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rades voyaient en lut un transfuge et presque un traître. Ces mots magiques de cours martiales, terreur de Lyon, catégories, etc., à t aule desquels on agit si fortement sur les imaginations populaires, retentissaient à ses oreilles ; ceux dont il avait réprimé les concussions joignaient leurs clameurs de mauvaise foi aux cris des dupes, et les royalistes ne se faisaient point assez ses défenseurs. Ainsi, honni sur la lin de sa carrière pour ses vertus comme pour ses faiblesses, pour le bien comme pour le mal qu'il avait pu faire, Clarkc se trouva dans un isolement, un abandon qui le froissèrent et l'humilièrent au point que ses jours en furent évidemment abrégés. Si vie se termina le 28 octobre 1818. 11 avait à peine 55 ans. Clarkc possédait plusieurs langues, écrivait avec clarté, avec correction, et connaissait à fond tout ce qui lient à l'administration militaire. La désorganisation dans laquelle le service se trouvait à la fin de mars 1814 provenait de plus haut que lui, personne aujourd'hui n'en doute. Quant à la trahison dont mille voix l'ont accusé, c'est une sottise de parti : Bonaparte lui-même a pris soin de l'en disculper. On lui demandait a Ste-Hélène s'il croyait que Clarkc lui eût été fidèle : « Oui , dit-il , tant a que j'ai été le plus fort. » Tout le crime du duc de Feltre se réduit à ceci : o 11 ne se piquait « point d'être plus constant que la fortune. » C'est peu noble ; mais c'est aussi loin de la trahison que du dévouement. Et Bonaparte ne s'abusait point aisément sur la fidélité de son entourage. On sait par Bourrienne qu'en 1796 et 1797, après que tout eut été convenu entre Bonaparte et Clarkc, le premier ne se lia point tellement au second qu'il ne fit intercepter toutes ses dépêches au directoire et à Ch. Delacroix : i ien ne s'y trouva de contraire à ce qu'il avait promis au général en chef. Deux traits principaux caractérisent Clarkc : l'un, c'est sa haine pour les fripons (il sortit pauvre du ministère, et pourtant Bonaparte avait doté une de ses lillcs, et jamais le luxe de Gai ke ne fut cité) ; l'autre, c'est sa manie pour les parchemins. Tout entiché de sa noblesse, il se faisait faire des généalogies, et crut un jour avoir découvert qu'il descendait des Plantagcnets. Celte imagination égaya beaucoup Bonaparte, qui lui dit en nombreuse compagnie : « Vous ne m'aviez pas « parlé de vos droits au trône d'Angleterre ; il faut « les revendiquer... » Val. P.
CLARIS (Ju lus), naquit à Alexandrie de la Paille, dans le Milanais, vers ISIS. Il était le quatrième jurisconsulte en ligne directe que sa famille avait produit. Son frère suivait la même carrière. Son aïeul et son père avaient rempli des places distinguées dans la magistrature, l'un en Sicile, l'autre à Milan. A peine eut-il pris lui-même le grade de docteur, qu'il fut lait sénateur dans cette dernière ville. Il avait commencé alors l'ouvrage qui a le plus contribué à sa réputation ; il employa cinq ans à l'achever. Après qu'il eut occupé plusieurs emplois importants dans le Milanais, Philippe II le fit venir en Espagne pour y diriger les affaires de ses États d'Italie ; mais des divisions s'élant élevées entre les principales familles de Gênes, ce prince l'envoya
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dans celle ville pour lâcher de les calmer. Il mourut en chemin à Saragosse, le 13 avril 1575, âgé de 50 ans. Ce jurisconsulte s'était appliqué â approfondir plutôt la pratique que la théorie du droit. Ses ouvrages sont précieux sous ce rapport. 11 avait donné, dés 1559, son livre Receptarum Saitentiarum, dans lequel il traite des testaments, des donations, droits féodaux, jurisprudence criminelle, etc. On a encore de lui cent questions. Plusieurs jurisconsultes ont fait des additions â ses ouvrages, réimprimés successivement â Francfort en 1013 et 1650, et â Genève en 1657 et 1066. La dernière édition esl de cette dernière ville, 1739, in- fol. B— i.
CLARY (François de), jurisconsulte, était né, vers 1550, à Alby, d'une famille qui a donné un premier préaident au parlement de Toulouse. Avocat général au grand conseil, il signala dans cette place son zèle pour la cause royale. Henri IV, usant de clémence envers les conseillers qui s'étaient jetés dans le parti de la ligue, ordonna qu'ils seraient rétablis dans kurs ofliccs; mais Gary soutint que h compagnie avait le droit de se montrer plus sévère que le monarque, et qu'elle devait refuser d'admettre dans son sein des parjures. La harangue qu'il prononça en celte circonstance est intitulée : Remon- Irance au grand conseil du roi tur le rétablissement requis pour les officiers qui ont suivi la ligue. Elle lut imprimée à Tours, 1391, in-8° ; et il s'en lit une seconde édition la même année, sans nom de lieu ut d'imprimeur. Cette pièce a été recueillie dans le t. 4 des Mémoires de la Ligue. Les services de Gary furent récompensés par une charge de conseiller au parlement de Toulouse. H mourut dans cette ville, en 1627. P. d'Hoges, avocat et depuis maire de Chà- Ions-sur Saône, prononça son Oraison funèbre, Toulouse, in-8°. Indépendamment de la remontrance dont nous avons parlé, on connaît de Gary : r fa Description de la belette, en vers français, Lyon, 1578, in-8". Ce petit poème, cité dans la Bibliothèque de Duverdier, est devenu fort rare. 2« PhMppi. ques contre les bulles et autres .pratiques de la faction d' Espagne, Tours, I392, in-8*; ibid., 1611, in-8°. Celte édition est augmentée d'un quatrième discours. W — s.
CLASSICCS. Toyex Civilis.
CLALBERG (Jka.n), né à Solingen, dans te duché de Berg, en 1622, mort à Duisbourg, le 51 janvier 1665, professa la philosophie et la théologie dans cette dernière ville, et les avait auparavant professées à Herborn. L'un des premiers, il enseigna en Allemagne la doctrine de Descartes, qu'il avait étudiée sous Jean Ray, â Lcyde. Ses œuvres philosophiques (Opéra omnia philosophica), recueillies à Amsterdam par les soins de Jean-Théodore Schalbruch , en 2 vol. in-4a, et précédées de sa vie, par Jean-Chrétien Hennius, prouvent combien il était digne d'apprécier le philosophe français et de marcher sur ses traces. On estime surtout sa Logica velus et nova. On n'a pas admis dans cette collection un petit opuscule que Clauberg avait publié à Duisbourg, en (663, in-8°, sous le titre d'Ars etymologica Teulonum ephilosophiw fonlibus derivata. Mor-