‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 43 sur 117 · CIS · texte numérisé non relu

CIS

prêtre de la doctrine chrétienne, a fait en latin l'éloge de Gabriel de Ciron. A. B— t.

CIRUELfr (Pierre), né dans le 15e siècle, à Daroca , dans l'Aragon , fut nommé, par le cardinal X imenes, professeur de théologie et de philosophie a l'université d'Alcala, nouvellement fondée, et acquit dans l'exercice de cet emploi une réputation trèsétenduc. Il prononça, en 1517, l'oraison funèbre de ce cardinal.el il fuiJ'un des instituteurs de Philippe IL Ciruelo obtint, en récompense de ses services, nn canon i rat à la cathédrale de Salamamnie, et mourut en celte ville vers 1 580, âgé de plus de 80 ans. Ses principaux ouvrages sont : l'une édition du traité de Bradwardin, de Arithmeiiea Practica speculatita, 1495, in-4«. 2° IAber arithmelicœ qui dicitur Algorithme, 1495, in-4", goth. Il publia ces deux ouvragesà Paris, où il fut i-eçu docteur. 3* Cursus quatuor mathematiearumartium libéral ium , Alcala, 1516, in-fol. Ciruelo est l'éditeur de ce recueil, qui contient deux petits traités de mathématiques de Bocce, les Éléments de géométrie d'Euclidc, et la perspective d'Alhazcn : il a ajouté des notes à ces différents ouvrages. 4" Expositio libri missalis peregregia; addila sunt dearle pratdieandi, de arle memorandi, et dt correct ione kalendarii, Alcala, 1528, in-fol. , ouvrage d'une grande érudition Dans son traité de la mémoire, Ciruelo avertit qu'on ne doit se servir que modérément des régies qu'il donne, attendu qu'on ne peut obtenir par leur moyen une grande mémoire qu'aux dépens du jugement cl de l'imagination, exemple de bonne foi qui n'a pas trouvé d'imitateurs. [Voy. Jean Belot.) 5» Quœsliones paradoxes 10, etc., Salamanque, 1538, in-4". Il y traite desdictions grammaticales, de la raréfaction des corps, du paradis terrestre, delà cabale, etc. 6* Apololesmata Astrologiœ humante, hoc est de mulaliouibus temporum, Alcala, 1521, livre estimé des compatriotes de l'auteur. André Schott dit qu'il y ré|K>nd aux arguments de Pic de la Mirandolc, contre les astrologues. 7e Hexameron théologal sobre el regimento médicinal contra pesiilencia, Alcala, 1519, in-4'. V— ve et \V— s.

CISINGE (Jean ue), ou Janls Pannonics, poêle ladn du 15* siècle, né le 29 août 113 1, dans un village de Hongrie, prés de l'embouchure de la Drave. Ses parents, quoique nobles, étaient pauvres, et sa mère consacra la majeure partie de ce qu'ello gagnait par le travail de ses mains a payer les premiers maîtres qu'elle lui donna. Lorsqu'il eut atteint sa 13e année, l'évêquc de Varadin, son oncle maternel, l'envoya à ses frais en Italie, où se rendaient, de toutes les contrées de l'Europe, ceux qui voulaient obtenir quelque réputaliou dans tes sciences et les arts. Jean s'arrêta à Ferrare, où Guarino de Vérone enseignait avec une grande célébrité les lettres grecques et latines ; il y lit des progrès si rapides, qu'a seize ans il était regardé dans celte ville comme un prodige, et s'était attiré l'admiration et la bienveillance du prince qui y régnait, ainsi que de l'évéque de Modène. Ce dernier surtout lui en donna des preuves touchantes, en payant de ses deniers une petite dette que Jean avait contractée envers Guarino, et qu'il voulait voir acquitter avant de retour-

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