‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 72 sur 117 · C CLI · texte numérisé non relu

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cents hommes, et équipé à ses frais. Il épousa Dinomaché, lille de Mégaclès, et en eut deux lits, le célèbre Alcibiade, et un aulre Clinias, dont la tétc n'était pas bien saine, à ce que dit l'Iaton dans le premier Alcibiade. Celui qui fait le sujet de cet arlicle fut tué à la bataille de Coronée, la 2* année «Je la 85" olympiade ( 447 ans avant J.-C. ). — Climas de Tarente, philosophe pythagoricien, ayant appris que Prorus de Cyrène, de la même secte, mais qu'il ne connaissait point, venait de perdre tous ses biens dans une révolution politique, et se trouvait dans la détresse, partit sur-le-cliamp avec une somme considérable, alla à Cyréne, racheta les biens de Prorus, et les lui rendit. Il aima mieux, dans une aulre occasion, payer 3 talents qu'on lui demandait mal à propos, que de prêter serment qu'il ne les devait pns. Lorsqu'il se sentait disposé à la colère, il prenait sa lyre, et en jouait jusqu'à ce que son esprit fut calmé. 11 fut un des amis de Platon. ( Voy. Athénée, 1. 4.) C— n.

CLINTON (Henri), général anglais, servit d'abord lors de la guerre de Hanovre, et entra comme capitaine dans le régiment des gardes, en 4758. Parvenu au grade de major général, il fut envoyé, en 4775, avec Burgoyne et Howe, dans l'Amérique septentrionale, où il se distingua par sa bravoure et son activité dans la guerre contre les insurgents. A» combat de Hunkers-Hill, près de Boston, il raiir na à la charge les troupes anglaises qui avaient commencé à plier, et leur fil emporter les retranchements ennemis. Bientôt après il alla attaquer New- York, puis Charlestown, où il échoua. Ce ne fut qu'à une seconde attaque qu'il entra dans New- York avec l'amiral Parker, après avoir défait les Américains à l'affaire de Long-I&land. Aussitôt après, Howe l'envoya s'emparer de Bhodc-lsland. Nommé commandant à New- York , avec l'ordre de favoriser par des diversions les mouvements de Burgoyne, il ne put d'abord remplir cette partie de ses instructions, et à peine se trouvait-il en mesure de faire une heureuse tentative, qu'il apprit la capitulation de ce général. Forcé de rentrer à New- York, il en sortit en janvier 1778. pour aller à Philadelphie prendre le commandement en chef de l'armée, à la place de Howe, qui retournait en Angleterre. Contraint, par l'approche de Washington , d'évacuer Philadelphie, il lit une bonne retraite. A peine arrivé a New- York, il alla brûler des corsaires américains réfugiés dans la baie d'Accusinet, puis il fit dans le Nouveau-Jersey une expédition où ses troupes se conduisirent avec une barbarie sans exemple. Lorsque la saison ne lui permit plus d'agir dans les parties septentrionales, il envoya ses troupes pour n'emparer de Savannah, et s'étant lui-même rendu dans la Caroline, en janvier 1779, il profila habilement de la division qui existait entre les Américains et les officiers français, pour s'emparer de Charlestown. Cette belle action lui valut dcsremerrlments de la chambre des communes. En 1780, il s'avança avec 8,000 hommes sur la flotte de l'amiral Arbttthnot, jusqu'à la vue de Hhode-lsland , pour al laquer les Français nouvellement débarqués-, mais les démêlés

qu'il eut avec cet amiral, les dispositions que liront

les Français et les mouvements de Washington le forcèrent à abandonner son projet. Ne pouvant alors tenir la campagne, il chercha à corrompre ses ennemis, et parvint à séduire le général Arnold, qui sVngagca à lui livrer le fort où il commandait. ( Voy. Arnold et André.) Un mouvement séditieux s'elant manifesté dans les troupes américaines, il leur envoya des émissaires pour les engager à se réunir à lui, leur offrant de payer les arréragea que le congrès leur devait. Ses émissaires échouèrent et furent traites en espions. On intercepta ses dépêches adressées à lord Germaine, à qui il écrivait qu'il y avait a la solde du roi d'Angleterre plus d'Américains royalistes que Washington ne comptait de soldats. Cependant, resserré de plus en plus dans la place de New- York, par la réunion des armées française et américaine, il allait succomber, lorsqu'il reçut des renforts et se trouva à la têie de 12,000 hommes ; il en embarqua aussitôt une partie pour aller secourir Cornwallis : ce général venait de capituler. Clinton voulait, en 1782, aller attaquer les établissements français dans les Antilles ; avânt qu'il put exécuter ce dessein, il fut remplacé par le général Carlelon. A son retour en Angleterre, il publia un mémoire relatif à l'issue malheureuse de la campagne de 1781, Londres, 1782, in-8*. Cornwallis y répondit, et Clinton répliqua. Quelque temps après, ce dernier fit encore paraître ses Observations sur l'Histoire de la guerre d'Amérique, écrite par Stedman, Londres, 1784, in-4°. Il obtint le gouvernement de Limerick , fut nommé membre du parlement, et il venait d'être appelé au gouvernement de Gibraltar, lorsqu'il y mourut, le 24 décembre 1795. E— s.

CLINTON (George) , ancêtre des Clinton de New- York, descendait de Guillaume Clinton, l'un des parlisans de Charles I,r, qui se réfugia en Irlande I pour éviter la persécution, dont le fils Jacques épousa Elis. Smith, fille d'un capitaine de l'armée de Cromwell, et fut le père de George, sujet de cet article. Ce dernier, né, en 1690, à Longford, en Irlande, émigra, en 1729, pour l'Amérique avec plusieurs de ses amis. Ayant appris dans la travcrsée que le capitaine avait formé le dessein de faire mourir de faim les passagers, alin de s'emparer de tont ce qui leur appartenait, et déjà un fils et une fille de Clinton ayant succombé, il proposa d'ôter le commandement à ce misérable. Mais l'énergie de ses compagnons ne répondit pas à la sienne, et ce projet fut abandonné. Le 4 octobre, on prit terre au cap Cod ; mais ce ne fut qu'au printemps de 4731 que les émigrés commencèrent un établissement dans le comté d'L Ister de l'Etat de New-York, à environ soixante milles de la ville de ce nom. Clinton se borna d'abord au travail de fermier et d'inspecteur des terres, et entoura sa maison d'une palissade pour la défendra contre les entreprises des Indiens. Il devint ensuite juge de la cour du comté, et, en 1750, il lut nommé lieutenant-colonel, et se trouvait à la prise du fort Frontenac, sous les ordres de Bradstreet. H mourut dansl'Ulaler, maintenant comté d'Orange,

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