, petite ville de l'Ile d'Elhc, et y exerça (tendant plusieurs années sa profession. La perle qu'il y lit de sa femme, qui lui laissait quatre enfauts, le força d'en sortir et d'aller s'établir au Iraurg Sl-Sëpulcrc, prés de Florence. Il s'y remaria, et ses enfanls croissant en âge, les besoins de leur éducation le rappelèrent à Florence même. Il y forma des liaisons intimes avec les savants et les gens de lettres les plus célèbres, et entre autres avec le fameux Antoine Magliabecchi. Ce savant, qui était alors garde de la bibliothèque du grand-duc, prit en lui une telle conliance , qu'il mil à sa disposition une clef de ce riche dépôt. Cinelli s'y ensevelit, pour ainsi dire , et s'y livra aux recherches les plus assidues sur l'histoire littéraire de la Toscane , et sur tous les auteurs qui ont illustré cet heureux pays. Ce fut là qu'il courut aussi l'idée de recueillir les titres de certains opuscules qui ne laissent pas d'être utiles , maigre leur peu d'étendue , mais qui n'ont souvent qu'une existence éphémère, que la petitesse de leur volume fait disparaître en peu de temps, et que Pou a ensuite beaucoup de peine à retrouver. A mesure qu'il en eut recueilli un certain nombre , il les publia par cahiers, sous le titre de Biblioteea volante, scanzia \, 2, 3, 4, etc., in -8*. Le 1** cahier, ou la I" tablette (tcaniia), parut a Florence en 1677; la 2*, ibid., la même année; la 3' et la 4* à [Saples, en i««2 cl 1683. L'auteur joignait quelquefois «les noies critiques au titre des ouvrages. Il lui en échappa une dans ce 4* cahier, au sujet d'une discussion qui s'était élevée entre deux médecins de Florence ; celui des deux contre qui elle était dirigée, et qui était médecin du grand-duc Cosmc III, accusa Cinelli de calomnie, obtint l'ordre de son arrestation, l'attaqua devant les tiibuuaux, et cul le crédit de le taire condamner a retirer I ediiion de ce 4' cahier,
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à en donner uue seconde, où serait effacée la note injurieuse, et à déclarer même que celle de la première édition avait été insérée sans son aveu, etc. Le cahier fut brûlé publiquement |»ar l'exécuteur de la justice. Cinelli se soumit à tout pour obtenir sa liberté ; dés qu'il fut libre, il se mit en mesure do réclamer contre la violence et l'injustice. Il ne le pouvait faire a Florence ; il résolut d'en sortir, de quitter sa patrie , sa femme, ses enfants, ses amis ; il partit , se rendit à Venise , et y lit imprimer, peu de temps après, un écrit intitulé : Giuttifieasione di Giovanni Cinelli, sous la date deCracovie, 1583, in- fol. de 24 p. 11 y donna une libre carrière à sou ressentiment , et n'épargna pas un ennemi dont il n'avait plus rien à craindre. De Venise, il revint à Pologne, où il fut accueilli de tous les savants, et reçu de l'académie des Gelait , il alla ensuite a Modenc remplir une chaire de langue toscane, que ses amis y avaient fait créer pour lui ; mais cette chaire ne fournissant pas suffisamment à son existence , il reprit l'exercice de son état de médecin , et fut appelé successivement dans plusieurs petites villes de l'Etat de Modéne , de la Marche et des environs. Il continuait cependant de publier des tablettes, ou cahiers de sa Bibliothèque volante, et il saisissait de temps en temps l'occasion de repousser dans des notes les attaques de ses ennemis. La plus violenta lui fut portée en même temps qu'à son fidèle ami Magliabecchi, dans un libelle latin, où, sous le litre de vie de l'un et de l'autre de ces deux savants, on répandait contre eux les plus impudentes calomnies. Cette prétendue vie donna à Cinelli l'idée d'écrire la sienne, et d'y répondre à toutes les fausses imputations dont il avait été l'objet ; il le fit, mais avec tant de fiel et d'emportement , qu'ayant confié son manuscrit à l'un de ses fils qui était moine, ce bon religieux , dans un mouvement de charité chrétienne , déchira le manuscrit de son père. Cinelii rut choisi, en 1009, par le cardinal Uichi, évêque d'Aucune, pour être son premier médecin. 11 alla donc se fixer auprès de ce prélat, et comptait y passer le reste de sa vie ; mais le cardinal mourut , et son premier médecin, obligé de se pourvoir ailleurs, fut placé avec le même titre , à la Santa Cata de Loi elle. Ce fut un port où il respira enfin; il reconnut qu'il avait lui-même aigri ses maux en s'y montrant trop sensible ; il reprit même sa justification, y corrigea ce qu'elle avait de violent et damer contre son premier persécuteur, et voulut quel u ne fût jamais réimprimée que dans cet étal après sa mort. Une maladie de peu de jours le conduisit h ce dernier terme, le 18 avril 1706. Il avait alors publié 16 cahiers, ou seanxie de sa Bibliothèque volante, et rédigé le 17* et le 18*. Le docteur i>ancassano, son ami, les publia cl en forma deux autres des matériaux recueillis par Cinelli. Ces vingt cahiers, imprimés jk différentes époques, dans l'espace de prés de trente ans, étaient devenus très-difficiles à rassembler. Le même docteur Sancassano les réunit , en disposa tous les articles par ordre alphabétique . et donna une édition générale de la DtHwtcca volante, Venise, Albru/i, 1734, 4 vol.
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in-4*, ouvrago dans lequel les passions de l'autour prennent trop souvent la place de la justice, mais cependant utile pour l'histoire littéraire, et où Ton trouve un assez grand nombre de laits qu'on chercherait inutilement ailleurs. Les matériaux du premier ouvrage que Cinclli avait projeté, et dont il ne cessa de s'occuper toute sa vie, formaient une masse considérable, sous le titre de Biblioleca degli scriltori Fiorenlini e Toseani. Ces matériaux passèrent entre les mains du chanoine Discioni, qui les réduisit à 12 vol. in-fol ; ils sont restés en cet état à Florence , dans la bibliothèque Magliabecchienne , où ils sont encore. G— i:.
CINGAROLI (Martin) , peintre, naquit à Vérone, en 1667. Il était Ids d'un peintre médiocre qui lui en-cifjiia les premiers principes du dessin ; les rares dispositions que la nature lui avait données firent le reste : aidé des conseils de Jules Carpioni, il sut peindre en peu de temps des sujets d'histoire en petit , avec un talent qui ne tarda pas à attirer sur lui l'admiration des nombreux amateurs de ce genre de |>ciiiturc. Sa réputation s'étendit jusqu'à Milan, où il lut appelé par le baron Martino, pour qu'il fit un i*rand nombre de tableaux. Ces tableaux trouvaient d'autant plus d'amateurs, que peu d'artisles italiens s'étaient attachés a peindre l'histoire dam d'aussi petites proportions . et qu'aucun d'eux n'avait apporté dans ce genre de composition autant de talent que Cingaroli. Tout le monde voulait avoir de ses ouvrages ; il ne trouvait pas assez de temps dans une vie, d'ailleurs très- laborieuse, pour peindre tous ceux qu'on lui demandait; ils sont encore aujourd'hui fort recherchés. Cingaroli est mort à Milan, en 1729. A juger cet artiste daprês ses ouvrages, on croirait plutôt qu'il s'était formé sur les bous modèles des écoles tlamande et hollaudaise que d'après les riches compositions des écoles d'Italie. A— s.
CINI (Jean-Baptiste), littérateur du 16* siècle, de ceux que les Italiens nomment Tetli, était né vers 1530, à Florence, d'une famille patricienne. Admis jeune à l'académie florentine, il y prononça, en 1548, I éloge funèbre de François Campana, l'un de ses confrères. Doué d'un esprit actif, il était décorateur cl poète, et savait embellir une représentation théâtrale de tous les accessoires qui servent à compléter l'illusion. Ses talents le firent choisir, en 1569, pour ordonner les fêtes par lesquelles on célébra l'arrivée à Florence de l'archiduc Charles d'Autriche, et dont lui-même a publié la description, in- 8*. Ce fut à la demande du grand-duc François qu'il entreprit d'écrire la vie de Cosme de Médicis. Il y travaillait en 1585, comme on en a la preuve par une lettre qu'il écrivit à l'évêque de Guidi (dans les Prose Fioremine, t. 4.) pour lui demander des anecdotes plus intéressantes que celles dont avaient fait usage les premiers biographes de ce prince. Cini mourut dans un âge avancé, mais sans avoir pu jouir du succès de son ouvrage. II avait composé et fait représenter un assez grand nombre de pièces, dont quelques-unes sont conservées dans la bibliothèque Magliabecchienne. Outre les înter-