‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 49 sur 117 · TOURRETTE · texte numérisé non relu

TOURRETTE

CL Ali ICI ( P a i ],- Bautii k i.f.m y ), botaniste, naquit à Ancône, en 1664. Envoyé jeune à Home pour y terminer ses études, il s'appliqua surtout a l'histoire et à la géographie; il vint ensuite à Padoue et continua de cultiver les sciences, tout en se livrant au commerce. Ce fut alors que se développa son goût pour les plantes, dont il réunit les plus belles et les plus rares dans un jardin ouvert à tous les amateurs. Le cardinal Cornaro, évéque de Padoue, ayant conçu de l'estime pourClarici, l'engagea d'embrasser l'état ecclésiastique, et le nomma son conclaviste. A son retour d'un voyage a Rome, il dressa deux grandes cartes, qui depuis ont élé gravées, l'une du diocèse de Padoue, cl l'autre de la Polésine de Kovigo. Cet excellent homme mourut à Padoue, le 22 décembre 1721, laissant incomplets quelques ouvrages d histoire et de géographie, ainsi qu'un grand traité de botanique, qui fut publié par un de ses neveux, Dominique-Marie Clarici, sous ce litre: Ittoriat culiura délie piaule che tono per il flore piû riguardtvoli e viù ditlinte per ornare un giardino, in iulto tempo delï anno, Venise, 1726, in-4». C'est le traité le plus

e Lm •« «salions intentée* contre lui se turent apposées d'aurut*

< prenve légale . ei la plu|>ar1. sinon tontes, tarent réfutée* dan» sa c réponse d'une manière satisfaisante. Cependaul II ne tant pas le « regarder comme un ministre «ans urne. La crainte qu'il mit c du répuMieanlsaie le porta a détendre tous les droits qne poavsit c réclamer la prérogative, quelque déraisonnables qu'ils pu»srnl

< être, et son irle pour l'orthodoxie, a perse* nier ton» teux qui n'et talent pas de I «'(lise établie. Il était alttrr et hautain ; ses écrit* c trahissent souvent son mépris pour la vérité; et son avidité pour c amasser des rirhrsses ni dire a Evelya que le lord rbanrelier « n' trait jamaii rien fait tt ne (trait /'aurai* rie* fit? pour «Vf«r- ■ geai. »On trouvera des détails curieux sur ee pcistunage dans VKiamt* tihlcraue sur te caraclrit >lf Claretulp», par ITioooraWe Ci Mipc Agar Bltto, 1M7. Il parait que Clarendon supporta a»ec impatience les enunis de l'rtil, mais que ce tut vainement qa'il s'adressa an roi : Charles refusa d'écouter ses notliettaiicms réitérées pour obtenir U permission de rentier dan» sa pairie. D— *-«,

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ample et le plus savant que l'on ait Mlf les fleurs. ( Voy. la Bibl. liai, de Haym. ) Elles y sont rangées d'après le système de Tournefbrt. On trouve réuni dans le même volume un Copioio trattalo degli agrumi, c'est-à-dire des fruits acides, tels que les oranges, les limons, etc. Le t. 22 du Giornale de' Utterati d'Itatia contient l'éloge de Clarici. W— s.

CLAR1DS ou DE CLARIO ( Isidore ) , évêque de Foligno, naquit, l'an 1495, prés de Brescia.daus un petit château nommé Chiari, dont il prit le nom. Dés sa première jeunesse, il prit l'habit de St-Benoit dans le monastère du Mont-Cassin. Il étudia 1rs langues anciennes et la théologie, et se distingua par ses talents et par son éloquence en plusieurs occasions, principalement au concile de Trente (1546), dans les disputes sur l'autorité du texte et des versions de l'Écriture sainte. Louis de Calane, s'appuyant de l'autorité de St. Jérôme, prétendait qu'entendre seulement la vulgate latine, ce n'était pas entendre la parole divine, mais celle du traducteur, qui pouvait faillir. Après avoir parlé des versions grecques de l'Ancien Testament, recueillies par Origéne, en sis colonnes, sous le nom d'Hexaples ; de la principale de ces versions, qui est celle des Septante, d'où sont venues différentes Inductions; de la version latine appelée Y Italique; du Nouveau Testament grec; de la traduction de l'Ancien Testament, faite par St. Jérôme sur l'hébreu, et de la correction qu'il lit sur le texte grec de la version latine du Nouveau Testament ; enfin, de l'édition connue sous le nom de Vulgate, Clarius conclut qu'aucune traduction de l'Écriture ne pouvait être équivalente au texte de la langue originale, etc. ; mais que l'édition vulgate, qui est presque toute de St. Jérôme, et qui avait plus de 1,000 ans d'antiquité dans l'Église, devait être préférée par le concile, comme ayant été corrigée sur le texte original. Cet avis fut suivi, et le concile déclara la Vulgate authentique. Clarius fut bientôt après nommé, par Paul III, évêque de Foligno en Ombrie. Il gouverna sagement son église pendant sept à huit ans, et mourut d'une fièvre violente, le 28 mai 1555. C'était un écrivain savant et laborieux. Il entreprit la réforme de la Vulgate, et publia ce travaileonsidérablc sous le titre suivant : Vulgata edilio Veteris et Nori Testamenti, quorum allrrum ad hebraicam, allerum ad grmeam verilatem emendalum est quam diligentissime ut nova edilio non facile desiderelur, el vêtus (amen Aie agnoicaiur ; adjeclis ex eruditit scriploribus scholiis, qum mullit certe loeorum miUibu$, prasertim diffieilioribu», lumen afferunl. Venise, 1542, 1557 et 1564, in-fol. La première édition (1542 J fut mise à l'index, parce que railleur disait, dans sa prérace, avoir réformé 8,000 passages dans la Vulgate; mais les députés du concile, cliargés de l'examen des livres, levèrent l'interdiction, et l'ouvrage fut permis, à l'exception de la préface et des prolégomènes. On suivit, dans l'édition de 1564, les corrections el les retranchements indiqués dans Y Index expurgatoribus. Melchior Cano et Richard Simon ont vivement attaqué l'ouvrage de Clarius. Le premier lui reproche d'avoir principaUmcnt cher-

ché à critiquer St. Jérôme; le second prétend qu'il n'entendait pas l'hébrei . Le savant Huet et le sage Fleui y lui sont plus favorables. Ce dernier trouve les travaux de Clarius, savants, solides et utiles. Se» autres ouvrages sont : 1* une version du Nouveau Testament, en italien; 2* des scolies sur le Cantique des cantiques; 5* des scolies sur le Nouveau Testament, dont il existe plusieurs éditions : celle d'Anvers, 1544, in-tf, est M plus ample; 4* un grand nombre de discours en latin, sur différents endroits de l'Évangile et sur les épitres de St. Paul ; 5* une traduction latine du livre du moine M Nil, de Ckrisliana Pkilosophia , insérée dans le t. 9 de YAmplitsima Colleetio deD. Marlènect dcD. Durand; 6* un recueil de lettres publiées par D. Maur Piazzi, abbé du monastère de Parme. Modéne, 1705, in-4». ( Voy. r Histoire de de Thou, I. 16; et la Biblioth. des aut. eedes. d'Ellies Dupin. ) V— vb.

CLARK (Jean), médecin écossais, fils d'un riche fermier, naquit a Roxburgh en 1744, fut d'abord destiné à l'état ecclésiastique, et fit son cours de théologie a l'université d'Édinibourg; entra ensuite chez un chirurgien, puis fut envoyé, pour continuer ses études médicales, à l'université, où son application et ses talents lui acquirent la bienveillance de son professeur, le docteur Grégory. Bientôt Clark, tourmenté de violents maux d'estomac, suite d'un accident qu'il avait éprouvé dans sa jeunesse, après avoir essayé en vain Ions les remèdes qui lui étaient prescrits par son protecteur, reçut de lui le conseil d'aller vivre dans un climat plus chaud. On lui fit obtenir une place d'aide-chirurgien au service «le la compagnie des Indes, et il s'embarqua en 1768. Il fit plusieurs voyages dans lesquels il eut l'occasion d'être utile, et de faire des remarques qu'il consigna dans un ouvrage imprimé en 1775, in-8», sous ce titre : Observations sur tes maladies qui régnent le plus durant les voyages aux pays chauds. Ce livre fit connaître avantageusement Clark ; mais sa santé ne s'étant pas améliorée, il se lit recevoir docteur en médecine i l'université de Si-André, et s'établit à Kelfs, qu'd quitta pour Neweastlc, en 1775. Frappé des maux que la privation de soins et de remèdes faisait souffrir à la classe indigente de cette ville, il parvint à y faire établir un dispensaire ; mais le défaut de fonds empêcha pendant quelque temps que celle institution bienfaisante ne produisit tout le] bien que l'on devait en attendre. Clark publia, eni 1783, un traité posthume du docteur Dugald-I.cslie, sur le catarrhe contagieux qui avait fait de si grands ravages durant l'été de celle année , et y aj>nla une lettre qu'il avait adressée a l'auteur sur le traitement le plus convenable dans celle maladie. Malgré ses nombreuses occupations el le mauvais élut de sa santé, Clark trouva le temps de faire réimprimer, en 4792, ses observations sur les maladies des pays chauds, et parmi les additions importantes que cette édition contenait, on remarqua ses observalions sur les fièvres, qui ont fondé sa réputation ce unie auteur médical. Toujours occupé de soulager les malheureux, Clark avait fixé l'attention du gouvernement sur l'hôpital de Newçaslle. Un co-

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mité, nomrué en 1800, fit adopter, sur le rapport de Clark, un n- .'tentent qui, sans remédier à tous les abus, produisit une amélioration générale. Les «oins qu'il s'était donnés pour réussir, et les contrariétés qu'il avait éprouvées, altérèrent tellement sa santé, qu'il lut obligé de suspendre ses occupations, puis de se rendre aux eaux de liatli, où il mourut le 84 avril 1815. On a encore de lui : I" Recueil de mêmoiret sur les mayeni de prévenir les fièvres rontagieuscs à Netecaslle et dan* le$ autres villes trèspeuplées, 1802,2 parties, in-12; 2° Observations sur le* fièvre* en général, et sur In fièvre continue en particulier, 1780, in-8°; 5* plusieurs mémoires ou dissertations insérés dans le neueil de la société des médecins d'Edimbourg. Tuus ses ouvrages sont écrits en anglais. E- s.

CLAIIKE (Samubl), savant orientaliste, naquit {': Braekley, dans le comté de Norihainpton, en l«23. Elève du collège dé Merlon à Oxford, il y prit, en 1648, le degré de maître ês-arts, et, l'année suivante, fut nommé arehitypograplie de l'univer»i'é de cette ville. En 1650, il prit la direction du pensionnat dïslington, près de Londres, ce qui ne l'empêcha |K)iut de donner ses soins et de contribuer, par ses travaux, à la confection de la Bible polyglotte de Wallon. Au bout de huit ans d'exercice de cette place, il retourna à l'université, y exerça son emploi tl'archil y pographe jusqu'à sa mort, arrivée à Oxford, le 27 décembre 160!). Clarke était également vei'sé dans lu connaissance du grec cl du latin, et dans celle des langues orientales. On a de lui : 1* V an iv Uctione* et Obsenationes inehaidaicam parapbrasim. Inséré dans le 6' volume de la bible de Wallon ; 2° Scientia metrica et rhythmica, seu Tracta tus de pi ototlia arabica ex aularibus probntissimis ernta, Oxford, 1661, in-88, à la suite de l'édition du Carmen Togra'i, donnée par Pocoekc ; 3" Srplimum Bibliarum polyglotlum volumen, cum vtrsivnibu* avliqnissimis non chaldaica tantum , ted stjriiicis, ailtiopicis, coptin», arabiris, persicis, contexium : ce dernier ouvrage est resté manuscrit; 4° l'arapkrastes ehaldœutin librum Paralipontenon : le docteur Edmond Caslcl) s'est servi de cet ouvrage pour la composition de son Lexicon heplagloiton ; S" Matseceth Boracoth. Titulus talmudicus in qno agilur de benedietionibut , piacibus et actionibus giatiarum, adjecta versione lalina in usum studiosorum titterarum talmudiearum, Oxford, in atdt Christi, 1667, in-8". Clarke a encore revu les épreuves des textes originaux de la Bible dont nous avons parlé ci-dessus. J— N.

CLAIIKE (Jean ), l'un des premiers fondateurs de llhode-lsland aux États-Unis, exerçait depuis plusieurs années la profession de médecin a Londres , lorsqu'il se décida A quitter son paya pour venir •'établir dans les colonies anglaises de l'Amérique K|>icntrionale. Bientôt après son arrivée dans le Massacliussctt, il fut forcé de le quitter avec quelques autres compatriotes, et, se réunissant ensemble en corps politique au mots de mai 1038, ils achetèrent des sacliems indiens Aquctncck, qu'ils nommèrent l'Ile de Rhodes ou Hhode-Island. Leur établisse-

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mettt commença à Pocassct ou Portsmoutlt. Clarke y exerça les fonctions de prédicateur, et, en 16 14, il forma, à Ncwport, une église dont il devint le pasteur. Ce fut la seconde église- bapliste instituée en Amérique, lût 1631, il était allé visiter ses coreligionnaires de l.ynn, près Boston, et se pro|»osaii de prêcher devant eux le dimanche suivant, quand il lut an été par un oflicier tlu «cm ornement. Traduit devant la cour des assistants (the court of assistant* ), il fut condamné à une amende de 20 livres .sterling, et rondtiil, en attendant, en prison, où il devait rester jusqu'à ce que l'amende eût été acquittée. Fn lui faisant connaître la sentence, le juge Endicott l'accusa d'msïnu r à des personnes faibles des choses qu'il ne serait pas en état de soutenir devant les ministres, et l'engagea an surplus à discuter librement avec eux. Clarke adopta la pro|>osiiion qu'on lut faisait, et écrivit dans sa prison un mémoire dans lequel il exposait ses principes et offrait de les défendre devant qui on voudrait. Jésus Christ avait seul, suivant lui, le droit de prescrire concernant le culte des lois auxquelles on fût tenu d'obéir. Le baptême, ou l'acte de plonger on tremper dans l'eau (I) (dipping in voter ), était une e$|>éee de sacrement qui ne devait être administré qu'a ceux qui donnaient des signes évidents de repentir envers Dieu et de fui en Jésus-Christ; ces croyants seuls constituaient l'Eglise; chacun d'eux avait le droit de parler dans la congrégation, d'après les talents que Dieu lui avait départis, soit |K>ur sa propre instruction, soit pour prophétiser (tour l'édilicaiion tics autres, et dans tous les temps et dans tous les lieux ils devaient blâmer la folie et ouvrir leurs lèvres pour justifier la sagesse ; et enfin aucun serviteur de Jésus-Christ n'avait autorité pour empéclicr qui que ce soit de pratiquer son culte, toutes les fois qu'il ne nuisait pas aux autres. Aucune discussion n'ayant eu lieu, Clarke paya l'amende, fut mis en liberté, et on lui ordonna de quitter la colonie. Obadiah llulmcs, qui avait partagé son sort, ne fut pas si heureux, car, ayant refusé d'acquitter l'amende de 3!» livres sterling à laquelle il avait été condamné, et que ses amis offraient de payer pour lui, il fut fouetté publiquement à Boston. La même année, Clarke et un M. William se rendirent en Angleterre avec la mission de défendr e les intérêts de la colonie de llltodclsland, et de demander la révocation de la commission du gouverneur Coddington. A son arrivée, Clarke publia le récit des persécutions que ses coreligionnaires éprouvaient dans la Nouvelle-Angleterre, et obtint la destitution du gouverneur. Apres le départ de son compagnon, Clarke resta en Angleterre comme agent de la colonie, pour laquelle il obtint, en 1663, une seconde charte plus favorable. L'année suivante, il revint à Newpoi t, où il continua d'exercer les fonctions du pastnrat jusqu'à sa mort, arrivée le 20 avril 1670. Quelques années au-

(I) t.rs aiubai'IKtr* foui surnommés difpert, mol qui sémite crlm tftt irempe Ujns l'caP, pjite qu'ils prjiiqoi-nt le li.tpumc par

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I uravanr , les quakers ayant excité «les troubles dans la colonie, au mois d'octobre 1075, Clarke et les membres de son église se virent obligés d'exclure de leur communion cinq personnes qui soutenaient « que Tliomme Christ-Jésus n'était pas maintenant «au ciel, qu'il n'était pas non plus sur la terre, ni « dans aucun autre lieu, mais que son corps était «entièrement perdu.» Clarke a rendu de grands Krrviccs à la colonie de Rhodc Islaud, en y Taisant établir un gouvernement libéral et tolérant. L'ouvrage qu'il publia en Angleterre, et dont nous avons déjà parlé, a pour litre : Mauvaises Nouvelles de la Nouvelle-Angleterre, ou Récit de la persécution qu'on exerce dam ce paye. Il y déclare que, tandis que la vieille Angleterre devient nouvelle, la nouvelle devient vieille. Thomas Cobbeit de Lynn en fit paraître la réfuialion. Clarke légua aux pauvres, par son testament, une ferme qu'il possédait près de IScw|K)rl, et dont le produit (levait être employé au soulagement des indigents et servir à les éclairer. On trouve des renseignements sur ce |>er- «mnage dans YIJistoire de C Église de la Nouvelle- Angleterre, par Rackas. D— z— s.

CLAIIKE (.H. w, graveur, né en Ecosse vers HmO, acquit de bonne heure une telle réputation, que K s personna ges les plus distingués des trois royaumes voulurent avoir leurs portraits gravés par lui. La collec tion de ces portraits forme une des parties les plus intéressantes de l'iconographie moderne ; on y voit Guillaume, prince d'Orange, et Marie, son é|x>use, graves dans un médaillon, eu 1000; plusieurs portraits historiques, tels que ceux de lialcs, Gocrtz , Pi idéaux, ele. L'ouvrage le plus remarquable de Claïkc est une grande planche dans laquelle on voit représentés Charles 11 et la reine son épouse, le prince Robert, le (lue d'York, le prince due de Moutmoulli, et le général Monk; la ressemblance de ces différents portraits, jointe au talent avec lequel il» sont graves, donne à celte estampe un caractère vraiment historique. Clarke a gravé, dans un autre genre, trois morceaux d'une originalité tics-piquante, et où l'on retrouve toute l'humeur gaie et facétieuse de l'auteur dlludibras ; ce sont les douze pièces intitulées : the Uumors ofharlequin. Le burin de Clarke parodie avec une gaiele franche cl libre, qui n'a rien d'affecté. Jean Clarke mourut a Londres, en 1721, — Lu autre William CuuikE, ne en Angleterre en 1630, s'était distingué comme graveur daus le même temps que Jean. Il a gravé au burin et en manière noire. Walpole ne cite de lui que deux portraits, dont l'un représente George, duc d'Albermale, d'après une peinture de Fr. Barlow. A-s.

CLARKE ; S\mi i [/>, théologien anglican, sous le protectorat de Cromwcll et le lègue de Charles II, mourut le 25 décembre 10S2, avec la réputation d'un excellent prédicateur et d'un homme plein de probité et de talents. Ses nombreux ouvrages curent beaucoup de vogue dans leur nouveauté, et sont encore lus aujourd'hui ; les plus estimés sont : 1e Viee de» théologiens puritains; 2° le Marlyralogue; 3° ta Moelle ietoiiMn ecclésiastique, in-fol. et in-4*;

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4* Vies de quelqutt pet sonnaget imintntt du siècle passé. Londres, Ids3. in-fol. Sax lui attribue aussi une Histoire de la vie de la reine Elisabeth, Londres, 1682, in-12, en an Jais, ainsi que les précédents.—Son lils, Samuel Clarke, a publié de bounes annotations sur la llible, imprimées avec le texte sacré, une concordance de la bible, un traité de l'autorité divine de l'Ecriture, etc. Il mourut le 21 février 1701, âge de 74 ans. X- s.

CLARKE iSAMttL). célèbre philosophe et Uiéologicn anglais, né à LNoorvkich, le 11 octobre 107.'i, dans le IMorfolkshire. étudia d'abord au collège de sa ville natale, puis à l'université de Cambridge. Edouard Clarke, son père, était alderman de Noorwich, et Tut (tendant plusieurs années député au parlement. La physique de Rohault, entièrement fondée sur les principes du cartésianisme cl traduite en mauvais latin, était alors la base des éludes mathématiques. L'Essai sur l'entendemênt humain par Locke venait à peine de paraître, et il u'y avait pas encore longtemps que Duron avait ouvert à l'Angleterre philosophique la route de l'empirisme. Des subtilités Idéologiques, l'argumentation vide et caplieuse de la scolastique appliquée à l'élude des livres saints, un écho affaibli de la voix de Desrar* tes, déjà si puissante sur !e continent : voilà quelles furent |H>ur le jeune élève de Cambridge les premières révelaliuns de la pensée philosophique. Doué «l'un esprit clair et d'un bon scus admirable, Clai kc sut choisir entre l'esprit du moyeu âge et l'esprit nouveau. Les tendances élevées du cartésianisme influerait sur les premiers développements de son intelligence, et la trace s'en retrouve encore dans les œuvres plus imporlantes des dernières années de sa vie. Claïke cependant se livrait à l'élude de la théologie, et étudiait les livres sacrés dans les originaux grecs cl hébreux. Bientôt il entra dans les ord es, et, s'étant lié avec le docteur William Whisdm, professeur de mathématiques & Cambridge et chapelain de l'évéque de Noorwich, il fut recommandé à cel cvèquc, ami zélé de la science, et nommé bientôt son chapelain à la place de Whislon , qui venait d'être promu à un bénéfice. Clarke fut traité dans la maisop de l'évéque de Koorwich comme ou ami et comme un frère, et vécut douze ans avec lui dans la plus grande inlimilé. Ce fut entre ses mains que l'évéque, en mourant, remit toutes les affaires de sa famille. Clarke avait joint à ses tonnions de chapelain quelques bénélices de peu de valeur. En 1701, il fut choisi pour prononcer les sermons fondés dans la paroisse de Sl-Paul par Robert Boyle, et connus en Angleterre sous le nom de Uoyle's Uclures. Seize sermons pronoucés dans l'espace de deux ans, el imprimés |>our la première fois en lïuii el 1706, furent le début de Clarke dans la métaphysique. Il y traitait de l'existence et des attributs d'e Dieu. Eu 1706, l'évéque de Noorwich lui lit donner la cure d'une proisse de Londres, puis le présenta à la cour, où il fut bientôt nommé chapelain de la reine Aune, et, eu 1709, recteur de St-James. Il avait publié, durant cel intervalle, dif* fércnls écrits théologiques. Eu 1712, purut son ou-

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