‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 91 sur 117 · G -COL · texte numérisé non relu

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Ses Eisaii sur divers objets de morale, en 3 vol. in-S°, publiéssuccessivemenlen1697, 1705 et 1709, furent très-favorablement accueillis du public, qui cependant n'aimait point fauteur. On y trouve autant d'esprit et d'originalité que d'érudition, mérites relevés encore par celui d'un style facile et élégant. On en a donné depuis un grand nombre d'éditions. Collier publia en 1698 son Coup d'ail sur l'immoralité et la dépravation du théâtre anglais, avec le sentiment de$ anciens sur ce sujet (a short View ol ihe Profancness ami Immorality ot the cnglisli Stage). La publication de ce litre l'engagea dans une controverse très-animée avec plusieurs littérateurs du premier ordre, à la téte desquels étaient Congrève et Vanbrugli , qui prodiguèrent en vain beaucoup d'esprit pour soutenir une cause qu'ils avaient en* -mômes rendue mauvaise par l'immoralité de leurs propres comédies. L'avantage resta au théologien , et l'on parait s'accorder à lui attribuer l'heureuse révolution qui s'est opérée depuis, en Angleterre, dans la morale du théâtre. Cet ouvmge a été traduit en français par le P. Courbeville, grand admirateur de Collier. Sous le règne de la reine Anne, on lui lit des ouvertures pour l'engager à un acte de condescendance, en lui promettant un bénéfice, s'il voulait reconnaîtra le gouvernement ou s y soumettre; mais comme il était devenu non-jurcur par principe de conscience, il relusa d'écouter aucune proposition. En 1713, il fut Consacré évéque par le docteur George Hickes, qui avait été lui-même consacré sulhagant «le Tbeiford parlesévêquestleNorwich.d'Llyct dcPéterborough, dépouilles de leurs siège en 1694. jmi avançant en âge il éprouva de fréquentes attaques de la pierre , maladie i laquelle sa vie si dentaire avait probablement contribué, et dont il mourut, le 26 avril 1726. Collier était très-savant et très-pieux. Les principaux traits «le sa vie publiipie indiquent assez <|ue son caractère était aussi terme que consciencieux. Dans la vie privée , celait un homme paisible , aimable et spirituel. Parmi d'autres ouvrages tiu'on a de lui, ou remarque: !• la traduction anglaise du Dictionnaire de Aloréri, en 4 vol. in-lol., dont les deux premiers parurent en 1701, le 3* sous le titre de supplément, en 1705, et le 4* comme appendix, en 1721 ; 2* les Réflexions morales d'Antonin, et le Tableau de Cébès, traduits en anglaise! publiésen 1701 ; 5* Histoire ecclésiastique de la Grande-Bretagne , principalement de l'Angleterre, depuis l'introduction du christianisme jusqu'à la fin du règne de Chartes II, avec un précis des affaire* religieuses en Irlande, 1708 et 1714, 2 vol. in-fol., ouvrage écrit, dit-on, avec goût et même avc<j imi»artialité; l'auteur eut cependant à le défendre contre les censures desévêques fturnet et ISieholson. et contre celles «lu docteur Kennel; 4» «les Discours pratiques, publiés en 1725, écrits en anglais, comme tous ses autres ouvrages — I n autre Coixiek, auteur anglais, plusronmi sous le surnom de Tim Bobbin, mort en 1786, a publié un livre original intitulé : A Vietcollhe Lancashire dialecl. C'est une suite de dialogue en patois du comté de Lancastre, suivis d'un glossaire des mots

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particuliers à ce dialecte : la 4e éditbn a paru à Londres, en 1750, in-8*. S— D.

COLLIETTE (Louis-Pacl), curé de Grirourf, près deSt-Queniin , et doyen du doyenné rural de la même ville, où il mourut vers la lin du 18e siècle, s'occupa toute sa vie de recherches sur l'histoire ecclésiastique et civile de sa patrie. Il a publie : ^Histoire de la vie, du martyre et des miracles de St. Quentin, St-Quentin, 1767, in-12. Cet ouvrage fut critiqué peu de temps après dam une Lettre d'un maître des petites écoles à M. Colliette, sur sa nouvelle Histoire de Sl-Quentin, Paris, Urocas, in-12 (sans date). 2° Mémoires pour servir à l 'histoire ecclésiastique , ctvile et militaire de la province de Vermandois, Cambray, 1771-72, 3 vol. in-4\ Cette histoire remplie de recherches, et divisée en 20 livres, dont chacun est suivi des pièces juslilicaiivcs, va depuis le temps de Jules-César jusqu'à l'an 1767. L'ouvrage est terminé par une table générale, suivie du pouillé de tous les bénéfices «tu diocèse «le Noyon. C. M. P.

COI.LIN, ou plutôt COLIN (Sébastien), médecin de Fontenai-le-Conitc, où il vivait en 1556, publia sous le nom de Liset Btnancios, anagrammede Sébastien Colin, un livre intitulé : Déclaration des abus et tromperies des apothicaires, Tours, 1353, in-8*. où il prouve qu'on impute souvent à tort aux médecins les taules commises par les apoihicaiies. Pierre Hraillicr. apothicaire à Lyon, publia de son côté une Déclaration des abus et ignorance des médecin* On a encore «le Collin : 1* le Onzième livre tTAlexandre Trallien sur tes gouttes, trailuit du grec, et fa Pratique et méthode de guérir les goutte*, traduit du latin de Gaynier, avec îles augmentations sur la cure decette maladie, Poitiers. 1556 ;2° Traité de la peste, traduit du grec de 1 rallicn, avec un Abrégé de* causes et remèdes de la pesle et un Traité du régime de vivre, Poitiers, 1560 ; 3° l'Ordre et Régime pour lu cure des fièvres, avec les causes cl remèdes des fièvres pestilentielles, Poitiers, 1558, in 8*. Eloy dit «pic t'est une tiaducliou de I ouvrage de Hlrazes , de Pestilenlia. A. U—t.

COLLIN. Voyez Cot.l.v.

COLLIN DIS V EH M ONT ( Hvacinthe ), peintre, naipiil à Versailles, en 1693. Filleul «lu célèbre Higaml, qui avait pour lui beaucoup d'affection, il en reçut 't>s premières leçons de son art, cl il alla ensuite à Morne etutlier les chcfs-d'iruvrc des écoles d'Italie. Devenu dans sa pairie avee un bon goût de dessin, de l'élégance et de la pureté, il fin reçu à l'ai a> ici nie de peinture et nommé professeur. Il posait supérieurement le modèle, et le dessinait correctement. Collin «le Vermont a fait plusieurs tableaux d'église et de cabinet; les principaux sont : une Présentation au Temple, qu'on voyait autrefois dans la |«roisse de St- Louis à Versailles, et la'jfaladte d'Antiochui , qui lut exposée an concours dû 1727. Cet artiste a laissé aussi une suite « on>ulcrable d'esquisses terminées, «lont il avait pris les sujets «lans l'histoire de Cyrus. Il est mort à Versailles, le 16 fé\ricr 1761.— Un graveur «lu même nom, né à Luxembourg, en 1626, reçut a Home «les leçons de Sandrart, vint à Anvers, où il prit le litre

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de graveur du roi d'Espagne, et grava beaucoup de

portraits qui sont «Mimés. A — s.

COLLItS {Heniu-Joskpij), médecin, né à Vienne en Autriche, le 1 1 août 1751, reçut le doctoral a l'université de la même ville, en 4760, et mourut le 20 décembre 178». Sa dissertation inaugurale a pour objet une question thérapeutique très-importante : Medicamenta in morbis solidi et fluidi corrigtnlia. Le fameux Antoine Stœrtk, médecin de l'hôpital civil, avait publié le résultat des observations cliniques qu'il y avait faites pendant deux années. Appelé à des fonctions, sinon plus utiles, au muins plus brillantes, il fut remplacé par Collin, qui marcha, trop servilement peut-être, sur les traces de son prédécesseur, et puhlia sous le même titre : Xosucomii civici Pazmanniani Annus medicus terliut , she Observalionum circa morbos acutot et chronicos pars 1—16, Vienne, 1764-1781, in-8°. Dans chacune de ces parties, l'auteur fait l'éloge, souvent exagéré , d'une des substances médicamenteuses recommandées par Stœrck. Dans la première, par exemple, il regarde la ciguë comme un remède héroïque, et lui attribue des vertus merveilleuses (pie l'expérience n'a point justi liées. La quatrième et la cinquième H)nt consacrées aux louanges de l'amique. Les propriétés de cette plante, qu'il serait aisé d'énumerer en quelques ligues, occupent ici plus de huit cents pa£es. Quoique ces diveis traités joignent à une prolixité rasihlicuse un défaut absolu de saine critique, la plupart oui ele traduits eu allemand. Collin a éerit-quelqucs autres opuscules insignilianls, et traduit en fraqcais la dissertation de Stœrck sur la Ciguë. C.

COLLINHARLEVILLE (Jean-François), né 0 Mevoisin, pré» de Cliartrcs, le 30 mai 1755, vint acheter ses éludes à Paris , et se lit recevoir avocat. L'amour des lettres l'éloigna bientôt du barreau, et, dans les premiers vers qui échappèrent à sa muse, il déplora le sort malheureux d'un clerc du l arlement. Il essaya d'abord son talent dans le genre satirique, mais ce genre ne convenait ni a ses gonts, ni à la tournure de son esprit. En 1786, il débuta dans la carrière dramatique par l'Inconstant. Glle comédie, jouée d'abord en 5 actes, et réduite quelque temps après en trois, obtint le plus grand succès, cl donna quelques espérances à ceux qui déploraient l'état de décadence où était tombé le théâtre français vers le milieu du 18e siècle. Deux ans après, Collin-Ilarleville lit représenter une autre comédie en 5 actes, intitulée l'Optimiste. Cette pièce, quoiqu'elle ne fût point encore la véritable comédie, devait obtenir les suffi-âges îles gens de poût, parce qu'elle s'éloignait de toute espèce d'aflectalion , et qu'on n'y trouvait point ce jargon précieux qui était alors en possession de plaire au public. En 178D, une troisième pièce de C<»Hin-Harlov il'c, les Châteaux en Espagne, fut très-accuei lie ,iu publie, sans rien ajouter a la réputation de l'auteur. Celte pièce, remplie de détails charmants., écrite d'une manière franche et naturelle, comme celles qui l'avaient précédée, manque de fonds et de ce qui fait la véritable comédie, l'ob-

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servation des mœurs. C'est toujours la" même idée, et presque les mêmes personnages présentés sous des faces différences, et dont on chercherait vainement le modèle dans la société. Collin montra plus de talent, et s'éleva beaucoup plus haut dans le Vieux Célibataire, qui est son chef-d'œuvre. Cette pièce, jouée en 1792, obtint lé succès le plus éclatant; elle réunit tous les suffrages, et l'envie ne put s'élever contre le triomphe de l'auteur, qu'en lui reprochant d'avoir emprunté beaucoup de choses heureuses de la Gouvernante d'Avisse. Après avoir donné le Célibataire, la muse de Colliu-Harleville se ressentit do la malheureuse influence du temps où il écrivait, et il ne (il plus rien qui ré|K)ndit aux espérances qu'il avait données en entrant dans la carrière. Al. de Crae, farce ingénieuse, mais faible; Rose et Picard, ou la suite de l'Optimiste (cette pièce est un sacrifice bit aux opinions du temps) ; la Défense de la Petite Ville, pièce qui honore son caractère encore plus que son talent; les Artistes, les Deux Voisins, ou Etre et Paraître; les Mœurs du jour, ou l'Ecole des jeunes Femmes ; les Riches, Malice pour Malice, ne rappellent que dans quelques détails l'auteur de l'Inconstant et du Célibataire. Les dernières pièces de Collin-Hai leville, si on en excepte les Vieillards et les Jeunes Gens, et la Querelle des deux Frères, qui ont été joués après sa mort, avaient besoin de toute l'indulgence qu'inspiraient au public son caractère connu cl le souvenir de ses premiers ouvrages. Laharpe, qui fut le premier à en< oura;cr le inlent de Collin-Ilarleville , lui accordait de la gaieté et du naturel dans le dialogue, de la facilite et de l'élégance dans le style; il louait l'auteur du Célibataire de s'être sauve de la longue contagion du faux esprit, cl du règne passager de la grossièreté révolutionnaire; mais il lui refusait le talent d'observaleur, qui fait le véritable poète comique. Palissot va beaucoup plus loin dans ses Mémoires littéraires: il ne trouve, dans la plupart des pièces de Collin-llarleville, ni sel, ni gaieté, ni linesse; en un mot, aucune trace de l'esprit du genre où rien ne peut remplacer la force comique, a Le ton doucereux, ajoute a Palissot, le ton sentimental, quelquefois même un a peu niais, qui est le ton dominant de presque tous « les ouvrages de Collin-UarlevilIc ; l'absence totale « de sel et l'insipidité qui les caractérisent , prou- « vent qu'il n'était pas ué pour la comédie. » Ce jugement paraîtra d'une sévérité exagérée à ceux <jui voient encore avec plaisir au thé;lirc l'Inconstant et le Vieux Célibataire. Collin-Ilarleville manquait de force et de vigueur dans ses conceptions ; sa facilité, sa simplicité, son naturel, ne sont quelquefois que de la trivialité et de la i wblesse ; il ne sait pas saisir les ridicules ; ses tableaux manquent de variété, et n'offrent souvent que des peintures sans modèle; mais il ne faut point oublier qu'il s'est écarlé du mauvais goût, et qu'il a fait quelquefois d'heureux efforts pour nous rapprocher de la bonne comédie. On a encore de lui un poème allégorique en 2 chants, intitulé Melpomèneet Thatie, 17!»9, in-8", et plusieurs pièces de vers insérées dans VAtmanach des Muses et dans les journaux. Ceux qui ont connu

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Collin-Tïarleville ont gardé un souvenir tourhnnl de sa candeur, de sa modestie, de la noblesse et de la franchise de son caractère. Quelques années avant sa niot t, il fut attaque d'une profonde mélancolie que rien ne pouvait dissiper. 11 mourut à Taris, le 21 février 1800. Il a été remplacé à l'Académie par M. Daru. On a publié : Théâtre et Poésies fugitives deJ.-F. Collin-Harlcville, Paris, 18*5, 4 vol. in-8°. C était l'auteur lui-même qui avait donné des soins à cette édition. Quelques années après, on l'a reproduite sous le litre ('c Théâtre complet. On y a ajouté, il est vrai , la Querelle des deux Frères , mais on n'y trouve ni Rose et Picard, qui avait été imprimée séparément en 1794, in-8% ni plusieurs des pièces que l'auteur n'a pas voulu publier, mécontent de leur peu de succès sur la scène. Plusieurs éditions ont été faites sur la précédente : celle de Mcnard et Oescune, Paris, 4 vol. in- 18, lig , qui D'offre cependant qu'un eboix des poésies fugitives ; cille de Janet et Cotcllc, avec une notice par Andriei'x, ibid., 1822, 4 vol. in 8% poitr.; celle de Deloncliamps . avec une notice par M. Doublet de Doislbibault, ibid., 1828, 4 vol. in-8% poitr. Un choix des meilleurs ouvrages de Collin-Harlcville a été publié sous le titre de Chefs-d'œuvre dramatiques, Paris, 1822, 2 vol. in-18; un autre, sous celui d'OEuvres choisies, ibid., 4825, 2 parties in-18, édition stéréotype, et 1820, 3 vol. in 52. Aucun éditeur n'a encore luit usage de quelques morceaux de cet auteur qui se trouvent dans les Mémoires de l'Institut, seet. de littérature et beaux-arts. Ce sont : 1' la Grande Famille, allégorie ( t. 2, ann. 1708 ); 2e Xotiee historique sur la vie et les ouvrages d'Ant. Leblanc (t. 4, ann. 1803); 3" Xotice historique sur la vie et les ouvrages de Demoustier (ibid.); 4» Dialogue sur la comédie ( ibid. ). M— D.

COLLIN (le Père Nicolvs), né dans le commencement du 18* siècle , fut chanoine régulier de l'étroite observance de Prémontré, et prieur de Uengeval. Il mourut à Nancy en 17S8. On a de lui : 1" Observations critiques sur le traité des dispenses (de Collet), Nancy, 170a; Paris, 1770, in 12. 2* Traité du signe de la croix fait de la main, ou la Religion catholique justifiée sur l'usage de ce signe, Paris, 1775, in 12. 3* Traité de l'eau bénite, ohm âge historique, polémique et moral, Paris, 1776, in-12. 4* Traité du pain bénit, ou l'Eglise catholique justifiée sur rusage du pain bénit, etc., Palis, 1777, in-12. 5° Traité des processions de l'Eglise catholique, Paris, 1 771*, in-12, G* Traité du respect dù aux églises, ou Motifs de respecter les églises, paris, 1781, in-12. On trouve dans cet ouvrage «les instructions solides sur plusieurs points importants de la discipline île lT.glise. V Traité des confréries tn général, et de quelques-unes en particulier, Paris, 178 5, in-12. 8° Traité de ta calemnie , des calomniateurs et des calomniés, Paris, 1787, in-12. Z.

COLLl.N DANGLIS. Ce littérateur chimiste, ingénieur bydiauliquc, est auteur : 1» d'un traité intitulé : de la Différence entre les qualités du ccrur cl de l'esprit ; 2e d'une Histoire des états généraux de 1616; 3" d'une Histoire des hommes illustres

de la Champagne. Il est mort à Pari*, le 13 février 1809, âgé de 04 ans. Il était issu de David II, roi dT.cosse, qui régnait en 1329. [Journal de Paris du 19 mars 1800.) Z.

COLLIN D'A M BLY (François) , né à Amblysur-Meuse en 1759, fut professeur de belles-lettres, instituteur à Paris, et membre du comité de bienfaisance du département de la Seine. Il mourut vers 1830. On a de lui un grand nombre d'ouvrages, presque tous destinés à l'enseignement élémentaire: Vdc l'Usage des négations dans la langue française, Paris, 1802, in-12; 5' édition, ibid., 1822, in -S». Le but de l'auteur est de réfuter l'opinion de Domergue, qui soutenait que dans cette phrase ; U cil plus sage que vous ne pensez, le ne répugne au sens commun. 2* Le Flambeau des étudiants, contenant de nouveaux éléments de métaphysique , de logique, de morale cl de droit, etc., ibid., 1804, in-12. 5° Mémorial universel , contenant un abrégé de l'histoire grecque , de l'histoire romaine , de l'histoire de France; un abrégé de la mythologie , de la géographie départementale, et les principales difficultés de la langue française, ibid., 1804 et 1803, in-12. 4° Nouvelle Méthode pour apprendre à traduire promplemcnt et facilement le français en luin, ibid., 1805 et 1S0C, in-12. 5" Grammaire partante, ibid., 1803 et 1806, in-12. 6n Participa français analysés, et misa la portée des enfants mêmes, ibid., 1806, in-8" ; 4e édil. considérablement augmentée, ibid., 1821, même format. 7° Le Maître de littérature élémentaire, ibid., 1806, in-12. 8» Le Mailrt latin, au moyen duquel la syntaxe et les gallicismes exposés dans des phrases analyséet peuvent étrt appris sans maitre, ibid., 1806, in-12. 9» Le Maître d'éloquence française, ibid., 1806, 1807, 1S09 et 1811, in-12. 10* Dictionnaire des commençants , lalin fiançais et français-latin, ibid., 1807,2 vol. in-12. W" Grammuire française analytique et liltéretire; 2e édit., ibid., 1799, in-8". La 2e [arik de cette grammaire , uniquement consacrée à l'clocution française, diffère de l'Art d écrire de Coudillac, eu ce que ce savant n'admet que le seul principe de la liaison des idées , au lieu que Collin en aduut quatre : la clarté, la liaison des idées, l'intérêt et l'euphonie. 12' Abrégé de l'histoire sainte, ibid., 1811. in-12. 13* La Grammaire simplifiée, ou Abrège analytique des principes généraux et particuliers de la langue française; 2* é lit., ibid., 1817, in 12. CW à la fois l'abrégé et le développement de la Grammaire française analytique et littéraire. W De l'Usage 'des prépositions dans la langue française, ibid., 1818, in-b-; ouvrage dans lequel Collin réfute l'opinion de plusieurs grammairiens qui ont soutenu que nos prépositions s'emploient indifféremment les unes pour les autres. On y trouve aus*i un appendice sur l'inipersonnalilé des verbes que certains néologues ont appelés monopcrsonnels , unipersônnels , monoprosopés. 13? La Petite Histoire de France, ou Abrégé de l'histoire de France, régne par règne, ibid., 1821 cl 1825, in -16. 15" La Petite Géographie départementale de la France, ibid., 1821 et 1823, in-12. 17° La Logique simplifiée, ou le Maître dt logiq**

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élémentaire , etc., ibid., 1821, in-12. 18» Le Petit Répertoire, ou Abrégé de la mythologie, de l'histoire grecque, de l'histoire romaine, etc., ibid., 1822, iiH'2. W}" Grammaire de Lhomond, augmentée par Collin d'Ambly, ibid., 1824, in-12. 20- Les Miracles, ibid., 1825, in-12. 21° Les Jésuites condamnés, etc., ibid., 1825, in-8° de 48 p. 22° Manuel d'arithmétique, etc., ouvrage dont la 6* édition, entièrement refondue et augmentée, ligure dans la «ollection des Manuels du libraire Rorct , ibid., 1826, gros in-18. Z.

COLLIN DE IIAR (Alexis-Guillai me-Henri), auteur d'une histoire de l'Inde, naquit en 1708, à Fondichéri, d'une famille originaire de Bar, dont clic prit le nom, sans avoir la ridicule prétention de descendre des anciens souverains du duché. Après avoir exercé, depuis 1783, les fonctions de secrétaire de l'intendant de cette colonie, il remplit divers emplois dans la magistrature, et fut enfin nommé président de la cour supérieure des établissements français dans les Indes. A la prise de Fondichéri par les Anglais, en 1803, ii fut renvoyé en France. Ayant eu le bonlieur de sauver les nombreux matériaux qu'il avait recueillis en Asie, Collin s'occupa de les mettre en ordre, et publia : Histoire de l'Inde ancienne et moderne, ou l Indouslan considéré relativement à ses antiquités, à sa géographie, à ses usages, à ses maure, à la religion de ses habitants, à ses révolutions politiques, à son commerce et à son état actuel , Paris, 1814, 2 vol. in-8°, avec une carte. Le titre que nous venons «le transcrire suffit pour donner une idée de l'importance de cet ouvrage. La première partie offre une analyse exacte de tout ce que l'on avait écrit de meilleur sur cette contrée. La seconde renferme la description des établissements qu'y possédaient les Européens, avec l'histoire de la chute de l'empire de Mysore. Tous les Uit» y sont appuyés de preuves et de pièces justificatives. Le mérite de son ouvrage attira l'attention du gouvernement sur Collin. Décore de la croix d'honneur en 1814, il fut fait en 1817 chevalier de St-Michel. Il venait d'être désigné procureur général à Pondicheri ; mais il mourut d'apoplexie, à Paris, le 2 juillet 1820, à 52 ans. La rédaction de YHisloire de l'Inde, faite avec des matériaux de Collin de Bar, est due, en grande partie, a notre collaborateur Alphonse de Bcauchamp. VV — s.

COLLIN (Henri, noble (1) de) , né vers 1772, à Vienne en Autriche, et mort le 28 juillet 181 1 dans la même ville, où, sous le titre de conseiller aulique, il exerçait les (onctions de membre du département des finances. Il a laissé la réputation d'un des poètes allemands les plus distingués du 19» siècle. Six tragédies en vers ïambiques, et accompagnées de «'iiœurs, qu'il a successivement publiées depuis 1802, l'ont placé, dans l'opinion de ses compatriotes, immédiatement au-dessous de Schiller, qu'ils regardent comme leur premier poète tragique. Ces pièces portent les litres de Régulus, Coriolan, Polyxéne,

(i) Ce mot exprime, en Autriche, un degré de noUcae tnierniedume ectie ceux de Imou et de simple noble.

Balboa, Bianca àella Porta et âfeon. 11 faut y joindre l'opéra de Bradamante. Lorsqu'au printemps de 1809, le gouvernement autrichien, décidé à faire la guerre à la France, forma la levée en masse connue sous la dénomination de landtcehr, on chargea Collin «le composer des chants de guerre destinés à enflammer le courage de ces milices. La manière dont le poète autrichien s'acquitta de cette commission lui mérita les faveurs de la cour et la décoration de Tordre de St-Léoj>old. En effet, ccg chants lyrtéens respirent le iKttriotisme le plus exalté ; il est même juste de convenir que plusieurs sont admirables par la grandeur «les idées, l'énergie des expressions et la beauté des images. Ils se trouvent dans le Recueil des poésies lyriques de Collin, qui parut, en 1812, à Vienne, 1 vol. in-8°, orné du portrait «le l'auteur. Quelques journaux ont publié des fragments de sa Rodolphiade, poème épique en 2 chants, dont il s'occupait l'année de sa mort. — Son frère Matthiru CoUIM naquit a Vienne, le 3 mars 1779, et donna, à l'âge de vingt ans, Calthon et Colmat, drame lyrique, tiré des poésies d'Ossian, qui eut le plus grand succès. S'étant ensuite livré aux sciences historiques, il «levint professeur d'histoire, puis référendaire des études a Cracovic. Lorsque les Fusses occupèrent cette ville,' il revint à Vienne et fut nommé professeur à l'université, puis secrétaire au département des finances; et enfin précepteur du duc de Reichtadt, (ils de Napoléon. Il n'eut pas le bonheur d'achever cette éducation, dans laquelle il avait déjà obtenu de très- bons résultats, lorsqu'il mourut en 1827. Matthieu Collin avait publié en 1813-1817, à Buth en Hongrie, quatre volumes d'œuvres poétiques où se trouve une tragédie du Cid et une de Marius. Chargé de la rédaction du journal intitulé Annales de la littérature, Matthieu Collin y combattit avec beaucoup de force et de sucrés les doctrines révolutionnaires, et il fit en même temps de ce recueil une des meilleures collections littéraires de l'Allemagne. On a encore publié après sa mort deux volumes de ses poésies inédites, parmi lesquelles on remarque la tragédie du Comte d'Essex, qu'il avait été chargé de refaire et «ju'il a rendue plus poétique. M— d j.

COL LIN A ( Abonoio ) naquit à Bologne en 1691, entra dans l'ordre des camaldules en 1709, et lut appelé à Fisc, où il apprit les mathématiques, sans négliger l'élude de l'art oratoire et celle de la poésie, auxquelles il était naturellement porté. 11 se livra pendant quelque temps à la prédication ; mais la faiblesse de sa poitrine te força d'al>aiidonncr celte carrière; il passa de Fisc à Bologne, où, pendant l'espace de dix ans , il occupa la chaire de géographie et de science nautique à l'institut des sciences, puis celle de géométrie dans l'université. 11 fut un des premiers membres de l'académie, et y lut un grand nombre de dissertations , parmi lesquelles on doit distinguer celle qui traite delC Invensione délia bussola, qui se trouve dans la 3* partie du 2e volume des Alix dell' Accademia delV Instituta di Bologna. L'abbé Trombelli ayant critiqué cette dissertation, Collina lui répondit par des Considéra-,

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tioni isloriche topra Vorigine délia bumla naittica nelï asla, imprimées à Facnza, 1748. in-8*. On lui doit la traduction en ilalien d'une partie des Voyages de deux Arabes, publics en français par l'abbé Benaudot; elle parut, sans nom d'auteur, sous le litre suivant : Anliche Retazioni dell' Indie, e délia China di due Ma mettant, tradotte dall' araba nella lingua francesr, ed iltustrate eon note e disseriazioni dal signnr Eusebio Renodozio, ed insiemeeon queslt alcune aggiuntc faite ilnlianc per un anonimo, Bologne, 17 J9, in-4°. Les poésies de CoUina sont répandues dans plusieurs recueils, et se trouvent particulièrement, dit-on, dans celui de Gubbi ; mais ce (]iie ce recueil en contient se borne a un sonnet et une canzone. Ce savant religieux mourut presque subitement, au mois de décembre 1753. B. G.

COLLINA ( IIomfaCE ) , frère du précédent, naquit en 1(iS9, a Bologne, cl prit â quinze ans l'habit des canwldulcs dans le monastère de (Classe, près de Ravenne, où il enseigna la philosophie et la théologie. Il devint ensuite professeur de philosophie dans l'université de sa patrie, et renseignement de celte science ne le détourna point de son penchant l»ur la littérature agréable. Ollina avait recueilli avec soin , non-$t ulemeut toutes les productions du Tasse, en choisissant les meilleures éditions, mais encore tout ce qui avait été écrit pour ou contre ce grand poêle, dans le dessein d'en faire une édition générale. Ce projet ne put l'exécuter, parce que celui i|ui l'avait conçu en fut détourné par les incommodités de la vieillesse. Il avait 90ans lorsqu'il moulin, en 1770. Les ouvrages imprimes qu'il a laissés sont : 1* Opère diverse, ou l'on trouve des morceaux de prose sur des sujets religieux, des mémoires académiques et quelques tragédies, Bologne, 1774; 2° quelques vies de saints de l'ordre des camaldulcs. Ou doit aus>i à Collina line tiaductionen vers italiens de YEsther cl de Y Alhalic de Racine. G— N,

COIUM'.S (Jean), théologien au glu an du régne de Charles II, très- versé dans les saintes Ecritures, né en 1G2ô, à Boxstcad, dans le romié d'Essex, a publié un grand nombre d'ouvrages de controverse et ilo théologie pratique. On cite particulièrement son Manuel du Titserand , ou le Tisserand instruit à la pieté (spiritnalizt d), 1 volume in-8°. Cet ouvrage avait elé composé pour l'usage de la petite ville qu'il habitait, fort renommée alors pour ses manufactures de soie. I! était, depuis quarantequatre ans , ministre de Sl-Ëtiennc, à iNorvvirh, lorsqu'il fut interdit de ses fonctions |tar l'acte d'uni- (branlé de 1602. Il mourut dans celte ville, le 17 janvier 1690, Agé de 67 ans. Calamy a donné une liste détaillée des ouvrages de Collings. X — s.

COLLI \GWOOD (LORD CutHBBRT), amiral anglais, fils d'un marchand de I\evvcaslle-sur-Tync, naquit dans cette ville, le 2G septembre 1748. Il eut pour compagnon d'études, sous le révérend Moïse, Eldon, plus tard lord chancelier ; entré en 1701 dans la marine sous les auspices deson oncle maternel, le capitaine liiailhvvate, devenu depuis amiral, il servit sous lui pendant plusieurs années. Fait midiliipman en 176tî, il se rendit en 1774 en Amérique sur le

Pretlon, faisant partie de la flotte aux ordres dit viceamiral Graves, et l'année suivante il devint quatrième lieutenant sur le Somerset, le jour de la bataille de Bunkers llill.où il fut envoyé avec un pirti de marins. En 1776, Col lingwood se rendit à la Jamaïque sur le sloop le llarnet ; peu après, te Lovestoffe, à bord duquel se trouvait Nelson en qualité de second lieutenant, étant venu à la même station, ces deux officiers renouvelèrent une amitié, qui remontait di jj à quelques années, et qui n'éprouva jamais d'interruption. Quoique plus ancien que Nelson, Collingwood n'était pas aussi avancé que lui. Lorsque le premier passa sur te Bristol, vaisseau île l'amiral, Collingwood lui succéda sur le Lowcslnffe, et il prit, en qualité de capitaine en second, le commandement du Dager, quand son ami quitta ce navire pour passer comme capitaine en premier sur te Hmchinbroohe. Nelson ayant reçu ensuite le commandement d'un plus grand navire, celui de l'IIinehinbrooke lut ronlié à Collingwood, qui commanda successivement le Pclliean, de vingt-quatre canons, avec lequel il lit naufrage , et le Sampson, de soixante-quatre canons, sur lequel il servit jusqu'à la paix de 1785. A ce moment Collimrwood revint en Angleterre. Il y* était encore en 171)0, lorsque des discussions survenues avec l'Espagne, à l'occasion de la saisie de quelques navires anglais au détroit de Noutka, le lirent envoyer sur les côtes d'Amérique avec U Mermaid, de trente-deux canons, faisant partie de la Hutte de l'amiral Coruish. Ce différend sciant arrangé sans donner suite à aucune hostilité, Collingwood revint dans son pavs, où il épousa, au mois de juin 1791, la fille Binée de J.-E. Blackcti. A la déclaration de la guerre avec la France en, 1793, il lut appelé au commandement du Prince, vaisseau de pi vil Ion du contre-amiral Bowycr, il servit ensuite sur le Uarfleur jusqu'à l'engagement du 4" juin 1791, OU il se lit distinguer, quoique SOU nom n'ait pas été mentionné une seule lois dans le rapport adressé à l'amirauté par lord Hovve, oubli auquel il fut très sensible. Il commanda ensuite successiveinent l'Hector et l'Excellent. Ce fut avec ce dernier navire qu'il fut employé au blocus de Toulon, et qu'il prit une part honorable à la victoire remportée par les Anglais le 11 juillet 17:17, à la hauteur du cap St-Vineent. On raconte que lorsque Nelson apprit que l'Excellent, commandé par Collingwood, était envoyé |K>ur renforcer son escadre, il en lit paraître une vive satisfaction, cl s'écria : « L'Excellent «arrive, ce sont deux vaisseaux qu'on ajoute aux a nôtres. » Lorsque l'affaire (ut terminée, Nelson remercia son ami pour sa coopération, en lui adressant cette note laconique : « Cher Collingwood 1 un « ami qui vient à votre secours estun véritableami ( I ).« Après celle bataille, il continua de commander f*â> cellcnt sous les ordres de lord Si- Vincent, sans prendre part à aucune alfairc jusqu'en janvier 1799, que son navire fut désarmé. U 14 février de la même

(I) Il est (Jilïkile do l\ct\ rendre to «presMonj concises «W Notion, cjue nous rn.vons devoir citer icvlacllcineol : Dcar CMU»^ vood, [rtc*<i m »u<l u a fricMd imtatf.

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onncc, il fut nommé contre-amiral del'escadre bleue, et le 12 mai suivant il hissa son pvillon à bord du Triumph, l'un des vaisseaux de la station du Canal, commandée par lord Bridpurt. Il passa sur te Barfleur au mois de juin 1800, et en tut élevé au rang de contre-amiral de l'escadre rouge, et continua de bloquer les (>orts de France. Nommé vice-amiral de la bleue Ic23avril 1804. il reprit sa siation devant Brest, promenant son pavillon de vaisseau en vaisseau jusqu'au mois de mai de Tannée suivante qu'il fui détaché avec un certain nombre de navires pour aller renforcer la flotte anglaise chargée du blocus du Ferrol et de Cadix. Nelson étant venu au mois de septembre reprendre le commandement, Collingwood prit une part active à li bataille de Trafalgar, donnée le 21 octobre 180"»; ce fut lui nui Tut chargé, avec le Royal Sovereign qu'il montait, de commencer l'action en rompant la ligne de lYnncmi, et la manière dont il exécuta cette manœuvre excita l'enthousiasme de Nelson lui-même, qui donna les plus grands éloges à sa bravoure et à son habileté. Nelson ayant clé tué (voy. ce nom), le commandement de la flotte victorieuse fut dévolu à Collingwood, qui montra autant d'humanité envers les blesses, qu'il avait fait voir de courage dans l'action. Elevé le 9 novembre au rang de vice-amiral «le la rouge, le roi le créa le ménM mois baron Collingwood, de Caldburn et Stelhpoole, et les deux chambres du parlement, en lui votant des renierclments, concoururent à lui faire obtenir une pension de 2,000 liv. sterl. Sa famille était si peu connue à celte époque, que les lettres patentes accordaient la survivance de l'annuité à ses deux héritiers mâles; lorsqu'on apprit qu'il n'avait que deux filles, cette partie de la dotation fut changée en une provision de 1,000 liv. sterl. par an pour lady Collingwood, et de 500 liv. pour chacune de ses filles. Il continua décommander la flotte de la Méditerranée, malgré le mauvais état de sa santé, et il était tellement persuadé qu'il ne vivrait pas longtemps, qu'il avait fait acheter une certaine quantité de plomb destiné au cercueil qui devait transporter ses restes en Angleterre. Après avoir souffert quelque temps, il mourut le 7 mars 1810, à la hauteur de Minorque, sur le navire ta Ville-de- Paris. D — z — s.

COLLINGWOOD ( Thomas), né le 7 juillet 1751 , à Staer-Crook, prés de Berwii k sur Tweed, fit, dès l'âge de huit ans, de grands progrés dans les mathématiques, et devint si fort dans cette branche des sciences, qu'il était consulté par des mathématiciens de profession. Sa mère lui donna le goût et les premières notions de la botanique qu'il cultiva de même avec beaucoup d'ardeur. A quinze ans, se sentant une vocation pour l'étude de la médecine, il se rendit à l'université d'Edimbourg , où professaient les JMonro, les Cullen, les Grégory, les Black, etc., et profita des leçons de ces maîtres habiles, ainsi que de celles de Crant, de Young, de Duncan, et surtout de Brown, qui le distingua et l'honora de son amitié particulière. Il alla ensuite s'établir à Norham, vers 1776, se lit recevoir docteur en 1780, resta encore sept ans à Norham, quitta cette ville pour Sundcrland, où une plus vaste carrière était ouverte à ses

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