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roi, qui le combla de louanges. De retour à Caud, cet artiste fut chargé de travaux considérables jusqu'à la fin de sa longue carrière, et il y mourut le 48 décembre 1716. «Plus grand dessinateur que « son mailre, mais moins brillant coloriste, il se lit « une belle et large manière : sou pinceau était couci tant et facile. Quoiqu'il n'ait pas vu l'Italie, ses « compositions tiennent moins de l'école où il s'était « formé que des grands maitres italiens. Il était in- « telligcut dans ses dispositions et riche dans ses or- « donnances, mais sans contusion : quelques-uns de « ses tableaux pourraient être pris pour des ouvrages « du Poussin. Celui qui représente des Religieuses « portant secours à des pestiférés passe pour son chef- « d'œuvre. Van Cléef est -egardé comme celui des « Flamands qui a le mieux entendu l'art de draper; « ses téles de femmes sont pleines d'agréments, et « ses ligures d'enfant sont charmantes. » Les ouvrages de van Cléef se trouvent rarement dans les cabinets ; on n'y voit guère que quelques esquisses trèsliuies de ses plafonds et de ses grauds tableaux d'autel. V-t.
CLEEMAN (FnénÉRioJEAN-CunisToi'iiE), savant allemand, né le 16 septembre 1770, à Crivitz, aux environs de Sehwerin, et mort, le 26 décembre 1826, à Parchim, dans le grand-duché de iWecklem- Dourg-Schwcrin , était élève de llostock f t d'Iena, avait été adjoint a son pére, prédicateur Leussow, avait ensuite vécu sans fonctions àSchvverin, àLeipsick, à Parchim, puis était devenu rédacteur de la gazelle politique de cette ville. L'Allemagne doit à cet infatigable compilateur de précieux et immenses matériaux pour l'histoire du Merklembourg. Ce sont : 1° Répertoire universel pour l'histoire du luthéranisme dans le Merklenbourg, Parchim, 1809- 1810, 5 vol. grand in-iol. Cet ouvrage, dont chaque volume porte un litre particulier (le 1" Itcpcrtarium universale, le 2!" Syltabus Parchimenstum, le 3* Syllabus Cireulorum), présente sous forme alphabétique les noms de toutes les communes et de toutes les églises luthériennes du Mecklembourg, avec l'indication des divisions ecclésiastiques ou politiques auxquelles elles appartiennent, et la biographie de tous les ministres de la religion de l'auteur. Des pièces justificatives, la plupart tirées des archives, ainsi qu'un grand nombre des (dits mêmes qui forment comme le texte de Clceman, accompagnent ce grand travail, qui complète la bibliographie de l'histoire et la biographie du Mecklenbourg, et qu'augmentent encore «les matériaux pour une table générale de tous les ecclésiastiques mccklenlourgeois antérieurs à l'introduction du luthéranisme d.uis le pays. Les archives consultée par Clceman étaient celles de la surintendance de Parchim, qu'il mit cinq ans à classer; et son répertoire même n'était que l'extrait d'une compilation plus considérable qu'il avait lait p<mr son usage. Le t. 1" contient les tables, ou la nomenclature, avec les faits d'histoire générale ; le 2e est consacre a la biographie des surintendants de Parchim ; le â donne celles des ecclésiastiques inférieurs. 2" Dictionnaire (Archiv -ÎCXWQD) historique, ginéulvgiqucit biographique
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des ecclésiastiques et des églises du Mecklenbourg,\\ré
des archives et d'autres sources rares, des inscriptions , des églises, des papiers de famille, des éloges funèbres, des poèmes, îles programmes, etc., première partie A-Z., avecunSy/faéui t'ustrocienji'j et diverses annexes, Parchim, 1819, in-fol. En dépit du titre, l'ouvrage ne va que jusqu'au J exclusivement. S" Line édition très-augmentée du vieil ouvrage de Cordes, intitulé Chronique et Notice de la ville de Parchim, Parchim, 4825, in-8", avec 4 gravures. Clceman avait publié de plus quelques compositions musicales. Après sa mort on a trouve en manuscrits. l'un Traité théorique de la musique et de l aride l'enseigner ; 2« un Dictionnaire de musique, commencé en 1801, àLcipsick,ct non terminé; 3° des sermons au nombre de cinq-cent irenle-cinq; 4" le grand Dictionnaire biographique (Archivlexicon), eu 16 vol. iu-fol. ; !>• un grand Dictionnaire généalogique, plus volumineux encore, et qui contient le relevé des registres de naissances, mariages et morts de l'église de Parchim et des localités voisines, Neustad, Spu'iiitz, etc. Val. P.
CLÉERS (Hlgies de), chevalier, né a Angers, florissail dans le 1 1* siècle. Il fut député par Foulques V, comte d'Anjou, son seigneur, vers Louis le Cros, pour lui demander de le rétablir dans la charge de sénéchal, qu'il prétendait héréditaire dans sa famille. Louis, qui désirait se concilier l'amitié du comte d'Anjou, pour l'opposer à Henri 1er d'Angleterre, lui accorda sa demande, et il fut convenu que Guillaume de Garlande, alors en possession de la place de sénéchal, en ferait hommage a Foulques, et que ceux qui en seraient pourvus à l'avenir recevraient leur investiture des comtes d'Anjou. Hugues de Cléers a fait lui-même le récit de cette négociation dans un petit ouvrage inséré dans les hislorim Franeorum Scriplot cs de Ducliestie, t. 4 ; dans les notes de Sirmoud sur les Lettres de Gotlefroy de Vendôme, Paris, 1C20; dans les œuvres de Sirmond, t. 3 ; et enfin, dans les Misecllanea de Baluzc, t. 4, in-8" : celte dernière édition, corrigée sur un ancien manuscrit deSt-Aubin d'Angers, passe pour la meilleure ; mais l'ouvrage est irés-imparfait. La réintégration des comtes d'Anjou dans la charge de sénéchal est de 1 118. W— s.
CLEGHOHN (George), savant médecin, né le 18 décembre 1716, à Granton prés d'Edimbourg, fit ses études médicales sous le docteur Alexandre Monro, l une des lumières de l'université de cette ville, et profita si bien des leçons qu'il en reçut, qu'eu 1736, ayant à peine atteint sa vingtième année, il fut nommé chirurgien du 22" régiment ti infanterie, qui se trouvait alors à M inorque. Pendant un sx jour de treize ans qu'il fil dans cette ile, il employa tous les moments dont il pouvait disposer à des recherches sur la nature des' maladies épidémiques, et à satisfaire sa passion pour l'anatomie, en disséquant des cadavres humains et des singes qu'il Taisait venir de la côte île Barbarie. En 1749, il quitta M inorque et se rendit en Irlande avec son régiment, et dans l'automne de 1750, il vint à Londres, y suivit les cours danatomi: du docteur Hunier, et
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y publia son Traité des maladie* épiâémiquet de Minorqur, depuis l'année 1744 jusqu'en 1740, Londres, 1751, in-8°; idem, 1768. in-8\ ouvrage très-estiiné, d;ins la rédaction duquel il fut aidé par son ami Folhergill, et où Ion trouve beaucoup d'observations neuves ou importantes. Il traite aussi du climat, des productions et des habitants, et donne un catalogue des plantes qui y croissent spontanément, dont plusieurs sont trèsrares et ne se trouvent que dans les contrées les plus chaudes de l'Europe. L'auteur indique les propriétés de quelques-unes de ces plantes. La partie qui concerne l'histoire naturelle de Minorque a été insérée dans des collections de voyages. C'est principalement Clcghorn qui introduisit l'usage des végétaux acides dans les lièvres intermittentes et putrides, ainsi que l'usage prompt et abondant du quinquina, qu'on avait regarde auparavant comme nuisible ou inutile dans ces maladies. En 1751, le docteur G'Icglmrn alla se fixer a Dublin, dont l'université le nomma par la suite professeur d'anatomie ; le collège des médecins l'admit, en 1781, au nombre de ses membres honoraires. Il lut un des premiers membres qui composèrent l'académie irlandaise pour l'encouragement des arts et dessciences, et fut élu, en 1777, membre de la société royale tic médecine de Taris. Pendant les dernières années de sa vie, Cle:;liorn, en s'orcupant de sa profession, consacra ses moments de loisir h l'agrirullure et à l'boi tieulture. 11 est mort au mois de décembre 17«9. On trouve des renseignements sur la vie de. ce médecin dans les Mémoires de Leltsom. Le docteur Cleirhorn s'était hé, étant au collège, avec le docteur Folhergill d'une amitié intime, (pic le temps n'avait fait que cimenter ; et, dés cette époque, ils avaient formé avec quelques-uns de leurs condisciples une petite réunion, d'où la société royale de médecine d 'Edimbourg tire son origine. X - s et D— P s.
CLELAND (Jean), auteur anglais, né en 1707, était fils du colonel Cleland, ce célèbre membre imaginaire du club du Spectateur dont Steel a traité le portrait sous le nom de Will Honcycombe. Après avoir été élevé à l'école de Westminster où il lut admis en 1722, et où il fut le condisciple de lord Manslicld, on l'envoya à Smyrne en qualité de consul, et de la aux Indes orientales, d'où, par une kuite de querelles qu'il se fil avec quelques membres du gouvernement de Itomhay, il fut lorré de tuir précipitamment. De retour dans sa patrie, Batislorluneetsansélat, il y contracta des deltcsquïl paya de sa liberté, le seul bien qu'il eût au monde. Pendant qu'il était en prison, un I. braire lui proposa^ pour se tirer d'afTaire, de composer quelque ouvrage licencieux, et par là d'un débit sûr. Clélaml saisit celte idée, et écrivit les Mémoires d une courtisane (llic Womanol pleasure). ou Icsavenlures les plus seandaleusesct les images les plus indécentes sont présentées dans un langage cynique, mais sous des loi mes séduisantes et dans un style trés-élegant. I.c libraire acheta le manuscrit 20 guinées. et en retira plus de 10,000 liv. stcrl. L'auteur fut appelé devant le couwi! privé; nuis le président, Jean, comte de VJJL
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Grandville, l'excusa sur sa pauvreté, et pour le mettre à même d'employer plus noblement ses talents, lui fit accorder une pension de 100 liv. sterl., dont Cleland jouit jusqu'à sa mort, arrivée le 23 janvier 1789. On a aussi de lui: l'Homme d'honneur, écrit en expiation de l'ouvrage précédent; les Mémoires d'un Pal (Coxcomb), et quelques écrits sur des sujets politiques et philologiques. C'est une chose remarquable et caractéristique des mœurs nationales, que Cléland. recherché d'abord dans la meilleure compagnie pour les agréments de son esprit et de son commerce, en fut banni sans retour dès qu'il fut connu pour l'auteur des Mémoires d'une courli- '«'"• . S-n.
CLEL1E, jeune Romaine célèbre par son amour pour sa patiic, et par une action courageuse. L'an 247 de Home, 207 avant J.-C., Porsenna, qui avait embrassé la défense de Tarquin, fut déterminé à faire la paix avec le sénat, parce que ses troupes commençaient à murmurer de la longueur du siège, et Aruns, son fils, grand admirateur des Romains, l'alTermil dans celte résolution. Les Romains lui livrèrent à celte occasion» en qualité d'ola-res, dix jeunes garçons et dix jeunes filles appartenant à des familles patriciennes. Clelic était du nombre de ces otages. Elle se baignait sur les bords du fleuve, lorsque l'aspect de sa ville natale excila en elle le désir d'y retourner ; clic se jeia à la nage, et encourageant ses compagnes à la suivre, toutes revinrent dans leurs familles. Le consul Publicola, craignant avec raison que la fuite de ces jeunes filles ne fût regardée comme une violation «le la trêve, envoya prévenir Porsenna qu'il allait les lui renvover aussitôt, et ss mit lui-même à la tète de la Iroupê qui les reconduisit au camp des Etrusques ; mais IcsTarquius se placèrent sur le chemin pour les enlever. La violence de celle famille élail trop connue pour ne pas inspirer le plus légitime effroi ; le consul, déterminé à faire connaître à Porsenna cette tentative perfide, eut le bonheur de pouvoir lui envoyer sa fille Valérie, qui était du nombre des fugitives. Aruns saisit avec |oie l'occasion d'agir selon ses sentiments secrets, et de s'opposer à une entreprise injuste. Il accourut avec un grand corps de cavalerie sur le lieu de Pallaque, cl mit en fuite les agresseurs. Porsenna, indigné contre les Ta rq ni ns, leur ordonna de sortir de son camp. Il voulut ensuite savoir qui des jeunes filles avait excité ses compagnes à prendre la mile ; Clehc alors se nomma, et déclara qu'elle seule était coupable. Porsenna, qui avait de la grandeur d'àme, mit en liberté, non-seulement les otages, mais mémo les prisonniers qu'il avait laits; de plus, il fil présent à Clche d'un beau cheval, richement enharnaché. C'est probablement re don qui lit croire à plusieurs auteurs que Clélie s'était enfuie sur un cheval qu'elle avait trouvé par hasard. Aurélius Victor cl Florus sont de cette opinion, que plusieurs peintres ont adoptée lorsqu'ils ont retracé ce fait. Titc-Livene fait point mention de celle circonstance; il dit que les jeunes filles traversèrent le fleuve à la vue des Toscans, qui leur lançaient des flèches de tous cotés Quoi qu'il en soit, oncleva dans la voie Sacrée uue