‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 76 sur 117 · CLO 47Y · texte numérisé non relu

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prendre comment on avait appplé grand le roi qui

avait accordé à vie la charge de maire du palais, ni comment on avait reconnu comme débonnaire le prince sous lequel on ordonna le supplice atroce de la reine Brunehaut, et l'entière extirpation de la branche royale d'Austrasie. Pour justilier les écrivains contemporains, il suffira de Itppeter que Ciotaire II, roi à quatre mois, eut trop longtemps besoin des grands de l'État pour qu'il lui fût possible de gouverner sans leurs conseils, et même contre leurs passions : leurs passions décidèrent le supplice de la reine Brunehaut ; leurs conseils, la ruine de la famille royale d'Austrasie qui n'était plus composée que de bâtards, trop jeunes et trop nombreux pour attacher à leur sort les seigneurs d'Austrasie et de Bourgogne. Ces seigneurs, en consentant à réunir tous les royaumes sous la domination de Ciotaire II, y mirent pour condition qu'ils conserveraient leurs lois, leurs privilèges, leurs frontières; en un mot, que Clotairc II serait leur roi, mais qu'ils auraient à vie un vice-roi ou maire du palais, de leur choix ; et comme ils pouvaient soutenir les jeunes princes auxquels appartenaient l'Austrasic et la Bourgogne, puisqu'a celle époque la bâtardise n'était pas un motif d'exclusio.i, Ciotaire II fut obligé de condescendre a leurs volontés. Si ces maires du palais détrônèrent dans la suite les descendants de Clotairc II, ce ne fut point parce qu'il les avait trop élevés, mais parce «pie ces dignitaires ambitieux avaient déjà trouvé sous la minorité de ce prince des circonstances assez favorables pour l'amener à consacrer leur élévation. Ce fut par les conseils de Carnier, maire du palais de Bourgogne', qu'il vendit aux Lombards les villes d'Aost et de Suze pour 35,000 sous d'or: traité honteux, qui ferma pour longtemps aux Français l'entrée de l'Italie. En 615, Ciotaire tint à Pans un concile, le plus nombreux qu'on eût encore vu dans les Gaules, et où furent adoptés plusieurs règlements importants, dont le recueil forme le code des lois allemandes. Il céda l'Austrasic et la Neustrie à Dagobcrt, son fils ainé, et lui permit d'en prendre le titre de roi. Ce prince ayant été attaqué par ,les Saxons, Ciotaire marche à son secours, atteint les Saxons prés du Wescr qu'il fait traverser à son armée, les tailles en pièces, et tue Bcrtoaîde, leur roi, de sa propre main. Après cette expédition, Ciotaire se trouvant sans ennemis au dehors, comme il était sans rivaux dans l'intérieur, les Francs jouirent jusqu'à la lin de son régne d'une paix qu'ils n'avaient pas connue depuis leur établissement dans les Gaules. C'est de cette époque qu'il faut juger Ciotaire 11/ Occupé de l'administration de son vaste royaume, il rendit à la couronne les domaines qui avaient été envahis pendant les troubles civils, lit observer les lois, assura le sort du clergé, sans affaiblir les droits de l'autorité royale, maintint sa famille et ses sujets dans l'ordre avec autant de prudence que de fermeté, et mérita les titres de grand et débonnaire qui ne lui ont été contestés depuis que par des écrivains qui n'ont tenu compte ni des circonstances, ni des

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mmirs, ni dos événements, sous lesquels les rois, plus que les aulres, sont obligés de fléchir. Il mourut en 628, à l'âge de io ans, laissant deux (ils, Dagoberl et Aribert : ce dernier ne lui survécut pas lonsiemps, F— E.

CLOTAIRE III, Tainé des fils de Clovis II, eut en partage les royaumes de Neustrie et de Bourgoprie, et commença à régner en 6o5 ; son frère, Childéiïc, eut le royaume d'Austrasie; Thierri, qui était encore au berceau, ut reçut aucune part de l'héritage de Cl>tvis II; et comme Cîolaire et Childéiïc se trouvaient H op jeunes pour agir par eux-mêmes, il est évident que celle violation des lois constitutionnelles fut l'ouxagc des seigneurs, qui voyaient dans la réunion des royaumes un mojcn assuré d'arriver à l'indépendance, à laquct'e ils "teudaient tous. En effet, la Neustrie et la bourgogne pouvaient bien être gouvernées par le même prince, mais sans cesser de faire des États séparés. Or, dans les royaumes que le monarque n'habitait pas, la puissance restait entière au maire du palais, élu par les grands, cl conséquemment obligé de servir leurs prétentions pour s'en faire un appui contre l'autorité légitime. C'est ainsi que se préparait de loin le morcellement de la Fiance en autant de petites souverainetés qu'on pouvait y compter de châteaux, morcellement qu'on a pris l'habitude de désigner sous le nom de régime féodal, quoiqu'il ne soil réellement «pie la dégénération de la vraie féodalité. La reine Ballilde, mère des trois héritiers de Ctovis II, dut voir avec chagrin l'injustice commise à l'égard du plus jeune de ses flls ; elle ne put l'empêcher, maigre l'ascendant que lui donnaient ses vertus, et cela prouve en faveur des historiens qui ont annoncé qu'elle fut obligée, quelques années après, de quitter la cour, contre ceux qui pensent que sa retraite fut volontaire et uniquement décidée par sa piété. Ballilde, avec l'assistance des évèqucs, maintint pendant dix ans les Étals de Clolaire III sans troubles ; elle diminua les charges publiques, abolit de vieilles coutumes qui |>erpétuiieiit l'usage des esclaves parmi les Français chrétiens, lit le bien avec persévérance au milieu d'une cour que la minorité du roi disposait aux factions ; et surtout elle contraignit le maire du palais Ebrofn (roy. Ebhoix) a cacher sous les plus MSduis&ntI dehors son ambition, sa cruauté et son avarice; mais cet homme étonnant, par les ressources de son génie et sa prodigieuse activité, sut la réduire elle-même a quitter le gouvernement, à se retirer dans un înonaslue, en lui laissant l'honneur d'une démarche sur laquelle elle n'était plus libre d'hésiter. Dès ce moment , il gouverna en maître jusqu'à la mort de Clolaire III, qui arriva peu d'années après la retraite de sa mère. Ce prince n'avait pas d'enfants ; mais on remarque qu'il était en âge d'en avoir, puisqu'il touchait à sa 18' année lorsqu'il mourut. Cette observation est d'autant plus importante qu'Ebroïn lui supposa quelque temps un fils. On peut se faire une idée du singulier état où plusieurs minorités avaient réduit la famille royale, puisqu'on osa impunément supposer un lils à Clolaire III, qui n'avait jamais cessé de vivre au milieu

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de ses sujets , et peut-être même tl'liabiter sa capitale. D'après cela , on concevra aisément comment on ignore l'époque précise de la mort de ce prince, placée par quelques chroniques en 670. F — e.

CLOTAIRE IV, roi d'Austrasie, fut porté sur lo trône en 717, par la politique de Charles Martel, et ne régna que de nom. Pour comprendre la nécessité où se trouvait la famille de Pépin de créer des rois du sang de Clovis, alors qu'elle aspirait ouvertement à la royauté, il faut connaître les mœurs de cette époque si curieuse de l'histoire, et savoir que, si les ducs d'Austrasie voulaient se faire rois de France, tous les seigneurs pensaient à se rendre indépendants dans leurs domaines. Lorsque les ducs d'Austrasie voyaient les grands prêts à briser les liens de l'autorité, ils créaient un roi du sang de Clovis, afin de raffermir le pouvoir dont ils ne paraissaient plus alors que les dépositaires; et les seigneurs, blessés dans leurs prétentions, forçaient aussi quelquefois les ducs d'Austrasie à reconnaître les droits des descendants de Cluvis, en élevant un prince de cette maison sur le trône : c'est ainsi que les héritiers du fondateur de la monarchie française dans les Gaules se soutenaient encore par des intérêts qui leur étaient également contraires. Le rétablissement de la royauté en Auslrasie se fit après un interrègne de trente-sept ans; mais il ne fut que momentané. Chilperic II. qui régnait en Neustrie, étant mort peu de temps après Clolaire IV, Charles Martel, qui se trouvait alors maire du palais de France , éleva un fantôme de roi pour la France entière. Ce Clolaire IV, qui fut roi d'Austrasie pendant trois années seulement, puisqu'il mourut en 720, a joui de si peu déconsidération, qu'on ignore de qui il était lils ; son élévation sur le troue fait présumer qu'il était du sang royal. F — s.

CLOTILDE ( Sainte ), reine de France, femme de Clovis 1er, était fille de Chilpéric, roi des Bourguignon!), qui fut assassiné par Gondebaud, son frère. Chilperic laissa quatre enfants; trois furent sacrifiés par le meurtrier de leur pére, Clotilde seule trouva grâce devant lui. Il la lit élever sous ses yeux, et l'on remarque avec raison que, par un bonheur particulier, elle repoussa i'arianisme dont toute cette cour faisait profession. Lorsqu'elle décida son époux à embrasser la religion chrétienne, il lui dut l'avantage de recevoir la foi pure, telle que la conservait le clergé gaulois, ce qui mit tous les ecclésiastiques dans son parti. Clovis eut beaucoup de peine à obtenir la main de Clotilde : Gondebaud, son oncle, craignait de l'unir à un guerrier auquel rien ne résistait, et qui pourrait un jour réclamer les droits que son épouse avait sur la Bourgogne. Clovis menaça; la crainte d'une guerre prochaine étourdit sur les craintes de l'avenir : le mariage se lit en 493. Par ses vertus, par l'étendue de sou esprit et par sa rare beauté, celte reine acquit un grand ascendant sur Clovis; elle le pressait souvent de se faire chrétien, action qui devait lui attacher les Gaulois, et dont il prévoyait sans doute l'importance, puisqu'avant sa conversion il permettait que Clotilde fit baptiser leurs enfants ; mais il était re-

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tenu par ta crainte de blesser les préjugé» de son armée. En unissant l'époque de son baptême à une victoire qui enrichissait ses soldats et assurait leur conquête, ce prince montra toute la sagesse de sa politique. Après sa mort, arrivée en 511, ses fils portèrent la guerre dans le royaume de Bourgogne. Les historiens prétendent que Clolilde les poussa à cette expédition , qui lui paraissait d'autant plus juste, qu'il s'agissait de venger la mort de son père Cliilpéric ; mais quand on connaît les merurs de cette éjioque, on sait que les Francs n'avaient pas besoin d élie excités pour tenter de nouvelles conquêtes, et que d'ailleurs ils ne faisaient que suivre les projets de Clovis, qui avait toujours voulu établir la domination des siens sur la Gaule entière. Clodoiuir, roi d'Urléans, Childebert, roi de Paris, et Clotaire, roi de Soissons, s'unirent pour chasser du royaume de Bourgogne Sigismond, lils et successeur de Gondebaud. Clodomir lut tué dans une bataille que ses soldats gagnèrent par le désir de venger sa mnrl : il laissa trois lils, qui , scion la coutume des Francs, devaient se partager son royaume d'Orléans; mais Childebert et Clotaire les ayant fuit demander à Clotilde, sous prétexte de les couronner, les attirèrent a Paris, alin de les dépouiller de leur héritage. Ils envoyèrent à cette princesse des ciseaux et une épec, en lui Taisant dire qu'elle allait Tuer le sort de ses pclits-lils : que, sur sa réponse, ils seraient relégués dans un cloître ou assassinés. On prétend que Clotilde, dans l'excès de sa douleur, ré|»ondit : « J'aimerais mieux les voir morts que dépouilles de « leurs couronnes. » Mais |«ut-on croire que des princes dévorés d'ambition aient lait dépendre la vie de leurs neveux de la réponse d'une mère qui n'avait pas le droit de prononcer dans une circonstance aussi importante ? Clotaire égorgea de sa main les deux lils aînés de Clodomir , le troisième lut sauvé. ( loy. Clodomiii. ) Clotilde, entièrement résignée aux volontés de Dieu, se lixa à Tours, auprès du tombeau de St. Martin, s'éloignant peu de sa retraite, ou seulement lorsqu'elle pouvait espérer d'être utile à ses lils. Elle y mourut l'an î>43. Son corps lut apporté à Paris, dans l'église de St-Pierre et Si-Paul ( depuis Ste-Geneviève), pour être enseveli auprès de Clovis. Plusieurs historieus, en rendant justice aux éminenles qualités de celte reine, l'ont accusée de s'être laissée entraîner par la vengeance et par l'ambition. Après treize siècles écoulés, il est difficile de décider si la guerre déclarée aux Bourguignons fut excitée par elle, ou seulement par le désir qu'avaient ses lils d'accomplir les projets de Clovis. La mort cruelle et la spoliation des enfants de Clodomir ont prouvé qu'en perdant son époux elle perdit toute son autorité ; et si la guerre contre les Bourguignons ne fut pas son ouvrage, sur quoi repose le reproche qu'on lui fait de s'être abandonnée à l'amliition et à la vengeance ? Nos historiens sont quelquefois légers dans leurs jugements, Lule de connaître les mœurs des peuples qui les occupent. S'ils pensent que les Francs avaient besoin d'être encouragés par une femme pour faire la guerre à leurs voisins, ou pour se combattre entre eux, c'est

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qu'ils ne i exclussent pas ass^z sur le caractère des barbares qui s'emparèrent des plus belles provinces de l'empire ; la guerre était pour eux un élat naturel. Madame de Renneville a publié une Fie d$ Ste. Clolilde, Paris, t809, in-l2.-Une fille de Clovis, portant le nom de Clotilde, fut mariée à Almaric, roi des Visigoths, qui employa les traitements les plus cruels pour lui faire adopter l'arianisme, dont il faisait profession ; il la frappait avec la dernière violence, et ne rougissait pas de la faire couvrir d'ordure lorsqu'elle allait à l'église, afin da l'exposer au mépris et à la risée du peuple. Délivrée de cette tyrannie par son frère Childebert, elle mourut en 531, lorsqu'elle revenait en France. ( Voy. Tart. Clovis, et Grégoire de Tours, WsL, I. 2, 3 et 4.) F— b.

CLOTILDE DE VALLON - CUALYS. Voyez SunvtLLE.

CLOTILDE, reine de Sardaigne. Voyes Mabie- Clotilde.

CLOTZ ( C h h thïEN- Adolphe), écrivain allemand, né à BiscliofTswerda, en novembre 1738, et mort à Berlin en 1771, jouit de la réputation d'un des crudits les plus spirituels de sa patrie, et professa successivement la philosophie à Gœttingue, et l'éloquence à Halle. Ses querelles littéraires avec Fischer, Burmann, J.-A. Ernesti et Lessing, firent dans le temps beaucoup de bruit, mais n'offrent plus guère d'intérêt. On consulte encore parmi ses ouvrages les Vindicte: Horatianœ, 4764, réimprimées en 1760, sous le titre de Leclionei Veniuianm avec de nombreuses améliorations. Clotz y défend Uoracc contre les paradoxes du P. Hardouin. Quelques opuscules facétieux et satiriques de Clotz, tels que les Mœurs des érudits, le Génie du siècle, les Ridicules littéraires ( Altenbourg, 1761 ), peuvent encore être lus avec plaisir, bien que ce n'aient été que des ouvrages de circonstance. Val. P.

CLOLD ( Saint ). Voyez Clodoum.

CLOLET, habile chimiste et mécanicien industrieux, membre associé de l'Institut de France, naquit le II novembre 1731, à Singly, village situé près de Méziéres. Ses parents étaient laboureurs et propriétaires d'une ferme qu'ils faisaient valoir. Il commença ses études au collège de Charlevillc, et se distingua par son intelligence; mais un de ses maîtres ayant voulu l'assujettir à ce qu'il appelait des détails minutieux de toilette, il s'en alla, cl ce fut là le premier acte de l'opposition absolue à tous les usages de la société qu'il a constamment montrée dans tout le reste de sa vie. Sorti du collège, il se rendit à Méziéres. On sait qu'il existait alors dans cetle ville une école du génie militaire, exclusivement des* linée à la noblesse; mais ce qu'on sait moins, c'est qu'on y recevait aussi, dans des salles particulières, et principalement pendant l'hiver, de jeunes apprentis, maçons et cliarpen tiers, auxquels on enseignait gratuitement les éléments du calcul et de la géométrie descriptive. Clouet suivit ces leçons avec ardeur, s'y distingua, et mérita l'estime de Monge, dont l'enseignement a illustré cette école. Il vint ensuite à Paris, pour visiter les ateliers et les

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manufactures, mais il ne s'y fixa point. Ses parents étant morts, il retourna à la ferni^ de Singly, et se livra entièrement à ses goûts p" r la chimie et la mécanique , qui jusqu'alors avaient été toujours contrariés. U établit d'abord une fabrique de faïencerie qui eut beaucoup de succès. Cela lui donna occasion de faire des recherches sur la composition des émaux. Ses résultats sont imprimés dans le t. 24 des Annalct de Chimie. Mais ses projets furent bientôt renversés. Clouet, aussi conflant dans la probité des autres que tranquille sur la sienne, avait prêté une somme considérable à une maison de Cliarlevillc. Cette somme, qui formait toute sa fortune , lui fut enlevée par une banqueroute. Sans être ému ni affligé de cet événement, il quitta Singly et revint tranquillement à Mézières. L'école du génie, qui avait été la première ressource de son enfance, lui donna encore un asile, mais plus honorable que la première fois. On lui offrit, dans cet établissement, une place de professeur de chimie qu'il accepta. U lit divers travaux sut le fer et l'acide prussique : on en peut voir le détail dans les volumes de l'académie pour 1786, et dans le t. Il des Annales de Chimie ; niais sa découverte la plus intéressante pour les arts, et même pour la chimie théorique, fut le procédé qu'il donna pour transformer le fer en acier fondu. Le 1er pur, tel qu'on l'obtient par le travail des mines, n'est pas assez dur pour qu'on puisse le taire servir à la fabrication des iustrumenU tranchants et de la plupart des outils employés dans les arts. Afin de lui donner cette dureté, on le chauffe fortement avec du charbon, dont une pu: non pénétre sa substance, et cette combinaison, susceptible de se tremper et de devenir dure et cassante, forme ce que l'on appelle l'acier «le cémentation. Mais le charbon pénétrant ainsi dans le fer d'une manière inégale, à diverses profondeurs, il en résulte que l'acier formé par ce procédé n'est point homogène, et ne peut servir à fabriquer que des instruments très-imparfaits. Depuis longtemps les Anglais savaient faire une autre espère d'acier, dans lequel le charbon était partout également combiné avec le fer, et ce secret était pour eux la source d'une branche de commerce très-importante. Clouet parvint à le découvrir, et prouva que, pour obtenir cette espèce d'acier plus parfaite, il fallait fondre entièrement le fer avec le charbon réduit en poudre impalpable, ou, ce qui vaut mieux encore, avec une substance déjà combinée avec le charbon et susceptible de l'abandonner à une plus forte affinité. Pour cela il choisit la craie, dont le charbon est en effet un des éléments, et l'acier qu il obtint se trouva parfaitement égal en qualité à l'acier des Anglais. Le procédé de Clouet, étendu et pertectionne par des manufacturiers habiles, a exempte la Fiance d'une importation considérable. Pour ne pas interrompre l'expose des rechercha de Clouet, nous nous sommes un peu écarte de l'ordre des événement». A l'é|MX|ue où la révolution arriva, il était sur le point de s'« mbarquer pour St-Domiuguc ; on eut besoin de créer des armes et des arsenaux, il resta. On conçoit qu uu homme si industrieux, et de mœurs un

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peu plus que lacédémoniennes, ne pouvait pas demeurer sans emploi dans de pareilles circonstances. Il fut en effet chargé d'établir et de diriger une fabrique de fer foreé à Daigny, près de Sedan, et il s'en acquitta si bien, que cetie fabrique seule a suffi pour approvisionner de cette matière les arsenaux de Douai et de Metz pendant tout le temps que les armées françaises restèrent sur les frontières de la Belgique et du Luxembourg. On y remarquait surtout un laminoir dont la construction fut regardée comme un chef-d'œuvre de mécanique. Clouet avait, plus que personne, les qualités nécessaires pour conduire, à celte époque, un pareil établissement. Le jour il présidait aux constructions, et la nuit il écrivait sa correspondance. 11 s'était exercé depuis longtemps à vaincre le sommeil, et il en était venu à n'avoir plus besoin de dormir qu'une heure par nuit, encore sans se coucher, et même, dit-on, sans fermer les yeux. On savait qu'il avait imaginé un procédé nouveau pour fabriquer des lames de sabre, imitant les damas «le Perse, et les égalant par leurs qualités. Le comité de salut public lui demanda, sur ce sujet, un mémoire qui a été depuis imprime dans le n° 90 du Journal des Mines. Lorsque l'établissement de Daigny fut en pleine activité, Clouet le quitta ; il pensa que sa présence n'y était plus nécessaire. Il vint à Paris pour rendre ses comptes, qui furent trouvés très-exacts; on y découvrit cependant une omission : Clouet avait oublié d'y porter le traitement du directeur. Un jardin qu'il avait cultivé avait fourni abondamment à tous les frais d'administration. En effet, avec un homme de cette espèce, les dépenses de luxe n'étaient pas fort considérables. Ses voyages de Paris à Mézières se faisaient de la manière du monde la moins dispendieuse. Il s'était beaucoup exercé à la marche. Quand il voulait se mettre en voyage, il prenait avec lui du pain, de l'eau-dc-vie, et il parlait. U ne s'arrêtait jamais pour se reposer ni pour dormir, seulement pour renouveler ses provisions, quand elles étaient épuisées, ce qui n'exigeait pas beaucoup de temps. Arrivé à Paris, il louait une petite chambre sans meubles, jetait sur le plancher une botte de paille : c'était son lit. 11 faisait ses vêtements, et préparait lui-même ses aliments. Il est vrai que les uns et les autres n'étaient pas recherchés. On peut dire qu'il avait complètement réalisé YEmilc de Rousseau, et même qu'il l'avait dépassé. Cette rudesse de mœurs n'était pas toutefois exempte d'orgueil, et ce grand amour de l'indépendance n'excluait pas l'envie de la domination. Clouet avait tout ce qu'il fallait pour soutenir ce rôle. Sa constance dans ses entreprises était extrême. U n'abandonnait point un travail qu'il ne fut fini, et il portait ce caractère de ténacité jusque dans les choses auxquelles on le croirait le moins applicable. I n jour, un militaire l'insulta grièvement, lui et un de ses amis, alors administrateur du département. De retour chez lui, le voilà qui réfléchit à cette insulte et aux moyens de venger l'honneur de son ami, qu'il croyait encore beaucoup plus compromis que le :>ien. Il s'enferme dans sa cliambre pendant trois jours, et travaille sous «lieue a

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inventer on coup de sabre pour punir son agresseur. Quand il l'a trouvé, il fait venir un maître d'armes, le meilleur de la ville, le fait mettre en garde, répète sur lui l'expérience, le touche, le paye et le renvoie. Il en appelle ainsi un second, puis un troisième, et toujours le même succès. Alors il va trouver l'homme qui avait insulté son ami, il lui propose tranquillement de venir se battre; celui-ci accepte, ils sortent, et Clouet, après avoir encore répété cette fois son expérience, et blessé son agresseur, rentre chez lui avec le plus grand sang-froid du monde. Quand il eut quitté rétablissement de Daigny, on lui donna une place à Paris, dans le conseil des arts établi près du ministre de l'intérieur. Il ta remplit avec une exactitude scrupuleuse; mais le désir de faire des expériences sur la végétation lui fit chercher les moyens d'aller a Cayenne- Étant à Nantes, et attendant son départ, il s'était imaginé qu'il ferait bien de se préparer d'avance au changement de climat, et pour cela, il allait tous les jours, pendant deux heures, se coucher dans les sables, nu-téte, le visage exposé aux ardeurs du soleil du midi; mais cette précaution ne le préserva point : il mourut, le 4 juin 1801, d'une fièvre coloniale, dans un endroit écarté de l'Ile, où il menait i peu près la vie d'un sauvage. On raconte encore de lui, dans cette nouvelle position, plusieurs traits singuliers de ce courage tranquille et de cet imperturbable sangfroid qui formaient le fond de son caractère, ou plutôt de sa philosophie. En rassemblant les traits de ce caractère, on voit que Clouet, dans tout le cours de sa vie, s'était mis dans une opposition constante et universelle avec tous les usages de la civilisation. Jamais l'épreuve du système de Rousseau ne pourra être tentée par un homme plus industrieux, plus fort, plus adroit, et qui la suive avec autant de constance. Cependant quel en a été le résultai? Clouet a fait des travaux utiles, mais peu nombreux. Il est incontestable qu'il aurait fait bien davantage, s'il eût profité des ressources de la société, et s'il fut parti du point où les hommes se trouvent déjà élevés par la civilisation. Fut il heureux? C'est une question à laquelle il est impossible de répondre* mais ce que sa vie nous montre, c'est une existence dure et pénible, terminée par une mort misérable. Ce n'est pas la peine de se séparer du genre humain pour en venir là. B— -T.

CLO VER (Joseph). Voyez CLOWER.

CLOVIO (do.n Julio), le plus célèbre peintre en miniature de l'école italienne, né dans la Croatie, en 1498, entra d'abord dans l'étal ecclésiastique et fut chanoine régulier. Il obtint ensuite une dispense du pape, rentra dans la vie séculière, et se livra entièrement à l'étude du dessin. Son génie l'appelait aux grandes compositions; mais Jules-Romain, son maître, lui ayant reconnu un talent singulier pour peindre de petites figures, l'engagea A s'y appliquer. Clovio, pour perfectionner son talent, prit des leçons de miniature de Girolamo de Libri, de Vérone, et acquit une habileté et une célébrité extraordinaires. 11 joignait à la grâce du coloris, i la finesse du pinceau, la fierté de dessin de Michel-

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Ange et de l'école romaine. Préférant les sujets qui admettent un grand nombre de persounages, quelle que fût la petitesse de leurs dimensions, il les peignait avec une vérité et une expression admirables. Vasari cite un manuscrit de l'Office de la Vierge, que Clovio avait orné de peintures pour le duc de Florence, et dont les figures étaient d'une proportion qui échappait en quelque sorte à la vue. Non etctdevano (ce sont les expressions de Vasari ), la mitura di una piceiola formica. Il peignit de cette manière, en vingt-six tableaux, la Procession du corps de Noire-Seigneur à Rome, et fa Féle du monl Teslacio. Cette suite lui coûta neuf années de travail. La plupart des ouvrages de Clovio furent exécutes pour des princes et pour des souverains. Cependant il peignit pour des particuliers un grand nombre de portraits qui, dans leur genre, pour la vigueur et le naturel, peuvent être comparés à ceux du Titien. H fit aussi quelques petits tableaux d'histoire, niais ils sont très-rares. On voyait encore, il y a quelques années, dans la bibliotbéque d'un couvent de l'ordre de Clteaux, à Milan, une Descente de eroix d'un faire très-original, et dans lequel on retrouve le goût de la plus belle époque de l'art (I). Il n'est pas étonnant que ce peintre ait produit un aussi grand nombre d'ouvrages, et qu'il les ait finis avec tant de soin : il poussa fort loin sa carrière, et mourut en 1378, âgé de 80 ans. . L — l».

CLO VIS ( CnLonovEcs (1), ou Calodovechus ), roi des Francs, né l'an 4«5, succéda, l'an 481 , à son père Childéric. A cette époque, la Gaule, qui, depuis soixante ans, avait été en proie à des irruptions dévastatrices, avait vu s'établir dans son sein diverses nations barbares, différentes par leur origine, leurs mœurs et leur langage ; des États rivaux s'y étaient nouvellement formés. Le plus étendu et le plus puissant de tous était celui des Wisi:;olhs, qui occupaient les belles contrées situées entre la Loire et les Pyrénées, et qui avaient subjugué la plus grande partie de l'Espagne. Après eux, le royaume le plus considérable était celui des Bourguignons, qui, au sud-est, possédaient toute la portion que baigne le Rhône et ses affluents. Entre la Loire et la Somme, diverses cités, faisant partie de l'Armorique, avaient formé entre elles une courageuse confédération. Le centre de celte portion, qui était aussi celui de toute la Gaule, appartenait aux Gaulois-Romains, qui avaient résisté aux barbares d'au delà du Rhin et qui, sous des chefs choisis parmi eux ou devenus héréditaires, reconnaissaient encore la suprématie

(1) Un ma «ni Cri ae missel illustré (illumlmltd) par Clovio, appartenant autrefois à Alexandre Cbanipertnano, «I maintenant eu la possession de la famille Tuwnlay. d . i— §.

13) C'est ainsi qu'écrit Grégoire de Tours. Le eh, dans ce nom, exprime l'aspiration gutturale des Allemands ; e'est donc le mémo nom que Lodorem, Lodotickut, Lotis, quoique l'usage de les distinguer ail prévalu. Dans le testament do St. Reui, le roi Clovis esc appelé Htné»vmt. Dans la lettre de Clovis aux éveques des Gaules, ou trouve CMhoteeu ; sur les monnaies on lit Chlo<iote*t ou Chludotiu: les Grecs en ont (ail tUeftautc (CMeu), ei c'est ainsi qu'écrit Agatlilas. Dans les grandes Cbromqnes de Si-Denis, en traduisant ce nom ea français, on a cent Oublie. Théodoric, roi d'Italie, en écrivant an roi Clovis, mettait Lut! ma ou Leiou, parce qu'il suivait la pronooeiatiou des Romains d'ItaJic.

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des successeurs des Césars, derenus incapables de les protéger contre les danf ~rs qui les menaçaient. A l'est, sur les bords du Rhin, et au nord de la Somme, se trouvaient les belliqueuses tribus des Francs et des Allemands, qui obéissaient à divers chefs indépendants et souvent ennemis les uns des autres. Clovis était le chef de la tribu des Francs- Saliens, qui s'était fixée dans la Ménapic, restreinte, dans les derniers temps de l'empire romain, au diocèse de Tournay, lequel comprenait alors aussi ceux de Bruges, de Gand et d'Y près, qu'on en a séparés depuis. Ce territoire était renlermé entre la mer et l'Escaut, qui le bornait à l'orient et au midi ; il était resserré à l'ouest par le pays des Morini, ou les diocèses de Térouanne et de Boulogne, qu'occupait une autre tribu des Francs, commandée par Cararic 11 avait au sud le riche pays des Nervii, ou le diocèse de Cambray, possédé également par une tribu de Francs, dont le roi, nommé Ragnacaire parent de celui des Francs-Saliens, faisait sa résidence à Cambray (I). Celle de Clovis était à Tournay, où l'on a trouvé le tombeau de son père Childéric au 17' siècle. Déjà sous ce dernier roi, et plus anciennement sous Clodion, les Francs-Saliens, plus audacieux que les autres tribus de la même nation, avaient fait des irruptions dans le pays des Gaulois-Romains, et avaient tenté de s'y établir ; mais des forces supérieures les avaient forcés de se retirer dans leurs forêts et leurs marais, et d'y emporter leur butin. 11 est remarquable que leur pays était la plus froide, la plus inculte et la moins fertile portion des Gaules. Clovis résolut de tenter une nouvelle expédition, et il envoya déclarer la guerre à Syagrius, qui avait reçu de ses ancêtres, comme par héritage, la ville et le diocèse de Soissons, et qui, décoré par l'empereur du titre de comte ou de palrice, commandait aux tristes restes de la seconde Belgique. Syagrius, fils du célèbre Aétius, adoré des Romains, respecté des barbares par sa justice et sa grandeur d'âme, accepta le déii hostile de Clovis, qui, dans un langage déjà chevaleresque, lui avait lait dire de fixer le jour et le lieu de la bataille. Clovis, assisté de Ragnacaire, roi de Cambray, sur le territoire duquel il se trouvait forcé de passer, marcha contre Syagrius. Les Romains ne purent soutenir le choc impétueux des Francs, dont le nombre ne se montait pas au delà de 5,000. Ce combat mémorable eut lieu prés de l'ancienne abbaye de Kogcnt, à environ trois lieues au nord de Soissons, qui devint ainsi la première capitale du nouveau royaume des Francs-Saliens, l'an 486 de l'ère chrétienne. Syagrius se relira à Toulouse, à la cour d'Alaric, et les lâches conseillers du fils du puissant Euric, encore mineur, livrèrent l'illustre fugitif â Clovis, qui le redemanda, et

(I) L'auteur de cet article fournira ailleurs des preuves qui ne laisseront, il l'espère, aucune prise au doute, relativement i ce* diverses limites géographiques. Il se contentera de faire observer Ici que les erreurs de nos premiers géographes, consacrées par la grande autorité de d'Aaville, en ce qni eomerne les limite respectées des Mt**pU et des Nennl da temps des Romains, ont empèrbé feux qui ont écrit noire histoire de bien saisir le sens de nos pre-

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qui fit mettre à mort cet infortuné roi des Romains, comme rappelle Grégoire de Tours. Au milieu de la férocité de moeurs qui caractérisait sa nation, Clovis déploya, dès les premiers temps de sa conquête, une politique inconnue à ses prédécesseurs : il ménagea le culte des vaincus, il chercha même à se concilier l'amitié des chefs de cette religion, dont l'influence était alors toute-puissante sur les Gaulois-Romains, qui formaient la base delà population des contrées qu'il venait de soumettre. Ainsi St. Rémi, évêque de Reims, ayant fait réclamer auprès de lui un vase d'une grandeur et d'une beauté ro marquablcs : « Suivez-moi dans Soissons, dit le roi « aux députés de l'évêque, là nous devons partager tt le butin, et si le sort me donne ce vase, je vous le « rendrai. » Clovis demande à ses guerriers rassemblés dans Soissons que ce vase lui soit remis; les Francs, pleins de respect et d'amour pour leur chef, lui répondent unanimement qu'il peut choisir dans le butin ce qui lui conviendra. Un seul, plus audacieux, tend le vase avec sa hache ou francisque, en disant : u Tu n'auras rien que le sort n'en ait dé- ■ cidé. » Aussitôt tous les regards des Francs, immobiles d'étonnciiient, se dirigent sur Clovis. Lui, dissimulant son indignation, prend tranquillement le vase brisé et le remet aux députés; mais ce même soldat s'étant trouvé un an après au champ de Mars, ou à la revue, avec des armes mal en ordre, Clovis lui fendit la tête avec sa francisque, en disant: «C'est « ainsi que tu frappas le vase dans Soissons. n lotîtes les villes de la seconde Belgique se soumirent a Clovis. Les Parisiens, auxquels les premières conquêtes des Francs avaient lait éprouver une longue disette dont ils ne furent soulagés que par le courage de Ste Geneviève (t) , imitèrent, en 493, l'exemple des cités environnantes , et ouvrirent aussi leurs portes aux Francs. Clovis, dans la dixième année de son règne, agrandit encore ses domaines vers l'est, en s'emparant (2) de la Tongrie (le diocèse de Liège). Les Allemands, la plus féroce des tribus de la Germante, qui s'étaient établis dans les provinces modernes d'Alsace et de Lorraine, attaquèrent, en 496, les Francs-Ripuaires, possesseurs du territoire de Cologne, et alliés de Clovis. Le roi des Francs- Saliens marche aussitôt contre ces audacieux agresseurs, remporte sur eux une victoire complète, et s'empare du territoire qu'ils occupaient (3). Théo-

(t) Nons interprétons ainsi on passage d'à ne vie de Ste. Geneviève, tres-ancicnor, et anléneore a Crégoicr de Tour» ; ce pas^fo a beaucoup exerce les uniques. { Voy. les bol tandis les, t. t", m J janvier, D. Bouquet et Bauïet.)

(9 Procope, Grégoire de Tours et tous les annalistes qii «n! écrit d'après lui, oui empluje A mot Tkunngta on Tkonngi« pour Tmert», ou ces nsuts ont été confondus par les copistes. C'est ce qu'a démontré l'abbé Du boa, Uiu»&t enivre it I» moatrekie fw (tite, liv. «. . ii 7, i. a, p. atï de la 3* édition m-K. Noos ajoutent une auire preuve a toutes celles qu'il a données, c'est que lu manonrti de Tante, dans presque tous les endroits où il est qoestun des Ttufri, avait Tannai,- t'est Béatos Rhenanus qui a partotil mbstitné Twngri. Vol I y et u plupart des modernes qui ont écrit nore histoire, uomnes par ce mot de Tktrmgia, ont (ail vovager Ctovts et son armée jusque dans la Thunnge.

(S) € rénoire de Tours (llv. S. ch. 50) n'indique pas te Ueu ou celle bataille fui livrée; on t conjecturé que e'éiali près de Tolbiac IJWj .icn), parce que, dans le ebap. S7, le meute «uleur, ea parlant

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