‹ Biographie universelle ancienne et moderneChapitre 26 sur 106 · H CM · texte numérisé non relu

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pourpre romaine. Ce fut en 1015 qu'il se fit religieux à Moyen-Moutier, dans le diocèse de Toul. Parmi les diverses connaissances qu'une étude assidue lui fit acquérir* on doit remarquer la langue grecque, qui alors était peu en usage dan6 l'Occident. Le pape Léon IX, qui, étant évêque de Toul, avait connu Humbert, le fit venir à Rome en 104'J, l'ordonna archevêque de toute la Sicile, «t, vu la difficulté de l'y maintenir, à cause des débats entre les Normands et les Sarrasins, le créa, en 1051, cardinal-évéque de Blanche- Selve. Ce prélat, lié intimement avec le pape, l'accompagna dans tous ses voyages, fut admis à tous ses conseils, et fut, en 1055, envoyé légat à Constantinople pour lâcher de rétablir l'union entre l'Église grecque et l'Église latine, mission qui n'obtint que fort peu de succès, malgré de longs efforts. Léon IX étant mort, son successeur , Victor 11 , témoigna encore à Humbert la plus grande bienveillance; il l'envoya même au Mont- Cassin pour tâcher de rétablir l'ordre dans ce monastère, eu révolte contre le St-Siége. Cette preuve de confiance faillit coûter cher au cardinal, qui manqua d'être assassiné, et qui finit par réussir habilement daus son entreprise. Tel était le mérite de Humbert , qu'il fut question de l'élire pour succéder à Victor II, qui l'avait nommé bibliothécaire et chancelier, fonctions qu'il continua de remplir sous Etienne 111 et Nicolas IL Il parait certain qu'il mourut, au plus tard, en 10G5. Ses principaux écrits, tous en latin, sont : 1° Une Réponse à la lettre du patriarche de Constantinople et de l'écêque d'Acride ; 2- une Ré/utatiou d'un écrit de Nicétas, moine de Stude. Ces deux ouvrages sont relatifs aux débats entre les Eglises grecque et latine. 5" Une Relation de son voyage à Constantinople, relative au même objet. Ces trois écrits ont eu plusieurs éditions : Baronius et Canisius les publièrent en 1001, l'un dans le onzième volume de ses Annales ecclesiastici, l'autre dans le tome 6 de ses Lectiones antiquœ. Ils ont été réimprimés plusieurs fuis. L'ouvrage le plus estimé d'Humbirt est un Traité contre les simoniaques . que Mabillon tira d'un manuscrit de la bibliothèque Laurentienne, et que dom Martène inséra dans le tome 5 de ses Auecdata, p. 020 à 844. D — b — s.

HUMBEKi (Pierre-Hubert), pieux et savant ecclésiastique, né en Franche-Comté vers la fin du 17* siècle, consacra sa vie entière à l'instruction des habitants de la campagne. Nommé premier supérieur de la maison des minimes du diocèse, il s'occupa d'y faire fleurir les bonnes études, et la rendit le modèle de tous les établissement de ce genre. 11 mourut à Beaupré, près de Besançon, en 1770, à l'âge de 02 ans, sans avoir counu aucune des infirmités de la vieillisse. C'était un homme d'un rare mérite. Son abord était si agréable qu'avant de l'entendre p.irler ou se sentait déjà disposé en sa faveur. b u publié plusieurs ouvrages, la plupart ascé-

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tiques, et qui ont eu un grand succès; on se contentera de citer : 1° Instructions pour les jeunet gens, in-12; 2° Pensées sur les plus imjtorlantes vérités du christianisme . in-12. Ces deux ouvrages ont été souvent réimprimés. 3° Exercices de la vie chrétienne, où l'on donne des instructions abrégées pour remplir tous les devoirs de ta religion . Besançon, 1750, 1752, in-12; 4° Plan de ré/orme pour le àfissel, ibid., 1758, in-12 ; 5» Instructions sur les égarements de l'esprit et du cœur humain, ou sur les vices capitaux et leurs remèdes, Paris, 1779, in-12 ; 6° Cantiques spirituels, in-12, souvent réimprimés. \V— g.

HUMBERT (Joseph-Amable), général français, naquit à Rouveroye, près de Remiremont, en 1767, de parents obscurs et qu'il perdit fort jeune. Resté orphelin sans ressources, il reçut, par les soins d'une aïeule qui le prit en affection, les premiers éléments d'une éducation fort incomplète , et se livra de bonne heure à des passions désordonnées. Il quitta sa famille à l'âge de dixsept ans, pour aller à Nancy, entra comme domestique dans une maison de commerce, et s'en fît bientôt renvoyer par son inconduite. Obligé alors de retourner à Rouveroye, il en partit, au bout de quelques mois, pour se rendre à Lyon, où il fut ouvrier dans une fabrique de chapeaux et d'où il fut encore expulsé par la dépravation de ses mœurs. Il revint dans son pays et s'y fit marchand tle peaux de lapins ou de cabris (chevreaux), qu'il ramassait de village en village pour les revendre aux fabricants. C'est dans cette position que le trouva la révolution. Avec une taille élevée, un extérieur avantageux et des manières véritablement au-dessus de sa position , il ne pouvait manquer de réussir. S'étant enrôlé dans un des premiers bataillons de volontaires du département des Vosges, il en devint bientôt le chef et le conduisit à l'armée de la Moselle. Nommé général presque aussitôt, il commandait une brigade dans l'invasion du pays de Trêves, que fit Beurnonville au commencement de 1793. Ce général, ayant appris que Humbert avait demandé à la convention nationale la permission de lui dénoncer les traîtres qui déshonoraient cette armée, écrivit ainsi au président : «... Si le ma- « réchal de camp Humbert a eu à se plaindre de « quelques généraux , il devait naturellement ■ m' adresser sa plainte ; et, dans le cas où je ne « lui aurais pas rendu justice, il devait s'adresser « au ministre de la guerre, et enfin à la conven- « lion nationale, dans le cas où il n'aurait pas été « satisfait du jugement du ministre: mais donner « sa démission, quitter son poste, se rallier à des « fuyards, autoriser leur complot, les jeter dans « l'erreur, après avoir été l'auteur de leur fuite, « c'est le comble de la scélératesse ; et je me « plains formellement de ce méchant officier, que «je n'avais, dans le principe, accusé que de né- « g'igence et de folles prélentions.... » On conçoit qu'après cette lettre Humbert ne resta pas long-

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