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des lettres et un journal. On y voit qu'elle avait
épousé son mari sans/aimer, et que de son côté i ne l'aimait pas davantage ; elle se plaint souvent de sa froideur, cl de ce qu'il néglige là fille unique qui leur était restée. 1) — z — s.
CU F FOND (Anne), fille du précédent, naquit à Skipton, l'un des châteaux de son fu ie, le 50 janvier 1.'ï80. Celui-ci ayant perdu, ainsi qu'on l'a vu dans l'article précédent, deux enfants qu'il avait eus de Marguerite Husscl , Anne devint seule héritière, et entra en possession d'immenses propriétés. Mariée d'abord à Richard lord Buckhurst, depuis comte de Dn-et, elle épousa en secondes noces Philippe Herbert, comte de Pembroke et de Montgommery. L'ne lettre fort laconique, mais d'une extrême énergie, adressée par elle à sir Joseph Williamsor., secrétaire d'Étal de Charles, est MU principal titre au souvenir de la postérité. C'- ministre l'ayant invitée à nommer un candidat pour le bourg d'Appleby dont elle disposait, celte dame lui notifia ainsi son refus : a J'ai été cx|>oséc aux querel- « les d'un usurpateur, une cour m'a négligée ; mais « je ne veux pas qu'un sujet m'impose ses lois: vo- « tre homme n'aura point mon appui (I; » Plusieurs écrivains anglais comparent la réponse d'Anne Clifford, que lord Orlord a publiée «laits le ir 14 «lu World (le Monde), aux morceaux les plus cloquent» de l'ancienne Grè.e. Le docteur Campbell explique, dans sa Philosophie de la Rhétorique, la cause de l'admiration générale produite par I apparition de ce peu de lignes. Pennant considère Anne Cliftord comme la personne la plus éminente de son siècle, par la haute portée de son esprit, son extrême magni licence et sa libéralité; et Walpolc, outre ce qu'il en dit dans le World, l'a placée dans son Catalogue des nobles auteurs, etc. Il nous apprend qu'elle a écrit les Mémoires de Richard, comte de Dorset, son mari, ainsi que des mémoires sur ellemême et sur ses enfants. On trouve dans la collection barléicnne, sous le n° 0177, un manuscrit d'Anne Clifford très-curieux, quoique fort prolixe, fatigant à lire, et rempli de ré|>étitions et de détails personnels très-oiseux, ce qui pourrait faire mettre en doute les perfections intellectuelles dont Pennant doue l'auteur. Elle nous informe, par exemple, que par la grâce de Dieu elle fut engendrée par son vaillant père et conçue par sa vertueuse mère, le 1" mai 1589 (2), dans la maison de lord Wharton, dans Channel-row à Westminster, tout près de la Tamise; qu'elle ne naquit cependant que le 30 janvier suivant, que sa mère la mit au monde dans l'une des principales résidences de son père, appelée le château de Skipton dans le Craven, etc., etc. Dans le sermon qu'Edouard Rainbow, évèquc de Carliste, prononça a ses funérailles, il fit allusion aux nombreux bâtiments qu'elle avait fait construire pendant
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