‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 71 sur 117 · M CLI · texte numérisé non relu

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Cliflon est établie sur plusieurs ouvrages : *.* the State of Physiek ancienl and modem, etc., Londres, 1732. in-8°, traduit en 1742 par L. D. F. (l'abbé Dcsfontaines), sons ce lilre : Etat de ta médecine ancienne et moderne, avec un plan pour perfectionner celle-ci. Le traducteur y a joint les expériences de Haies sur le remède de mademoiselle Stéphcns. Cette esquisse historique présente quelques idées ingénieuses, quelques vues utiles; mais elle offre aussi de nombreuses lacunes, et n'est pas exempte d'erreurs. Clilton prétend qu'Hippocratc a entrevu le système de l'attraction, et qu'il a été par conséquent un des précurseurs de Newton, f Hippocratet upon Air, Buter and Situation, etc., Londres, 4734. in-8». C'est une version anglaise : r du beau traité tiiiippocrate tur l'Air, l'Eau et les Lieux; 2» des Épidémiquet et des Pronoifir* dans la maladies aiguës, du même auteur ; 3" de la sublime Descripllbn de ta peste d'Athènes, pnr Thucydide. Cliftoti a tres-bien coordonne ces matériaux, et les a enrichis* de notes intéressantes. Jaloux de contribuer au perfectionnement de l'art de guérir, il avait publié bu 1731 des tableaux qui devaient servir de modelés aux praticiens pour la rédaction de leurs observations les plus importantes; mais ils n'obtinrent pas le suffrage des médecins, qui, loin de les adopter, les critiquèrent vivement. Clifion avait aussi promis une édition complète et méthodique des œuvres d'Hippocrate avec un commentaire ; elle n'a point ru le jour. C.

CLIGNE IT (Jacques-Arnould), était en dernier lit-u conseiller à la Itaute-cour de la Haye, et depuis IM9 membre de la seconde classe de l'Institut des Pays-Bas. Il connaissait très-bien l'ancienne langue hollandaise, et montrait, dans cette partie de la philologie, autant de sagacité que d'érudition, quoiqu'il appartint plutôt à la vieille école critique de lluydccoper {voy. ce nom) et de 'l'en Katê, qu'a l'école moderne deJacquesGriram. Il lit d'abord pour le Tlicuïomsta une prélace étendue et intéressante, dans laquelle il clicrche à démontrer l'étroite nnalogie qui existe entre le bas-saxon et le hollandais ou flamand, et prouve ainsi qu'il avait entretenu un commerce familier avec les auteurs allemands et néerlandais du moyen âge. Le Theutonisla est un vocabulaire latiu-bas-saxon et bas-saxon -latin, in-fol. à deux colonnes, imprimé à Cologne, en 1477, chez Arnold Therbornen. U Sema en a donné la description dan* son Dictionnaire bibliographique choisi du I V siècle, t. 3. p. 343-344. On avait longtemps attendu une nouvelle édition de cet ouvrage aussi rare que précieux pour la connaissance du Medesduihch.vl sur lequel on trou\e un jugement motivé dan> l'Histoire de la langue néerlandaise d'Ypey. Ce ne lut qu'eu 1804 que |>aiul la première partie, contenant les termes bas-saxons et leur interprétation en latin, le tout précédé de la préface de Clignett. De 1781 à 1783, ce savant, en société avec Jean Sleenwinkel , pt.blia des Mélanges philologiques (Taalkundige mengclingcn), en 3 cahiers. Pendant les années 1783 et 1783, parurent, sous les auspices de celte honorable amibe, le I" et le 2e volume du

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Spiegtl historiael (le Jacques van Maerland {voy. re nom); le 3» volume ne vit le jour qu'en 1812, imprimé A Amsterdam ( et non pas à Lcyde , comme les autres), sons la direction de la seconde classe d* l'Institut et avec les notes de Steenwinkel. La préface et les remarques entre parent hôses sont de Bllderdyk. En 1823, la société littéraire de Leydc, qui. l'année précédente, avait admis dans sotl reenei; un fragment de la Guerre deTroie de Maerland, annote: par M. W.-C. ArkersdycV, et, en 1818, un lambeat de la troisième partie do JMtrofr Awtoriaf, communiqué par M. J. Clarisse, fit imprimer un autre morceau de ce poète, tiré de la quatrième partie de son histoire rimée, et accompagné des observations de M. Hoffmann de Fallersleben. MM. Willcms et Monc en ont mis également au jour un certain nombre de vers inédits. — Clignett donna en 1819 un recueil pour l'ancienne littérature néerlandaise ( bydragen lot de oudr iïederl. letterkunde ), la Haye, in-8». Ce livre contient snixatite-sept fables sotts le nom tïEsopet, avec un pcême de Guillaume van Hillegaersberch , sur la coutume immémoriale de porter la santé de Ste. Gcrtrude, poème dont on peut prendre une idée dans les Archives pour servir à l'histoire des Pays-Bas , t. 4 , p. 57. Clignett a publié à la lin de ses jours l'exposé du nombre de manuscrits employés par Huydecoper ( voy. ce nom ) pour son édition «le Melis Stoke ( Yertoog over het aanlal der Handschriflen door Huydecoper gebrviktbyde uitgaaf des Itymkronyrk van Melis Slokr), la Haye, 1825, in-8* de25 p.Clignett était parvenu à l'âge de7 1 ans et jouissait d'une belle vieillesse, quand il fut frappé iPn plevic et mourut le 30 décembre 1828. R — g.

CLIMAQUE (Saint Jean), qu'on croit originaire de la Palestine, naquit vers l'an 325, et lut disciple de St. Grégoire de Nazianze. Ses rapides progrés dans les sciences lui firent donner dans sa jeunesse le surnom de Scolastique, qui supposait alors un grand talent uni à de vastes connaissances. Ln livre intitulé Climat ou Échelle lit ensuite donner à Jean le surnom de C.limaque, sous lequel il est connu. Dès l'Age de seize arts, il renonça au monde pour aller se livrer à la vie contemplative dans les déserts du Sinal. Il choisit nn ermitage éloigné du monastère, bâti sur le sommet de la montagne, et se mit sous la direction d'un vieil anachorète nommé Martyrius. Après quatre ans d'étude^ de silence et d'épreuves, il prononça les vonix monastiques; et Martyrius étant mort en 560, il sè retira dans l'ermitage de Tholc, au pied du Sinal. Nourri de la lecture des livres saints et des Pérès, il devint un des plus savants docteurs de l'Eglise. 11 voulait vivre seul, entièrement inconnu au monde; mais le bruit de sa vertu et de sa science avait traversé les solikides du désert. On vint bientôt le consulter de toutes part*. Craignant la vanité secrète qui porte les savants & parler et A discourir longuement, il gardait souvent le silence, sans contredire ni disputer ; mais les passions pénétrent jusque dans les cellules. Quelques anachorètes accusèrent Climaque de rechercher dans de vains discours les applaudissements des hommes, et il passa prés d'un

an sans parler. Cependant, désarmés par son humilité , ses ennemis mêmes le conjurèrent enfin de continuer d'instruire ceux qui s'adressaient a lui. Il avait soixante-quinze ans, et il en avait passé cinquante-neuf dans la solitude, lorsqu'il fut clu, en 600. abbé du grand monastère du mont Sinai. On parlait partout de sa sagesse, de son expérience Consommée. St. Grégoire le Grand lui écrivit pour «e recommander à ses prières, et lui envoya une somme considérable pour l'hôpital des pèlerins bâti a quelque distance du Sinaï. Après avoir gouverné pendant quatre années les moines de la montagne et les anacltorétes du désert, St. Jean Climaque se démit de sa dignité pour se livrer entièrement a la vie contemplative, et il mourut dans son ermitage de TlioleHe 30 mars 605, à l'âge de 8o ans. Ses œuvres ont été imprimées en grec et en latin, S. Joanau CUmaci Opéra omnia, Paris, 1633, in-fol. La version latine est de Matthieu Itaderus, éditeur ; on avait auparavant celle d'Ambroise Camaldule, qu'Jaselt lit réimprimer â la lin du 16* siècle. Ces œuvres contiennent : 1* l'Echelle du ciel, en grec k, (Climax). Cet ouvrage ascétique l'ut composé à la prière de Jean, abbé de Raithe, monastère situé aupri s de la mer Rouge. L'auteur lui donna le titre à' Echelle, parce qu'il imagina trente degrés pour conduire l'âme a la perfection. Il est écrit en forme d'aphorismes ou de sentences; le style en est simple et concis. On y trouve beaucoup d'onction, des sentiments élevés, le tableau de toutes les vertus, des paraboles et des traits historiques tirés principalement de la vie religieuse, qui présentent les préceptes en action. Cet ouvrage a souvent été imprimé séparément cl traduit en français. On trouve dans la Bibliotheca Patrum les commentaires grecs de Jean, abbé de Raithe, sur VEchellt tainte. On conserve à la bibliothèque de Venise les commentaires manuscrits d'Élie, métropolitain de Crète, qui vivait environ cent cinquante ans après St. Jean Climaque. ( loy., pour divers commentaires grecs sur VEchellt, le P. Uontfaucon, liibliolheca Coisliniana, p. 305. ) On a cnlin les commentaire» latins de Denys le chartreux, d'issell, docteur flamand, etc. 2° Lettre au bienlieureux abbé de IlaUhe ; elle a été traduite en français par Arnauld d'Andilly ; il en existe des versions latines qui ont eu plusieurs éditions; elle est regardée comme le plus parfait des écrits de Climaque. 3° Plusieurs opuscules de la Nécessité du péché d'Adam, etc. 11 n'est point d auteur grec dont le texte ait été plus altéré |>ar les copistes, parce qu'il n'en est point dont on ait fait plus de copies. Le plus ancien de tous les manuscrits grecs de l'Echelle sainte, qui se trouve à la bibliothèque royale, et qui fut apporté de Florence par Catherine de Médicis, passe pour avoir neuf cents ans d'antiquité. La vie de St. Jean Climaque, écrite peu de temps avant sa mort par Daniel, moine de Raithe, a été plusieurs fois imprimée. Lne autre vie du même saint, par le Maistre de Sacy, précède la traduction de l'Echelle saint* donnée par Arnauld d'Andilly, Paris, 1688, in-12. V— vi.

ÇLIMEPÏT (JQSEPU), évèquc de Barcelone, né

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le SI mars 1706, à Castellon de la Pion au royaume

de Valence, lit ses éludes dans la ville de ce nom, y prit le bonnet de docteur en théologie, fut successivement professeur de philosophie à l'université, curé, théologal de la cathédrale, et se distingua par sa vie exemplaire, par ses charités et par son talent pour la prédication. Nomme en 1766 à l'évéché de Barcelone, son humilité le porta d'abord à le refu- I ser ; mais les instances de la cour l'obligèrent enfin | a l'accepter. Il s'y concilia le respect et la confiance | de ses diocésains par la pratique de toutes les vertus épiscopales, et par des établissements utiles, comme des fondations d'hôpitaux, d'écoles gratuites, par des fonds pris sur ses épargnes pour distribuer de bons livres a bas prix. Il traduisit lui-même en espagnol les Moeurs des Israélites et des Chrétiens, de I abbé Fleury, publia la traduction des Instt uclions sur le mariage de le Tourneur, par la comtesse Montiso, accompagnée d'une épi ire intéressante à cette dame. Parmi ses instructions pastorales, qui sont comme des traités sur chaque matière, on distingue celle de 1769, qui a été traduite en français, sur le renouvellement des études ecclésiastiques, où il trace d'excellentes règles, el indique les bonnes sources avec un grand discernement; celle du jubilé de 1770, pleine de cuoses solides touchant l'usage des indulgences el les abus qui peuvent s'y introduire; celle qui accompagnait la traduction de la rhétorique de Grenade, destinée à diriger l'école qu'il avait établie pour la théorie el la pratique de l'éloquence chrétienne. Il fut dénoncé au roi pour son instruction de 1769, parce qu'il y parlait avantageusement de l'église d'I treclit. Mais une commission, composée de cinq archevêques ou évèques et de lieux généraux d'ordre, chargée d'examiner l'ouvrage, justifia pleinement l'auteur. Le résultat en fut même de prier Clément XIV de faire examiner les plaintes de celte église ; il y eut en conséquence un ordre du pontife d'écouter l'agent des églises bclgiques soumises à l'archevêque d'Utrecht. Climent réussit, en 1773, a apaiser une sédition occasionnée par une levée de milice, dont Barcelone avait été exempte jusqu'alors. Son influence sur le peuple en cette circonstance fut mal interprétée dans une cour aussi ombrageuse que l'était celle d'Espagne. On le nomma a l'évéché de Malaga, six fois plus riche que celui de Barcelone. Ses principes sur les translations alors très-abusives en Espagne, la conscience du bien qu'il faisait dans son diocèse, le peu d'espoir d'en pouvoir Étire k Malaga, enfin son grand flge, ne lui petmirent pas d'accepter cette promotion. Son refus redoubla les inquiétudes, qu'il ne parvint i calmer que par sa démission donnée en 1776. Climent se retira dans le lieu de sa naissance, y continua ses bonnes œuvres, cl mourut le 85 novembre 1781. On a publié en 1783, à Barcelone, sa vie, 1* relation de ses obsèques, et son oraison funèbre. T — d.

CLIJNIAS, fils d'Alcibiade, de la famille des .Kacides, l'un des principaux d Atl>ènes par sa nais» sance et ses richesses, se distingua h la bataille de I Salami ne, où il avait un vaisseau monté de deux

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