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servaient de voile â la plus noire des perfidies. Il forma le dessein d'inviter Chyrkouh et SalaJin a un repas splendidc, à la faveur duquel il se rendrait maître de leurs personnes. II est vrai de dire que son fils le détourna de ce projet ; mais il ne put êlrc tenu entièrement secret. Plusieurs officiers, à la tête desquels était Saladin, résolurent la perte de ce traitre, et, s'élant emparés de sa personne un jour qu'il se rendait près de Chyrkouh, ils le poignardèrent. Telle fut la digne (in d'un homme qui eut peu de talents militaires et politiques, et ne se distingua que par l'impudeur avec laquelle il se jouait de ses serments. J — N.
CHAYEH ( Christophe ) , cure dans le diocèse de Sens, né à Yilleneuvc-le-Rui, le 26 janvier 1725, mort quelques années avant la révolution, a publié : |« le Commentateur amusant, ou Anecdotes très-curieuses , commentées pur l'écrivain le plus célèbre de notre siècle, 1759, in-12; 2° les Vues et Entreprises des citoyens charitables, 1759, in 12; S* l'Amour décent et délicat, 1760, in-12; A* le Chansonnier agréable, 1760, in-12; 5* les doux et paisibles Délassements de l'Amour, au temple de Vénus, chez les galants, 4700. in-12 ; 6° Journal de ta Charité, 1760 ; 7* le Théâtre du monde, 1760, in-12; 8» Paraphrase en vers du Stabat mater, iu-12. D. L.
CHAZAL (Jean-Pierre), né au Pont-St- Esprit, le lM mars 1766, était avocat à Toulouse au commencement de la révolution. Député par le département du Var à la convention nationale, il y vola la mort de Louis XVI, mais avec surfis à l'exécution , conformément a l'amendement de Jean Maillie. Il vota le décret d'accusation contre M a rat, avec les Girondins, auxquels il s'était réuni ; soutint avec le côté droit toute la lutte qui précéda les 31 mai, 1" cl 2 juin 1793, et fut un des premiers à s'élever contre le despotisme de Robespierre. Chazal paya même de sa personne dans la journée du 9 thermidor , où le dictateur fut arrêté et conduit à l'écliafaud. Réélu au conseil des cinq-cents, il se lia avec Syeyes, devenu directeur, et agit constamment sous son impulsion. Il seconda de tous ses moyens la révolution du 18 fructidor an 5. Dans la mémorable journée du 19 brumaire, où Lucien Itonaparle, alors président du conseil des cinq-cents, al<nndonna momentanément le fauteuil, ce fut Chazal qui l'y remplaça. Il prit ensuite part à la rédaction de la constitution consulaire, fut appelé au tri* bunat, devint préfet des Basses- A Ipcs en 1802, puis des Hautes-Pyrénées sous l'empire. Privé de son emploi au retour des Bourbons, il obtint la préfecture du Finistère pendant les cent jours; fut atteint par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, et se réfugia en Belgique avec sa famille. Chazal profita de la révolution de 1830 pour rentrer en France; mais comme ses (ils s'étaient établis à Bruxelles, il y allait quelquefois; ce fut pendant un de ces voyages qu'il mourut, le 23 avril 1840. On a de lui une brochure intitulée : J.-P. Chazal à ses anciens collègues les membres du tribunal, Paris, 1802, in-8». A-î\