V.ll. mtr.. I..rt», M Mf
ï r* ( if Tr > - i: l r ' «t fe I mTB
Cary*» cwatMhcret »imd,ib ,
ci «lui de Properec (t 3, tleg. «I, ». »S) :
Le «Tant ïjbcïsI pen«e qu'il «t plus probable qne Cléopâtre m donna la mon en prenant un narcotique poissant ; tl oppose au témoignage des écrivain» latin* celui de* historiens grecs, qui prelcndent que la reine portai toujours sur elle quelque subManrv * meneuse, et qu'elle fut trouvée ensevelie dans un sommeil tcihargrqur, ainsi que deux de ses es. Iave<. doul l une, donnant encore quelque signe de vie, expira peu de temps âpre». Oi-s.
(i i Les statues de Clcopatrv turent conservées en Fcvpte par U générosité d'AIrhibius, l'un de ses amis, qni donna 1.000 latents a Auguste pour qo il ne les détruisit pas avec celle» d'Antoine. Le II» qu'elle av«i tu de Gsir, Cesarton, tut mis 4 mort rar le
CLE 429
CLKOPATRK, fille delà précédente et de Mare- Antoine, fut conduite à Rome avec ses frères pour servir au triomphe d'Auguste. Ses parents lui avaient donné le nom de Séléné ( Lune), en donnant à son frère jumeau, Alexandre, celui de Soleil. Lorsque Octave rendit à Juba le royaume de son père, il lui donna pour épouse celte jeune princesse, qui obtint que ses frères restassent auprès d'elle en Mauritanie (vers l'an 50 avant J.-C). INous avons des médailles de cette reine avec son portrait, au revers «le celui de Juba. Ces monuments nous apprennent que Cléopdtrc resta fidèle a la langue de son pays. Les inscriptions qui se trouvent du côté de sa tète sont en grec, tandis que celles qui ont rapport à JhI« sont en latin. — Une autre Ci.éopatue, fille du grand Mithridate, épousa Tigronc, roi d'Arménie, lorsque ces deux rois se réunirent pour s'opposer à la puissance des Romains. T — n.
CLfcOPHAISTE, natir dcCorinthe, était regardé chez les anciens comme le premier artiste grec qui eût appliqué de la couleur sur des dessins, et par conséquent, en ce qui concerne la Grèce, comme l'inventeur de l'art de peindre. Pline dit qu'il n'employa qu'une seule couleur, de la brique pilée : Primtti invenit eat (lineat) colorare, letla, ut ferunt, trila. Les conjectures auxquelles cet auteur se livre pour déterminer l'é|>oque où Cléophante vivait prouvent que les Grecs n'avaient à cet égerd aucune notion certaine. Ou ne saurait supposer avec lui que Cléophante accompagna en Italie Démarale, père de Tarquin l'Ancien, puisque Démorate abandonna Corinthe pendant la tyrannie de Cypsélus, et que, vers le tcm|>s de ce dernier prince, déjà Rularque employait toutes les teintes nécessaires pour imiter le coloris de la nature. ( Voy. Bllarqce.) Il est plus naturel de croire qu'il exista deux peintres nommés Ctéophanie. L'inventeur de la peinture Tut nécessairement plus ancien queCimon de Clconéc, qui, le premier, fit sentir les jointufes des membres, et peignit des tètes en raccourci, vues dans toutes sortes de positions; plus ancien qu'Eumaie, qui distingua les sexes; plus ancien qu'Hygiœnon,
conseil d'Arrin», qui représenta a Oetave l'inconvénient de laisser plusieurs Césars dans l'empire. Elle eut de Marc-Antoine trots enfams, Alexandre, Ptolemee et Cléopâtre. Le premier avait clé fiancé a Jniape. Bile du roidcMrdic, et Antoine lui donna l'Arménie, la Medie et la Parihie qu'il devait conquérir. Ptolémée eut la Svrie, laCiheie. ele. Ces deux princes prirent alors te litre de rois des ro.s. Cléopâtre, Mrnr jumelle d Alexandre, eut en partage la Cvrénalque. (l o». I article suiv.) T-*. - Boilel rit représenter, en 1741. une Iragcdie l'atnMlM el CtHtpAtre. Robert Garnier, en «57», J. Nairrl.cn 1300, el la Thohlliére. en 1»t>7, avaient donne une tragédie de MtroAnlotnt ; Etienne Jodelle. en 1553. Montreux, en 4 .«», Benserade, en «655, la Chapelle, en I6M, Marroontel. en «750, L. (Lingurl) en 1775, Brenl jouer chacun une CUapHtre. Dans ta pièce de Marmontcl, qui n'eut que onie rct resemaiions, la reine se tuait avec un aspic automate de Vauranson, ce qui donna lieu a nne épigramme lrés-piquanie du poéie Lebrun (t. I, épigr. *0>. Celle ir.ife,jie recrut avec des changement en «;»*; mais elle n'est pas restn- au tlnatre. Le eomie Jules Landi a cent en italien la l té rfe Cltoyèin. Vente, 1531, r. imprimée a Paris env78«,et iraduile en français par Bertrand Barrere. Pari*. 18 9. tn-i». L'onvragede Landi uest qu'un roman. Basaccioni a donné nne C/eojw(r«, Venise. t67î. 6 vol. tn-s*. Calprenede en a fait one en français. Paris, 16*»; Leyde, ,S37,il vrot. petit in-S" ; lUffe* par ûc- BOiM. Pans <789. 5vol.ln-IS.
Dinias et Charmas, peimrcs monochromates , ses I imitaient. Il dut aussi être antérieur à Dédale, statuaire, de qui les ouvrages rcnlerinaicnl déjà, disait-on, quelque chose de divin. Or, Dédale viviit, suivant les calculs de Larchcr, 1 500 ans avant notre ère, et Cimon, Eumare, llygionon cl les autres peintres monochromales reniouleut à des temps si reculés, que les Grecs ne pouvaient leur assigner Mienne époque. Il est donc très-vraisemblable «pie Cléophantc. l'inventeur de la peinture monochrome, vivait nu moins 1400 ans avant J.-C., et même plus aiidenin nient. [Voy. Pline, I. 33, ch. 3 )
CLÉOPI1ILE (Fhan<;ois), dont le vrai nom était OCTAVIO, nai|uil à Fano, ville de l'Etat de l'Eglise, m 1447. Ce fut pompunius Lstua qui lui conseilla de prendre le nom de Cléophile (amateur delà gloire), lorsqu'il était à Home. Ayant passé de cette ville à Vttcrbe, il y enseigna les lettres avec succès; mais il s'attira, j>ar sa sévérité , le ressentiment de ses écoliers, qui le lircut attaquer en trahison. Il reçut à la main une blessure dont il fut estropié, et se retira à Corneto, où il se maria richement, l ue chaire d'humanités lui ayant été ol'lcrle a Fano, sa patrie, il allait se mettre en rouie pour y retourner, lorsqu'il lombn en défaillance, et mourut trois jours après, le 2G décembre 1 490, âgé de -43 ans, non sans soupçon d'avoir été empoisonné par son beau-père, qui voulait sr soustraire nu payement d'une dot considérable qu'il lui ava l promise. Les princes de la maison de Mcdiris honoraient Cléophile «le leurs bontés. On a de lui quelques ouvrages eu prose et en vers. Les plus connus sont : 1° Epistolarum de Anunibus liber, cl Carmim nonnutla, Naples, 1478, in-4", très-rare; 2° LibtUut de Cartu pnetarum, Paris, 1303, in-4*; 5" Opéra nunquam alia* impressa. An- Intpnlhromachia; hitloriade bclto funcnsi....Vano, 1310, in-80, rare. C. T— v.
CLÉOPHON, fameux démagogue d'Athènes, était d'une naissance si obscure, qu'on doutait même qu'il fût Athénien, et Aristophane, dans sa comédie «les Grenouille*, donne à entendre qu'il était lhrace. Doué de quelque facilité à parler, il acquit beaucoup de crédit sur le peuple. Les Larédéuionicns, après la bataille des Arginuses, ayant offert la paix aux Athéniens, a condition de garder chacun ce. qu'ils avaient pris, excepté Décelie, qu'ils offraient de rendre, Cléophon, couvert de ses armes, se rendit a rassemblée, et parla fortement contre la paix, en disant qu'il n'y consentirait jamais, a moins que les Laeédémonicns ne rendissent toutes leurs conquêtes. Il ne lui fut pas difficile d'entraîner le peuple athénien, à qui le moindre succès faisait concevoir les espérances les plus chimériques, et la négociation fut rompue. Après la bataille d'/Egos-Potamns , ( léophon, s'etant apen.ii que le sériai conspuait contre la liberté du |>cuple, osa le dire publiquement, et excita une sédition contre lui ; mais comme le peuple était déjà abattu par ses revers. Satyrus, qui dcwnt l'un des trente tyrans, décida le Sénat à un acte de vigueur, en faisant arrêter Cléophon. On le livra à un tribunal, et Satyrus, craignant qu'il lie fût pas condamné, lit rendre, sur la proposition
CLK
de Nicotnachus, une loi pour autoriser le sénat, qui cependant était partie dans ce procès, à se réunir au tribunal pour le juger. C'est ainsi que Cléophon lut condamné à mort vers la liu de l'an 405 avant J.-C. Ses biens, à ce que dit Lysias, n'étaient pas, a beaucoup près, aussi considérables qu'on l'avait supposé d'après la part qu'il avait prise aux affaires publiques. Arislolc cite son discours contre Critias. Cléophon fui souvent eu bulle aux traits de* poêles comiques; le poète Platon avait donné son nom a une comédie où il le déchirait, et on prétend qu'Euripide a voulu le designer dans les vers 892 et suivants de son Oresle. — Un autre Cléopiiok, ancien poêle grec, est cité comme ayant écrit des tragédies, par Aristole, dans sa Potlique (ch. 22), et dans son livre contre la Sophiste* ( I. 4, ch. 14 ). C — R.
CLEOSTRATE, de Tcnédos, vivait en la 74e olympiade, du temps de Tarquin le Superbe. Suivant Ccnsorinus, quelques écrivains le croyaient le premier auteur de l'octaétéi ide, période iuuisolaire attribuée plus communément à Eudoxe. Suivant Pline, il filconuailre les signes du zodiaque, et principalement ceux du bélier et du sagittaire. Dans ce passage, un commentateur a cru voir la première idée du mouvement de précession qui déplace les constellations et les fait avancer continuellement dans le zodiaque. Cette conjecture est tout à fait dénuée de fondement, et ce qu'un sait de Cléoslrate se réduit a peu de chose. ( Voy. Pline, I. 2, ch. 42, et llygin, l'ocl. astumom. , eh. 3. ) D — L — E.
Cl. ETUIS, roi lombard, fut élu par ses compatriotes, après la morl d'Eltnigisc, au mois d'août 373. Dienlol il se rendit odieux par une cruauté excessive. Après dix-huit mois d'un règne dont aucun événement ne nous est connu, il fut tué par un de ses |taixnts au commencement de l'année 373. Son lils Autharis, qu'il avait laissé en bas âge, fut élu ni à son lour, après un interrègne de dix ans. ( Voy. Paul Diacre, liv. 2, et les Annales de Baronius, ann. 371-73.) S — S — t.
CI.ERAMBALLT ( Loi;is-Nicolas ) , né à Paris en 1U7G, y mourut en 1749. Sa famille était, depuis Louis XI, attachée à la cour. Dés son enfance, il annonça pour la musique de grandes dispositions, et (il exécuter à treize ans un motet à grand checur, de sa composition. Louis XIV le nomma organiste de St-Cyr, et suriutendanl des concerts de madame de Maiulenon. Les cantates de Clérambault ont encore aujourd'hui du naturel et de la grâce, le style en est facile ; elles sont généralement bien accentuées. Celle iVOrphée passe pour son chef-d'œuvre. On a de lui : 1° Départ du roi, idylle exécutée à St-Cyr, Paris, 1743, iu-8°; 2» Cantates, Paris, 1703, I7»0, 5 vol. in-fol. ; 3° plusieurs autres pièces de musique. — César- François- Mcolas Clèiumbai lt, son lils, organiste de St-Sulpice, mort le 20 octobre 1700, • laissé aussi des cantates et autres COiliposi lions musicales. D. L.