‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 104 sur 106 · JAW · texte numérisé non relu

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ductions de Jaussnud (Ils. Voici les principales : 1° Épitaphes, épi grammes, etc., sur la mort de lialzac, 16 novembre 1058 ; 2° Distique* latins sur la paix avec l'Espagne, 5 décembre 1639; 3° Épitaphes, épigrammes, etc., sur la mort de Mazarin, 21 juin 1661 ; 4* Vers latins sur la conquête de la Franche-Comté, 8 janvier 1669; 8° dix Remarques sur le quatrième livre des Annales de Tacite, 9 juillet 1669; 6° douze Remarques et corrections aux Kpitres critiques de Lefèvre de Saumur, 1 3 août 1069. C — L — b.

JAUSSIN (Louis-Aiiaxd), apothicaire, suivit en cette qualité les troupes auxiliaires, commandées par le maréchal de Maillehois (roy. ce nom), que la France envoya en Corse, afin d'y comprimer l'insurrection des habitants contre la république de Gènes, à laquelle cette Ile appartenait alors. Il profila de son séjour dans ce pays pour y recueillir des documents historiques et scientifiques qu'il publia plus tard sous différents titres, mais dont le plus grand nombre n'a jamais paru. Jnussin mourut à Paris le 23 mars 1767. On a de lui : 1° Ouvrage historique et chimique oà Ion examine s'il est certain que Cléopdtre ait dissous sur-le-champ la perle qu'on dit qu'elle avala dans un festin. Paris, 1749, in-8"; 2» Mémoires historiques, militaires et politiques sur l'Ile de Corse, avec f histoire naturelle dece pays, Lausanne, 1738, 2 vol. in-12; 3° Mémoires historiques et militaires sur les principaux événements arrivés dans Ctle de Corse depuis 1738 jusqu'en 1711 , ibid., 1759, 2 vol. in-12; 4° Lettre à M. l'abbé de la Porte, Paris, 175», in-12; 5° Lettre au sujet des nouvelles formules de pharmacie; 6" Mémoire sur le scorbut. P— ht.

JAWORSKY (ÉTirxNE), né en Russie, vers le milieu du 17* siècle , fut revêtu de plusieurs dignités ecclésiastiques sous le règne de Pierre le„ Crand. Il fut d'abord métropolitain de Rézan, et se distingua dans celte place par son activité et son zèle. En 1700, mourut le patriarche de Russie, Adrien ; et Pierre conçut le projet de ne point le remplacer, et de se déclarer lui-même chef de la religion de l'empire. Mais l'attention que demandait la guerre de Suède, et la crainte de choquer le peuple en introduisant trop brusquement une innovation si considérable , engagèrent le czar à différer quelque temps l'exécution de son projet. En attendant, il nomma l'évéque de Rézan vicaire du patriarche, avec le titre A'exarque. Il fut enjoint à ce prélat de consulter, sur tous les objets importants, les évoques qui seraient appelés pour cet effet à Moscou , et de soumettre tous les décrets à la sanction du souverain. L'administration des domaines et revenus du patriarche fut réunie à celle des monastères, présidée par un sénateur. Lorsqu'enfin Pierre se fut décidé à supprimer formellement et pour toujours la dignité de patriarche, Jaworsky fut un de ceux qui s'opposèrent avec le plus d'ardeur à cette mesure. Il fut cependant obligé de céder; et le saint synode remplaça le patriarche. Jaworsky ne montra pas

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moins de dévouement à la doctrine de l'Église grecque sous d'autres rapports. Les sectaires nommés Roskolnik, ou anciens croyants, ayant attaqué le culte des images, il écrivit contre eux un livre très-véhément, intitulé Le rocher de la foi; mais Pierre , voulant prévenir les haines et les persécutions, prescrivit des mesures de tolérance, et défendit l'impression du livre, qui ne parut qu'en 1728, après la mort de l'empereur. C — au. JAY (le). Voyez Lejay.

JAY (Astoine) naquit le 20 octobre 1770, à Guitre, près de Libourne, dans le département de la Gironde. Élevé dans les idées philosophiques d'alors, il étudia sous les oratoriens, d'abord à Niort, puis à Toulouse; fit son droit, fut reçu avocat et exerça momentanément des fonctions administratives dans le district de Libourne. En 1795 il partit pour l'Amérique du Nord, y séjourna sept ans; sa liaison avec les hommes les plus distingués de la jeune république des États-Unis, et surtout avec JefTerson , qu'il avait connu en France lors de son ambassade , la part qu'il prit à la rédaction d'un journal , la rue constante des progrès rapides que produisait dans ce pays l'application régulière des constitutions anglo-américaines, mûrirent et achevèrent d'arrêter ses convictions. Il avait rassemblé beaucoup de remarques et de notes qui révèlent un observateur attentif et judicieux ; un petit nombre seul ont été recueillies dans le Nouveau Journal des Voyages (1803), ou insérées par Jay, comme Mélanges, dans des écrits susceptibles de ces formes épisodiques. A son retour en France , Jay reprit sa profession d'avocat; mais bientôt un ancien oralorien, autrefois son maître, alors ministre de la police , Fouché de Nantes, lui offrit de se charger de l'éducation de ses trois filles; Jay, entraîné par l'attrait de Paris, comptant trouver une occasion commode de satisfaire ses goûts littéraires, accepta cette position et la conserva environ huit ans, jusqu'en 1810, accompagnant partout Fouché, même dans ses disgrâces passagères, en Illyrie et à Aix en Provence; mais il ne resta pas longtemps dans ce dernier séjour, et reprit avec sa liberté la carrière d'homme de lettres. Déjà en 1806 il avait partagé avec Victorin Fabrc, le lauréat habituel des concours académiques, le prix proposé par la classe de littérature française de l'Institut, pour son Tableau littérairt du 18» tiède, 1810, in-8*, traduit en allemand par un professeur de l'université d'Iéna ; en 1808, il composa Y Éloge de Corneille; quatre ans après, il obtint l'accessit pour y Eloge de Montaigne : nommer les vainqueurs, MM. Yillemain et Droz, c'est honorer l'insuccès du vaincu. La même année, 1812, il Qt paraître le Glaneur, ou Essais de Nicolas Fréeman, in-8°, traduit (1813) en allemand par A. liesse; c'était un recueil philosophique et humoristique qui fut accueilli du public avec faveur; on y remarque plusieurs morceaux de littérature et d'histoire écrits avec l'élégante simplicité qui

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