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Bresse, par Cuichcnon; une LTisloire naturelle de la Bresse , <|iii devait contenir des ligures de plantes qu'il avait fait dessiner avec soin; mais ce qu'il a publié sur la boîaninue n'inspire pas une idée favorable de la manière dont il a pu trader cette histoire, et ne fait pas regretter sa non publication. Le botaniste Commerson, qui était compatriote de Collet, a dédié à sa mémoire un genre de plantes , qu'il a nommé Colletiia. La première espèce est un arbrisseau sans agrément, parce qu'il est hérissé d'épines et dénué de feuilles : ce qui fait allusion à la figure ignoble de cet auteur, et à son esprit critique et original. La vie de Collet , écrite par l'abbé Papillon, se trouve dans le t. 3 des Mémoires délittirature, etc., par le P. Desiuolcts. D— P— s.
COLLET (Pieuhe), piètre de la congrégation de la mission de Si-Lazare, docteur et ancien professeur de théologie, supérieur du collège des Huns- Enfants, né à Ternay dans le Vcndôroois, le 0 septembre 1088, mort le 6 octobre 1770, s est fait un nom parmi les théologiens, et a mérité l'estime des personnes pieuses, par la régularité de ses nururs et ses nombreux écrits, dont les principaux sunt : 1» Disteriatio seholastica de quinque Jansenii propositionibus, Paris, 1730, in- 12. 2' 2° Traité des dispentet en général el en particulier, Paris, 1712, 2 vol. in 12; ibi.L, 1752. 1758, 3 vol. in-12, et 1739, fa-JP. Une nouvelle édition de cet ouvrage, refondue et corrigée par Cumpan. a été publiée, Paris, 1788, in-8", rcimpr., ibid., 1828, même format. Le P. Collin est auteur d'Observations critiques sur le t raité des dispenses (Nancy, I7C3; Paris, 1770, in-12). 3* La Vie de St. Vincent de Paul, Nancy, 1748, 2 vol. in-4°; réimprimés avec des discours et des écrits textuels du saint, Paris, 4 vol. iu-8'. L'a Abrégé de cette vie, donné en 1704, a tu plusieurs éditions de nos jours Nous citerons celles de Paris, 1816, 1818. 1822, 1823, 1820, in-18, lig. , celle de Lyon, 1823. in-12. 4" Lettres critiques sur différents points d'histoire et de dogme, 1711, iu-S°; Turin, 1731, in-12. Elles furent publiées sous le pseudonyme du prieur deSl-Edmc. Les jansénistes, et particulièrement l'abbé de St-Cyran, y sont fort maltraités , ce qui fait que railleur a été lui-même fort maltraité par les écrivains de ce parti. Ils ont dit que son si y le est dur en latin , incorrect en français , el que ses plaisanteries sentent le collège. 6* Examen el résulution des difficultés qui se présentent dans la célébration des saints mystères, Paris, 1732, in-12; réimpr. sous le titre de Traité des saints mystères, etc., Avignon, 1810 , Paris, 1817, 1827, 2 vol. in-12. On a publié, pour faire suite aux éditions précédentes : G* les Cérémonies de la messe basse, exposées selon les rubriques du Missel romain, arec les différences du rit parisien, petit ouvrage qui est également de Collet , Paris , I82Ô, in-12. 7" l ie de Ilenri-Maiie Bnwlon, Paris. 1731, 2 vol. in-12. ou 1762, 1 vol. in-12 8* Traité des devoir* d'un ptislrur i/m" veut se sauver en sauvant son pcup'c, Ljou et Paris, 17<>9, 1821, in-12. I-a 1" édition, qui ol de l7S7,rst intitulée: Devoirs de- pasteurs. 9' Truite des ii^ulgrnces et du jnb'lè . Paris, 1739; ibid., 1770,
2 vol. in-12. 10» Traité de l'Office divin, 176», in-12. 1 1° Traité des devoirs des gens du monde, etc., Taris, 1703, in-12. 12° Lftfrej d'un théologien au II. P. A. de G. (Anl. de C.asquel). oti I on examine si les hérétiques sont excommuniés de droit divin, Pruxclles, 1663, in-12. I3a Instructions pour le* domestiques, Paris, 1763, in-12. 14° Sermon* et Ditcours ecclésiastiques, Paris, 1764 , 2 vol. in-12. la* Abrégé du Dictionnaire de* eat de conscience de J. Porta*, 1764 el 1770, 2 vol. in-8«. 16» Traité de* devoir* delà vie religieuse, Lyon, 1763, 2 vol. in-12. 17» Institutions theologicm, etc., Lyon, 1763 et année suiv., 7 vol. tn-8*. Il y a un abrégé de cet ouvrage, 1768, 4 vol. in-12. 18° De Deo t jusque divini* attributit, Paris, 1768, 5 vol. in 8*. 19" Vie de St. Jean de ta Croix, premier carme déchautiè, Turin, 1769, 1 vol. in-12. 20" Méditation* pour tervir aux retraites. Paris, 471-9, in-12. 21° Traité des exorcismes de l'Eglise, Paris, 1770, in-10. 22» La Dévotion au sacré coeur de Jésus, établie et réduite en pratique, 1770, in-10. 23° Instructions sur le* devoirs de* gen* de la campagne, Paris, 1770, petit in-12. 24» Vie de Collette Boeltet, el de Philippe, duchesse de Gucldret, Pans, 1771, in-12. 25- Vie de la vénérable mère Victorine Fornari, de la mère Madeleine Lvmellini Centurion, el d'Et. Centurion, Paris. 1771 , in-12. — On doit encore à Collet la Bibliothèque d'un jeune ecclésiastique, iu-8*; des Instructions pour le taint temps du Jubilé, réimprimées en 1826 in-32 ; enlm, les Devoir* de» écolier*, volume très-souvent réimprimé sous ce titra : l'Ecolier chrétien, ou Traité de* devoir* d'un jeune homme qui veut sanctifier ses élude*, Lille. 1818, 1821, 1822, 1827 ; Avignon, 1822; Paris, 1822. in-18. K.
COLLET (Joseph), contre-amiral, né à St-Dcnis de llourbon, le 29 novembre 1768. navigua d'abord pour le commerce, et obtint, dés l'âge de ipiinze ans, le commandement de bâtiments d'une valeur importante. Lorsque, en 1790, la guerre parut imminente, sarriliant la fortune à la gloire, il s'embarqua comme simple volontaire sur la corvette In Bourbonnaise, armée à llourbon. Il fil de nombreuses campagnes, et dut son admission dans le corps de la marine et le p-ade de lieutenant de \aisse*u au courage qu'il montra dans les divers combats livrés aux Anglais dans les mers de l'Inde par MM. de Sercey, Renaud et Trchoiiart. Collet se trouvait sur ce vaisseau l'Indomptable qui, de 1709 à 1803, prit une part glorieuse au combat d'Algésiras, lit la campagne d'Egypte dans l'escadre do Gauteaumc; et, après avoir assisté au siège de l'Ile d'Elbe, fit partie de l'expédition de Si Domingue. Le grade de capitaine de t régate, la croix de la Légion d'honneur cl le commandement de la première division de la flottille oc Bordeaux furent la récompense du lieutenant de l'Indomptable. Dans une soi lie tentée avec cinq de ses canonnières seulement, Collet captura un cutter anglais près des Giclants, rt força deux COrtCltea à se rendre après sept heures d'un combat opiniâtre. Il commandait ta Minerve daiM la division lie cinq frégates qui se défendit si glorieueemeut le 23 septembre 180U, à la
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hauteur de l'Ile d'Aix, contre l'escadre de lordllood,
composée de sept vaisseaux dont un à (rois pont*. M:mi livrant avec autant d'audace que d'habileté pour diriger h frégate commandante et favoriser sa retraite, Collet eut à combattre successivement plusieurs vaisseaux, et ne se rendit qu'après avoir vu son gréement haché, ses battci ies démontres, et torulier autour de lui cent trente hommes de son équipage tués ou blessés. Pendant l'action, qui dura trois heures et demie, l'ennemi, maigre ia grande supériorité, eut beaucoup à souffrir du feu de la Minerve. Decrès, alors ministre de la u ariue, témoigna sa satisfaction au capitaine de la Minerve dans les ternies les plus honorables. «L'empereur, a lui écrivait-il, m'a ordonne <ie vous faire connai- « tre qu'il a reconnu que vous avez vaillamment et « habilement rempli votre devoir dans cette nou- « Vetle tirconstance, qui ne Tait que Confirmer l'o- « pinion que Sa Majesté a de votre valeur. » A son retour des prisons d'Angleterre, CoUcl avait clé nommé capitaine de vaisseau. De 1811 à 1814, il monta l'Auguste devant Anvers, et fut choisi, lors du bombardement, pour délendie cette partie des remparts qui couvrait le bassin et sur laquelle se concentra l'attaque. Il se montra digne de la confiance dont il avait été honore, et la France lui dut la conservation de son escadre devant Anvers. Collet, qui avait participe dans les mers de l'Imle aux premiers combats livrés aux Anglais, soutint dans le golfe de Naples, sur la frégate la SIelpomène, un des derniers et des plus biaux combats qui marquèrent celte lutte si longue el si acharnée. Se trouvant, le 30 avril 1815, entre les lies d'Ischia et de Pro- Cida, il fut attaqué par le vaisseau le Rivoli, et ne se rendit qu'après une défense dont s'honore la marine française. La paix ayant permis au romniercc de reprendre son essor vers les contrées lointaines, des stations lui assurèrent une active protection dans touies les mers. De 1819 à 1821, la frégate la Galathee, commandée par Collet, se montra avec honneur dans le Levant, dans la mer du Sud, aux Antilles et aux États-Unis. Il montait le vaisseau le Trident au blocus de Cadix et à la prise du fort Santi- Pétri, en 1825. La bienveillanre particulière du duc d'AngouIéiue, les croix de commandeur de la Lé. ion d'honneur et de chevalier de St- Ferdinand de druxiéme classe le dédommagèrent du grade de contre -amiral qui n'eût été que la tardive récompense de ses longs succès. En 1827, il quitta les fonctions de major de la marine à Toulon, pour prendre le commandement de la division chargée de bloquer les cotes d'Alger, par suit? de l'insulte faite au consul de France par le dey. Malgré la rigueur des saisons, le danger des parages et une santé de plus en plus délabrée, il serra le blocus pendant quatorze mois, et il nedemanda son rappel que lorsque son état fut presque déscs|>éré. Sa promotion au grade de contre-amiral fut une satisfaction donnée plutôt à la marine qu'à Collet lui-même, aussi modeste qu'intrépide, Rentré à Toulon le 50 août 18.8, il y mourut dans |a nuK du 19 au 2*> octobre suivant. Lu apprenant celle perte, M. Ilytlo