‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 103 sur 106 · H98 JAU · texte numérisé non relu

H98 JAU

lorsque la mort vint le surprendre le 40 février 4845, au milieu de ses rêves de fortune, mais dans la détresse la plus grande. Il avait été nommé de la société royale et centrale d'agriculture en 1851, et il en était un des membres les plus assidus. Le botaniste Persoon lui dédia, sous le nom de jaumea, un genre de plantes de la famille des composées. La liste de ses ouvrages serait assex nombreuse, mais sauf les suivants, la plupart consistent en notices, rapports, avis, prospectus insérés dans les recueils périodiques , journaux avant presque tous pour objet les arbres, les forêts , la reproduction des arbres fruitiers par pépins ou noyaux, dont il puisait les données auprès de Sageret, savant pomologiste et physiologiste non moins expérimenté. Mais c'est surtout le polggonum Unctorium qui était l'objet continuel de ses pensées; car, pour les autres projets d'ouvrages, ses publications n'allaient guère plus loin que les premières feuilles. Outre celui dont nous avons donné le titre, il a mis au jour : i°Les riantes de la France, Paris 1805 et années suivantes, 10 vol. in-8° et in-4°, avec mille plancbeB en couleur, ouvrage descriptif sur beaucoup de plantes de France, avec des ligures médiocres; 2° Flore et Pomone françaises, ornées de six cents figures, dont la plupart avaient déjà servi à l'ouvrage précédent; 3° Flore parisienne. Paris, 1835, petit in-4°, avec des planches au trait de petite dimension, sur bois, intercalées dans le texte; restée à la septième livraison. Il laissa manuscrit un volume de notices biographiques par ordre alphabétique sur les membres de la société royale et centrale d'agriculture, acheté par celte compagnie; un commencement de dictionnaire d'agriculture et un travail sur les conifères, avec dessins, dont il sollicitait l'impression aux frais du gouvernement. L'auteur de cet article a lu une Notice wt Jaume Saint-llilaire dans la séance de la société centrale d'agriculture du 19 février 1845. M— at.

JACMNG (Cosbad). Voytx Bollakdijs.

JALREGLl Y AGLILAR (Jeas de), chevalier de Calatrava, né à Tolède en mars 1566, se livra de bonne heure à l'étude des belles-lettres et de la peinture, dans laquelle il excella. En 1007, il vint à Rome, se forma sur les grands maîtres, et y acquit une profonde connaissance de la langue italienne, qui le mil à portée d'apprécier les beautés des poètes classiques de celle nation, tandis que ses ouvrages en peinture lui avaient déjà procuré une réputation bien acquise. Partageant tous ses loisirs entre les arts et les lettres , c'est à Rome qu'il publia son Aminta. qu'il dédia à don Ferdinand de Ribéra , duc d'Alcalà , alors célèbre par son génie. Celte dédicace, et surtout le mérite de l'ouvrage, le firent nommer eu 16T2 écuyer de la reine Isabelle de Bourbon. De retour en Espagne , il eut à déplorer le mauvais goût qui y régnait déjà , grâce aux innovations introduites uar les uarlisans de ce uu'on nommait

JAU

est il» culto (roy. Goxcora). Très-attaché à l'ancienne école, le premier soin de Jauregui fut de s'unir aux bons poètes de sa nation pour combattre les nouveaux réformateurs; et, malgré tous les efforts de ces derniers, il parvint à conserver en Espagne ce goût exquis, ces grâces et cette noblesse de style qui avaient distingué Boscan et Garcilaso. 11 mourut à Madrid en 1650. Ses principaux ouvrages sont : 1° Kl Atninta, Madrid 1609, 1 vol. in-e>. C'est une traduction de la célèbre pastorale du Tasse : ses compatriotes ne la trouvent point inférieure à l'original , tant il a su bien saisir la délicatesse des pensées, l'harmonie des vers, et toutes les beautés de style qui caractérisent l'auteur italien. 2° La Farsalia, traduite de Lucain, et publiée longtemps après sa mort à Madrid , 1789, 2 vol. in-8". C'est le plus remarquable de ses ouvrages; il est écrit en octaves, où régnent une pureté admirable de style et une fidélité peutêtre un peu trop servile. Ce livre est considéré en Espagne comme classique. Mais l'ouvrage qui recommande le plus Jauregui et comme homme de goût et comme poète, c'est son poème d'Orphée, en cinq chants, Madrid, Fernandes, 1789,

I vol. in-8°. Ses autres ouvrages se trouvent avec son Aminte et quelques comédies dans le recueil de ses. œuvres intitulé : 3° Rimas de don Juan de Jauregui, Séville, 1618, 2 vol. in-8°; 4' Apologia de la pintura, Madrid, 1633; morceau très-eslimé des connaisseurs. En considérant Jauregui comme peintre , on peut dire qu'il se distingua par la beauté des chairs, l'expression des figures, et surtout par la sagesse avec laquelle il savait ménager les ombres et le coloris. Parmi ses tableaux on remarque une Vénus sortant du bain, et un Narcisse, qui se conservaient encore au commencement du 19* siècle dans le palais de buen- Reliro à Madrid. 1) — s.

JALSSALD (Louis de) naquit à Liés, le 29 mars 1580, de pareil i» calvinistes. Il fit d'excellentes études , et devint si habile dans les langues latine et grecque , qu'il publia a l'âge de vingt an» une traduction de Thucydide, qui fut imprimée à Leyde en 1600. Celle traduction lui fit beaucoup d'honneur, et peut soutenir la comparaison avec toutes celles qui avaient paru avant celte époque. Plus tard, ayant obtenu une place de conseiller à la chambre mi-partie de Castres , il témoigna au roi sa reconnaissance en publiant un opuscule sous le titre de Carmen de rébus gestis Ludoetci XIII.

II fut un des membres les plus zélés de l'Académie de Castres, et mourut le 13 juillet 1663 , laissant un fils héritier de son nom, de ses talents et de sa place. Ce fils, qui portait aussi le prénom de Louis, était né le 13 janvier 1630, et avait reçu une éducation très-soignée. 11 mourut le 13 janvier 1688, après avoir eu le chagrin de voir s'éteindre l'Académie de Castres, dont il était membre. Les registres de cet utile établissement , rédigés par M. de Sperandien, et qui sont encore manuscrits, contiennent la liste des nombreuses pro-

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