‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 16 sur 106 · RL'G · texte numérisé non relu

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après, il «changea cette chaire contre celle de théologie. En 1788, fi fut nommé en outre pasteur de l'église académique et directeur du séminaire en 1791. Il fut appelé à Francfort-sur-le- Mein pour une place de conseiller au consistoire de cette ville et celle de prédicateur dans l'ancienne église des Carmes. Il se distingua nonseulement par ses sermons, mais aussi par le grand nombre de ses publications théologiques et ascétiques , dont nous ne pourrons mentionner que les principales , les autres étant des brochures , de petits traités de moins d'importance , ou des réimpressions et des traductions d'écrits de diTers auteurs. 1» Variarum Urtionum e bibliis a Nisselio curatis excerptarum spécimen, Erlang 1777; 2» Bibliotheca nova theolog.. vol. 1, ib.d., 1782-83 ; 3° Les écrits de f Ancien Testament envisagés selon leur contenu et lettr but, ibid., 1784; 4° le cantique de Salomon examiné, traduit et expliqué , ibid., 1784; ÎJo Manuel de la théologie biblique, ibid., 1785-91, 2 vol.; 6" Journal pour le christianisme, la propagation des lumières et le bien de l'humanité, ibid., 1783-1800 , 3 vol.; 7» Feuilles liturgiques, ibid., 1790-96 , 0 cah. ; 8° Sermons prononcés en diverses circonstances, ibid., 1 791 ; 9° Projets de sermons sur les évangiles des dimanches et fêtes. Francfort, 1792; idem sur les épitres des dimanches, ibid., 1793; idem sur des passages choisis du Vieux Testament, ibid., 1794-9S, 2 vol.; 10° Projets de sermons sur les épitres des dimanches pour Tannée 1793, ibid., 1794; il" Projets de sermons sur des pasmg/s choisis de l'Ancien Testament, ibid., 1795-90, 4 vol. in-8°. Ces projets ont été continués dans les années suivantes et forment une collection considérable. 12° Leçons calégétiques des dimanches. Francfort, 17§0-99, 2 part. Parmi les réimpressions dues à ses soins, nous citerons : de Kossi, De hebraicœ typographia origine, Erlang, 1778 et du même. De typographia Hebrao-Ferrariensi commentai, histor., ibid., 1781. Hufnagel mourut à Francfort le 7 février 1830 ; il a donné lui-même une notice sur sa carrière théologique dans le troisième volume du Magasin général pour les prédicateurs, publié en allemand par Beyer. D — c.

Hl'G (JeàvLéokard), savant théologien catholique, né à Constance le 1» juin 1765, se forma successivement au gymnase et au lycée de cette ville.à l'université de Fribourg,etdansdes voyages qui le conduisirent à Vienne, à Paris, à Rome et à Xaples. Consacré prêtre en 1789, il s'adonna quelque temps à la direction spirituelle, mais il fut appelé dès 1791 à Fribourg en qualité de professeur, situation qu'il conserva, jointe à celle de chanoine de la cathédrale, jusqu'à sa mort, arrivée le H mars 184G. L'ouvrage qui a le plus contribué a sa réputation , et qui a été traduit en français et en anglais, est son Introduction aux livres du Nouveau Testament, Stuttgardt, 1808, 2 vol. ; 4« édition, 1847; dans lequel il a essayé avec une étonnante habileté de combattre les résultats de la critique, 5b X #

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et de maintenir des traditions dès longtemps considérées comme surannées. Nous citerons encore parmi ses écrits : L'invention de l'écriture alphabétique, son développement et son usage primitif dans l'antiquité, Ulm, 1801 ; Recherches sur le mythe des peuples les plus célèbres deTancien monde. Fribourg 1812 ; Sur Us tables êgynètes . Fribourg, 1833. Il a publié un Catéchisme, pseudonyme, en 1836, et un Jugement (gutachten) sur la vie de Jésus du D F Strauss. Fribourg, 1840-44, 2 vol. Z

HUGBALDE, HUABALDE, HUCB0LD, HUCH- BALDE , HUGBOLDE ou UBALDE , moine de St- Amand , diocèse de Tournai , ordre de St-Benolt naquit en 840 ; il était neveu de Milon, religieux du même monastère , qui lui enseigna les premiers éléments de la musique. Le jeune novice y fit des progrès si rapides qu'il rendit bientôt jaloux son propre mattre. Ce dernier, voyant une psalmodie qu d avait composée pour l'office de St-André le chassa de son école, lui reprochant de vouloir briller àson préjudice. Hugbalde fut bientôt appelé à celle de Reims par l'archevêque Foulques et y devint l'émule de Remi d'Auxerre. Il ne borna [•oint ses études à la musique. Il fut poète, philosophe, autant du moins qu'on pouvait l'être dans ces siècles grossiers. Il mourut le 21 octobre ou suivant d'autres, le 25 juin 930, âgé de 90 ans. On a de lui 1° Plusieurs Vies de saints en latin ; celle de St-Lebwin, patron de Deventer, recueillie' par Martene ; celles de Ste-Rictrude , de Ste-Aldcgonde, de Ste-.Malaberle ; l'histoire de Ste-Cilinie, mère de St-Remi; les actes de St-Cyr et de Stel Julitte, sa mère, martyrs, des reliques desquels Hugbalde avait opéré la translation dans son monastère. Ces actes ont été recueillis par les bollandistes à la date du 16 juin. Il a laissé imparfaite une Vie de St-Pierre. 2- Un OJfice de St-Théodoric ; 3° un Commentaire latin sur la règle de St-Benolt • 4° un petit Poème latin (Ecloga) de laude calvorum \ dédié à Charles le Chauve. Ce poème a cent trentesix vers, dont tous les mots commencent par la lettre C, et dont voici le premier :

Il a été publié à Bâle, 1516, 1519, in-4°; 1547, in- 8"(1), et recueilli par Dornau dans son Amphitheatrum sapientiat socratteot . et par Gaspar Barthius dans ses Adversaria. Synésius et J. Pontanus se sont exercés sur le même sujet, mais sans se donner de pareilles entraves. 5° Une Êpitre en vers latins à Charles le Chauve. 6° Tritbème cite de lui des Lettres à divers savants de son temps. 7° EnQn deux ouvrages sur la musique, que Gerbert a recueillis d'après divers manuscrits, dans ses Scriptores eccUsiastici de musica sacra (voy. Gerbert). Le premier, intitulé De harmonica institutione, est copié sur un manuscrit de Strasbourg. Hugbalde y traite d'abord des intervalles et de la position îles seniitons. Il reconnaît six consonances, trois

j 't^f diTeT*** *Ution» <*• c« poiœe, voyts le M****l au (tiroir* ( J» édition.

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simples et trois composées. Il explique la formation du tétracorde des Grecs, et donne le tableau de leur diagramme ou système général. Il établit ensuite la vraie division du monocorde et sa dimension ou étendue. Vient après cela un opuscule intitulé Alia muiica, dans lequel il traite des nombres musicaux et des huit tons, terminé par un appendice, à la suite duquel on trouve De memuris organirarum Jistularum. Tel est le contenu du premier ouvrage de Hugbalde. Le second a pour titre Musica Knchiriudis. Gerbert l'a collationné sur plusieurs manuscrits, entre autres un de la bibliothèque Magliabecchi à Florence, et celui du roi de France. Ces manuscrits présentent entre eux des différences notables. Gerbert a tenu compte des variantes. L'ouvrage est divise en trois parties. Quoique Hugbalde paraisse n'avoir envisagé la musique que d'après les principes des Grecs, il traite formellement, dans ce manuel, de Y Harmonie, ou musique polyphonique, dite diaphonia , et on le regarde comme le premier auteur qui en ait parlé, il la définit dicenarum vueum opta coadunatio. H joint à si s principes élémentaires des scolies par demandes et par réponses. On trouve, à la suite de cet ouvrage : Commemoralio breris de louis et psalmis modulante nlii , partie qui manque dans quelques manuscrits. Gel le partie est notée avec des caractères dont l'invention parait appartenir à Hugbalde, et qu'il dit avoir substitués aux signes beaucoup plus nombreux et plus confus des Grecs. Ces caractères sont au nombre de dix-huit, et répondent aux lettres suivantes :

F&BcIdEFOI abcd 1 tfg* b«!

graves. \ finale*. \ tuperwres. | excellent**. \

Ils peuvent se réduire à un mobile et trois fixes, diversement tournés on inclinés, et ont quelque chose de ceux dont M. de Maimieux s'est servi dans sa Pasigraphie. Le second traité de Hugbalde est terminé par ce distique peu modeste :

Mira vidt» , lector, j unions verba Cat«m». Ha» cole TlrtuU»; «Ira lit al ma fldc».

Walther attribue encore à cet auteur Càntut multorum tanctorum dulci tt regulari melodia compotiti. Les ouvrages de Hogbaldc prouvent que c'est avec raison qu'on a contesté à Gui d'Arezzo plusieurs de ses inventions. Dans une note, le moine de St- Amand parle dn bémol et dn bécarre, connus, ditil, avant lui; et les caractères qu'il a inventés, sont disposés entre différentes lignes, qui ne forment pas, il est vrai , des portées distinctes, mais qui sont plus ou moins élevées. Resterait donc au mnsicien d'Arezzo l'application des syllabes ut, r, , mi, fa, sol, la, et peut-être l'usage des clefs, qui détermine la position de la portée dans le clavier général. Voyez , pour pins de détail, l'Histoire litiëratre de la France, par les bénédictins, t. 6. D. L.

HL'GEL ( L.hm s i -i i i.lne , baron ue) , général wurtembergeQis distingué, né à Ludwigsburg le 26 mars 1774, était fils du baron de Hûgel, général

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intendant militaire (zeugmeister) à l'humanité duquel Schubert a rendu un témoignage honorable dans ses poésies d'un prisonnier (Cedichte aus ilem kerker). Destiné de bonne heure à l'état militaire, il étudia à l'école dite Karlschule d'abord comme élève noble du drapeau (fahneujuiikèr), ensuite comme lieutenant.il fit les campagnes de 1 7i>2 à 1800, devint en 1703 lieutenant en premier, en 180b capitaine, en 1800 rtiajor et commandant ite bataillon. Durant là campagne de 1800 à 1807, il fut appelé 'dans l'état-major français en qualité de commissaire militaire, et assista aux combaU de l'ultusk, Willenberg, Lylau,Gutslailt, lleilsberg, et Friedland. Après cette dernière bataille Napoléon le lit chevalier de la Légiôii d'honneur et le chargea de porter à Slultgardl la nouvelle de lâ victoire. Lu 1807 il devint dans l'espace de six . mois lieutenant-colonel, colonel, et lieutenant quartier-matlre général. Au début de la gilèrre de 1809, envoyé au quartier général de Napoléon, il prit part aux affaires d'Abensberg, de Landshut, d'Lckmuhi , d'Aspern et de Wagrani, et en revint ibajor général. Vers la fin de la même a h liée il était nommé brigadier de l'infanterie de ligne à lliu. il fit en celte qualité la campagne de 1 812. H commandait la première brigade d'infanterie de ligne devant Smolensk, dont il prit les deux faubourgs sur les deux rives duDniepr les 17 et 18 août. Napoléon lui conféra la croix de commandeur de la Légion d'honneur pour sa conduite en celte circonstance et pour quelques autres faits d'armes par lesquels il se signala aux combats du Champ Sacré et de Borodino (Mosaisk). 11 Taillit succomber pendant la retraite de Russie au passage de la Rérésina, et de retour dans ses foyers il se vit forcé par l'état de sa santé de prendre un congé en 1813. II rentra en activité dans la guerre de 1815, remplit les fonctions de commissaire militaire au quartier général de Wellington, prit part à ta bataille de Waterloo, entra avec le duc à Paris, et concourut aux négociations de la paix de Paris avec le titre d'envoyé wurtembergeois auprès des monarques alliés. En cette qualité il prit une part importante à la nouvelle organisation du corps d'armée wurtembergeois. Le roi le nomma en 1820 membre de la chambre seigneuriale des états. Etant entré au ministère en 1829, il consacra ses soins à refondre la partie administrative du service militaire. Lé 13 septembre 1842 il Tut admis à la retraite à raison de son grand âge et de sa santé affaiblie ; il se relira à Kirchheim sous Teck, où il mourut le 30 mars 1819. Il a laissé trois fils, l'un envoyé de Wurtemberg à Vienne, le secoud officier de cavalerie, le troisième administrateur forestier. lr.

ÎIL'CFORD (Iosace), né à Florence, en 1703, d'un père anglais, étudia de bonne heure l'art difficile de connaître la main et la touche des différents peintres d'Italie; il cultiva en même temps la peinture, et laissa à Sle-Félicité un tableau représentant St-Raphaël. Ses compositions sont en gènéràl d'une petite dimension. On tu trouve plu-

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sieurs dans l'église des Vallombrotani de Forli. Ce qui contribua surtout à établir davantage la réputation d'Ignace Hugford fut le soin qu'il mit à rassembler à tout prix une collection de tableaux <les 12% 13% 14e et 15' siècles, tous peints à détrempe avant l'époque de la perfection de la renaissance. Cette collection fut dispersée quelques années après sa mort, qui arriva en 1778. L'auteur de cet article a travai{lé sur la même idée, et est parvenu à former à Florence une collection assez complète dp même genre de tableaux, dont il a donne le catalogue dans un ouvrage intitulé Considérations sur Cétat de la peinture en Italie dam les quatre siècle* qui ont précédé celui de Raphaël, \T* édition, Paris, 1808, in-8°; Sédition, Paris, 1811, in-8°. — 1|lcforii (Uenri), moine de Val loinbreuse, ffère du précédent, né en 1C03, fut un amateur des arts très-distingué. On lui doit les progrès que l'on a fajts dernièrement à Florence dans |a préparation de la scagliola. Son élève Lambert Cori et M- Stoppioni ont continué de se livrer aux mêmes travaux. On entreprend aussi des portraits en scagliola; mais ce qui plaît le plus, c'est une sorte de dirromi ou figures jaunes sur un ebamp noir, qui sont copiées des vases antiques dits paléographiques. Le comte Alfiéri, avant vu cette nouvelle espèce d'ouvrages d'art , fit écrire son £pitaphe sur une table de scagliola. Cette épitaplie n'a pas été imprimée; mais tous les savants en ont recherché des copies. Sur une table «le même grandeur on avait disposé une autre épitapbe pour une personne d'un haut rang qui avait désiré être ensevelie anprès du tragique italien. Les deux taroUtte se repliaient l'une sur l'autre comme un diptyque et un livre ; et sur le dos on lisait : Al/ieri tiher nocissimus. Henri Hugford est mort en 1771. A— n.

HUGHES (John), poète anglais, né en 1 077 à Harlljorougb, dans le Wiltshire, vint de bonne heure à Londres, où il étudia dans des écoles particulières , et montra beaucoup de goût pour la poésie et les arts de la musique et du dessin, qu'il ne cessa de cultiver en remplissant les fonctions de plusieurs places civiles. Son caractère, son esprit , et le succès de quelques pommes patriotiques, lui procurèrent l'amitié d'Addison, de Pope, de Congrèvc, du comte de Wbarton, etc. La protection du chancelier. Cowper le fit nommer, en 1717, secrétaire des justices de paix. Hughes continua d'occuper cet emploi lucratif sous le lord Parker, successeur du comte : mais au moment où la fortune commençait à lui sourire, sa santé déclinait sensiblement; et il mourut le 17 février 1720, Âgé de 42 ans, le jour même de la première représentation de son meilleur ouvrage, la tragédie du Siège de Damas ; il vécut tout juste assez pour en apprendre la réussite , mais avec beaucoup d'iudiflerence. Cette pièce est une des plus populaires du théâtre anglais, et jouit encore de la faveur du public Addison faisait tant de cas du talent tragique de Hughes, qu'il le pria de com-

poser pour lui le dernier acte de sa tragédie de Caton, qu'il paraissait avoir abandonnée ; mais il se détermina ensuite à l'achever lui-même, et le public sans doute n'y perdit rien. Quoique les poésies de Hughes aient eu du, succès dans leur nouveauté, et que le Siège de Damât en ait encore aujourd'hui, Swift, en écrivant a Pope, range cet auteur parmi les hommes médiocres en prose et en vers, et Pope en lui répondant se retranche sur la probité du personnage, quand Swift parle de ses talents. Steele a consacré à la mémoire de Hughes un des essais «lu journal intitulé le Thédtre; et Samuel Jonhson, un article biographique dans ses Vies des poètes anglais. Ses poésies ont été recueillies par M. Duncombe, son beau-frère, en 173.'», en 2 volumes in-12, sous le titre de Poèmes sur différents sujeh. On cite, parmi ses ouvrages en prose- 1" Avis du Parnasse; 2° Dialogues des morts . et discours concernant les anciens et les modernes, traduits de Fontenelle ; 3° Histoire des révolutions de Portugal, traduite de Vertot; 4° lettres d'Hèhise et (PAbailard; 3" plusieurs numéros du Spectateur, du Toi 1er et du (iuardian, et au moins la plus grande partie du Lag-Monk, ouvrage périodique faisant suite au Spectateur, imprimé pour la deuxième fois en 171 1, in-12; 6° une édition des OEuvres de Spenser, 1713, G vol. in-12 ; précédées de la Vie de Spenser, d'un Essai sur la poésie allégorique, et de Remarques sur la Rr ine des fées et sur les autres productions du même Spenser. Cette édition est l'ouvrage d'un homme de goût, mais auquel manquait une connaissance approfondiedes mots surannés employés par le poète. Il en a été fait cependant une réimpression trente ans après.

— Jabez Huches, écrivain anglais, frère puîné du précédent, mort le 17 janvier 1731, âgé de 46 'ans, a laissé les ouvrages suivants : 1" L' Entêtement de Proscrpine, traduit de Claudien, et l'Histoire de Sextus et d'flrictho. traduite de la Pharsale de Lucaip, livre (i (en vers), 171 1, in-8°; et 1723, in-12, avec des notes ; 2" la traduction des Vies des douze Césars, de Suétone, 1717; 3" Xoure/lex. traduites de l'espagnol de Cervantes, et insérées dans la Collection choisie des nourelles et historiettes, imprimées par Watts en 172'.); 1" Mélanges en vers et en prose, en un volume, 1737, ouvrage posthume.

— lu autre John HcGHES, mais qui n'était point de la même famille, mort en 1710, est connu comme éditeur de l'ouvrage 'de St-Chr'ysoslome sur le Sacerdoce, dont une seconde édition parut eu 1712 à Cambridge, en grec et en latin , avec des notes, etc. L'.

HUGHFS (Griffith), naturaliste anglais, né vers le commencement du 1 8e siècle, était mémoire de la société royale de Londres, et l'un des amis de Haler, l'auteur de la Statique des végétaux. Des affaires l'ayant conduit a VlVe des Barbades, il y demeura douze ans qu'il consacra presque entièrement à l'élude des différentes branches de l'histoire naturelle. De retour en Angleterre, il y publia le résultai de ses observations sons ce titre :

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Natural hiftory of Barbados. Londres, 1750, in-fol. Pendant l'impression de son ouvrage, il vint à Paris pour y trouver un traducteur, et pria Clément de Genève de revoir sa traduction (Cinq années littéraires, t 1, p. 250); mais elle n'a point été terminée. L'original anglais est un volume de trois cent quatorze pages, avec vingt-neuf planches. Il en existe des exemplaires grand papier, dont les planches sont coloriées. Boucher de la Richarderie, dans la Bibliothèque des voyages, t. 6, p. 196, en cite des éditions de 1758 et 1795, qui paraissent toutes deux ne devoir leur existence qu'à quelques méprises ou changement de frontispice. \V— s.

HUGO, ou Hl'CON (Hermax), savant jésuite, né à Bruxelles en 1588, d'une famille originaire du comté de Bourgogne, étudia la littérature, la philosophie et la théologie avec un égal succès, et apprit la plupart des langues modernes. Admis dans la société à l'âge de dix-sept ans, il enseigna d'abord les humanités à Anvers, et remplit les fonctions de préfet des classes à Bruxelles. Il suivit en Espagne le duc d'Arschot, qui l'avait nommé son confesseur : il devait accompagner à Rome le cardinal de la Cueva; mais ce voyage ayant éprouvé des obstacles , il revint en Flandre , où Ambroise Spinola le prit pour aumônier. Il ne quitta point ce général dans ses différentes expéditions, montrant sur les champs de bataille et au milieu des plus grands dangers un sang-froid qui étonnait même les soldats. La peste s'étant déclarée dans le camp espagnol , il n'en continua pas moins de prodiguer aux malades les secourt de la religion. Il devint victime de son zèle, et fut transporté à Rbinberg, où il mourut le 11 septembre 1629, âgé de 41 ans. On a de lui plusieurs ouvrages recherchés encore des curieux; Ce sont : 1° De prima scribtndi origine et unirersa rei litterariœ antiqmtate , Anvers, ICI 7; l'trecht , 1758, in-8°. La seconde édition est augmentée d'un traité De scribis et de notes très-amples de Christ.-Henr Trotz. Un anonyme en a donné une traduction française abrégée, -sous ce titre : Dissertation historique sur l'intention des lettres et des caractères d'écriture, et sur les instruments dont Us anciens se sont servis pour écrire , Paris , 1771 , în-12. Il y a beaucoup d'érudition dans cet ouvrage. 2° Pia desideria, emblematibus . elegiis et offectibus SS. Patrum iUustrata, Anvers, 1021, in-8°, flg. Ce recueil a eu de nombreuses éditions, parmi lesquelles on distingue celle d'Anvers, 1652, in-8°; il a été traduit en flamand, Anvers, 1629, et en français sous ce titre : l'Ami amante de son Dieu, représentée dans les cmblêmes sur les pieux désirs, etc., Paris, 1627, in-8°, flg. ; Cologne , 1717, in-8°, rare. 01. Borrich et Baillet parlent avec éloge du talent d'Herm. Hugo pour la poésie; mais on lui reproche justement de n'avoir pas conservé l'onction ni la simplicité des livres suint*, dont ses vers n'offrent que la paraphrase. 3° Obsidio Bredana ductu Ambras. Spinola perfecta. Am er», 1626, 1629, in-fol. ,

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flg. Cette relation du siège de Breda a été traduite en espagnol et en anglais; et en français par Phil. Chifllet (roy. Ph. Chifflet). 4° De militm equestri antiquaet novalibri V. ihid.,1650, in-fol., flg. ; rare et recherché. On a encore du P. Hugo un traité De vera fide capessenda. contre Meisner, ministre luthérien, Anvers, 1620, in-8°, et des traductions de l'italien en latin des Vies des PP. Charles Spinola et Jean Berckmann, ibid. , 1650, iii-K°. Knfln il a laissé en manuscrit une Histoire de Bruxelles, et un ouvrage contre les athées, qui devait former plusieurs volumes in-folio : mais c'est par une inattention bien singulière que les rédacteurs du Dictionnaire universel lui attribuent la traduction française du Voyage astronomique de» PP. Maire et Boscovich (voy. Boscovich.) W— s.

HUGO (Charles-Loi :is ';■ , chanoine régulier de la réforme de Prémontré, abbé régulier d'Estival en Lorraine, né en 1667 à St-Mihiel d'une famille noble, prit le bonnet de docteur à Bourges, et enseigna la théologie à Yandceuvre et à Estival, abbayes de l'ordre. En 1710, Siméon Godin, abbé d'Estival, le prit pour son coadjuteur, et s'étant démis en 1722, le père Hugo lui succéda. Il aimait les lettres; et voisin de l'abbaye de Senones , il avait sous les yeux de grands travaux littéraires entrepris par les monastères de la congrégation de St-Vanncs. Il ambitionna ce genre de gloire : bientôt, sans que les exercices réguliers en souffrissent, son monastère fut changé en une sorte de lycée, où de jeunes religieux, sous sa direction, se formaient aux études savantes, et devinrent à son égard «les aides utile» pour l'exécution des plans qu'il avait médités. Pendant qu'ils en recueillaient les matériaux, il enrichit la bibliothèque de son abbaye, et y établit même une imprimerie. La vie de l'abbé Hugo ne fut pas exemple de traverses. Né vif et ardent, d soutint avec chaleur le privilège d'exemption de sa maison, et les droits qu'il crut y être attachés, contre l'évéque de Toul. Le clergé de France prit parti pour l'évéque; et le duc de Lorraine Léopold, dont Hugo était le sujet, l'abandonna et même l'exila. Heureusement celui-ci trouva des protecteurs dans le cardinal Lercari , secrétaire d'Etat de la cour papale, et, par son moyen, dans Benoit XIII. Ce pontife, dans un consistoire tenu en 1728, nomma l'abbé Hugo évéque de Ptolémaïde, in parttbus injidelium . et, en l'élevant à celte dignité, mit fin à ses débals avec l'évéché de Tout. Rappelé par Léopold, l'abbé évéque revint dans son abbaye continuer ses travaux. Il y mourut le 2 août 1759, à l'âge de 74 ans. 11 est auteur d'un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : 1° Bé/utation du système de tabbé Faydit sur la Trinité, Luxembourg, 1699, in-8°. Faydit y établissait une sorte de tri théisme (voy. Faïdit). 2° Critique de l'histoire des chanoines . OU Apologie des chanoines propriétaires depuis les premiers siècles de l'Ègltse jusqu'au 12«, Luxembourg, 1700, in-8° avec une Disserta-

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Jioi» sur la canoniale de l'ordre de Prémontré contre le père Chapponel, génotéfain (roy. Cuapponel); 3° Vie de St-Xorbert. Luxembourg, 1701. in-4°. Klle est pleine «le recherches et «le notes curieuses, et a été traduite en latin par un religieux de l'ordre, Prague, 1732, in-fol. (rot/, aussi Fr. Gaiîthieh). 4° Histoire de la maison de Sales, originaire du Béarn , Nancy, Cusson , 1716, in-fol. L'auteur du Dictionnaire des anonymes l'avait attribuée à dora Calinet : il l'a restituée à l'abbé Hugo dans sa table des auteurs. 3° Traité historique et critique sur l'origine et la généalogie de la maison de Lorraine, sous le nom de Baleicourl, Nancy, 1711, in-4°; écrit plein de traits hardis qui déplurent à la France : il fut condamné par arrêt du parlement de Paris du 27 septembre 1712. Hugo avait joint à cet écrit des notes «ju'il ne publia pas, et que dom Calmet dit avoir eues entre les mains. 6° Réflexions sur deux outrages nouvellement imprimés concernant la maison de Lorraine, 1712, it>12 ; flétries par arrêt du 17 «lécembre 1712. Les deux ouvrages dont il est question sont la Lorraine ancienne et moderne, de Jean Mussey, 1712, in-8°, qui fut flétrie par le même arrêt, et le Supptément à l'histoire de la maison de l. un-aine, par le père Benoit Picard, capucin ,\Toul , 1712, in-12. 7° Histoire de Moise, 1699, in-8°; Luxembourg, 1 709, io-8°; 8° la Vie de la mère Êrard. supérieure de Notre-Dame du Refuge à Xancy. .Nancy, 1715, in-12. 9° Lettre à M. l'abbé de Lorkot, pour servir de défense à la Vie de St-Norl>ert , et de réponse a un écrit injurieux, intitulé Pieuses faites, etc., de Xancy, Nancy, 1705, in-8°; 10° Sacri et canonici ordinis Prœmonstratensis annales, pars prima monasterologiam , site singulorum ordinis monaste' riorum singularem historiam complectens , Nancy, 1734 et 1756, 2 gros vol. iu-fol. ornés de figures, avec les preuves. C'est le résultat de plus de quarante volumes in-folio de renseignements et de pièces envoyés de différentes maisons de l'ordre, tant de France que îles pays étrangers. La deuxième partie, qui n'aurait pas été moins volumineuse, devait contenir l'histoire générale de l'ordre d«; Prémontré. Les matériaux en étaient préparés ; mais Hugo n'eut pas le temps de les mettre en œuvre. 11° Sacra antiquitatis monumenta, 2 vol. petit in-fol. , le premier sorti des presses d'Estival, 1725; le deuxième, St-Dié, 1731. Ce sont d'anciens monuments tirés des archives «le l'ordre. Les autres ouvrages de l'abbé Hugo consistent dans les Vies de plusieurs ducs de Lorraine ; une Liste chronologique des écrieains de l'ordre avec des dissertations et des notes critiques (restée manuscrite); des Explications de médailles; des Mandements . Diverses pièces et Mémoire* relatifs à ses différends arec M. l'éeéque de foui. etc. Pour avoir une connaissance plus étendue des ouvrages de Hugo , on peut consulter la Bibliothèque de Lorraine de dom Calmet, col. 512 et suivantes. On ne peut refuser à cet abbé le titre d'écrivain laborieux et d'homme très-instruit. Son latin est quel-

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quefois recherché. Le père Blampain, prémontré et élève de l'école d'Estival , a fait une critique judicieuse des ouvrages «le ce prélat dans son Jugement des écrits de M. Hugo, 1736, in-8°. L-v.

HL'GO (Ci:stavi ), l'un des plus célèbres maîtres modernes du droit romain , né à Lœrrach , pays de Bade, le 23 novembre 1761, reçut sa première instruction à Montbéliard et à Carlsruhe, étudia de 1782 à 1785 à r.«pttingue, outre la jurisprudence, la philosophie et l'histoire, et devint en 1786 précepteur du prince héréditaire de Dessau, Léopold-Frédéric-François. 11 fonda sa réputation par une édition des Fragmenta «l'Ulpien en 1788, Ciettinguc. Il fut en même temps nommé professeur extraordinaire de droit à Gœllingue , et en 1792 professeur ordinaire, reçut plus tard le titre honorifique de conseiller de justice, et mourut dans la même ville le 16 septembre 1841. Il fut un des premiers qui, suivant le conseil de Leibnitz et de Pittter,^ renoncèrent à exposer la doctrine moderne du droit romain d'après la série des titres, qui traitèrent par époques l'histoire du droit et qui admirent la philosophie du droit positif dans le cours de l'enseignement pratique. L'est à lui ainsi qu'à Haubold et à Savigny que cette science du droit romain est redevable de la forme approfondie qu'elle a prise en ce siècle. L'œuvre capitale de Hugo, modèle d'érudition, de recherche et de sagacité , c'est son Manuel dm Cours de droit ciril (des cirilistitchen Cursus) comprenant 7 volumes avec les litres suivants: 1° Aîanuel de l'encyclopédie citiltstique, Berlin , 1 81 1 , 8e édit. , 1835; 2" Manuel du droit naturel formant une philosophie du droit positif, Berlin, 1809 , 4* édit., 1819; 3° Manuel de l'histoire du droit romain jusqu'à Justinien, Berlin, 1810; 7e édit., 1826; 4°iï»cyclopédie du juriste, Berlin, 6' édit., 1820; &Chrestomnlhie des preuves à citer à l'appui du droit romainactuel. Berlin, 1807, et avec additions, Gœttingue, 1812, 3« édit., 1820; 6° Manuel de l'histoire du droit di puis Justinien, Berlin, 1812, 3* édit., 1830; 1" Manuel des Digestes. Berlin, 1822, 2*étlit., 1828. Ace grand ouvrage se rattache une publication qu'il y a reproduite et retravaillée, son cirilistisches Magasin , recueil contenant d'excellents mémoires critiques sur l'histoire du droit et autres matières. 11 a donné en outre, comme une sorte de supplément à ces travaux, le recueil de ses articles dans les nouvelles savantes de Cœttingue et autres journaux sous le titre de AMc«(Beitrage), pour la connaissance des livres sur le droit civil pendant les quarante dernières années; 2 vol., Berlin, 1828-29. I n troisième volume a été publié depuis sa mort, Berlin, 1845. Z.

HL'GO (Joseph- Léopold- Sicisbert), général français, né à Nancy, en 1774, d'une famille de la bourgeoisie, fit ses études dans celte ville, et s'engagea dès l'âge de quatorze ans dans un régiment d'infanterie , où la révolution vint bientôt lui ouvrir une carrière aussi brillante que périlleuse. Sou avancement ne fut pas cependant

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