‹ Biographie universelle ancienne et moderne (volume 4)Chapitre 98 sur 117 · COL C2I · texte numérisé non relu

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1795. Outre l'ouvrage de Jean Schild, de Chauds rwbiliitimo Gcrmaniœ populo, Auric, 1742, in-8% dont il fut l'éditeur, et plusieurs traductions, tant en allemand qu'en français, il a compose un grand nombre d'ouvrages destinés, pour la plupart, à l'usage des Allemands qui apprennent le français; nous citerons seulement : 1° Chronique d'Ost-Frise, depuis l'an 1167 jusqu'à 1G6I, traduite de Jean- Fréd. Ravinga, et continuée jusqu'à 1744, Auric, 1743. in-80 (en allemand). L'original est écrit en pluttdeutsch, espèce de patois qui se rapproche du hollandais. 2' Principes de la lungue française, IWdhausen, 1747, iu-8°, en allemand, souvent réimprimés. 3° Réflexions et Remarques sur la manière décrire les lettres 174<>, 1754, 1763. in-8"; Goetlingue, 1778, in-8". A* Modèle» de lettres, 1760, 2 vol. in-8*. 5" Les Aventures de Joseph Vignata, ouvrage totalement refondu et augmenté d'une phraséologie à l'usage des Allemand! qui apprennent le français, Leipsick, 17<i6, in-8"; la 3* édition est de 1793. Il l'ut chargé depuis 1778 de la traduction française de VAlmanach de Goetlingue On lui attribue aussi la Lettre à mademoiselle U. S. sur l'abus des grammaires dans l'étude du français, et sur la meilleure méthode d'apprendre celte langue, Gocttinjuc, 1797, iu-8°, ouvrage posthume qu'un journaliste lui a contesté. C. M. P.

COLOMA (don Caklos), fils de Jean, comte do Elda, naquit à Alicante, en 1573. DésTà^c île quinze ans il servit dans les guerres des Pays-Bas, et parvint du :îrade d'enseisne aux plus grandes dignités. Gouverneur de Canibray cl ensuite du Milanais, ambassadeur en Allemagne et en Angleterre, il se distingua également dans les armes et dans la politique. Philippe IV le nomma marquis d'Fspina, commandeur de Monticl et de la Osa, grand maître du palais, conseiller d'Etat et du département de la guerre. Coloma mourut en 1037. On a de lui une traduction de Tacite en espagnol (1); une histoiro des guerres de Flandre, depuis 158K jusqu'en 1399; elle est intitulée : las Guerras de loi Etladas Baxos, et fut imprimée à Anvers, en 1625 et 1633, in-4°. Celle histoiro, réimprimée à Barcelone eu 1627,

(I) La traduction de Tacite par Oloma fui imprimée a Douai, cil 1629, in-*0. Elle eoutieril les livre* t-6et 11-6 des Amntes, rl les livres 1-5 de» Histoire*. Elle a cela de remarquable, que c'est à l'auteur lut-roeine qu est adressée IVpttre dedicatoire signée Fray Lernt.ro de St-Martin. Nie. Antonio m? trompe en di<aul, dan* sa UitlHheca Htspana nota, que cette traduction esi la première qoo le* Ks|M«no!s aient eue de Tanie. 1° parce que, aoisi qu'on vient de le voir, cite est loin d'être romrteie ; l* parce que Antoine do Hcrréra, d'après Antonio lui-même, avjil fait imprimer, en 161.1, in-»a, une traduction des 5 premiers livres des Annales ileTaetie; 5° parce que, de* tOU, Emmanuel Stiryro, d'Anver», avait donnu M tradUCtM de la» Otml de C. Conelîo Tiinto, M.i<lrul. in-*», 'contenant les Annales, les Unicités, les yjtrnrs des Ccrmahu et la Vie d'Auncola : celle traduction a et!" nunprimec a Anvers, en 4619. in-80; t* parce que celle même année, «614, parut j Madrid une autre induction de Tacite, sous ce litre : Tacita espagnol Uns. tradoeon a/iinmos por do» HaUa\«r Alamos de Harrieutn, Madrid, in-fo!., volume dans lequel sont le* Annales, tes Histoires, les sltrvrs des Germains et la l ie d'A grieola. D. J. A. Peliicer y Safurcada. qui donne a celte iiacluction la date de 4Cn, dit qu'elle est la plus complète que les Espagnols aient de Tacite. Antonio a cic Irop vante par Baille!. Mornof, D. Clément; il n'a pas, en général, le mer itc «Je l'ciacuiu.lo. A. B-r.

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in-4», èst bien écrite, et l'on «lime ta méthode et Ifbiparlialilé de son auteur. V— ve.

COLOMA (le comte PiEnnE-At.piiossE-LiviN), de la même famille mie le précédent, tirait son origine de Gaston, fondateur de l'ordre de St-Antuine en Viennois, l'an 1095, frère cadet de Picrre-lUtimond, et Mis de Baimond Boger, comte de Carcassonne, et de Li onure, comtesse de Béziers. Il naquit à Gand, le 12 novembre 1707, et se fixa à Malines. Possesseur d'tine fortune considérable, il en employa une partie a encourager les arts. Il y avait olor* <lans la ville qu'il habitait quelques hommes instruits, tels que le comte de Cuypers, de Bon d'Oveten, les clianoines Hoynck van Papcudrcchl et Major, et les fières Azeveilo. Il se lia avec eux et les aida plus d'uhc fois de ses conseils et de ses lumières. Vers l'an 17îiO, il entreprit sa généalogie, qu'il dressa sur un plan nouveau. Mais, ses recherches se multipliant de jour en jour, il résulta de ce travail des espèces d'archives héraldiques pour tout le pays, d'autant plus intéressantes qu'elles reiifer- Metlt plusieurs diplômes et documents historiques qu'on ne trouverait pas ailleurs. Coloma s'en occupa avec ardeur jusi|n'en 1777, et il en poursuivit l'impressiun, qui s'arrête a la page 500. Ce livre rare et d'un prix excessif, dont il n*a été tiré que cent cinquante exemplaires, ne parut pas sous son nom, mais sous celui de sort ami, J.-F.-A.-F. tic Azevedo [voy. ce nom}, frère de ce Gérard Dominique, qui avait eu part à la description de l'église Kotre-Qatue, et fut le principal, sinon l'unique auteur des annuaires historiques atlribués aussi a Félix, quoique plusieurs volumes portent ses initiales (I). La généalogie de Coloma, qui est fort curieuse, resta donc inachevée. L'auteur mourut le 31 décembre 1788. M. Gyseler Thys, qui s'élait associé souvent a ses études et qui connaissait son esprit et sa méthode, avait recueilli, avec son aveu, les matériaux néecs-aires pour conduire l'ouvrage à sa fin. Les troubles, qui ne cessèrent qu'en 171)1, puis les deux invasions françaises, empêchèrent de publier cette continuation. ]; — g.

COLOMB (2) (Christophe), le plus célèbre des navigateurs , auquel on doit la découverte du nouveau monde. Le lieu et l'éjioque de la naissance de ce grand homme ont soulevé île vives et longues Controverses. Plus de dix endroits se sont dispuié la gloire de lui avoir donné le jour. Ferdinand Co-

(1) On ronsene I Malines on ouvra** manuscrit de Gérard Domi-

nlque rrUnf a l'historien van Dicte ou |ii\jcus |r»y. ce dimii)| il est intitule : Elogium, être Synoptit titit l'elh Dirai, htthtm r« Deljia lettUrrimi. AttHtU cummli» bretis ,.'e e/ns potleru.

[i\ Les tspaguois écrivent, en général. Colon, d'anlrrs Co'em Ci Çotomo ; les Anglais rl les Alh manils, Columbus ; l'irrrr Martyr dan» sa ItMrl laiine au «omletiiovaiiui tlu.unn' o, le nomme CalMM, iUnl llu< humer cependant, dan- le premier ouviagc aiemand où il fit l'arlf de la découverte île l'Amérique, Vnbekante iatulte uni tin naie Wtlttte in Aie'* lerganger set/tke «rfMfa, ed. de NnrcmlKre, 1508, Cn, 84, minime ronsiamnient, en allemand, Cltrlslophe Coluuih Ckruloffet bottier, c'rsl-a-dirc Clirisiuplie M«W> mâle, germanisant ainsi mn nom en le induisant d'une manier* ridicule. Ou rappelle eu Vmec Colomb, tandis que son vmiablc nota est Colombo. D— i— s.

lomb se contente de dire dans ta vie de son pére {voy. Ferd. Colomb), sans entrer dans aucun détail, que les uns prétendaient qu'il était né à Nervi ou à Bu^iasro, petits bourgs dans le voisinage de la ville de Gènes, d'antres à Savone M) ou à Plaisance. Petro-Maria Campi, dans s-m Histoire ecclésiastique de Plaisance, le fait naître au village de Pradcllo dans l'Étal de Plaisance, d'autres lui donnent pour patrie Cuccaro, dans le Montferrat (2), Co;-'oleto ou Cuuuno (3). Si l'on s'en rapporte à Barros et a las Casas, ce serait dans quelque village de la province de Gènes qu'ils ne désignent pas. Andréas Bcriialdcz, curé de los Palacios, ami intime de Colomb, affirme qu'il naquit dans la ville même de Gênes, opinion émise également pal' Agostlno Giustiniani [Psautier polyglotte, publié à Gènes en 1316), par Alexand.Geraldini, nonce du pape et précepteur des enfants de Ferdinand et d'Isabelle (/fin. ad rrg. sub cequinox.); par Antonio Gallo(/lnnafM de Gêne» de Muralori) ; par Bartoloineo Scnarcga, Muralori, et par Lbeito Foglietta [lilog. Clar. Liyur.}, tous contemporains de l'amiral, ainsi que par un écrivain anonyme qui a publié à Venise en 1509 un récit de ses voyages de découvertes (Grineus, JVot>. Orb.}, J.-B. MUiïoz et Ant. de Ilerrera, S|M>toruo, dans le Codice diplomatie» Colombo- Americano, et Bossi, dans une dissertation sur la patrie de Colomb, jointe à sa vie de ce grand navigateur, Washinglon-lrving et le baron de llumboldt, lui donnent également la ville de Gènes pour patrie. Enfin notre ami M. Martin Fernandez de ISavarrete, ce laborieux écrivain et ce Critiqué si éclairé, que la science vient de perdre tout récemment, regarde la question comme résolue définitivement aujourd'hui, puisque Christophe Colomb lui-même dii positivement en deux endroits de son testament qu'il naquit dans la ville de Gènes (4). Quant à l'époque de la naissance de Christophe Colomb, elle est, de même que les événements de sa vie antérieurement à sa correspondance arec Toscanclli , en 1474, enveloppée d'une telle obscurité, que les différentes combinaisons sur son âge, dit le baron de llumboldt, laissent une incertitude de vingt-cinq ans. Ainsi, tandis que, d'après les données de Bamusio, Colomb serait né en 1430, sa naissance n'aurait eu lieu qu'en 1430, selon le curé de lus Pa-

(,} Giovanni-Ballisla Belloro a cherdw à le prouver «faits sa dasertaiion eu forme de lettre, adressée, le IS niai 1820, an baron de Zxd. D-i— s,

(*) t!n certain Bahliajmr Colombo s'efforça, m vainement, de le

déiMiiiitrcr dans le- procès qui eut lieu devant le conseil des Indes après l'i iiiLCiian de la descendant* masculine de Christophe Colomb.-M. le comte Xapioue a aus-i Lèleudu telle opinion. D-»— s.

(S) Un Wjafear mnderne, M. Valm, Voyage insttrtqnt et littéraire en Italie, dit qu'en passant a Cofpirto, on lui a montre dm ■ti.usoa eu l'on prelend qttest ne Christophe txjlomh, sur laquelle on lil, a la suiie d'itiscnpiious pii.jjliies, te beau vers imf.viisé par M. GafUlPil:

l'niu ml mnajui , duo n'M, ail iitr ; fu<r«.

(a) Cet Important document, tiré des archives da dnc de Verj» pins, et insère suus le n° i*», dans te t. S des JVrvme>t/« diphm*tiquet, pul-li s M. de Na>arr«e, est intitule : testament», « fMfifitSM del mayoraigo Uïhapor et AlmiriuUe; il porte U tut du jeudi H février H?8. t-^i-è.

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lacios, le chevalier Napionc , Martin Fernande; de lNavarrete et ie baron de Humboldl ; en 1441 , selon le P. Cliarlevoix ; en 14 lu, selon Bossi ; en 14 56, sHon Munoa ; en 1447, selon Hobcrison et Spotorno [Sloria lillcr. de la Liguria);en 1449, selon WHltrd (iïutory of tht Unilcd States) , et enlin en 14i'i, selon les combinaisons des é|K>ques indiquées dans la lettre datée de la Jamaïque, le 7 juillet 1503. On n'est pas plus d'accord sur l'état que sa famille occupait. « Les parents de l'amiral, dit Ferdinand Co « lomb, ayant perdu leur bien pendant les guerres « de Lonibardie, furent contraints de trafiquer sur c la mer pour se tirer de la nécessité. C'est à tort, « ajoute-t-il, qu'un auteur a écrit qu'il était de me- « lier. » Lorsque sa réputation se fut étendue par la découverte du nouveau monde , plusieurs nobles familles prétendirent lui appartenir; YVashington-Irvïng et M. le baron de Uumboldl, en adoplanl les raisons invoquées dans le Codice diplomatico Col.- Am., disent qu'il était le lils ainé de Dominique Colomb, fabricant d'étoffes de laine (I), établi à Cènes, qui transporta en 1401) son atelier et son commerce de lainage a Savonc, et de Suzanne Fontanaiossa. Outre deux frères plus jeunes que lui, Barthélémy et Jacques , qu'on appela depuis en Espagne l>iego, Christophe Colomb avait une soeur mariée au charcutier (pizzicaçnolo) Jacques Lavarcllo. Christophe Colomb n'apprit d'abord dans son enfance qu'à lire et à écrire ; mais son écriture était si belle que la» Casas, qui possédait plusieurs manuscrits de sa propre main, déclare que ce talent aurait sufti pour le laire subsister, n'en eût-il point eu d'autre. Ferdinand Colomb s'était déjà exprimé avant lui à peu prés dans les mêmes termes. Il y joignit ensuite ( arithmétique, le dessin et la peinture , et fut plus tard envoyé a la grande école ou université de l'a vie, il y apprit la grammaire et le latin, et, «'attachant surtout aux sciences nécessaires à quelqu'un qui se destinait à suivre la carrière maritime, reçut des notions de géométrie, de géographie, d'astronomie, ou ce qu'on appelait alors astrologie, et de navigation. 11 resta très-peu de tem|*s à l'avie, car à peine avait-il atteint l'âge de quatorze ans, qu'un penchant irrésistible pour la mer le décida a quitter l'académie de celte ville, où il n'avait pu apprendre encore que les premiers cléments des sciences dans lesquelles il se perfectionna depuis lui-même en consacrant à leur élude Us peu d'instants dont il put disposer parmi les soins ei les vicissjtudes de sa vie rude et aventureuse. En quittant Pavie, Christophe Colomb retourna d'abord dans la maison de son père ; mais il parait qu'il y fit un court séjour et qu'il s'embarqua bientôt, a 11 est très-dif licite, dit M- le baron de Humai boldl^xaft.criiifl., t. 4, p. 91), de classer, d'après

(«) On voit dans le Codice diplomalico Col.-Am., p. 6», qu'on possède encore la signature de Dominique Colomb au lus d'un testa» uent par-devant notaire, dressé en U9*. a Si-StWano de Cènes, dans lequel U prend la qualité de oltm ttxlvr paaaorvm. Scnariya, l'auteur le plus rapproche de ce temps, s exprime ainsi : CotumU [Ckriitopkori Gen*rntu] frotrtt Ccnug pUki parenliUi orlt, mj» peter ujtor, ctrmiMatora filii o/iftwufo futrmt. (Sen., de Relu QenneMiiu$,$i.MuT$t«r„l. H.)

col m

« leurs époques, les différents événements de la vie « de Colomb avant son arrivée en Kspagne. » 11 ne rcsie pas douteux que le grand navigateur n'ait pris pan avant 1481 a quatre expéditions, savoir : à Tunis, dans l'Archipel, en Islande et à la côte do. Guinée, sans compter do fréquents voyages à Porlo- Santo : ce ne sont pas ces événements eux-mémes, c'est leur ordre chronologique qui est très-incertain. Si on admet avec Washingion-Irving que le premier voyage de Christophe Colomb eut lieu en 14"»9, époque à laquelle il s'embarqua à bord des galères que Jean, duc d'Anjou, avait armées à Gènes pour faire une descente dans le royaume de Naples et recouvrer la couronne qu'avait portée René son père, il sera difficile de rendre compte de l'emploi de son temps de 1450, année où il parait positif que Colomb commença son métier de marin, à 1459, intervalle de neuf ans pendant lequel il a dû naviguer dans la Méditerranée , sans doute sur des navires génois. Quoi qu'il en soil, après être passé au service du roi Ilene ou de son lils, ce fut de 14dl à 1465, suivant le calcul fait par M. de Uumboldl, qu'il dut commander un nayire de guerre avec lequel il fut chargé île prendre une galère (probablement napolitaine], la pernandina, stationnée sur les cotes d'Afrique, non loin do lunis. Ucpuis 146! que Jean, duc d'Anjou, fut forcé de quitter le royaume de ISaples , il cxisle encore un intervalle de plusieurs années pendant lesquelles on n'a que de faibles in. dications sur les actions de Colomb. C'est probablement alors qu'il se rendit à l'ilcdeChio, «où il avo « recueillir le mastic ; » qu'il a commandé des galères génoises près de l'île de Chypre (Cod. dipl. CoL- Âm., p. 1â ), dans une guerre contre les Vénitiens, et qu'il a navigué et combattu sous les ordres d'un marin célèbre, probablement allié de sa famille, qui) Ferdinand Colomb désigne sous le nom de Colomb le Jeune (el Mot»), pour le distinguer de l'oncle de celui-ci, qui était capitaine dans les armées navales du roi île France en 1476 (I) Que l'on considère commo aimeryphc le récit à la fois romanesque et héroïque que fait Ferdinand Colomb de l'arrivée de son pere en Portugal, ou qu'on l'atirihue uniquement au désir de voir de prés une nation célèbre par ses découvertes maritimes, et de prendre part à ses grandes entreprises nautiques, il n'en parait pas moins certain que ce fut en 1470 que Christophe Colomb ko rentlit à Lisbonne. Pendant son séjour dans celle capitale, il y vit et y épousa une jeune demoiselle d'une famille nob|e, ap|>cléc Fclipa Munis de Perestrcllo, dont le père avait élé l'un des navigateurs employés par l'infant dont Henri de Portugal. Percstrello étant mort peu après ce mariage , le jeune couple alla résilier avec la veuve. Celte dame racontait souvent à Colomb, dans tous leurs détails, les navigations et les découvertes que son mari avait faites, el après lesquelles il avait obtenu de grands

(I) C'est peut-être a ta denx marin< qoe Chrt<to|*f Colnwb fait allu>ioii î.ir^ti'il dit, iIjiis une h lire écrite parlul a la nnumrc du prince don Juan, cl dont *on dis Ferdinand rite un fragment : < Je « ne suU pas le premier Mirai de ma lamille. » U— t— *.

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