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sujets galanfs ou graveleux ; il a aussi chansonné les
ridicules littéraires et célébré les événements a gréables a la nation. La chanson sur la prise du Port- Mahon lui valut une pension de 000 livres. On a publié : r Chansons joyeuses mises au jour par un âne onyme, onytsime, etc., à Paris, à Londres el à Ispahan seulement (Paris, 1763), 1 vol. in-8°, qui a été réuni à Y Anthologie française de Monnet, sons le liiro »lc Chansons joyeuses. (Voy. Mosnet. ) 2° Chansons qui n'ont pu être imprimées et que mon censeur n'a pas du me passer, sans indication de lieu ni de libraire, 178*, petit in-12 ; quelques exemplaires portent pour titre : Recueil de ehan* sons, etc., el la rubrique de Conslantiuoplc; les mêmes, Hambourg, 1807, in-12; Paris, même année, 2 vol. in-18. 3" Théâtre de société, ou Recueil de différentes pièces tant en vers qu'en prose, Paris, 1708, 2 vol. in-8*; ibid., 1777, 3 vol. in-12. On a les OEuvres choisies de Colle, Paris, 178», 2 vol. in-18; ibid., avec une notice par Fayolle, 1819, in-18 et in 12, édition stéréotype. Plusieurs pièces attt ilwiécs a Collé ne Kgurent dans aucun de ces recueils, entre autres : Daphnis el Eglé, pastorale héroïque en 1 acte et en vers fibres, Paris (1753), in-h°; — le Jaloux corrigé, opéra buffon en 1 aete, Paris, 1764, in-8°; ibid., 1759, in-12 ,—le Chirurgien anglais, légende, Londres et Paris, 1774, in-8*; — Alphonse dit l'impuissant, tragédie en 1 acte, a Origcnie, 1710, in-12; — les Accidents, ou les Abbés, comédie posthume en 1 acte et en prose, Amsterdam, 1780, in-8". Ces deux dernières sont Irés-libres. On a imprimé sé|wrémeitt quelques anciennes pièces qu'il avait retouchées, la jWère coquette de Quinault, V Adtiettne de baron, VEspril follet île Hauteroehe, et le Menteur de Corneille. Il a laissé plusieurs manusrrits, parmi lesquels se trouvent le véritable texte de ses parades, défigurées dans le Tiiédlre des boulevards, et un commentaire sur quelques tragédies de Voltaire, ouvrage où il prétendait venger Corneille qu'il admirait, de Voltaire qu'il n'aimait pas. Collé passait généralement pour avoir joint à la plus folle gaieté cette bonhomie qui en est la compagne ordinaire ; mais la publicaiion de son Journal historique. ou Mémoires critiques et littéraires sur (es ouvrages dramatiques et sur les événements 1rs plus mémorables, depuis 1748 jusqu'en 1772 inclusivement, Paris, 1805-7, 3 vol. in-8", est venu porter atteinte à cette réputation. Presque tous les auteurs du temps y sont jugés avec un ton d'amertume et d'àcreté qu'on punirait prendre souvent pour l'accent tic la haine ou même de l'envie. En lêtc du l*f vol. du Journal historique, on trouve la liste chronologique des ouvrages de Colle, donnée par luimême, le catalogue de tous ses ouvrages imprimes, et une bonne notice sur sa vie et ses écrits par A. Barbier. A— c — R.
COLLE (JEAN-TiiÊononE), né à Lorquin en Lorraine, le 17 mai 1734. entra, à l'âge de dix-neuf ans, comme soldat volontaire, dans le régiment de la Dauphin1 une année environ avant la naissance du duc de Berri, depuis Louis XVI, lils du dauphin. En 1758 parut un nouveau règlement sur 1 avancement
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militaire. Nommé sous-licutenant le 14 mai de la même année, et lieutenant en second Tannée suivante, Colle fit les campagnes de la guerre de Hanovre (dite de sept ans), qui avait commencé en 1756. 11 fut même employé dans l'état-major gênéral de l'armée, et combattit avec valeur dans plusieurs occasions, particulièrement le 16 juillet 1760, à l'affaire d'Ensdorf! , où il fut blessé dangereusement et fait prisonnier de guerre. Plus tard, en 1766, le régiment de la Dauphine fut incorporé dans celui de Hoyal-Bavière. Le 18 mai de l'année suivante, Colle fut nommé lieutenant en premier, et il obtint une pension de 300 livres sur le trésor royal, le 13 ooût 1768. Parvenu enfin au grade de capitaine, en 1770 l'année du mariage du dauphin avec Marie- Antoinette d'Autriche, il vit, dix ans après, son régiment quitter son nouveau nom , pour prendre celui de Royal-Hesse-Darrastadi ; ce même répiment devint, en 1791, le 04* régiment d'infanterie de ligne. La croix de St-Louis était bien due aux services de Colle : elle lui lut donnée par Louis XVI, en 1781, six aus après l'avènement de ce prince. Colle avait' déjà trente -huit ans de services, lorsqu'il passa successivement deuxième lieutenant - colonel au 77' régiment d'infanterie, premier lieutenant colonel au 50* régiment de la même arme, puis colonel au 31* de ligne ; il oblint le grade de général de brigade le 19 mai 1793. De Courcellcs , dans son Dictionnaire des Généraux français, consacre un article au général Colle ; mais les renseignements qu'il nous donne ne peuvent inspirer tous une égale confiance. Ainsi, nous concevons qu'une certaine obscurité couvre la vie militaire de Colle antérieurement à 1793, par suite des efforts de l'esprit révolutionnaire qui voulait tout effacer, tout répudier, jusqu'à la gloire de l'ancienne monarchie ; mais à partir du 19 mai 1793, de Courcellcs, qui nous renvoie non-seulement aux Brevets et Etait militaires, mais aux Annales du temps, ne devrait plus être le seul garant de la biographie qui nous occupe. D'où vient donc ce singulier silence du Moniteur sur le nom même d'un général qui a pris part à tant d'événements , et qui comptait à sa mort plus de cinquante-trois ans do services effectifs ? La Vendée militaire, par Crétinau-Joly, les Mémoires sur la Révolution, par Dampmartin, et d'autres ouvrages historiques sur cette époque, ne s'expliquent pas davantage. Le doute devait donc nous arrêter ici ; et nous laisserons parler de Courcellcs lui - même : « Colle fit les deux premières campagnes de la réo volulion à l'état-major de l'armée du Hhin. Il y « commandait la division du Bas- Hhin, lorsqu'il fut « suspendu de ses fonctions, le 11 octobre 1793, par a les représentants du |>cup!e en mission près de « cette armée.... Réintégré en 1794, il fut employé a d'abord à l'armée des côtes de Cherbourg, et passa « ensuite à celle des cotes de Brest , comme chef a d'etat-major du général Hédouville. 11 continua « de servir dans la Vendée jusqu'à la pacification « de ce pays, en partit, en 1796, pour se rendre à « l'armée du Huin... Bientôt, pour cause de santé, * il fut employé dans la 4* division militaire, d'abord
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« comme général jusqu'en 1803, puis comme in- « specteuraux revues.... Créé membre de la Légion « d'honneur le 26 mars 1801, il mourut à Nancy, « le 22 septembre 1806. » N— F— E.
COLLENLCC10 (Pasdolme), de Pcsaro, littérateur italien, historien et jurisconsulte célèbre ver* la lin du 15« siècle, fut nommé podestat, ou magistrat suprême de plusieurs villes, et chargé de quelques ambassades où il se distingua comme orateui* et comme négociateur. Envoyé par Hercule 1", duc de Fcrrare, auprès de l'empereur Maximilien, il prononça une harangue latine qui est imprimée dans le il* vol. du recueil de Frcher, Script. Rcr. Germanie. 11 se relira dans un âge peu avancé à Pesaro, sa patrie, et comptait y vivre paisiblement; mais en haine de Jean Sforce, qui était alors maître de cette ville, il entretint une correspondance >ecréte avec César Borgia, qui voulait s'en emparer, comme il le fit quelque temps après. Sforce, ayant découvert cette intelligence, feignit de pardonner à Collcnuccio, mais le fit ensuite arrêter et étrangler en prison. U subit cette mort funeste en 1500 : on ignore en quelle année il était né. Ce savant, auquel on reproche de l'orgueil, de l'aigreur dans la critique, et la manie trop ambitieuse de tout savoir, a laissé plusieurs ouvrages de différents genres qui prouvent qu'en effet il possédait une gronde variété de connaissances. Le plus considérahle est son Abrégé de l'histoire du royaume de Naplts, depuis son origine jusqu'en 1459. 11 le dédia au duc Hercule l*r, qui, ayant été élevé à Naplcs, à la cour du roi Alphonse, prenait un intérêt particulier à l'histoire de cet Étal. Elle était écrite en italien, et fut ensuite traduite en latin. Elle ne contenait que six livres, et parut d'abord à Venise, 1539, in-8«; Membrino Iloseo la continua jusqu'à l'an 1513, et elle fut imprimée, en cet état, à Venise, 1557, in-8»; continuée jusqu'à 1610, Venise, 1613, in V ; la traduction latine , par J.-N. Stuppano, ne le fut qu'en 1372, à Baie, in-4° ; toutes deux ont etc réimprimées plusieurs fois. L'ouvrage a aussi été traduit en français, Paris, 1556, in-8»; et en espagnol, Naplcs, 1563, in-8«. Ses autres ouvrages sont : 1° Comedia de Jacob et de Joseph, espèce de représentation ou de tragédie sacrée, écrite en tersa rima, et dédiée au duc Hercule 1", imprimée à Venise, 1525, in-8«; 1555, in-4°, et 1561, in-8°. 2* L'Amphtitrion de Plaute, traduit en italien et aussi catercefs, joue en 1587 à Ferrarc, dans le palais du duc, pour les fêtes du mariage de la princesse Lucrèce, sa fille, avec un Bentivoglio, et publié à Venise, 1530, in-8". 3° l u petit traite dell' Educazione degli anticht, Vérone, 1513, in-8v 4° Quelques poésies italiennes, éparses dans divers recueils, et quatre apologues ou dialogues moraux ; ces dialogues ont été traduits en latin par différents auteurs : celui qui est intitulé la Bercta contro i corlegiani, dans lequel il parle dû diverses inventions, a été souvent reimprimé dans le 10' siècle : Ant. Geufroy l'a traduit en français sous le titre de Dialogue de la tête et du bonnet, Paris, 1513, in-4°. Collenuccio écrivit en laliu un traité sur la Vipère cl une Apologie d« Pline contre
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Leoniceno, qui avait accusé dans un ouvrage ce grand naturaliste et plusieurs autres anciens auteurs, d'avoir commis beaucoup d'erreurs au sujet des plantes médicinales ; mais Collenuccio était luimême peu savant en histoire naturelle, et il a fait mal à propos des transpositions de noms de plantes. Ermolao Barbu*) l'a critiqué, et a fait voir qu'il se trompait souvent dans ses interprétations et ses corrections du texte de Pline, qu'il voulait défendre. Cette critique prouve que la première édition, faite à l'errarc, sans date, avait jiaru avant 1-195; car c'est dans cette année que Darbaro mourut à Home, après avoir publié ses Casligationcs sur Pline. On trouve les remarques de Collenuccio sur les plantes de Pline , dans le 6e livre de Vllerbarum vivm lconet de Otlion Brunfels, avec une réponse à ce qu'il appelle les calomnies de Leoniceno. Ponticus Virunius a écrit contre Collenuccio pour la défense de Leoniceno. G— à et D — p— s. -
COLLEONI (Jérôme), naquit en 1742, a Correggio, d'une illustre famille originaire de Bergamc. Après avoir étudié avec le plus grand succès les belles-lettres, la pbilosopbie et les mathématiques , il fut envoyé, en 1759, à Bologne pour y étudier la jurisprudence, il y fut reçu docteur en 1765. Son goût particulier l'avait porté à cultiver en même temps les langues grecque, hébraïque, l'histoire ancienne et moderne. L'année suivante, son oncle paternel l'appela auprès de lui à Modène, pour qu'il y suivit le barreau ; mais ce genre d'occupation ne pouvant lui convenir, il retourna, au bout de deux ans, dans sa patrie, et y remplit honorablement les premiers emplois. Dans les moments de loisir que lui laissaient ses (onctions, il s'appliqua à rechercher les litres et les monuments de la v ille de Correggio, dont il se proposait d'écrire l'histoire, il entretenait à ce sujet une correspondance suivie avec plusieurs savants, et rassemblait les ouvrages les plus curieux sur les antiquités romaines et sur celles du moyen âge. Il avait aussi rédigé des notices sur tous les écrivains natifs de Correggio, non dans le dessein de les publier, mais seulement pour servir de matériaux a un ouvrage que méditait alors François Torre de Modéne ; mais ces notices étant tombées dans les mains du savant AfTo, il les jugea dignes de l'impression, et les donna au public sous ce titre : Notizie degli scriltori più celebri , cke hanno Ulustralo ta patria loto di Correggio, etc., in-4», sans date et sans nom de lieu ( Guaslalla, 1776). Lne faible complexion et une santé toujours languissante nuisirent beaucoup aux travaux deColleoui ; il mourut à peine âgé de 55 ans, le 18 mars 1777, sans avoir pu terminer rien de ce qu'il avait enticpris. R. G.
COLLEOKI. Voyes Coleo.m.
COLLEHYE (Rogek de). Voyes P.oger.
COLLET ( Puilibekt ) , avocat au parlement de Bourgogne , et substitut du procureur général au parlement de Bombes , naquit à Chàtillon-lez- Doiubes , en 1645. Avant achevé ses études à Lyon, dans le collège des jésuites, n'ayant encore que seize ans, les PP. de Lachaise et Mcncstritr,
qui avaient été ses professeurs, le firent recevoir dans le noviciat de leur ordre à Avignon. Il enseigna les basses classes à Dole et à Ptoanne jusqu'à Page de vingt-deux ans, et quitta alors cet état. Il {tassa en Angleterre, et fit quelque séjour à Londres, où il fut admis chez Willis, Robert Boylc, et chez d'autres savant*. Il revint en Fiance, où il fut nommé a diverses fondions dans la magistrature. Il a cultivé les sciences, et particulièrement la botanique et l'histoire naturelle. Collet mourut dans sa ville natale, le 50 mars 1718, après avoir composé un grand nombre d'ouvrages dont quelques-uns sont estimés , 1° Traité des excommunications, Dijon, 1685, in-12. Quoique cet ouvrage ait été critique, il a été placé par Mahillon dans le catalogue des livres clioisis qu'il indique à la fin de son Traité des élude» monastiques. 2° Traité des usures, in -8*, sans nom d'imprimeur, de ville ni d'auteur; maison sait «pie c'est à Lyon, en 1C90; et Paris, 1695, in-8*. 5* Préface du Dictionnaire de mathématiques d'Ozanam, 1691, in-4», chez Michalct. 4° Entretiens sur Us dixmes, aumônes et autres libératités faites à l'Église, 1691, in-12, sans nom d'imprimeur ni de ville, mais on sait que c'est à Lyon; Paris, 1695. in-12. C'est le résultat de quelques entretiens qu'il eut a Paris avec le célèbre Talon, procureur général au parlement de cette capitale. Il cherche à prouver que les dîmes ne sont, ni de droit divin, ni de droit ecclésiastique , mais de droit domanial. 5* Uistoria radonis, Lyon, 1695, in-12, sans nom d'auteur, mais avec ses lettres initiales. L'inclination qu'il a toujours eue pour la philosophie lui avait fait former le plan d'une histoire complète de cette science, sous ce titre : llistoria ralionis, historia morum, historia natura. On n'a que la première partie de l'ouvrage. d'Entretiens sur la clôture religieuse, Dijon, 1697, in-12. 7° Deux Lettre» concernant l'histoire de Dombes, sans date, in-4°. Elles sont insérées parmi les dissertations préliminaires qui sont en tète de l'ouvrage suivant. Le P. Méuestrier fit des remarques en réponse à ces deux lettres. La dispute roulait principalement sur la position géographique des Ségusiens. 8* Commentaires sur les statuts de Bresse, Lyon, 1698, in ïo\. 9' bcxxx Lettres à M. Bonnet Bourdelot sur l'Histoire des plantes de Tournefort, 1697, in-12. Collet critique Tournefort, cl le blâme injustement d'avoir changé l'ancienne méthode de classer les plantes par les feuilles, et de vouloir que l'on en cherchât le caractère dans les (leurs et dans le fruit et les graines. Chomcl y répondit (J'oy. Cuomel.) On voit que Collet n'avait aucune idée des vrais principes de la botanique. 10° Catalogue des plantes que l'on trouve autour de la ville de Dijon, Dijon, 1702, in-12. il n'est pas nombreux ; on y a beaucoup ajouté depuis. Cest daus cet ouvrage que Collet fait l'essai d'une méthode botanique de sou invention, en établissant ses classes sur la couleur, le nombre et la situation des feuilles; sur leur contcxlure , leurs découpures, leur odeur, leur saveur, etc. Les salsifis s'y trouvaient réunis aux œillets. Collet a laissé plusieurs ouvrages manuscrits : une Critique de l'Histoire de